Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Et la vie continue — Chapitre 2 · Tentations
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Et la vie continue
Chapitre 2 · Tentations
Pour nous, la vie est un long fleuve tranquille. Beaucoup de sorties soit en amoureux, soit avec des amis et des moyens qui nous permettent de partir en vacances dans des contrées lointaines.
Depuis quelques temps, quelque chose a changé.
Je ne suis pas capable de dire exactement quoi, mais Marjorie est un peu distante, absente. Des détails, des je-ne-sais-quoi qui la rendent différentes.
Pas moins désirable, au contraire elle s'habille plus sexy, se coiffe différemment souvent avec un chignon très classe, se maquille autrement (son rouge à lèvres est plus prononcé, ses yeux plus soulignés), rien de provoquant, rien d'exceptionnel, rien d'excessif mais une allure différente.
Elle a même raser son minou en ticket de métro, ce que je n'apprécie pas car j'aime les touffes poilues (mais soignées), et là je suis un peu déçu.
Peut-être n'est-ce qu'une envie de changer de look, en cela rien de bien extraordinaire. Ce qui l'est plus, c'est de ne pas m'en parler, de ne rien m'en dire. Et surtout, cela s'accompagne d'une diminution de sa libido : elle me sollicite moins et quand nous faisons l'amour, elle semble subir plutôt qu'être actrice, ce qui n'est pas du tout dans ses habitudes.
Elle sait qu'étant quelqu'un d'attentif, je ne manquerai pas de m'en apercevoir. Elle sait aussi que son manque d'intérêt (sans exagérer car nous nous retrouvons deux fois par semaine au moins) me fera tiquer.
Depuis quelques temps, quelque chose a changé.
Je ne suis pas capable de dire exactement quoi, mais Marjorie est un peu distante, absente. Des détails, des je-ne-sais-quoi qui la rendent différentes.
Pas moins désirable, au contraire elle s'habille plus sexy, se coiffe différemment souvent avec un chignon très classe, se maquille autrement (son rouge à lèvres est plus prononcé, ses yeux plus soulignés), rien de provoquant, rien d'exceptionnel, rien d'excessif mais une allure différente.
Elle a même raser son minou en ticket de métro, ce que je n'apprécie pas car j'aime les touffes poilues (mais soignées), et là je suis un peu déçu.
Peut-être n'est-ce qu'une envie de changer de look, en cela rien de bien extraordinaire. Ce qui l'est plus, c'est de ne pas m'en parler, de ne rien m'en dire. Et surtout, cela s'accompagne d'une diminution de sa libido : elle me sollicite moins et quand nous faisons l'amour, elle semble subir plutôt qu'être actrice, ce qui n'est pas du tout dans ses habitudes.
Elle sait qu'étant quelqu'un d'attentif, je ne manquerai pas de m'en apercevoir. Elle sait aussi que son manque d'intérêt (sans exagérer car nous nous retrouvons deux fois par semaine au moins) me fera tiquer.
- Ma chérie, je te trouve bien changée tout à coup.
- Ah oui ?
- Plus sexy, plus maquillée.
- Et tu aimes ?
- Disons que cela change. J'espère que tout cela est pour moi !
- Cela ne te plaît pas ? Bien sûr que c'est pour toi ! Pour qui veux-tu donc ? Un peu de modifications n'est pourtant pas à proscrire de temps en temps. Sortons de notre zone de confort…Mais si tu veux, je peux…
- Non, non ma chérie. Si tel est ton désir, pourquoi pas ? Mais la coïncidence avec ton manque d'enthousiasme au lit me chagrine un peu, et pour ne rien te cacher, m'inquiète.
- Ne t'en formalises pas mon amour. Ce n'est qu'un passage à vide dû au stress au bureau. Une de nos usines doit être restructurée. D'ailleurs, je voulais te dire que je vais sans doute devoir réaliser quelques heures supplémentaires et effectuer un saut de puce en Espagne.
- Un saut de puce ? En Espagne ? Quand dois-tu partir ?
- Nous espérons boucler le dossier administratif et technique cette semaine, plus vraisemblablement début de semaine prochaine. Ensuite, nous le présenterons au CEO et au conseil de gérance de la boîte qui doivent prendre la décision finale. Normalement, et en cas d'accord des dirigeants, nous partirons le vendredi suivant.
- Nous ?
- Mon collègue Dino et moi.
- Celui dont tu me parles de plus en plus ?
- Celui-là même. Un gars sympa et travailler avec lui est plutôt agréable. Nous formons une bonne équipe sur ce coup, c'est un bon ingénieur.
- Une bonne équipe…. Et partir un vendredi ? Etonnant, tu ne trouves pas ?
- Ben non, nous arriverons sans doute fin de matinée et entamerons les travaux de restructuration immédiatement. Restructurer est une opération délicate qui s'accompagne d'une réduction du personnel. Cela ne s'assimile pas à une partie de plaisir ni à des vacances, crois-moi.
- Et c'est maintenant que tu m'en parles ? Et si je ne t'interroge pas, quand comptais-tu me le dire ? Juste avant de partir peut-être ?
- Rien n'était certain. Et puis, tu ne vas pas me faire une scène parce que je dois faire un déplacement à l'étranger ! Ce n'est pas le premier tout de même ?!
- Bien entendu. Mais c'est la première fois que tu pars un week-end et au surplus que tu pars avec un collègue ! Et en ne me disant rien si je ne t'interroge pas !
- Oh, mon petit mari chéri est jaloux ! Voyez-vous cela !
- Ne le prends pas à la légère ! Je n'apprécie que très modérément la manière dont les choses se passent. Et cela se conjugue avec une modification de look et d'une chute de libido. Que dois-je penser ?
- Chéri, s'il te plait ! Cette mission sera compliquée, difficile. N'en rajoute pas ! Tu n'as aucune raison d'être jaloux ! Je t'aime et tu le sais !
- Excuse-moi Marjo. Je te fais confiance bien sûr mais admet avec moi que tout cela est très étonnant.
- Excuse-moi aussi mon amour, mais cette mission est tellement stressante et me demande une telle énergie que je n'ai pas pensé à t'informer, d'autant qu'elle est confidentielle comme tu peux l'imaginer. Allez, embrasse-moi mon amour. Finalement, te savoir jaloux me ravi ! Tu m'aimes donc !
- Sotte ! Je t'aime à mourir, comme si tu ne le savais pas !
- Ah oui ?
- Plus sexy, plus maquillée.
- Et tu aimes ?
- Disons que cela change. J'espère que tout cela est pour moi !
- Cela ne te plaît pas ? Bien sûr que c'est pour toi ! Pour qui veux-tu donc ? Un peu de modifications n'est pourtant pas à proscrire de temps en temps. Sortons de notre zone de confort…Mais si tu veux, je peux…
- Non, non ma chérie. Si tel est ton désir, pourquoi pas ? Mais la coïncidence avec ton manque d'enthousiasme au lit me chagrine un peu, et pour ne rien te cacher, m'inquiète.
- Ne t'en formalises pas mon amour. Ce n'est qu'un passage à vide dû au stress au bureau. Une de nos usines doit être restructurée. D'ailleurs, je voulais te dire que je vais sans doute devoir réaliser quelques heures supplémentaires et effectuer un saut de puce en Espagne.
- Un saut de puce ? En Espagne ? Quand dois-tu partir ?
- Nous espérons boucler le dossier administratif et technique cette semaine, plus vraisemblablement début de semaine prochaine. Ensuite, nous le présenterons au CEO et au conseil de gérance de la boîte qui doivent prendre la décision finale. Normalement, et en cas d'accord des dirigeants, nous partirons le vendredi suivant.
- Nous ?
- Mon collègue Dino et moi.
- Celui dont tu me parles de plus en plus ?
- Celui-là même. Un gars sympa et travailler avec lui est plutôt agréable. Nous formons une bonne équipe sur ce coup, c'est un bon ingénieur.
- Une bonne équipe…. Et partir un vendredi ? Etonnant, tu ne trouves pas ?
- Ben non, nous arriverons sans doute fin de matinée et entamerons les travaux de restructuration immédiatement. Restructurer est une opération délicate qui s'accompagne d'une réduction du personnel. Cela ne s'assimile pas à une partie de plaisir ni à des vacances, crois-moi.
- Et c'est maintenant que tu m'en parles ? Et si je ne t'interroge pas, quand comptais-tu me le dire ? Juste avant de partir peut-être ?
- Rien n'était certain. Et puis, tu ne vas pas me faire une scène parce que je dois faire un déplacement à l'étranger ! Ce n'est pas le premier tout de même ?!
- Bien entendu. Mais c'est la première fois que tu pars un week-end et au surplus que tu pars avec un collègue ! Et en ne me disant rien si je ne t'interroge pas !
- Oh, mon petit mari chéri est jaloux ! Voyez-vous cela !
- Ne le prends pas à la légère ! Je n'apprécie que très modérément la manière dont les choses se passent. Et cela se conjugue avec une modification de look et d'une chute de libido. Que dois-je penser ?
- Chéri, s'il te plait ! Cette mission sera compliquée, difficile. N'en rajoute pas ! Tu n'as aucune raison d'être jaloux ! Je t'aime et tu le sais !
- Excuse-moi Marjo. Je te fais confiance bien sûr mais admet avec moi que tout cela est très étonnant.
- Excuse-moi aussi mon amour, mais cette mission est tellement stressante et me demande une telle énergie que je n'ai pas pensé à t'informer, d'autant qu'elle est confidentielle comme tu peux l'imaginer. Allez, embrasse-moi mon amour. Finalement, te savoir jaloux me ravi ! Tu m'aimes donc !
- Sotte ! Je t'aime à mourir, comme si tu ne le savais pas !
Cette nuit-là, nous avons fait l'amour.
Avec passion.
J'ai un peu retrouvé la Marjorie que je connais, tendre, parfois volcanique mais aimante et gloutonne.
***
Le lendemain, je la vois partir au boulot, terriblement sexy. Les hommes vont se retourner à son passage, vont la mater, la désirer. Je ne la connaissais pas si exhibitionniste même si cela reste relativement sage. J'ai un pincement au cœur, même si je sais que le mateur peut seulement imaginer mais pas toucher, du moins je le suppose.
J'ignore pourquoi, mais je suis inquiet. Sa légèreté à m'annoncer ce déplacement inattendu, une forme de désinvolture qui ne lui correspond pas.
Sa boîte va procéder à une restructuration ? Très étonnant quand on connait la solidité de celle-ci. De plus, la presse spécialisée n'en a pas fait état. Etrange. Toujours bien informée, la banque devrait être au courant, le marché boursier est très à l'écoute de ce genre d'information.
Malgré mes réticences me sentant un peu coupable, je me décide à appeler Charlotte avec qui je garde des contacts.
Pas trop de contacts parce que, même si je la considère comme une amie très chère, il ne faudrait pas beaucoup pour qu'elle devienne plus qu'une amie, ce que j'ai toujours espéré mais jamais réalisé.
D'autant qu'elle ne s'est jamais mariée. Entendre sa voix ravive en moi des sentiments, des espoirs, certes déçus, et que j'ai enfouis en mon for intérieur. Mais voilà, j'aime Marjo, sincèrement et je ne veux pas la tromper.
J'espère que je ne fais pas fausse route…
Au téléphone, je conviens avec elle d'un rendez-vous dès l'après-midi.
Aussi, une fois le bureau informé de mon absence, je me rends chez elle, fébrile mais curieux.
Curieux de ce qu'elle va penser de cette situation, fébrile de la retrouver seul à seule.
Quand elle ouvre la porte de son appartement, je suis saisi par sa beauté, une femme épanouie, sereine. Son charisme éclate avec l'âge !
Le plus clairement possible, je lui expose les faits. Sans commentaires,
Ensuite seulement viennent mes inquiétudes et mes craintes.
- Tu as l'air secoué, mon ami, bouleversé même, dit-elle. Connaissant Marjorie, cela ne lui ressemble pas. Pour autant, tu dois lui faire confiance.
- Ne crois-tu pas qu'il vaut mieux prévenir que guérir ? Ce serait bien de se renseigner sur cette histoire de restructuration.
- Elle t'a bien expliqué que le sujet est confidentiel, ce qui est normal dans une boîte d'une telle envergure et en de telles circonstances.
- Certes, mais je suis surpris qu'il n'y ait eu aucune fuite compte tenu de l'imminence de l'exécution d'une telle décision. Et puis, je souhaite me renseigner sur ce mec, sur ce déplacement.
- Je comprends tes doutes et tu seras sans doute rassuré en ayant plus d'informations. Mais attention, si elle l'apprend…
- Je sais, mais je suis décidé à courir le risque. Effectivement, il faudra du doigté, marcher sur des œufs.
- Ne crois-tu pas qu'il vaut mieux prévenir que guérir ? Ce serait bien de se renseigner sur cette histoire de restructuration.
- Elle t'a bien expliqué que le sujet est confidentiel, ce qui est normal dans une boîte d'une telle envergure et en de telles circonstances.
- Certes, mais je suis surpris qu'il n'y ait eu aucune fuite compte tenu de l'imminence de l'exécution d'une telle décision. Et puis, je souhaite me renseigner sur ce mec, sur ce déplacement.
- Je comprends tes doutes et tu seras sans doute rassuré en ayant plus d'informations. Mais attention, si elle l'apprend…
- Je sais, mais je suis décidé à courir le risque. Effectivement, il faudra du doigté, marcher sur des œufs.
Un silence s'installe, chacun réfléchissant.
Moi, je rumine plutôt, je suis sur des charbons ardents. J'oscille entre crainte et espoir, entre peur et soulagement. Et la peur n'éloigne pas le danger…et éloigne la confiance…
- Parmi mes amis se trouve un détective privé efficace à qui je pourrais demander une petite enquête discrète. Il me rendra ce petit service. Qu'en penses-tu ?
- Excellente idée. S'il se fait fantôme, je suis partant, mais le temps presse.
- Pas de crainte à avoir, c'est un remarquable professionnel qui m'a déjà aidée dans d'autres situations. Il est fiable, discret et, ce qui ne gâche rien, rapide. Tu auras certainement quelques informations dans quelques jours, j'en suis certaine.
- Merci Charlotte, toujours de bons conseils. Comment pourrais-je te remercier ?
- Excellente idée. S'il se fait fantôme, je suis partant, mais le temps presse.
- Pas de crainte à avoir, c'est un remarquable professionnel qui m'a déjà aidée dans d'autres situations. Il est fiable, discret et, ce qui ne gâche rien, rapide. Tu auras certainement quelques informations dans quelques jours, j'en suis certaine.
- Merci Charlotte, toujours de bons conseils. Comment pourrais-je te remercier ?
Et je l'embrasse chaleureusement ajoutant ainsi du trouble à mon malaise.
Un coup de téléphone et, après quelques explications, Pierre R. accepte la mission. Charlotte n'est pas étrangère à cette conclusion rapide et, une nouvelle fois, je me confonds en remerciements fervents.
En quittant ma (très) chère amie, l'étreinte est (trop) chaleureuse, longue. Je l'embrasse et mes lèvres sont très proches des siennes au point qu'elle me dit « Holà ! Doucement ! Ne te laisse pas aller, tu es encore marié à une belle personne et je ne suis pas une briseuse de ménage »
Et moi de partir troublé, en proie à une violente tempête dans la tête.
Un coup de téléphone et, après quelques explications, Pierre R. accepte la mission. Charlotte n'est pas étrangère à cette conclusion rapide et, une nouvelle fois, je me confonds en remerciements fervents.
En quittant ma (très) chère amie, l'étreinte est (trop) chaleureuse, longue. Je l'embrasse et mes lèvres sont très proches des siennes au point qu'elle me dit « Holà ! Doucement ! Ne te laisse pas aller, tu es encore marié à une belle personne et je ne suis pas une briseuse de ménage »
Et moi de partir troublé, en proie à une violente tempête dans la tête.
*
Sous la douche, je rebobine le fil de notre discussion. Marc a des doutes, c'est évident. Est-il rassuré ? Je n'ai pas cette certitude. Il me faudra donc redoubler de prudence et toutes les explications à fournir devront être basées sur des éléments réels.
Il y aura bien une restructuration de l'usine en Espagne, mais pas de l'importance que j'ai avancée à Marc. Une modification somme toute mineure et que j'ai déjà par le passé piloter dans nos usines du Brésil et des USA. Et je n'ai eu aucun déplacement à me farcir !
Pourquoi donc me lancer dans une aventure dangereuse et qui risque de faire capoter mon mariage ? J'ai un peu de mal à me l'expliquer, mais j'en ai envie. J'aime Marc de tout mon cœur et je ne veux lui causer aucun tort, mais une petite aventure extra-conjugale m'attire, m'excite.
Certes, Dino ne vaut pas mon Marc, même s'il a plein de qualités, charmant, amusant, volubile et a une conversation intéressante. Il est bel homme, qui s'entretient et je suis flattée qu'il tente de me séduire même si j'ai vite compris que j'ai affaire à un homme à femmes. Il est aussi marié, et ce côté trahison n'a pas l'air de le déranger ce qui me déplaît. Alors que moi, au contraire…
Si Marc est de loin le meilleur, prévenant, la douceur même et toujours attentif à mon plaisir, Dino dégage une force brute, une bestialité qui augure d'étreintes différentes.
Je me sens glisser vers cet adultère même si j'ai encore des hésitations. J'aurai des remords, c'est sûr, mais j'aurai certainement des regrets si je refuse ces assauts.
Et puis, c'est l'aventure, le goût de l'interdit, l'excitation du neuf, moi qui n'ai pas connu beaucoup d'autres hommes que Marc.
Et puis, c'est l'aventure, le goût de l'interdit, l'excitation du neuf, moi qui n'ai pas connu beaucoup d'autres hommes que Marc.
Notre conversation s'est terminée par un baiser langoureux. Je n'ai pas simulé, j'aime tendrement Marc, il est l'homme de ma vie.
Je me dépêche de sortir de la douche, me sécher, il m'attend et je suis certaine que nous allons faire l'amour. J'en ai envie et je vais lui donner le meilleur de moi-même, il le mérite.
Je me dépêche de sortir de la douche, me sécher, il m'attend et je suis certaine que nous allons faire l'amour. J'en ai envie et je vais lui donner le meilleur de moi-même, il le mérite.
Ce matin, après un gros câlin, je suis partie au boulot contrariée, toujours un peu indécise. Que vais-je décider ? Il est encore temps…
Marc était heureux, comme un italien qui a eu de l'amour et du vin (comme le chante si bien Nicole Croisille). En croisant son regard, j'y ai lu du bonheur, de l'amour mais aussi, me semble-t-il, de la peur.
Oui, il n'a pas été convaincu par mes arguments, j'en suis convaincue maintenant. Et cela augmente mon indécision, mon désarroi.
Dans quel pétrin suis-je occupée à me fourrer ? Pourquoi donc le tromper ?
Marc était heureux, comme un italien qui a eu de l'amour et du vin (comme le chante si bien Nicole Croisille). En croisant son regard, j'y ai lu du bonheur, de l'amour mais aussi, me semble-t-il, de la peur.
Oui, il n'a pas été convaincu par mes arguments, j'en suis convaincue maintenant. Et cela augmente mon indécision, mon désarroi.
Dans quel pétrin suis-je occupée à me fourrer ? Pourquoi donc le tromper ?
***
De retour au bureau, je ne suis pas très en forme, ni très concentré, tracassé. A la fois par la crainte d'informations sur ce qui se passe avec mon épouse, et, paradoxalement, le trouble ressurgi du passé avec Charlotte.
Un appel téléphonique vient perturber mes sombres pensées.
Un appel téléphonique vient perturber mes sombres pensées.
- Allo, mon chéri ?
- Oui ma douce. Tout va bien ? J'espère que tu ne m'appelles pas pour m'annoncer une mauvaise nouvelle ? dis-je d'un ton où l'angoisse transpire.
- Non, non, ne t'en fais pas. J'entends à ta voix que tu es stressé. Tout va bien ?
- Oui, oui. Un dossier difficile à résoudre et très délicat. Pourquoi cet appel ?
- Juste pour te dire que je serai très tard ce soir. Un meeting est programmé à 18H00 avec la haute direction pour examiner ce dossier de restructuration. Ne m'attends pas car vraisemblablement un repas sera servi.
- Ah ! Avec le CEO et ton chef direct ? Et Dino ?
- Oui, tout le monde sera là. Pense à moi, cela sera certainement très éprouvant. Je t'aime. A +
- Oui. A +
- Oui ma douce. Tout va bien ? J'espère que tu ne m'appelles pas pour m'annoncer une mauvaise nouvelle ? dis-je d'un ton où l'angoisse transpire.
- Non, non, ne t'en fais pas. J'entends à ta voix que tu es stressé. Tout va bien ?
- Oui, oui. Un dossier difficile à résoudre et très délicat. Pourquoi cet appel ?
- Juste pour te dire que je serai très tard ce soir. Un meeting est programmé à 18H00 avec la haute direction pour examiner ce dossier de restructuration. Ne m'attends pas car vraisemblablement un repas sera servi.
- Ah ! Avec le CEO et ton chef direct ? Et Dino ?
- Oui, tout le monde sera là. Pense à moi, cela sera certainement très éprouvant. Je t'aime. A +
- Oui. A +
Perplexe, tel est mon état d'esprit. Déchiré entre doute, jalousie, étonnement. Où est la réalité ?
Les dés sont donc jetés.
Revenu à la maison, 19H00, un verre de vin rouge à la main, installé dans le sofa, je gamberge, rumine. Aucune nouvelle de Pierre.
Sur des charbons ardents, la sonnette retenti. Qui peut bien venir à cette heure ?
J'ouvre la porte et, suis surpris d'accueillir Elise, une des copines de ma femme.
- Bonsoir Marc. Je vous dérange ?
- Non, non, pas du tout. Je suppose que tu voulais voir Marjorie ?
- Oui si tu me le permets.
- Bien sûr, mais elle n'est pas là. Entre donc puisque tu es là, viens donc prendre un verre de vin je ne voudrais pas manquer à mon devoir d'accueil.
- Tu es gentil, ce sera avec plaisir.
- Non, non, pas du tout. Je suppose que tu voulais voir Marjorie ?
- Oui si tu me le permets.
- Bien sûr, mais elle n'est pas là. Entre donc puisque tu es là, viens donc prendre un verre de vin je ne voudrais pas manquer à mon devoir d'accueil.
- Tu es gentil, ce sera avec plaisir.
Elise entre et un parfum de rose et de citron laisse derrière elle une senteur envoutante et très fraîche. Je reconnais Aqua Allegoria de Guerlain, celui que ma femme lui a offert pour son dernier anniversaire. Au moins, il lui plaît, elle le porte et cela fera plaisir à Marjo.
En servant son verre de vin, mon esprit s'envole. Quelle belle femme ! Ses yeux vert, son teint hâlé et sa finesse de corps sculpté par la pratique régulière de fitness, ses seins hauts et d'un beau volume (90C ?), sont un régal pour les yeux. Quel chance a donc son mari, Hervé.
- Avec Marjo, nous avions convenu d'organiser un week-end dans les Ardennes à quatre.
- Excellente idée dis-je en reluquant sa poitrine qui tend son chemisier. Et quand avez-vous prévu cela ?
- Aux vacances de Toussaint. S'il fait beau, le pays sera magnifique avec ses forêts d'or et ses senteurs de bois humide.
- Je te suggère de téléphoner à Marjo pour convenir d'une date prochaine pour s'organiser. C'est elle la gardienne de nos loisirs.
- D'accord. Je fais cela immédiatement.
- Un autre verre ?
- Volontiers.
- Excellente idée dis-je en reluquant sa poitrine qui tend son chemisier. Et quand avez-vous prévu cela ?
- Aux vacances de Toussaint. S'il fait beau, le pays sera magnifique avec ses forêts d'or et ses senteurs de bois humide.
- Je te suggère de téléphoner à Marjo pour convenir d'une date prochaine pour s'organiser. C'est elle la gardienne de nos loisirs.
- D'accord. Je fais cela immédiatement.
- Un autre verre ?
- Volontiers.
A la cuisine, j'entends Elise appeler Marjo.
- Hello Marjo, c'est Elise.
- …
- Ah, OK.
- …
- Je t'appelle plus tard alors. Bises.
- J'aurais dû te le dire mais elle est en réunion. Une restructuration s'annonce dans l'une des usines du groupe.
- Heu...oui dit-elle un peu gênée. Je la rappellerai plus tard.
- Ca va Elise, tu sembles bouleversée ?
- Non, non, mais je l'ai dérangée en pleine discussion, à un mauvais moment de toute évidence.
- Elle aurait sans doute mieux fait de ne pas prendre la communication.
- Oui, tu as raison. Bon, je te laisse, tu as certainement des choses à faire.
- Et ton verre ?
- Tant pis, excuse-moi, il faut vraiment que j'y aille.
- …
- Ah, OK.
- …
- Je t'appelle plus tard alors. Bises.
- J'aurais dû te le dire mais elle est en réunion. Une restructuration s'annonce dans l'une des usines du groupe.
- Heu...oui dit-elle un peu gênée. Je la rappellerai plus tard.
- Ca va Elise, tu sembles bouleversée ?
- Non, non, mais je l'ai dérangée en pleine discussion, à un mauvais moment de toute évidence.
- Elle aurait sans doute mieux fait de ne pas prendre la communication.
- Oui, tu as raison. Bon, je te laisse, tu as certainement des choses à faire.
- Et ton verre ?
- Tant pis, excuse-moi, il faut vraiment que j'y aille.
Je suis étonné de la soudaineté de ce départ, comme une fuite après cet appel téléphonique. Perplexité…
***
J'ai appelé Marc. De toute évidence, il est stressé. Le boulot ? Je n'y crois guère, je suis certaine qu'il se doute de quelque chose. Nous voilà donc dans un jeu de non-dit, de suspicion voire de mensonge. Je n'aime pas cela, je n'ai pas envie de pourrir ma vie et celle de Marc pour de soudains désirs d'ailleurs. En plus je ne suis pas certaine que cela m'apportera un plus.
Le coup de téléphone d'Elise m'a prise de court. Elle est avec Marc. En deux mots je l'ai informée que j'étais au resto avec Dino dont je lui ai déjà parlé. Nous avions discuté entre femmes de l'adultère, des plaisirs que nous pouvons en retirer mais aussi des risques et des inévitables conséquences. Elle comprend donc tout de suite ce que je m'apprête à faire et va sûrement me rappeler, curieuse de connaître la suite des événements.
Le coup de téléphone d'Elise m'a prise de court. Elle est avec Marc. En deux mots je l'ai informée que j'étais au resto avec Dino dont je lui ai déjà parlé. Nous avions discuté entre femmes de l'adultère, des plaisirs que nous pouvons en retirer mais aussi des risques et des inévitables conséquences. Elle comprend donc tout de suite ce que je m'apprête à faire et va sûrement me rappeler, curieuse de connaître la suite des événements.
J'aime bien Elise, c'est une bonne copie, voire même une amie, mais la laisser seule avec mon mari n'est pas une bonne idée. Je sais qu'il en pince pour elle et je ne jurerais pas que l'inverse soit vrai également. Sachant ce que je vais faire, elle va peut-être tenter sa chance. Quoique, la connaissant, elle va aussi peut-être se dire que faire cocue son amie n'est pas vraiment sympa.
Tout de même, quel paradoxe : m'apprêter à tromper mon mari et me montrer jalouse de ma copine qui s'intéresse à mon homme ! Où est la logique…
Tout de même, quel paradoxe : m'apprêter à tromper mon mari et me montrer jalouse de ma copine qui s'intéresse à mon homme ! Où est la logique…
Dino se montre charmant, prévenant. Je sais ce qu'il veut, il n'arrête pas de me faire des compliments et je crois que je le veux aussi.
En chemin, nous nous sommes embrassés, enfin dirais-je. Forcément, au bureau, la discrétion est de mise…
Un premier baiser attendu, espéré mais un peu rapide, nous avons néanmoins marché en nous tenant par la taille, serrés l'un contre l'autre comme un vrai couple. De mon côté, toujours avec la peur au ventre d'une rencontre connue.
Au fond de moi, j'ai tout de même encore quelques réticences, mais l'envie est forte, prégnante et je me suis laissée faire. Quel mélange : peur, envie, le désordre règne dans mon esprit. Je pense à Bergson : « le désordre est simplement l'ordre que nous ne cherchons pas « C'est bien beau de philosopher, mais les actes…
En chemin, nous nous sommes embrassés, enfin dirais-je. Forcément, au bureau, la discrétion est de mise…
Un premier baiser attendu, espéré mais un peu rapide, nous avons néanmoins marché en nous tenant par la taille, serrés l'un contre l'autre comme un vrai couple. De mon côté, toujours avec la peur au ventre d'une rencontre connue.
Au fond de moi, j'ai tout de même encore quelques réticences, mais l'envie est forte, prégnante et je me suis laissée faire. Quel mélange : peur, envie, le désordre règne dans mon esprit. Je pense à Bergson : « le désordre est simplement l'ordre que nous ne cherchons pas « C'est bien beau de philosopher, mais les actes…
Au resto, installés discrètement dans un coin de la salle, ce qui me convient parfaitement. L'un en face de l'autre, il me complimente sur ma coiffure, sur ma beauté, sur les vêtements que je porte, me caresse la main, le bras, me flatte la joue tendrement.
Il me drague, veut définitivement séduire, même s'il sait que la partie est gagnée.
Un tel déferlement d'éloges ne me parait pas très sincère, il en fait trop. La grenouille qui se veut aussi grosse que le bœuf ? Je crois qu'il veut juste me sauter et puis advienne que pourra. Je sais qu'il est marié, père de deux enfants et qu'en étant ici avec moi, il ment à sa femme. Et cela me dérange. Etonnamment puisque je fais la même chose que lui.
Du coup, mes appréhensions reprennent vigueur, mes craintes sont vives. J'ai envie mais suis de moins en moins rassurée…
Nouvel appel téléphonique, c'est Elise.
Il me drague, veut définitivement séduire, même s'il sait que la partie est gagnée.
Un tel déferlement d'éloges ne me parait pas très sincère, il en fait trop. La grenouille qui se veut aussi grosse que le bœuf ? Je crois qu'il veut juste me sauter et puis advienne que pourra. Je sais qu'il est marié, père de deux enfants et qu'en étant ici avec moi, il ment à sa femme. Et cela me dérange. Etonnamment puisque je fais la même chose que lui.
Du coup, mes appréhensions reprennent vigueur, mes craintes sont vives. J'ai envie mais suis de moins en moins rassurée…
Nouvel appel téléphonique, c'est Elise.
- Excuse-moi dis-je à Dino, il faut que je réponde.
Pour plus de discrétion, je m'installe au bar. Je lui explique rapidement la situation, le baiser, l'envie mais aussi mes réticences.
- Tu es folle Marjo ! Tu vas vraiment tromper ton mari ?
- Oui, je sais mais…
- Un mec comme lui, tu es complètement tarée. Si tu fais cela, je le draguerai et lui proposerai une belle aventure, crois-moi ! Déjà qu'il me reluque comme tu le sais, cela ne sera pas bien difficile dès qu'il apprendra ton écart !
- Mais il ne le saura pas ! Et tu ne me feras jamais un coup pareil !
- Oh que si, il le saura, ces choses-là finissent toujours par se savoir ! Et je ne vois pas pourquoi je me gênerais alors que toi tu n'as aucune hésitation !
- Ecoute Elise…
- Non, toi écoutes-moi. Ne fais pas cela, tu mets ton couple en danger par une trahison qu'il n'acceptera pas. Tu me mets très mal à l'aise car si je suis ton amie, j'apprécie énormément ton mari, tu le sais. Je ne veux pas être complice d'une telle trahison. Alors, laisse ce mec tomber, d'autant qu'il est lui-même marié et que cette aventure ne vous mènera à rien si ce n'est des souffrances et des remords. Ressaisis-toi Marjo ! Réfléchis, Je te laisse. A +
- Oui, je sais mais…
- Un mec comme lui, tu es complètement tarée. Si tu fais cela, je le draguerai et lui proposerai une belle aventure, crois-moi ! Déjà qu'il me reluque comme tu le sais, cela ne sera pas bien difficile dès qu'il apprendra ton écart !
- Mais il ne le saura pas ! Et tu ne me feras jamais un coup pareil !
- Oh que si, il le saura, ces choses-là finissent toujours par se savoir ! Et je ne vois pas pourquoi je me gênerais alors que toi tu n'as aucune hésitation !
- Ecoute Elise…
- Non, toi écoutes-moi. Ne fais pas cela, tu mets ton couple en danger par une trahison qu'il n'acceptera pas. Tu me mets très mal à l'aise car si je suis ton amie, j'apprécie énormément ton mari, tu le sais. Je ne veux pas être complice d'une telle trahison. Alors, laisse ce mec tomber, d'autant qu'il est lui-même marié et que cette aventure ne vous mènera à rien si ce n'est des souffrances et des remords. Ressaisis-toi Marjo ! Réfléchis, Je te laisse. A +
Et elle me raccroche au nez, sans façon.
Je suis stupéfiée, secouée par sa virulence. Et ce ton direct qui me transperce et augmente encore mon malaise.
Je suis stupéfiée, secouée par sa virulence. Et ce ton direct qui me transperce et augmente encore mon malaise.
Revenue à ma table, Dino me demande ;
- Tout va bien ?
- Oui, oui.
- Tu sembles perturbée.
- En effet, je le suis.
- Tu m'expliques ?
- Dino, je crois qu'une petite discussion s'impose.
- Oui, oui.
- Tu sembles perturbée.
- En effet, je le suis.
- Tu m'expliques ?
- Dino, je crois qu'une petite discussion s'impose.
***
Marjo soupire de bien aise, allongée à mes côtés dans une lascivité consécutive à un rapport charnel intense. Elle est toujours aussi belle à mes yeux, la plus belle de toutes malgré nos années de mariage.
Ses cheveux longs et ondulés mouillés de transpiration collent sur son cou et cachent en partie sa merveilleuse poitrine.
Impossible pour moi de ne pas caresser ces tétons tentants, ces montagnes douces qui m'amènent à cette vallée poilue (malheureusement saccagée) et humide. Secret de femme tant désiré par l'homme.
Elle n'est pas partie en Espagne, m'a expliqué qu'en définitive, la restructuration serait plus « soft » et ne nécessiterait pas de déplacement. Qu'en conséquence, fini les heures supplémentaires et qu'elle en était très heureuse.
Pendant ses explications, je n'ai pas arrêté de la caresser, de la cajoler.
- Tu m'écoutes à peine. J'ai compris, alors fais-moi l'amour, tes caresses sublimes me donnent envie ! me dit-elle.
- Avec plaisir, je vais te faire grimper au mur, tu ne le regretteras pas !
- Avec plaisir, je vais te faire grimper au mur, tu ne le regretteras pas !
Et sans autre forme de procès, mon corps a surplombé le sien et mon sexe a pénétré sa chatte trempée comme un couteau coupant du beurre en été.
En missionnaire d'abord, en levrette ensuite. J'ai voulu m'enfoncer dans son petit trou, mais elle a refusé.
En missionnaire d'abord, en levrette ensuite. J'ai voulu m'enfoncer dans son petit trou, mais elle a refusé.
- Non, je n'aime pas, c'est avilissant !
Bien entendu, par respect pour elle j'ai renoncé, l'ai embrochée comme un poulet et défoncée avec vigueur, voire avec brutalité. Ce qui ne m'a pas empêché de l'entendre crier, souffler comme un phoque.
- De la part de ton grand noir lui ai-je crié, ton fantasme ! Je suis curieux de te voir en pleine action avec ce grand black !
- Enfoiré, cela t'excite donc, pervers ! et si c'était l'inverse ? Je te mates à baiser une jolie nana ?
- Pourquoi pas, chipie !
- Et quelle vigueur !
- Oui, mais elle est pour toi, et rien que pour toi !
- Enfoiré, cela t'excite donc, pervers ! et si c'était l'inverse ? Je te mates à baiser une jolie nana ?
- Pourquoi pas, chipie !
- Et quelle vigueur !
- Oui, mais elle est pour toi, et rien que pour toi !
Et nous redoublons d'ardeur, piqués au vif.
Tout à coup, la délivrance, je l'inonde de mon sperme ce qui provoque sa jouissance.
Une jouissance extrême marquée par des cris de plaisir.
Epuisé, je me laisse couler à ses côtés, dans un mélange de halètement témoin de nos deux pouls qui ont atteint plus de 150 battements par minute.
Un nouveau moment de plénitude, de partage, où nous ne faisons plus qu'un.
Dans ma demi-conscience, je me rappelle.
Pierre R, mon espion, m'avait fait savoir qu'après le resto où ils étaient entrés en se tenant par la taille, proches de sorte qu'il ne pouvait y avoir le moindre doute quant à leurs rapports, se bécotant, ils en sont sortis plutôt distants.
Dans une certaine froideur a-t-il précisé.
Son futur ex-amant l'a ramenée au bureau où elle a récupéré sa voiture et est revenue chez nous.
Je me souviens qu'elle avait l'air soulagée, plus détendue.
Elle m'a déclaré être heureuse que le voyage soit annulé, les travaux prévus étant beaucoup moins importants qu'initialement annoncés. Un sourire de soulagement et un peu narquois, est apparu sur mon visage.
- Pourquoi souris-tu ? J'ai dit quelque chose de drôle ?
- Non mon amour, non. Je souris de contentement de ne pas te voir partir. C'est toujours un déchirement d'être séparé de toi, tu le sais.
- Non mon amour, non. Je souris de contentement de ne pas te voir partir. C'est toujours un déchirement d'être séparé de toi, tu le sais.
Pierre m'a confirmé qu'une restructuration était effectivement envisagée mais loin d'être le séisme qu'une fermeture d'usine aurait provoquée.
Elle a donc dit vrai mais en exagérant, en tout cas pour cet aspect-là de l'histoire.
Je n'ai posé aucune question malgré un côté un peu bancal dans ce revirement. Une décision comme cela si tardive ? En pleine soirée ?
Je ne cherche pas non plus à savoir si tout cela s'est arrêté à quelques baisers. Mais sauf s'ils se sont laissés aller au bureau, ce dont je doute, je suis convaincu que rien de catastrophique ne s'est produit.
Pas de commentaires ni de questions donc, je n'ai aucune envie de devoir expliquer comment je suis informé de certains détails. Trop dangereux pour la confiance à préserver.
Et puis, je ne veux pas dévoiler ma réunion avec Charlotte ni admettre mon attirance conjointe pour elle et Elise.
Inutile de déclencher une dispute où chacun a quelque chose à se reprocher.
Mais, conclusion, je vais devoir me contrôler pour juguler mes envies. Vigilance donc pour elle, comme pour moi.
*
Encore sous le coup de mes orgasmes successifs, je baigne dans une félicitée dont j'avais grand besoin après la tension que je me suis imposée, il faut bien le dire, avec cette stupide aventure.
Dino était convaincu que « l'affaire était dans le sac » et donc, à mon retour à table, il a été très étonné de mon revirement. Il n'a rien compris malgré ma tentative chaotique d'explication.
Dino était convaincu que « l'affaire était dans le sac » et donc, à mon retour à table, il a été très étonné de mon revirement. Il n'a rien compris malgré ma tentative chaotique d'explication.
- Nous deux, c'était tenter de marier le Ciel et l'Enfer. « Ceux qui répriment leurs désirs sont ceux dont le désir est assez faible pour être réprimé » lui ai-je annoncé.
- Tu deviens philosophe maintenant ?
- Non mais je ne veux pas mettre mon couple en danger. J'en ai déjà trop fait et j'espère que mon mari ne s'est aperçu de rien. Accepte ma décision, s'il te plaît.
- Tu deviens philosophe maintenant ?
- Non mais je ne veux pas mettre mon couple en danger. J'en ai déjà trop fait et j'espère que mon mari ne s'est aperçu de rien. Accepte ma décision, s'il te plaît.
Il a compris, enfin c'était mon espoir.
Nous avons terminé le repas dans une atmosphère devenue lourde. Tout à coup, nous n'avions plus grand-chose, le babillement d'avant est remplacé par des silences teintés de reproches et de gênes.
Il a demandé l'addition, et, goujat, m'a demandé ma participation. L'enfoiré ! Il m'a quand même raccompagnée au bureau non sans avoir fait une dernière tentative.
Un peu lourde. C'était ma crainte.
Aussi, je l'ai rembarré plus que vivement, il n'a pas apprécié, mais tant pis.
Nous avons terminé le repas dans une atmosphère devenue lourde. Tout à coup, nous n'avions plus grand-chose, le babillement d'avant est remplacé par des silences teintés de reproches et de gênes.
Il a demandé l'addition, et, goujat, m'a demandé ma participation. L'enfoiré ! Il m'a quand même raccompagnée au bureau non sans avoir fait une dernière tentative.
Un peu lourde. C'était ma crainte.
Aussi, je l'ai rembarré plus que vivement, il n'a pas apprécié, mais tant pis.
L'appel téléphonique d'Elise m'a vraiment refroidie. Mon mari et Elise ? L'idée m'a rendue maussade et même jalouse. Alors qu'en même temps, je dîne avec un amant probable…N'importe quoi !
Remarquez, je ne suis absolument pas certaine que Marc ne nourrisse quelques doutes. Il est loin d'être un imbécile et, en plus, il me connait bien. En cela, l'appel m'a sortie d'un piège que je me suis tendue à moi-même. Allez, merci Elise !
Remarquez, je ne suis absolument pas certaine que Marc ne nourrisse quelques doutes. Il est loin d'être un imbécile et, en plus, il me connait bien. En cela, l'appel m'a sortie d'un piège que je me suis tendue à moi-même. Allez, merci Elise !
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Commentaires ()
J’espère qu’elle n’a pas ouvert une boîte de Pandore dans laquelle Marc puisera à son tour quelques idées vis à vis la belle amie.
J’attends la suite avec impatience. .