Inspiré du réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Rêve d'un soir — Chapitre 1
Auteur
Rêve d'un soir
Chapitre 1
Juste un regard...
Oui, ce regard aura suffi pour qu'il se permette. Juste un regard et quelques étoiles dans les yeux pour souligner un sourire.
La soirée s'était prolongée tard et le temps ne comptait plus. Ils étaient deux amis, deux amants, un amour — et cela se voyait dans la façon dont leurs mains étaient nouées, comme s'ils avaient peur que la nuit ne les sépare. Au détour d'une ruelle il l'avait entraînée dans une venelle. Elle n'en attendait pas moins.
Ses mains avaient commencé par courir, douces et légères. Puis les caresses s'étaient attardées, ciblant la peau tendre. Un frisson...
La nuit se laissait tomber, affalée dans les ruelles, et aucun chat n'osait approcher.
Le baiser était plein, elle s'abandonnait tandis que les langues dansaient, les lèvres jouant les entremetteuses.
Un porche plus loin, il la plaquait contre une porte. Les corps s'épousaient et les doigts filaient sur les peaux à peine recouvertes. Elle portait une robe légère. Quelques mots, quelques murmures, mais déjà les baisers manquaient. Il prenait possession d'elle, de son désir naissant, se jouant de son plaisir. Elle acquiesçait, elle voulait.
Il se recula, la déshabilla du regard, le sourire mutin... Il s'agenouilla, remonta le tissu et laissa ses doigts tracer des sillons le long de ses jambes...
Son attention dériva vers la rue — une fenêtre allumée en face, le bruit lointain d'une voiture. La nuit était là, vivante, indifférente. Et si quelqu'un passait... Ce risque faisait courir la fièvre sur sa peau. Elle posa la paume contre le bois pour ne pas basculer.
Une langue curieuse captura son attention. Il était proche de son intimité et elle sentait un souffle chaud. L'image était indécente et, cette nuit-là, il y avait comme un vent de liberté.
Elle était appuyée contre la porte, la robe relevée, cet homme à genoux qui l'explorait. Il jouait avec elle, sa langue goûtait, titillait, frôlait. Ses mains étaient posées sur ses fesses et elle avançait le bassin, cherchant le contact, creusant la distance jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien qu'un souffle étouffé. Ses doigts à elle trouvèrent ses cheveux.
Sa bouche se posa sur le tissu. Ce dernier était humide, il inspirait. Quelques coups de langue et il se leva, la serra, l'embrassa... Elle sentait son sexe dur au travers du jean.
Deux mots au creux de son oreille :
— Abandonne-toi.
Il embrassa ses lèvres, son cou, la peau à nu du décolleté. Des caresses, et il descendit de nouveau, écarta le dernier rempart qui dissimulait son sexe... Il était finement dessiné, doux, chaud... il y posa les lèvres puis une langue agile et curieuse...
La porte s'ouvrit... ils tombèrent l'un sur l'autre... un moment hors du temps brutalement ramené à la réalité d'une mégère septuagénaire :
— Y'a des hôtels pour faire ça !!!
Un fou rire...
— Je vais appeler la police !!!
Il lui prit la main et déjà la pénombre de la rue les accueillait.
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