Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un retour chaleureux — Chapitre 9
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un retour chaleureux
Chapitre 9
— Totalement disparue, murmura avec stupéfaction Flora.
Etait-ce une pointe de regret que je détectais dans sa voix ? Possible, mais si c'était le cas, la jeune femme d'en démontra pas le moindre signe supplémentaire et continua à se rhabiller.
— Tu te sens bien ? lui demandais-je.
— Oui ça va, il faut juste que le prévienne Anne de la situation, je crois que ça l'intéressera !
— C'est sûr, si votre partie de jambes en l'air toutes les deux n'a pas déjà résolu la situation.
— Possible, en attendant faut qu'on reprenne le taf.
— Oui ça va, il faut juste que le prévienne Anne de la situation, je crois que ça l'intéressera !
— C'est sûr, si votre partie de jambes en l'air toutes les deux n'a pas déjà résolu la situation.
— Possible, en attendant faut qu'on reprenne le taf.
Je hochai la tête, oui je m'étais déjà absentée depuis trop longtemps, il était plus que temps que je retourne au service sans quoi Camille allait devenir folle. Maintenant que j'avais repris mon apparence, je préférais éviter de redevenir Alexia, celle que j'étais sous mon physique de jeune asiatique, de crainte que mon don ne fasse encore des siennes et que je me retrouve coincé sous une apparence. Quand notre chemin croisa celui de notre collègue et amie, je lui expliquai donc que je m'étais fait remplacer officieusement du fait d'une urgence, mais que je tenais à finir mon service moi-même, ce que Camille accepta sans poser de questions. Peut-être était-elle déçue que son amante du début de garde soit partie sans un au revoir, toujours est-il que j'étais soulagé de ne pas subir d'interrogatoire.
Je terminai donc ma nuit de travail sans problèmes, mais dus rester deux heures de plus pour un remplacement d'urgence que j'acceptai sans broncher. Après tout ce qui m'était arrivé ces dernières heures, c'est plus épuisé que jamais que je revins chez moi, où je m'endormis profondément jusqu'au début de soirée. Heureusement, j'étais de repos et je pris donc le temps de me réveiller tranquillement et de lire les messages que j'avais reçus.
Gaelle s'était enfin décidée à me répondre et était désormais suffisamment bavarde pour que nous échangions des messages pendant près d'une heure, où je lui racontais tout sur le retour de mon don, une perspective qui semblait la réjouir et l'exciter au plus haut point. C'est donc tardivement que je découvris un SMS de Flora qui évoquait son inquiétude croissante, car Anne ne répondait à aucun de ses messages, demeurant tout aussi silencieuse avec elle qu'avec moi. Cette nouvelle ne me rassurait pas non plus et je commençai à craindre que l'apparition surnaturelle de sa bite ait été découverte ou que son mari n'ait compris ses infidélités...
Flora avait eu les mêmes idées et on décida donc d'aller rendre une visite surprise à notre collègue et vérifier si tout allait bien par une petite visite innocente. Une heure plus tard, mon amante arrivait en voiture et nous prîmes la direction du périphérique de la ville, au-delà duquel se trouvait le patelin où vivait Anne. Elle nous avait dit plus d'une fois que son mari travaillait souvent tard, on avait donc bon espoir de trouver notre collègue seule avec son fils et de pouvoir parler un peu avec elle en toute discrétion. Une surprise de taille nous attendait donc quand on arriva à proximité de sa maison où étaient arrêtées plusieurs voitures et on comprit alors que la psychologue de notre service accueillait une petite soirée chez elle !
— On dirait qu'on s'inquiétait pour rien, marmonna Flora un peu vexée.
— Ouais c'est sûr... On a plus qu'à rentrer, j'imagine.
— Tu rigoles ? Non allons-y ! Qu'on n'ait pas faite toute cette route pour rien !
— Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, on n'est pas invités on dirait !
— On s'en fout ! Si on se pointe comme si on l'était, Anne n'aura pas d'autre choix que nous couvrir.
— Ouais c'est sûr... On a plus qu'à rentrer, j'imagine.
— Tu rigoles ? Non allons-y ! Qu'on n'ait pas faite toute cette route pour rien !
— Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, on n'est pas invités on dirait !
— On s'en fout ! Si on se pointe comme si on l'était, Anne n'aura pas d'autre choix que nous couvrir.
Sur ces mots, la jeune femme m'adressa un petit sourire malicieux, puis ouvrit sa portière. Je poussai un profond soupir puis sortis à mon tour, me retrouvant face à une maison en bois de plutôt bonne taille, avec un large rez-de-chaussée et un étage doté d'un petit balcon en verre qui surplombait un large jardin protégé des regards indiscrets par une grande haie. D'après les bruits de voix, on devina rapidement que la soirée se passait dans ledit jardin. Flora marqua une brève hésitation devant la porte au milieu de la haie et jeta un regard vers la sonnette, avant d'essayer directement la poignée qui s'ouvrit sans la moindre résistance. Je suivis la jeune femme en m'efforçant de paraître aussi naturel que possible, alors que nous découvrions une vaste assemblée de personnes de tous âges. Quelques personnes âgées, pas mal d'enfants qui couraient dans tous les sens et une grande majorité de trentenaires comme nous, mais aucun ne prêta attention à notre entrée.
Le jardin était bien plus spacieux qu'il n'y semblait et je remarquai deux autres portes entourées de haies qui semblaient mener vers d'autres portions du jardin, invisibles de là où on était.
Je suivis Flora au milieu de l'assemblée, croisant le regard de quelques invités sans n'en reconnaître aucun, mais sans pour autant attirer l'attention. J'aperçus de loin le fils d'Anne courir avec d'autres enfants, mais sans apercevoir sa mère. Puis soudain, ce fut son mari qui nous trouva et qui se dirigea droit vers Flora pour lui faire la bise le plus naturellement du monde. C'était un homme de trente-deux ans dont le teint mat était un pur produit de la beauté de ses origines tunisiennes. Ses yeux écartés témoignaient de son caractère doux et ses cheveux coupés courts de son attitude sérieuse et peut-être même un peu coincée, ce qui dénotait avec son sourire enjôleur entouré d'une barbe finement entretenue. Jérôme était un peu plus petit que moi et moins musclé, mais il dégageait cependant un charme viril qui ne laissait personne indifférent.
— Salut Flora ! dit-il, Anne ne m'avait pas dit qu'elle avait invité des collègues !
— Ca s'est un peu décidé au dernier moment, j'espère qu'on ne dérange pas ! Au fait, tu connais Benjamin ?
— Oui bien sûr, comment vas-tu ?
— Ca s'est un peu décidé au dernier moment, j'espère qu'on ne dérange pas ! Au fait, tu connais Benjamin ?
— Oui bien sûr, comment vas-tu ?
Je marmonnai un « bien » mal à l'aise en serrant la main chaleureuse qu'il m'avait tendue, ce qui réveillait subitement ma culpabilité quant aux infidélités auxquelles j'avais quelque part encouragé son épouse. Alors que mon esprit commençait à turbiner en quête de banalités à échanger, une jeune femme brune avec une frange droite se dirigea vers nous et vint aux côtés de Jérôme avant de nous offrir son plus beau sourire. Elle ressemblait étonnamment à Anne, mais semblait plus proche de la quarantaine, mais en plus grande et un peu plus en chair.
— Bonsoir !
— Vous connaissez la grande sœur d'Anne ? Demanda Jérôme, Claire, voici les collègues de ma femme.
— Bonsoir ! répéta-t-elle, je ne savais pas qu'Anne avait invité des collègues !
— Ca s'est un peu décidé au dernier moment, justifia Flora.
— C'est rien, servez-vous à boire ! Ma sœur doit être dans la maison si vous la cherchez. Jérôme, tu peux venir ? J'aurais besoin de toi pour amener des bouteilles en plus.
— Vous connaissez la grande sœur d'Anne ? Demanda Jérôme, Claire, voici les collègues de ma femme.
— Bonsoir ! répéta-t-elle, je ne savais pas qu'Anne avait invité des collègues !
— Ca s'est un peu décidé au dernier moment, justifia Flora.
— C'est rien, servez-vous à boire ! Ma sœur doit être dans la maison si vous la cherchez. Jérôme, tu peux venir ? J'aurais besoin de toi pour amener des bouteilles en plus.
Sur ces mots, le concerné s'excusa et suivit sa belle-sœur à travers la foule, nous laissant se diriger vers la maison de notre collègue. Nous étions presque arrivés à l'entrée quand Anne apparut à la porte, les mains chargées d'un plateau et en nous regardant avec des yeux ronds. Sans dire un mot, elle nous fit signe de la tête d'entrer et nous suivit à l'intérieur, où elle posa son plateau sur une table voisine avant de refermer la porte.
— Qu'est-ce que vous fichez là ? L'exclama-t-elle en haussant à peine le ton.
— On s'inquiétait pour toi, répondis-je avec agacement, tu n'as répondu à aucun de nos messages !
— Mais non, j'ai juste une vie de famille à gérer moi !
— On a eu peur que tu aies été découverte ! réplique sèchement Flora.
— Comment ça découverte ? Ah non ! C'est bon, ma bite a disparu après l'autre soir ! Pas toi ?
— Si si, mais on aurait aimé savoir enfin !
— Oui bon, excusez-moi, mais ça tombe vraiment au mauvais moment, c'était le baptême de mon fils aujourd'hui ! Je n'ai pas eu une seconde à moi !
— Ah.
— Ben oui ah ! Quelle idée de venir ici en plus ! Imaginez si mon mari devine quelque chose !
— Tu as raison, m'excusais-je, je suis désolé, on va repartir.
— Sûrement pas ! Si vous repartez aussi vite, ça sera encore plus suspect ! Dites juste que je vous ai invités à l'improviste, buvez un coup et filez d'ici une ou deux heures.
— On s'inquiétait pour toi, répondis-je avec agacement, tu n'as répondu à aucun de nos messages !
— Mais non, j'ai juste une vie de famille à gérer moi !
— On a eu peur que tu aies été découverte ! réplique sèchement Flora.
— Comment ça découverte ? Ah non ! C'est bon, ma bite a disparu après l'autre soir ! Pas toi ?
— Si si, mais on aurait aimé savoir enfin !
— Oui bon, excusez-moi, mais ça tombe vraiment au mauvais moment, c'était le baptême de mon fils aujourd'hui ! Je n'ai pas eu une seconde à moi !
— Ah.
— Ben oui ah ! Quelle idée de venir ici en plus ! Imaginez si mon mari devine quelque chose !
— Tu as raison, m'excusais-je, je suis désolé, on va repartir.
— Sûrement pas ! Si vous repartez aussi vite, ça sera encore plus suspect ! Dites juste que je vous ai invités à l'improviste, buvez un coup et filez d'ici une ou deux heures.
Sans même nous laisser le temps de répondre, elle rouvrit la porte, saisit son plateau et disparut au milieu de ses invités à l'extérieur. Je restai un temps immobile aux côtés de Flora, perdu tout comme elle sans savoir quoi faire, puis on décida de faire ce que notre collègue avait décidé et de sortir boire un verre. Après avoir brièvement sympathisé avec un groupe d'amis de notre collègue, je décidai de me dévouer pour partir à la recherche d'alcool, car la dernière bouteille de blanc venait d'être vidée. J'avais encore en tête où le mari et la sœur d'Anne avaient disparu pour aller en chercher, je me dirigeai donc vers le portique menant vers une autre partie du jardin. Celui-ci prenait la forme d'une autre section de pelouse au milieu duquel trônait un garage entouré de broussailles.
Je me dirigeai donc droit vers le petit bâtiment en pierre et la porte vitrée d'où une faible lumière filtrait à travers les carreaux. Je venais de poser la main sur la poignée quand un mouvement attira mon attention et je me figeai alors sur place. A l'intérieur, je pouvais voir Claire assise sur le rebord d'un établi de bricolage, ses jambes pâles ressortant de sous sa jupe remontée où quelqu'un avait enfoncé sa tête, visiblement occupé à prodiguer quelques gâteries buccales à son amante. Je n'avais pas besoin de voir son visage pour deviner que c'était bien sûr Jérôme qui se montrait si attentionné envers sa belle-sœur, ses vêtements me permettant de clairement l'identifier.
— Le petit enfoiré, murmurais-je avec un irrésistible sourire, visiblement tu ne fais pas que délaisser ta chère et tendre...
Je m'écartai immédiatement de la porte et me plaquai au mur en regardant le portique afin de m'assurer que je n'avais pas été suivi. Que devais-je faire maintenant, prévenir Anne ? Qu'est-ce que cela apporterait, visiblement tous deux avaient décidé de faire leurs expériences chacun de leur côté et cela leur permettrait d'arranger les choses, ou la découverte des infidélités précipiterait leur rupture. Cette pensée me fit réaliser que je ne tenais pas spécialement à faire le porteur de mauvaises nouvelles...
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