Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Roxanne et Mark se redécouvrent — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Roxanne et Mark se redécouvrent
Chapitre 5
Cela fait maintenant plusieurs mois que je fais ce genre de rêves, où Mark pouvait me pénétrer et où nos séances sexuelles étaient plus excitantes les unes que les autres. Malheureusement, ce ne sont que des rêves et la réalité s'en éloigne de plus en plus. A cause du virus, Mark vit chez ses parents et moi chez les miens, ce qui fait qu'on ne peut se voir que les week-ends et encore, si on ne croule pas sous les devoirs. Alors quand on se voit, je suis toujours en manque de sexe et lui aussi, vu les regards qu'il me lance, mais dans notre précipitation, tout ne se passe jamais bien et je repars souvent frustrée. Mark fait des efforts pour essayer de m'exciter, mais ce n'est jamais facile de créer ce désir quand il y a tant de frustration.
On est maintenant proche du mois de mai et comme je n'ai plus de cours, juste mes examens à réviser, j'ai décidé de prendre un rendez-vous chez ma gynécologue à cause de mes règles douloureuses.
J'arrive à l'hôpital à onze heures pile et vais voir à la réception.
J'arrive à l'hôpital à onze heures pile et vais voir à la réception.
— Bonjour, j'ai rendez-vous avec le docteur Namu.
— Oui, quel est votre nom ?
— Roxanne Duchateau.
— Très bien. Allez vous asseoir dans la salle d'attente, le docteur viendra vous chercher.
— Oui, quel est votre nom ?
— Roxanne Duchateau.
— Très bien. Allez vous asseoir dans la salle d'attente, le docteur viendra vous chercher.
En bon chien de garde, je fais ce que la réceptionniste m'a dit de faire et vais dans la salle d'attente où trois femmes attendent déjà. Je prends place dans un coin de la salle en faisant attention à bien prendre mes distances et ouvre un livre en attendant ma gynécologue.
Alors que je voyage dans le Nautilus, naviguant dans les eaux profondes, j'entends une des patientes parler au téléphone avec son mari, il me semble :
Alors que je voyage dans le Nautilus, naviguant dans les eaux profondes, j'entends une des patientes parler au téléphone avec son mari, il me semble :
— Mais je te dis que ça fait déjà 45 minutes que j'attends. Trouve une solution, ce n'est pas ma faute.
Si ma gynécologue est tant en retard que ça, autant que je révise mon coréen. Je sors donc mes cahiers et des stylos pour commencer à réviser mon vocabulaire. Je n'ai le temps de lire qu'une page avant d'entendre :
— Madame Duchateau ?
Je relève la tête sur Docteur Namu, m'attendant à l'entrée de la salle d'attente.
— Oh pardon, j'arrive tout de suite, dis-je en regroupant toutes les affaires éparpillées.
Les bras chargés, je la suis jusque dans son cabinet.
— Excusez-moi pour le désordre, vous êtes plus en avance que ce que je pensais, dis-je en rangeant mes affaires dans mon sac.
— J'essaye d'être à l'heure pour mes patientes, réplique-t-elle gentiment. Alors quelle est la raison de votre venue ?
— J'essaye d'être à l'heure pour mes patientes, réplique-t-elle gentiment. Alors quelle est la raison de votre venue ?
Je commence par lui expliquer tous mes petits soucis en passant par les douleurs dans le ventre en dehors des règles, une potentielle allergie au sperme et j'en viens aussi au fait que les rapports me font mal, passé un certain diamètre.
— Que voulez-vous dire par un certain diamètre ?
Je devrais certainement paraitre gênée en parlant de choses intimes, mais c'est mon médecin et si je veux que les choses avancent, il faut bien que je réponde en toute franchise.
— Quand je mets un doigt dans mon vagin, je n'ai quasiment pas mal, mais il m'est impossible d'être pénétrée par un pénis sans que ça me procure des douleurs sur une longue durée.
— D'accord, je vois. Voulez-vous bien venir dans la salle à côté pour que je vous examine ?
— D'accord, je vois. Voulez-vous bien venir dans la salle à côté pour que je vous examine ?
Vu le nombre de fois où je suis venue pour des mycoses à répétition, je connais le protocole et ôte mon pantalon et ma culotte en un rien de temps. En regardant en bas, je me dis qu'un petit coup de ciseaux ne pourrait pas faire de mal.
Une fois installée sur le fauteuil, j'écarte les jambes. Docteur Namu met des gants bleus et s'approche de mon entrejambe.
Une fois installée sur le fauteuil, j'écarte les jambes. Docteur Namu met des gants bleus et s'approche de mon entrejambe.
— Pour voir à propos des règles, je vais appuyer sur votre ventre. Dites-moi si vous avez mal.
Elle appuie sur différentes parties du triangle des Bermudes et je l'arrête quand cela me fait trop mal, certainement à l'endroit où se trouvent mes ovaires.
— Ça me fait mal ici.
— D'accord.
— D'accord.
Elle semble réfléchir tout en touchant mon ventre.
— Je vais maintenant regarder votre vagin pour comprendre quelle est la douleur.
— Faites doucement avec le spéculum, je m'empresse de lui dire.
— Faites doucement avec le spéculum, je m'empresse de lui dire.
J'ai la hantise de cet instrument depuis que des gynécologues me l'ont rentré d'un coup sec dans le vagin alors que j'avais une mycose et que je contractais involontairement mes muscles.
— Ne vous inquiétez pas, je vais juste insérer un doigt.
Elle applique un peu de vaseline sur son doigt et le rentre dans mon vagin. Je sens chaque mouvement, quand elle avance, recule, donne de petits coups à droite ou à gauche ou encore qu'elle le tourne.
— Tout me fait mal.
— Oui, je sens que vos muscles sont tendus, surtout à droite.
— Oui, je sens que vos muscles sont tendus, surtout à droite.
Finalement, elle retire son doigt, me libérant de toute pression physique et je vais me rhabiller. Une fois assise à son bureau, Docteur Namu m'explique ce qu'elle en conclut :
— Pour ce qui est des règles, je vais vous prescrire des pilules moins dosées et plus naturelles. Et pour votre problème musculaire, je vais vous diagnostiquer un vaginisme. Ne vous inquiétez pas, j'ai déjà vu un vaginisme beaucoup plus important que le vôtre. Je vous conseille d'aller voir une kiné pour travailler votre périnée et ainsi réduire ce vaginisme.
Je ressors donc avec plusieurs ordonnances et un problème que je peux enfin nommer.
Moi, atteinte de vaginisme ? On ne voit ça que dans les films, comment c'est possible que j'en sois atteinte ?
Ni une ni deux, j'appelle Mark pour lui annoncer ce que la gynécologue m'a diagnostiqué.
Moi, atteinte de vaginisme ? On ne voit ça que dans les films, comment c'est possible que j'en sois atteinte ?
Ni une ni deux, j'appelle Mark pour lui annoncer ce que la gynécologue m'a diagnostiqué.
— Bah dis donc... Au moins on sait ce que tu as maintenant et tu peux te soigner.
Mark essaye de me rassurer, mais il est aussi perdu que moi sur le processus à suivre pour me soigner.
Étant un vendredi, au lieu de rentrer chez moi, je vais rejoindre Mark directement chez lui. Il m'accueille à bras ouverts, me réconfortant près de lui.
— Allez, viens. On va se poser un peu.
Nous montons dans sa chambre et nous nous allongeons, l'un contre l'autre dans son lit.
Je ne sais pas si j'étais si fatiguée que ça, mais je me réveillais, quelques heures plus tard, par des petits bisous dans le cou. Encore à moitié endormie, je me laisse faire. Ses caresses sont agréables sur mon dos, mes seins et mon ventre. Rapidement, je sens sa main s'immiscer entre mes jambes, une sensation qui fait grandir une chaleur dans mon bas-ventre. Mais mon excitation s'arrête net quand il essaye de rentrer un doigt dans mon vagin. La douleur se diffuse dans mon corps plus rapidement que l'excitation et me bloque toute envie d'aller plus loin. La discussion avec le docteur Namu me revient en tête, un signe que ce petit moment agréable est terminé.
Je ne sais pas si j'étais si fatiguée que ça, mais je me réveillais, quelques heures plus tard, par des petits bisous dans le cou. Encore à moitié endormie, je me laisse faire. Ses caresses sont agréables sur mon dos, mes seins et mon ventre. Rapidement, je sens sa main s'immiscer entre mes jambes, une sensation qui fait grandir une chaleur dans mon bas-ventre. Mais mon excitation s'arrête net quand il essaye de rentrer un doigt dans mon vagin. La douleur se diffuse dans mon corps plus rapidement que l'excitation et me bloque toute envie d'aller plus loin. La discussion avec le docteur Namu me revient en tête, un signe que ce petit moment agréable est terminé.
— Arrête Mark, tu me fais mal.
Je m'enlève de son étreinte, comme s'il m'avait brûlée.
— Je suis désolée, ce n'était pas mon intention.
Je le sais très bien, mais cette douleur me met mal à l'aise et augmente ma frustration encore plus que quand on ne fait rien du tout.
— Je vais aux toilettes, dis-je.
Je n'ai pas spécialement envie de faire pipi, mais c'était pour échapper à tout ça et essayer de faire diminuer la douleur en me massant. La porte s'ouvre tout d'un coup et Mark surgit dans la petite pièce. Il s'accroupit devant moi :
— Je ne voulais pas te faire de mal.
— Je sais.
— Écoute, on ne fera rien si tu ne veux pas, je te demanderai si tu veux faire quelque chose sinon ce n'est pas grave.
— Oui, mais toi je sais que tu en veux.
— C'est vrai, mais ce n'est pas en pensant comme ça que tu vas réussir à te soigner. Il faut que tu penses à toi d'abord et à ce que tu veux. Si tu ne veux pas faire l'amour avec moi, alors c'est pas grave, tant que tu es bien.
— Je sais.
— Écoute, on ne fera rien si tu ne veux pas, je te demanderai si tu veux faire quelque chose sinon ce n'est pas grave.
— Oui, mais toi je sais que tu en veux.
— C'est vrai, mais ce n'est pas en pensant comme ça que tu vas réussir à te soigner. Il faut que tu penses à toi d'abord et à ce que tu veux. Si tu ne veux pas faire l'amour avec moi, alors c'est pas grave, tant que tu es bien.
Les paroles de Mark me rassurent un peu même si ma mauvaise humeur ne disparaît pas complètement. La journée se termine tranquillement, on travaille tous les deux, on mange avec sa famille et le soir, place à « Élite » blottis l'un contre l'autre dans le lit.
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