Le troisième regard
Chapitre 1
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Le troisième regard — Chapitre 1

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thecla
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Le troisième regard

Chapitre 1

Je prends rendez-vous parce que j'ai mal au bas-ventre depuis quelques semaines. Ce n'est pas insupportable, mais c'est là, tout le temps. Je ressens une pression, parfois une gêne pendant les rapports. C'est sûrement mon endométriose qui a dû évoluer. C'est une maladie de merde. Une saloperie qui me grignote la vie, les nerfs, le sommeil, le désir. Mais je ne suis pas seule, il me soutient. Il ne comprend pas tout, non. Comment le pourrait-il ? Il n'aura jamais cette guerre dans le corps. Mais, il ne me regarde pas comme une femme cassée, mais comme une femme forte. J'ai donc décidé de faire le point sur ce qui se passe dans mon corps.
Il souhaite venir avec moi.
Pas juste pour me soutenir, même si je sais que ça part d'une bonne intention. Ce qui l'excite, c'est un désir trouble et assumé. Une forme douce de candaulisme.
Il veut me voir nue devant un autre homme. Pas n'importe lequel : mon gynécologue.
Il veut être là, dans la pièce, pendant que je me déshabille. Pendant que je m'allonge. Pendant que l'autre m'examine. L'idée pourrait être gênante dans un premier temps, face à ce voyeurisme, oui. Ça pourrait paraître tordu comme idée pour certains, mais c'est un jeu entre nous. Une manière de réinventer notre sexualité là où la douleur l'a abîmée. C'est une façon de reprendre le pouvoir sur mon corps, ensemble.
De transformer l'examen en scène. La gêne en tension. L'humiliation en contrôle.
Je sais déjà que je vais subir un toucher rectal. Le médecin m'a prévenue : pour mieux évaluer la masse pelvienne, il faut que le rectum soit vide. Il m'a recommandé un lavement, simple, rapide, à faire chez moi, seule.
Mais, je ne le fais évidemment pas seule.
Deux heures avant le rendez-vous, il me dit :
— C'est l'heure du lavement.
Je ne réponds pas. Je baisse ma culotte, sans cérémonie. Je la fais glisser jusqu'à mes chevilles. Ma chatte est totalement rasée, prête à être visitée. Il la bouffe du regard.
— Penche-toi sur la table, dit-il.
Je me courbe, les paumes à plat, les jambes écartées, le cul tendu. Je suis là, exposée, prête à être ouverte.
Je sens l'air sur ma peau nue, la tension qui monte, à attendre qui me pénètre. Je sais qu'il aime me voir soumise dans cette position. Il a sûrement envie de claquer mes fesses, le connaissant.
Je l'entends déchirer le sachet, il lubrifie l'embout, le tient dans sa main comme une promesse. Il écarte mes fesses et introduit le lavement, de façon douce. Je sens le produit entrer en moi, me traverser. Mon ventre se tend. Je retiens un gémissement. Pas parce que ça fait mal. Parce que ça me fout en l'air.
Sans hésitation, sa paume glisse entre mes cuisses, ses doigts s'attardent là où je suis déjà chaude. Je me cambre un peu plus, j'écarte davantage.
Ses doigts s'enhardissent.
Il les glisse, les enfonce, je gémis.
— Arrête... je souffle, mais mes hanches avancent, cherchent sa main.
— Tu ne veux pas que j'arrête.
— C'est pas... c'est pas raisonnable.
Ses doigts s'enfoncent plus profond, je m'ouvre sans retenue.
— Tu dis non, mais t'es déjà ouverte.
Il tombe sur mon clito, le frotte, le serre, pile comme j'aime.
Je le sens gonflé, prêt à exploser. Il le voit.
— Tu mouilles, murmure-t-il.
Je hoche la tête. Je reste penchée, le cul offert, la chatte ouverte, le ventre qui chauffe. Je sens ses yeux plantés sur moi, je sens son souffle, je sens que ça l'excite. Et moi aussi. Mon corps réagit, malgré moi. Je suis là, tendue, docile et je le laisse me terminer.
Mon corps se tend, c'est comme une décharge, je sens le liquide couler en moi. Je sens mes muscles se contracter. Et je vais jouir comme une conne, avant d'aller chez mon gynéco. Et lui, il continue. Il me tient. Il me travaille. Je suis en apnée et d'un seul coup je pousse un râle pas discret et je jouis comme une chienne.
Je me redresse, les jambes un peu flasques, le ventre encore noué.
— J'aime te voir dans cet état.
Je me redresse, me tourne vers lui, sa queue est bien dessinée à travers son jean.
— Tu bandes comme un chien.
Je presse un peu, juste assez pour qu'il sente que je pourrais le libérer.
— Tu veux que je te soulage ?
Il me fixe, les mâchoires serrées.
Je souris. Un sourire de salope qui sait ce qu'elle fait.
— Eh ! Ben non.
Je retire ma main.
— Tu vas rester comme ça.
— Dur et frustré à me regarder me faire examiner par mon gynéco, les jambes écartées, posée sur la table d'examen.
— Tu peux te masturber si tu veux.
Mais ne te termine pas.
Pas avant que j'ai fini de me faire examiner et palper par lui.
— T'es cruelle.
— Cruelle ?
Je glisse mes doigts sur sa braguette, juste pour le faire frémir.
— Non. C'est toi qui veux jouer.
Je sens le liquide en moi plus présent, je sens mes cuisses humides. Je me dirige aux chiottes. Je marche droit, comme si j'étais clean, comme si je n'avais pas joui comme une chienne sur sa main. Mais je sens tout. Le liquide qui presse, la chatte qui bat, mes cuisses humides. J'ai le corps en vrac, le cerveau en vrille.
Je m'assois. Je laisse couler. Ça brûle un peu. Ça me vide. Mais ça ne me calme pas. Je suis encore pleine. Pleine de lui. Pleine de moi. Pleine de ce qu'on a fait.
Je me lève, je vais me rincer. L'eau est tiède, elle glisse sur ma peau, mais elle ne nettoie rien. Je sens encore ses doigts. Je sens encore mon dos cambré, mes gémissements étouffés, sa main sur ma hanche.
Je m'essuie, remets ma culotte et enfile mon jean, je ferme le bouton en me regardant dans le miroir. J'ai l'air normale. Mais je ne suis pas normale. Je suis en vrac.
Et franchement, je me dis que les hommes ont de la chance. Ils n'ont pas à gérer les règles, les douleurs, les hormones qui partent en montée de tension. Ils ne connaissent pas les crampes, les saignements, les inflammations. Ils ne vivent pas la peur de la ménopause, ni les changements de libido, ni les sécheresses soudaines. Ils ne passent pas leur quarantaine à réapprendre leur corps. Nous, nous devons nous adapter, vivre avec tout cela. Nous devons trouver des solutions pour continuer à prendre et donner du plaisir.
Je termine de boutonner ma chemise.
Il s'approche sans parler. Il me regarde comme s'il attendait quelque chose. Je lui repose une dernière fois la question.
— Tu es sûr de vouloir venir ?
— Oui. Je veux te soutenir et te voir exposée nue sur cette table.
— Franchement les mecs, vous êtes tous les mêmes, pour ton information chez le gygy on n'est pas complètement à poil, histoire de pas se sentir non plus gênée. Toi, le jour où tu feras ta prostate, tu garderas ton haut, ce n'est pas une fouille au corps !
— Tu sais, il n'y a rien de sexuel.
— Justement. C'est ça qui m'excite. Te voir allongée, jambes écartées, totalement offerte sans être prise. Te voir te faire toucher par un autre homme, sans désir, sans chaleur. Juste parce qu'il doit le faire.
Je le regarde. Il me sourit, déjà en train d'imaginer la scène.
— Et si je me sens mal à l'aise avec ça ?
— Alors je n'y vais pas. Ça restera un fantasme. Rien ne t'oblige.
— Mais tu en as envie.
— Oui. J'en ai envie, mais pas à n'importe quel prix.
Je respire. Je pense à mon corps. À mes douleurs. À ce que je dois dire. À ce que je dois montrer.
— D'accord. Tu viens.
— Tu es sûre ?
— Je n'y vais pas pour le plaisir. Mais ouais... me déshabiller pour toi pendant qu'un autre homme me regarde, ça m'excite.
Même si ce n'est pas du sexe. Même si ce n'est qu'un examen. Ça m'excite parce que tu regardes.
Je prends mon sac, nous sortons. Nous allons ensemble chez mon gynéco sexologue. Et je sens que tout ce qui vient de se passer est encore là, entre mes jambes, dans mon ventre, dans ma tête.
Le cabinet se situe dans un vieux immeuble haussmannien, façade grise, balcons en fer forgé, escalier en pierre qui résonne sous les pas. Nous montons au troisième étage sans ascenseur.
Nous entrons dans la salle d'attente qui est étroite, avec des murs trop blancs. Ça sent le désinfectant et le latex. Je suis assise, jambes croisées, mon sac sur les genoux. J'ai beau être habillée, je sens encore sa main entre mes cuisses. Je sens encore le liquide en moi. Le gynéco entre dans la salle et m'appelle. C'est un homme charmant, les cheveux grisonnants, il porte sa blouse blanche ouverte et ses lunettes sur le nez avec un regard neutre. Il me salue, nous fait signe de rentrer.
Son bureau est grand, trop grand. Il a du vieux parquet au sol, qui craque sous les pas. Un buffet ancien en bois foncé le long du mur, un bureau en bois massif, avec derrière lui une bibliothèque pleine de bouquins médicaux et de dossiers. Une plante verte qui fait semblant d'être vivante dans le coin. Une lampe à abat-jour beige sur son bureau posé à côté de son ordinateur portable. Ça sent le cuir et le désinfectant. Il nous fait signe de nous asseoir.
Il est poli, distant, très professionnel. Il me demande si je vais bien. Je dis oui. Je mens.
Dans la pièce d'à côté, derrière la porte ouverte, il a la salle d'examen. C'est une petite pièce, blanche, carrelée. On peut apercevoir la table d'examen avec les étriers en métal, bien visibles, bien brillants. Il y a aussi un tabouret à roulettes. Un lavabo dans le coin à côté du paravent. Sur la table, il y a une boîte de gants médicaux, du lubrifiant, des lames et des flacons de prélèvement, un spéculum en métal réutilisable et posé à côté un tube court d'environ dix centimètres, cylindrique en plastique, dont je ne connais pas sa fonction. Tout est prêt pour me recevoir.
Il est assis derrière son bureau, il feuillette mon dossier.
— Vous êtes venue il y a un an pour des débuts de douleurs chroniques lors de vos règles, c'est bien ça ?
— Oui. Elles sont toujours là. Moins aiguës, mais plus constantes.
Il hoche la tête, et note.
— Vous avez remarqué une évolution au niveau sexualité ?
— La pénétration vaginale est devenue plus difficile. Nous avons commencé à explorer la pénétration anale. C'est plus confortable par moments.
Il ne bronche pas. Il reste neutre. Il écrit. Il ne regarde pas mon compagnon, assis à côté. Il ne pose pas de questions sur sa présence. Il fait comme s'il n'était pas là.
La discussion se poursuit, il me pose diverses questions.
— Je vais devoir vous faire un examen complet, y compris rectal comme je vous l'ai dit. Vous avez fait le lavement ?
— Oui.
Le médecin me regarde calmement, se lève et me montre la salle d'examen.
Mon ventre se noue, je jette un dernier regard sur mon homme.
Il me regarde calmement, et j'aperçois une raideur se former sous son jean.
— Passez à côté et déshabillez-vous, s'il vous plaît.
Il la suit et ferme la porte derrière lui. Elle est dans la salle d'examen et moi dehors, assis sur la chaise en velours râpé, comme un con.
Je regarde la porte. Je vois le trou de la serrure minuscule, mais suffisant. Cela me donne une idée encore plus existante, le plaisir du voyeurisme, de l'interdit. Je me penche et colle mon œil.
Elle est au fond de la pièce et part se déshabiller derrière le paravent. Elle retire son pantalon, sa culotte, garde son haut, puis vient s'asseoir sur la table d'examen, jambes repliées, bassin légèrement avancé, face à la porte. La voir à moitié nue, c'est encore plus excitant que si elle était entièrement à poil. Parce que le contraste reste. Parce qu'il reste du mystère. Elle pose son regard dans ma direction. Elle a compris, elle sait que je l'observe par cet orifice.
Elle sent mon regard sur elle. Elle ne dit rien, mais elle devine ma présence.
Lorsqu'il se tourne, il marque un temps d'arrêt. Il regarde son dossier, puis la regarde elle, assise, le bas nu, le haut encore habillé.
Il s'éclaircit la voix
— Je suis désolé, j'aurais dû préciser. On commence par l'examen de la poitrine. Il faudrait retirer le haut d'abord.
— Vous pouvez enlever votre chemise et soutien-gorge, si vous êtes d'accord. Je vais vous couvrir avec un drap pour éviter que vous soyez totalement nue devant moi, durant l'examen.
Elle se lève, défait sa chemise, bouton par bouton, sans précipitation. Elle la pose sur la chaise comme si de rien n'était. Puis elle tend les bras derrière son dos, cherche l'attache de son soutif, la défait. Le clip claque. Elle le retire. Sans regarder la porte.
Ses seins apparaissent. Pleins, fermes, naturels. Pas trop gros, juste ce qu'il faut pour que le regard s'y perde, avec de grandes aréoles sombres et des tétons épais, bien visibles. Mon souffle se raccourcit. Je sens que je suis de trop. Et pourtant je reste, je suis là, assis, silencieux. C'est mon jour de chance, elle se retrouve totalement nue, elle qui m'avait dit que cela n'arrive jamais. Je pourrais rester des heures à la regarder. Et ça me fait bander.
Elle se tient nue, debout devant lui. J'ai l'impression qui la détaille. Il ne parle pas. Il la laisse là, exposée, offerte, docile, à nos regards !
Il prend le drap posé sur le fauteuil.
— Je vais vous couvrir le bas, dit-il. Ce sera plus confortable.
— Non, ça va, répond-elle. Cela ne me gêne pas d'être nue devant vous. Si cela vous convient, je reste comme ça.
Il la fixe. Il plie le drap et le repose. Moi, je suis derrière la porte. L'œil collé à la serrure, je vois tout. Je vois ses seins, son ventre, son sexe. Je vois son calme et les regards qu'elle porte vers la porte, avec ce léger sourire.
Il n'est pas con, il a compris notre petit jeu, mais il laisse faire.
Il lui chuchote une phrase que je ne comprends pas.
— Vous pensez qu'il regarde ? demande-t-il.
Elle tourne la tête discrètement vers lui.
— Je suis certain qu'il regarde, répond-elle.
— Cela vous gêne ? demande-t-il.
— Non. Pas du tout. Ça me stimule.
— Veuillez prendre place sur la table, je vais maintenant effectuer une palpation de votre poitrine.
Elle hoche la tête. Elle s'allonge, les jambes ne sont pas encore dans les étriers.
Le médecin pose ses doigts sur son sein gauche. Trois doigts, à plat, fermes. Il appuie doucement, puis plus profondément. Il tourne, il glisse, il cherche. Il suit un cercle invisible, de l'extérieur vers le mamelon.
Il recommence sur l'autre sein, avec la même méthode, la même lenteur et la même neutralité.
Ses mains doivent être chaudes. Trop chaudes pour être ignorées. Elle sent sûrement leur poids, leur rythme, leur précision. Je vois son corps réagir, malgré elle. Je la connais par cœur. Elle n'éprouve aucun plaisir ou désir, mais une tension étrange, qui doit la troubler, je le lis sur son visage. Je vois ses tétons se durcir.
Le médecin lève les yeux, il a capté ses micros-réactions, la tension dans ses épaules, son souffle retenu. Il lui parle doucement.
— Vous ressentez une sensibilité particulière à ce niveau ? demande-t-il, d'un ton neutre.
— Non. Enfin... un peu, mais pas douloureuse.
— Vous avez une poitrine harmonieuse, sans anomalie, la peau est souple, tonique... et d'une féminité assumée.
— Je vous remercie pour ces compliments, docteur.
— On va poursuivre par l'examen vaginal, dit-il, je vais vous recouvrir les jambes d'un drap pour votre confort.
— Non... ce n'est pas vraiment nécessaire, comme je vous l'ai dit.
— Très bien, comme vous préférez.
Il ajuste la lampe, puis commence l'examen, mais son esprit capte quelque chose d'étrange : une tension dans la posture une attente silencieuse. Il jette un regard discret vers la porte, j'ai peur d'être surpris.
Il sait que je les observe par la serrure... mais j'ignore qu'il s'en doute. Je ne vois pas tout, juste des fragments, un genou, une ombre, un geste du médecin pour la positionner.
Il prend ses gants, s'installe entre ses jambes posées sur les étriers. Sa voix est calme, posée.
— Je vais commencer par détendre la zone. Cela permet d'éviter les contractions douloureuses pendant l'examen. Je vais utiliser un gel tiède, à base de camomille, il aide à relâcher.
Ses mains glissent sur ses cuisses. Le contact doit être chaud. Il remonte doucement, sans brusquer. Je devine chaque mouvement. Je vois la pression en elle. Je vois son corps réagir.
Puis, il enfile ses gants. Il les lubrifie. Il regarde sa vulve rasée, sans commenter, mais il voit que le terrain est net, préparé, prêt à être exploré.
Son souffle se raccourcit. Elle ne parle pas. Elle respire profondément, elle s'abandonne à ses gestes.
Moi je serre les dents, je l'ai vu se préparer, se raser, se parfumer pour ce rendez-vous médical. Pas pour moi, pour lui. Et je la regarde se montrer à un autre, je reste là, figé, incapable de détourner mes yeux.
— Est-ce que la douleur survient à l'entrée ou plutôt en profondeur ? demande-t-il, ton neutre.
— Oui. Surtout en profondeur. C'est pour ça que j'ai commencé à explorer l'anal. C'est plus supportable par moments.
Il insère deux doigts, il la palpe, la presse.
— Je vais vous mettre le spéculum, pour poursuivre l'examen afin de faire un prélèvement, puis on terminera par la sonde pour faire une écho.
Elle jette un regard vers moi, le médecin lubrifie le spéculum. Il écarte les lèvres, et insère l'instrument. Le métal du spéculum touche sa chair. L'entrée se fait sans gêne. Elle ferme les yeux et s'efforce de rester tranquille, mais un frisson traverse son corps. C'est une sensation inattendue, presque troublante, le médecin le remarque, mais il ne dit rien. Elle mouille et ne peut rien y faire.
Elle comprend que c'est la situation qui l'amène à cet état et elle rougit.
Il fait son frottis, en restant concentré sur son vagin écarté, exposé, offert à la lumière de sa torche.
— Je... je crois que je mouille, dit-elle, d'une voix basse, presque coupable.
Il relève les yeux. Il garde un ton passif.
— C'est une réaction normale. Le corps se protège. Il ne faut pas vous inquiéter.
— Est-ce que vous ressentez du plaisir, quand la douleur n'est pas là ?
Sa voix est neutre. Sa question est clinique. Mais elle me traverse. Elle me trouble. Que va-t-elle lui répondre.
J'attends sa réponse.
— Parfois. Quand je suis détendue. Quand je suis regardée...
Le médecin hoche la tête et continue l'examen. Mais moi, je sens que quelque chose a changé.
Je sens que ça perle. Que ça sort sans prévenir. Un liquide clair, chaud, nerveux. Mais pas mon sperme... Juste une annonce à cause de l'interdit. S'il avait laissé la porte ouverte, ça aurait été plat. Là, c'est tendu, c'est cru. C'est parfait.
Il termine son examen visuel.
— Je vais vous insérer la sonde, elle est fine, et enduite d'un gel tiède. Cela dure quelques minutes.
Il prépare la sonde ajuste l'écran, le gel glisse sur ses gants, elle ferme les yeux, elle inspire, mais son souffle tremble légèrement.
Son visage s'est teinté d'une rougeur discrète, elle sent observée, exposée, associant cet acte à un jeu pouvoir.
Je la vois tentée de se concentrer sur l'écran, sur les mots du médecin, mais tout devient flou, elle est présente, mais comme traversée par quelque chose qu'elle ne contrôle plus, et là elle jouit.
Le médecin ne dit rien, il ajuste ses gestes ralentis, laisse le silence s'installer.
Elle ferme de nouveau les yeux, ne cherchant pas à penser à ce qu'elle vient de faire, elle ne voulant pas nommer ce trouble.
Puis, il le retire. Il le repose derrière lui. Il prend des notes. Et passe à l'étape suivante.
— On va poursuivre avec l'examen rectal pour évaluer la masse pelvienne, puis je vous mettrais l'anuscope pour voir si tout va bien, si vos organes ne sont pas touchés, et aussi parce que vous pratiquez régulièrement la sodomie.
Vous avez bien fait le lavement ?
— Oui.
— Tournez-vous sur le flanc gauche. Repliez la jambe droite contre la poitrine.
Elle obéit. Elle connaît cette position, nous l'utilisons. Elle sait que ça passe mieux de cette manière. Elle prend une grande respiration.
Moi, je suis là, planqué, minable, à l'observer à travers cette serrure, il se décale légèrement, comme s'il voulait que je vois toute la scène. Il lui écarte les fesses et lui rentre son doigt.
— Détendez-vous, dit-il.
Son souffle se modifie, son corps se relâche. Cette vision me trouble plus que ce geste lui-même.
— Vous êtes toujours tendue. Essayez de relâcher... ça passera mieux.
Elle sent son doigt entrer. Il prend son temps.
Il regarde son visage. Il commence son exploration. Elle ne sait plus si c'est un jeu ou un vrai examen.
Elle sait juste qu'elle est pénétrée et regardée.
— Parfait, je vais maintenant vous insérer l'anuscope.
Avez-vous déjà pratiqué cet examen ?
— Non.
— Pour un meilleur effet de détente pour vous introduire l'anuscope, la position la plus adaptée serait de vous mettre à genoux, les fesses reposant sur les talons au bord de la table, le buste penché vers l'avant, les bras étendus ou le long du corps, le front et la poitrine posés contre la table examen.
Elle se lève, se place comme il lui a demandé.
Cette posture, on la connaît bien : c'est celle de l'offrande, décrite dans le Kamasutra comme prélude à une pénétration anale. Elle la maîtrise parfaitement, habituée à être prise ainsi, sex-toy en main, plug déjà en place.
Je ne pensais pas la voir dans cette position de soumission ici. C'est au-delà de ce que j'imaginais.
Un sourire se glisse sur mon visage. J'aime la voir soumise dans cette posture, ça lui fait ressortir un cul magnifique parfaitement arrondi.
Son bassin se soulève, mécaniquement. Elle sent la mémoire de ses muscles, la trace de nos jeux. Le gynéco ajuste la lampe. Il parle technique, et ses gestes sont précis. Il effleure le bas de son dos pour la repositionner.
Il tient l'objet dans sa main, le présente avec calme. Il lui explique, la procédure. C'est un instrument court, rigide, à peine plus large qu'un doigt. Mais dans ce contexte, il semble immense.
Elle le fixe sans broncher, silencieuse. Et je sais exactement ce qui lui traverse l'esprit : ça ne dépasse pas la taille de son plug, celui que je lui enfonce régulièrement, sans ménagement.
Moi, je suis comme un fou derrière cette porte, le summum du voyeurisme.
Je vis l'acte par procuration en m'imaginant derrière elle.
Il approche l'anuscope de son anus, le pose, le laisse frôler en décrivant de petits cercles.
Il ne force rien. Il attend que son corps dise oui, que l'ouverture cède, qu'elle l'accueille. Quand ça glisse enfin, il pousse lentement, avec précision. Le gel est tiède, son geste sûr. Elle ne bouge pas, retient son souffle, grimace, s'ouvre. Son corps se souvient, s'ajuste, accepte. Elle aime cette douleur-là, celle qui pique, qui brûle un peu, qui fait vibrer. Une sensation familière, différente, mais proche de ce petit objet discret que je lui glisse souvent entre ses fesses, comme un secret bien gardé.
Et cette reconnaissance la trouble, ses nerfs semblent s'éveiller, ses muscles se tendent et s'adaptent. Elle ne s'attend pas à ce que cela revienne aussi fort aussi clair dans ce cadre clinique.
Et soudain, sans prévenir, un son lui échappe.
Elle ouvre les yeux brusquement. Son cœur bat plus vite, elle ne sait pas si le gynéco l'a entendu, il ne relève pas. Elle ne sait pas si je l'ai perçu. Mais elle sait que ce son, ce fragment d'elle, a franchi une limite.
Je vois juste assez, son dos, sa posture, le silence.
Le murmure du médecin.
Et soudain, une pensée inavouable me traverse. J'imagine le gynéco l'agripper, ouvrir sa braquette et la prendre autrement.
Et ce besoin de la voir offerte me trouble, elle me dégoûte autant qu'elle me fascine. Je ne sais pas si c'est du désir ou de la jalousie. Je ferme les yeux, prisonnier de ce que je ressens, de ce que j'imagine. Elle est entre deux rôles : patiente et amante, objet d'attention clinique et fantasme incarné. Et je me rends compte que je ne veux pas qu'il la prenne, mais que je veux que ça soit quelqu'un d'autre qui la prenne à ma place. Je veux la voir emportée, bouleversée, prise par cet orifice. Cette pensée me rend coupable. Mes couilles me font mal, j'ai une envie pressante de me soulager.
Le gynéco ajuste la lampe, puis s'approche. Sa voix est posée, presque trop neutre.
— Pour mieux voir, je vais poser mes mains sur vos fesses. Est-ce que vous êtes d'accord ?
— Oui.
Ses fesses se soulèvent légèrement, comme pour l'inviter. Il pose ses mains sur sa croupe fermement, de manière assurée. Elle tressaille.
Je retiens mon souffle. Je vois ses reins se cambrer, ses cuisses s'écarter juste assez. Je devine le frisson qui la traverse, cette onde qui n'a rien de médical. Le gynéco ajuste l'anuscope. Elle serre les poings. Et moi, voyeur consenti, je regarde chaque geste, chaque hésitation. Ce n'est plus juste elle qui est exposée, c'est un jeu subtil entre nous trois.
Il lui retire l'instrument, d'un geste propre, mais chargé d'un reste de tension.
— Voilà. Vous pouvez vous rhabiller.
Elle ne bouge pas tout de suite. Elle reste un instant figée, à genoux, comme si son corps hésitait à quitter cette posture. Puis elle se redresse, les bras d'abord, puis le dos, les épaules, les hanches. Elle se tient droite, nue, offerte à la lumière douce de la pièce. Et moi, derrière la porte, je cherche son visage. Et là, elle me regarde. Droit dans l'œil, ou plutôt, dans la serrure. Elle sait exactement où je suis. Elle me sourit, un sourire qui dit : tu as tout vu ! As-tu aimé ? J'ai été soumise, et je t'ai tout montré. Mon cœur cogne, ce sourire me transperce. Elle se penche pour attraper sa chemise et son soutif. Et moi, je détourne les yeux par respect, parce que ce sourire m'a déjà tout donné. Le temps qu'elle se rhabille, le gynéco met de l'ordre dans la pièce. Il ouvre la porte et ils sortent ensemble.
Il lui explique, ce qu'il a constaté sur son endométriose, son évolution, il lui propose des solutions.
Puis, il tourne son regard vers moi. Comme s'il m'avait toujours su là, derrière la porte, derrière la serrure, derrière les souffles retenus.
— Je vais m'adresser à vous en tant que sexologue.
Je vous ai senti derrière la porte. Ce regard, cette tension. Ce jeu. Je l'ai bien compris entre vous. Et je vous ai laissé faire.
— Effectivement, je le reconnais, je m'en excuse, mais c'était plus fort que moi, il fallait que je vois.
— Je comprends, la sexualité ne se limite pas à la pénétration. Le désir, le jeu, les caresses, les regards... tout compte. Je pense à celles qui n'ont pas de bras pour les tenir quand leur corps les trahit. Et vous, vous me semblez être un couple à l'écoute, c'est très bien.
Je me suis figé. Comme un enfant pris la main dans le bocal à biscuits. Pris, mais pas puni. Juste vu.
— Je respecte ça. Tant que ça ne nuit pas à la bonne marche de l'examen, tant que le cadre reste clair, je n'ai rien à redire. Au contraire. C'est une bonne chose, parfois, d'essayer de se réinventer face à ce genre de problème. De ne pas rester figé dans le protocole. De chercher... autrement.
Je n'ai rien dit. Je n'ai pas osé. Mais en moi, ça bouillonnait. De gêne, oui. Mais aussi de gratitude et d'excitation. J'étais soulagé, il avait vu. Il nous avait compris. Et il nous n'avait pas jugé.
Nous le remercions, presque trop poliment. Comme si les mots pouvaient recouvrir ce qui vient de se passer. Il nous sourit, nous accompagne jusqu'à une autre porte qui donne directement sur le palier. Une sortie sans croiser les autres patientes.
Il ouvre. Nous passons. Il referme doucement derrière nous. Et là, dans le silence du couloir, elle se tourne vers moi. Son regard plein de malice, elle glisse sa main sur mon sexe, encore tendu.
— Je vois que tu n'es pas encore redescendu.
— Viens, suis-moi.
Nous mentons au dernier étage. Deux portes : à droite, un appartement. À gauche, l'accès au toit, avec ce renforcement pas tout à fait un mur, juste assez pour créer une ombre, mais pas assez pour se cacher.
Sa main revient sur mon sexe.
— Je vais te prendre en bouche ici, pour te remercier du plaisir que tu m'as donné avant mon rendez-vous et durant.
— Tu as trop attendu. Il faut que je te soulage.
Le renforcement nous protège à moitié. Si quelqu'un sort de l'appartement en face, il nous verra.
Elle ouvre ma braguette, déboutonne mon jean, le fait glisser avec le boxer. Mon sexe se libère de cette camisole, se dressant devant elle.
Elle s'agenouille, ses doigts trouvent mes couilles. Elle les soupès, les détend, sent qu'elles sont lourdes et pleines. Elle me mastube, puis la met en bouche, et l'engloutit comme si elle voulait me vider jusqu'à l'os. Elle ferme les yeux, aspire, joue avec sa langue comme une garce qui sait ce qu'elle fait. Elle me tient les hanches pour m'empêcher de bouger, en m'imposant son rythme. Je grogne en silence, je serre les dents, je veux jouir, là, maintenant, au fond sa gorge.
Elle me regarde en coin, la bouche pleine, salive de partout, et elle me sourit.
Un sourire de femme qui sait qu'elle a le pouvoir. Je sens la montée, violente, sans appel. J'agrippe sa tête, j'enfonce ma queue au fond, lâche la purée. Ma giclée, chaude, épaisse, salée lui tapisse le fond de la gorge. Elle avale tout, pas le choix, gardant ma bite en bouche comme si elle voulait me finir jusqu'à la dernière goutte. Et puis elle se redresse, tranquille, sûre d'elle. Elle me regarde, et m'embrasse, un baiser au goût de foutre sur les lèvres qui dit : C'est moi qui t'ai pris. Je remonte mon boxer, encore tremblant, encore à elle. Et nous redescendons. On n'a pas parlé. Juste ce silence lourd, ce truc entre nous. On a traversé le parking, claqué les portières, et nous sommes rentrés chez nous.
On a parlé tout le long du trajet. Pas de banalités. Juste ce qui venait de se passer. La visite chez le gynéco et de mon fantasme qui a dépassé mes attentes. De sa délicieuse conclusion. On a aussi parlé de cette merde d'endométriose. De ce que ça flingue. De ce que ça oblige à réinventer. Le corps qui dit non, le désir qui insiste. On a parlé comme deux gens qui veulent encore baiser malgré les embûches.
Des façons de se faire du bien autrement. Moins classiques. Plus tordues. Mais qui cognent juste comme on le souhaite.
Et ça, c'est déjà beaucoup.
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thecla
19 septembre 2026 à 08:17
Merci
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Dhl69
18 septembre 2026 à 06:16
Très joli récit. Merci
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Nonaill
17 décembre 2025 à 08:00
C'est magnifique !
J'ai beaucoup apprécié cette lecture, très agréable à lire sur ce site. Merci d'apporter un peu de visibilité sur ce trouble
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