Orage, ode et espoir
Chapitre 1
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Orage, ode et espoir — Chapitre 1

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain Médaillée Notre équipe a trouvé ce texte remarquable !

Texte médaillé


Récompense d'excellence

Cette distinction honorifique est attribuée aux textes qui se démarquent par leur

  • Originalité

    Une créativité exceptionnelle et une approche unique

  • Style

    Une écriture raffinée et une voix littéraire distinctive

  • Narration

    Une qualité narrative captivante et immersive

Méthode d'attribution

Les médailles sont spontanément décernées par notre équipe aux textes qui démontrent une maîtrise exceptionnelle de l'art narratif, une profondeur émotionnelle remarquable, et une capacité à captiver et émouvoir le lecteur du début à la fin.

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Bugsy
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Orage, ode et espoir

Chapitre 1

Toute ressemblance avec un texte déjà étudié
est à porter au crédit de votre érudition.
Ô muses, reines d'espoir, ô femmes épanouies qui avez fait de moi bien avant l'âge mûr cet insatiable amant butinant de femme en femme ! Incapable de me fixer longtemps j'étais toujours avide de découvrir de nouveaux plaisirs, insouciant du lendemain mais confiant en l'avenir.
Les muses m'inspiraient les baisers les plus fous, les galipettes les plus audacieuses qu'aussitôt sur mes proies je mettais en pratique
Cent fois sur le métier remettre son ouvrage, améliorer sans cesse ces divines caresses jusqu'à ce que l'orgasme, point d'orgue de la joute, me certifie qu'enfin le but était acquis.
D'abord adolescent, dans la force de l'âge, faisant flèche de tout bois, rien ne me paraissait impossible ; et cette variété, ces goûts fantaisistes qui me faisaient goûter les fruits les plus juteux, affirmaient mes désirs et formaient ma personnalité.
L'homme mûr, lui, savait alors parfaitement ce qu'il désirait ; et même si parfois pour un joli minois je m'écartais de mes chemins tracés, je revenais toujours à mes goûts les plus sûrs, gages de félicité et de jouissances extrêmes.
Les années défilaient sans crier gare. Le temps courait entre mes doigts agiles, et j'ai même cru parfois dans de sublimes étreintes avoir réussi à arrêter le temps. Comme les joyeuses notes de musique d'une valse à mille temps, les années qui passaient allaient en s'égrenant. Vite oublié le jour de la première ride ; mais les cheveux gris eux aussi ont leur charme.
Mais où sont maintenant ces concerts de cris ? Où sont-ils maintenant que mon corps m'a trahi ?
Est-ce pour le triste spectacle de mon sexe rabougri que toutes ces promesses avaient vu le jour ?
Ai-je donc tant aimé que pour ce résultat, et me suis-je vidé dans tant de cons bénis que pour voir aujourd'hui décliner mon honneur ?
Mon sexe qu'avec respect nombre de femmes admiraient, mon sexe qui tant de fois a su les faire jouir, tant de fois au zénith de sa forme avérée, m'inflige aujourd'hui une peine sans nom, restant mou et inerte au fond de mon caleçon.
Ô fougueux souvenir de ma gloire dressée alors qu'aujourd'hui je tarde à bander !
Vos mains, vos bouches toujours aussi gourmandes, toujours aussi expertes paraissent cependant aujourd'hui bien inertes, longues à me faire dresser pour vous honorer.
Mais, heureusement pour moi, si vous prendre ne peux moins, mes mains, ma bouche à moi n'ont rien perdu de leur vitalité ; et si je peine à jouir, je sais toujours autant comment vous faire gémir, ce qui fait que vers moi encore vous tournez vos regards car sur un corps mes doigts eux au moins retrouvent leur jeunesse, et si je tremble un peu en explorant votre intimité, c'est de plaisir caché et non pas de sénilité.
Mais, cruel destin ! Sexe tant de fois dressé, devant toi ma dernière folie incapable de s'ériger ! Une fois, une première fois et l'on se sent tout bête, incapable d'honorer cette déesse pourtant si motivée !
Une fois ! Une seule fois suffit pour que gloire à jamais reste bien effacée.
Et pourtant, toi aussi, surprise, tu t'actives : tu ne plains pas ta peine, mais devant le maigre résultat tu te crois fautive, tu redoutes que tes charmes soudain n'attirent plus. Il me faut alors te rassurer, te dire que non, c'est moi, moi qui ai perdu beaucoup de ma virilité et ne peux plus t'offrir qu'un sexe rabougri qui peine à se dresser, pâle copie de ma gloire passée.
Faut-il dans ce cas accepter la défaite ou tenter, coûte que coûte, de nouvelles conquêtes pour espérer que de nouveau puisse se lever la bête ? Garder le souvenir de ces jours de liesse où, nageant dans l'allégresse, je me vidais en vous qui criiez votre bonheur ? Ou repenser sans cesse à ce jour maudit où je ne pus de vous faire ma maîtresse ?
Et toi, de mes conquêtes glorieux instrument, mais d'un corps impuissant inerte appendice, je ne peux cependant d'un geste de dépit te fouler à mes pieds ou jeter aux orties.
Une femme comme vous n'admet point un homme sans honneur, et je ne puis plus vous parler de bonheur quand mon sang se retire du symbole de ma fierté.
Mais il faut pourtant vivre avec cette douleur
De savoir que mon sexe, bien loin de sa splendeur,
Ne peut plus t'honorer qu'en de rares instants
Séparés pour ma honte de bien longs moments.
La jeunesse vermeille aujourd'hui a dit non,
M'invitant à saisir la carte du même nom.

J'étais ton maître, mais ce rang
Aussi splendide qu'exigeant
N'admet point, tu le sais, un homme sans honneur,
Et je dois aujourd'hui, sacrifiant mon bonheur,
Briser ces lourdes chaînes qui te tenaient captive.
Tu as ta liberté dont mon désir se prive.
Faut-il rester ainsi dormir sur ses lauriers avec le souvenir de ma gloire passée, gardant comme maîtresse ma dernière amante, seule à connaître le temps qu'il me faut aujourd'hui pour que, sous des baisers, se dresse enfin mon vit ? Ou dois-je continuer à rechercher toujours de nouvelles conquêtes, en admettant le fait que ma gloire est passée ?
Je ne peux me résoudre pour les temps à venir de voir mon appendice autrefois tant aimé devenir la risée de toutes mes connaissances. Comment, toi qui as su me faire respecter, toi dur comme fer, peux-tu me trahir et m'envoyer en enfer ? De mon corps tout de glace seras-tu maintenant un objet inanimé me servant d'ornement ?
Je ne puis laisser faire le temps qui s'en va diminuant, mais la vaillance absente de mon corps enflamme toujours mon cœur.
Alors, pour briller encore de mille feux, il me faut faire confiance en la pilule bleue.
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Duchesse
5 janvier 2021 à 12:45
Très beau texte, poétique avec de l’émotion, une médaille bien méritée !

Non, des images délavées ne peuvent produire d'émotion, pas plus qu'un point d'exclamation ne peut renforcer la véracité d'une opinion.

Pour le coup, je suis plutôt d’accord avec toi. J’ai trouvé qu’il y a une tentative d’envolée lyrique plutôt ratée. Un peu excessif, je trouve.
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Bugsy
4 janvier 2021 à 12:39
Le calme étant revenu, il me reste à remercier StormX et Blueberry89
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Blueberry89
3 janvier 2021 à 21:17
Très beau texte, poétique avec de l’émotion, une médaille bien méritée !
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Utilisateur supprimé
3 janvier 2021 à 21:11
Au service des lecteurs en triant le grain de l'ivraie, en théorie. Pas des auteurs qui eux se passeraient bien d'un validateur venant juger si leur texte est acceptable ou non. Et ce sont généralement eux qui râlent. De ce que je lis sur le forum, il n'y a que très rarement des complaintes parce qu'un texte a été validé. Quant aux textes non validés, ils sont à la discrétion des auteurs, et non des lecteurs qui ne peuvent pas les lire.

Après qu'on me comprenne bien, les validateurs sont un mal nécessaire pour les auteurs. Je rebondissais juste sur ta remarque de l'ingratitude.
Modifié 3 janvier 2021 à 21:12
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Utilisateur supprimé
3 janvier 2021 à 21:05
Être influencé par des affinités est tout à fait possible, que ce soit volontaire ou non (encore que, sincèrement, je pense que c'est rare, ne serait-ce parce qu'au bout d'un moment on enchaîne les textes sans même regarder qui l'a écrit). Mais quelle solution ?

Il y a beaucoup de fantasmes autour de la validation, mais globalement c'est juste un boulot redondant, peu gratifiant et ingrat : il consiste à se mettre bénévolement au service d'une collectivité qui, la plupart du temps, manifeste sa gratitude par des reproches (raison principale pour laquelle j'ai arrêté. Ça et le manque de temps).

Ce genre de débat est justifié, mais gardons à l'esprit que les validateurs sont bénévoles avant de sortir des arguments ad hominem.

D'ailleurs, sauf erreur, l'auteur de ce texte n'a jamais été validateur. Il ne faut pas idéaliser cette "fonction", la plupart des validateurs ne savent même pas qui en est (sauf à se manifester publiquement). Ce n'est pas un club secret dans lequel on dévore des vierges ! (Il n'y a que Lioubov qui fait ça ;))
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Utilisateur supprimé
3 janvier 2021 à 20:50
Selon un écrivain publié chez Albin Michel, la plupart des auteurs ne savent pas écrire. Il ajoute que la plupart des gens ne sont pas davantage capables de lire. Par lire, on comprendra qu'il ne s'agit pas seulement de déchiffrage basique.

L'opinion des auteurs/validateurs amateurs est légitime quant à son expression sans être pertinente.

Je m'étonne d'ailleurs de ne pas lire un « tu n'as rien écrit, montre-nous ce que tu sais faire », qui souvent trahit toute la tension d'un combat désespéré, quand il n'y a plus d'arguments. Quand il n'y en a jamais eu.
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Bugsy
3 janvier 2021 à 19:37
"Parodique de manière involontaire" est rassurant : il me conforte exactement dans mon jugement

(Et ce sera mon dernier commentaire sur cette affaire).
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Utilisateur supprimé
3 janvier 2021 à 18:36
Je précise que mes remarques s'inscrivent dans un cadre plus général et ne visent en aucun cas l'auteur du présent récit.
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Utilisateur supprimé
3 janvier 2021 à 18:33
Une accumulation d'images délavées ne donne qu'un texte ordinaire, et insérer une poésie pour terminer sur une bonne impression n'y change rien.

Je m'étais moi aussi permis une ] parodie du Cid dans Le grand méchant loup et les trois petites cochonnes

Le mot en caractères gras change le contexte. Dans le cas qui nous occupe, rien de parodique, si ce n'est de manière involontaire. Racheter les défauts d'un texte avec l'esprit d'un autre ne se peut pas.
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
3 janvier 2021 à 18:26
La qualité de validateurs des aficionados laisse filtrer un soupçon quant à la sincérité de leurs louanges. Au niveau de leur « expertise », le soupçon devient certitude.

Tous les goûts sont dans la nature, chacun peut aimer ou non ce qu'il souhaite. Je ne juge donc pas ton commentaire Bulma, mais je tiens juste à préciser que, si tu m'incluais dans les validateurs, je ne le suis plus depuis des mois. À ma connaissance, il n'y en a qu'un qui a commenté ici.

À vrai dire, validateur ou pas, il pourrait quand même y avoir complaisance dans le commentaire, dans la mesure où j'apprécie personnellement l'auteur. Pourtant, crois-moi, on ne se gêne pas pour se dire l'un à l'autre quand on apprécie moins l'une de nos histoires. C'est déjà arrivé, en toute amitié. Affinités ne veut pas dire complaisance ! (Enfin, pas toujours).

Je ne parlerai pas forcément de malhonnêteté, mais d'une altération du jugement. La sincérité peut être biaisée. Entre les validateurs actifs et ceux qui l'ont été, ont voit une tendance se profiler. À faire partie d'une institution, on finit par s'institutionnaliser. C'est d'ailleurs un mal bien français, fil d'Ariane de la corruption.
Soyez respectueux
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