Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Crème fouettée — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Crème fouettée
Chapitre 5
Le camion de livraison arrive pendant que j'attends patiemment sur le seuil de la porte d'entrée. C'est devenu mon quotidien depuis que je vis avec la famille Baschet. Je salue poliment le livreur et vérifie la commande une dernière fois avant de signer. L'homme repart ensuite avec son véhicule pour finir sa journée de travail.
En faisant l'aller-retour entre l'entrée et la cuisine, j'aperçois le SUV bleu de Lionel qui se dirige vers le garage. Je continue ma tâche de travail sans être distraite le moins du monde. J'ai de la chance, car il me reste un dernier cageot à amener en cuisine.
En rangeant les légumes dans le réfrigérateur, j'entends la porte qui donne accès à l'intérieur du garage s'ouvrir puis se refermer : Lionel vient d'entrer dans la maison.
— Je suis rentré, dit-il d'un ton calme comme à son habitude.
Sans un mot, je ferme le tiroir des légumes pour m'occuper du tiroir des fruits. Les pas de Lionel résonnent sur le sol du salon.
— Angeline ? Tu es là ?
Je soupire d'agacement avant de lui répondre d'une voix froide :
— Je range les courses, Lionel.
— Il me semblait bien t'avoir aperçu dehors, c'est pour ça.
Eh bien ! je suis là à présent…
Je me redresse après avoir rangé les pommes, puis ferme la porte du réfrigérateur. Je ramasse les cageots vides et quitte la cuisine tout en le dépassant sans lui accorder un seul regard.
— Angeline, commence Lionel.
Je trace ma route tout en l'ignorant royalement. Je dépose les cageots vides dehors, à côté de la porte d'entrée, pour que la société de livraison vienne les récupérer demain matin. De retour à l'intérieur, je fais face à Lionel. Je décide de le dépasser, mais ce dernier n'est pas du même avis. Il enroule ses bras autour de ma taille et plaque mon dos contre son torse. Il plonge sa tête dans mon cou pour humer mon parfum naturel.
— Angeline, quand est-ce que tu finis de me faire la tête ? soupire-t-il. Cela fait presque une semaine. Tu me manques.
Je frémis à ces mots, mais serre les poings. Il ne faut pas que j'interprète mal sa phrase. Ce qu'il faut décoder c'est : j'ai envie de baiser avec toi !
Le souffle chaud de Lionel caresse ma peau. Il dépose ses lèvres sur mon cou pour me donner plusieurs baisers. Mon corps réagit instantanément : le sale traître ! Mon amant commence à suçoter ma peau avec envie. Je sens mon entrejambe palpiter de plus en plus fort. J'ai envie de me laisser aller dans ses bras… Oui, j'ai envie de lui moi aussi. Cependant, je lui en veux toujours de ne pas me considérer comme une vraie femme.
Je profite du moment où il est concentré dans le creux de mon cou, pour me dégager de ses bras.
Sans me retourner, je lui lance d'une voix fatiguée :
— Il faut que j'aille réviser, désolée.
Et sur ce, je monte à l'étage.
La sonnerie retentit, annonçant la fin de la journée au lycée. Je range mes feuilles de cours et ma trousse dans mon sac tout en lorgnant vers Alizée qui glousse avec sa bande de pintade. Je la hais toujours autant cette fille !
Benjamin vient à leur rencontre tout en attirant Alizée à part. J'ignore ce qu'il lui raconte, mais Alizée semble pressée de sortir de la classe avec ses copines. Chose qu'elle fait d'ailleurs en faisant un bisou rapide sur la joue de son copain en guise d'au revoir. Je souris discrètement, heureuse de remarquer que Benjamin n'est plus la priorité de ma pire ennemie. Ma vengeance contre cette salope commence maintenant !
J'ajuste la bretelle de mon sac sur l'épaule, ajuste ma queue de cheval à l'arrière de ma tête et m'approche de mon ex petit-ami. Ce dernier affiche une expression déçue avant de m'apercevoir.
Il me lance un regard étonné.
— Angeline ?
— Salut, Ben ! Je sais que cela ne me regarde pas, mais tout va bien avec ta copine actuelle ?
Son regard se porte à nouveau vers la sortie de la classe avant de revenir vers moi.
— C'est si évident que ça ? me demande-t-il.
Je hoche la tête pour confirmer que oui. Il soupire tout en passant la main dans ses cheveux bruns foncés.
— J'ignore si c'est l'approche du Bac qui la met dans tous ses états, mais elle sort beaucoup avec ses amies en ville ces derniers temps.
— Ah, tu crois ? dis-je en faisant semblant de m'intéresser à son histoire.
— C'est ce qu'elle me dit, du moins. Et sinon, toi ça va ? Tu daignes enfin à me parler !
À qui la faute ?!
Bien sûr, je m'abstiens de lui cracher ça au nez. Je lui souris de toutes mes dents.
— Je vais très bien. Je réussis à m'organiser au niveau des révisions. Un coup, c'est les révisions pour le Bac, et ensuite c'est au tour de ceux de mon concours pour l'école de cuisine.
— Je suis sûr que tu vas réussir les deux. La cuisine a toujours était ton rêve.
J'y crois encore c'est vrai, mais quel sera le prix à payer pour y arriver ? Un vent de nostalgie me submerge, si seulement je pouvais remonter le temps…
Je secoue la tête pour me reprendre.
— Heureusement que le père d'Alizée me loge, sinon je ne sais pas ce que je serais devenue à l'heure qu'il est.
— Attend ! Tu vis chez Alizée ?!
Je prends un faux air étonné.
— Oui. Alizée ne te l'a jamais dit ?
Même si je connais déjà la réponse à ma question…
Benjamin est abasourdi par la nouvelle, son regard se perd dans le vide. Eh oui ! Ta copine te cache énormément de choses !
Je me penche en avant pour scruter son visage.
— Ben ? Est-ce que tout va bien ? Réponds-moi, tu es devenu pâle si soudainement.
— Je l'ignorais, finit-il par articuler.
Il me fixe alors méchamment.
— Si tu n'avais pas coupé les ponts avec moi, aussi, j'aurais pu t'aider !
— C'est vrai, mais tu étais trop occupé à rouler des pelles à Alizée. Dis-moi lequel de nous deux est le plus en tort dans cette histoire, Ben.
Il détourne le regard, gêné. Il sait parfaitement que j'ai raison sur ce point.
— Ben, lui dis-je d'une voix qui se veut douce. Je ne suis pas là pour me disputer avec toi. En fait…
J'hésite un instant, jouant mon rôle à la perfection.
— J'aimerais te montrer quelque chose, mais je ne sais pas si je dois le faire.
— Qu'est-ce que c'est ?
Je jette des regards nerveux autour de nous, avant de chuchoter :
— Il vaut mieux aller dans un endroit tranquille. Sinon, ça risque de te retomber dessus.
— Tu commences à m'inquiéter. Si c'est un endroit isolé que tu veux, j'en connais un. Suis-moi.
— Tu es sûr que…
Il m'attrape par la main et me tire vers l'extérieur de la classe.
— Tu as attisé ma curiosité, c'est trop tard maintenant, me dit-il en chemin.
Je ne peux m'empêcher de sourire malicieusement. S'il savait ce que je lui prépare…
Sans grande surprise, il m'emmène vers la piscine du lycée. Je repense à la fois où je l'ai surpris avec Alizée dans les vestiaires. Un désagréable arrière-goût d'amertume me gagne rien que d'y penser.
Étonnamment, nous ne nous dirigeons pas vers les vestiaires. Benjamin me guide à l'étage supérieur où se trouve le bureau administratif. Je me demande si c'est une bonne idée. Par soulagement, nous passons rapidement devant le bureau qui est fermé, tout en traversant un petit couloir. Nous bifurquons sur la gauche où deux portes se font face à face. J'ai à peine eu le temps d'apercevoir que ce sont des toilettes pour hommes et femmes, quand Benjamin ouvre la porte de celle des hommes et m'y entraine à sa suite.
Une fois dedans, il me lâche puis se dirige vers les lavabos. Après avoir inspiré bruyamment, il me fait face à nouveau.
— Ici, on sera tranquille.
— Euh, dans les toilettes ?
— Crois-moi, personne ne vient ici. Constate par toi-même. Tout est quasiment en bon état. Mon manager n'utilise jamais son bureau, il préfère être au bord de la piscine.
— Je vois.
Effectivement, l'état des lieux est très propre. Deux portes de toilettes se dressent face aux deux lavabos, où un miroir recouvre la surface du mur juste au-dessus d'eux. Benjamin a raison, ce lieu n'est pas du tout fréquenté, ça se voit à vue d'œil.
— Bon, qu'est-ce que tu voulais me montrer ? m'interroge mon ex tout en croisant les bras.
— Tiens, voilà.
Je lui tends mon téléphone portable avec la fameuse vidéo d'Alizée. Dès qu'il reconnait sa copine chevauchant un autre homme que lui, ses yeux s'écarquillent. L'épouvante se peint sur son visage. Pendant qu'il reste figé de terreur, les yeux fixés sur l'écran de mon portable, je dépose mon sac de cours sur le bord de l'un des lavabos.
— C'est pour cela que je voulais aller dans un endroit isolé, commencé-je d'une voix désolée, pour ne pas que cette histoire s'ébruite.
Benjamin me rend mon portable que je range et se tourne face au miroir. Il ouvre l'un des robinets et se mouille le visage. Le bruit de l'eau comble le lourd silence pesant entre nous.
Au moment où Benjamin referme le robinet, je m'approche timidement de lui.
— Ben ?
Les deux mains à plat de chaque côté du lavabo, il baisse la tête.
— Je ne m'attendais certainement pas à ça, me fait-il en riant nerveusement.
— Je suis désolée, Ben.
— Tu n'as pas à l'être. Tu n'as rien fait de mal.
Il se redresse et tourne la tête vers moi.
— Tu n'as jamais rien fait de mal. On n'a qu'à dire que c'est le retour du karma.
Je baisse les yeux, légèrement honteuse.
— Tu sais, Ben, j'ai envie de faire quelque chose de mal…
Je le regarde à nouveau avec détermination.
— Je veux me venger d'elle. Je veux qu'elle paye pour ce qu'elle m'a fait, pour ce qu'elle nous a fait !
— Nous avoir séparés n'est pas une bonne raison de se venger, tu sais…
— Tu as raison ! le coupé-je. Ce n'est pas la seule raison, mais l'une d'entre elles !
Mon ton exaspéré fait reculer Benjamin d'un pas. Je continue dans ma lancée :
— Est-ce que tu sais que c'est à cause d'elle que mes parents sont en prison ?
— Non, je n'étais pas au courant que c'était de sa faute. Qu'a-t-elle fait au juste ?
— Est-ce que tu connais l'homme avec lequel Alizée couchait dans la vidéo ?
— Non, pourquoi ?
— Cet homme travaille avec le père d'Alizée, il est aussi huissier de justice. Alizée a demandé une enquête sur l'entreprise de mes parents via cet homme, afin de révéler leurs méfaits au grand jour. En récompense, elle a couché avec lui.
— Comment le sais-tu ?
— J'ai enquêté de mon côté et j'ai trouvé son nom et son adresse.
Bien sûr, j'omets le passage où j'ai fouillé dans le bureau de Lionel pour avoir ces informations précieuses.
— Et tu sais quoi ? J'ai eu un tête-à-tête avec lui. Je lui ai montré la vidéo de ses ébats sexuels avec la fille de son collègue de travail. J'ai fait alors un deal avec lui : il devait tout me raconter contre la promesse de supprimer cette vidéo.
— Pourtant, tu me l'as montré cette vidéo. Tu ne l'as pas supprimé.
— Oui, c'est vrai. Mais, il croyait que la vidéo que je lui avais montrée était la seule et unique. J'ai voulu la divulguer à sa femme, mais elle venait tout juste d'accoucher de leur troisième enfant. Puis, ce n'est pas cet homme ma cible principale de toute façon.
Benjamin me scrute du regard mi-intéressé mi-effrayé. Je crois qu'il a peur de cette facette de moi-même où je m'exprime avec un regard rempli de haine. J'avoue que c'est amusant de le voir mal à l'aise.
Je lui prends les mains et ancre mes yeux dans les siens.
— Ben, je t'en prie ! Aide-moi à me venger d'Alizée ! Elle m'a enlevé mes parents, mon foyer, mes amis et toi. Tu as bien vu que ce n'est pas la fille qu'elle prétend être !
Benjamin est en proie à un gros dilemme intérieur, ça se voit sur son visage. Je devine qu'il hésite grandement, pesant le pour et le contre. Dans ce cas, je vais devoir passer à la vitesse supérieure pour le convaincre de me suivre sur cette voie.
Je libère ses mains et plaque le plat des miennes sur son torse musclé. Il a de nouveau un mouvement de recul, mais je ne le laisse pas s'échapper et colle ma poitrine contre lui. Benjamin est à présent coincé entre le mur et moi.
— Angeline ! Je sais que je suis le pire des salauds pour ce que je t'ai fait. Pourquoi veux-tu que je t'accompagne dans ta vengeance ? Je te rappelle que je suis ton ex, plus ton copain !
Il ne me laisse plus le choix…
Je glisse rapidement l'une de mes mains vers le bas et lui caresse son sexe à travers le tissu de son pantalon. La réaction de sa virilité est immédiate.
— Attends, qu'est-ce que tu fais ? Haa…
Il gémit sous les caresses de mes doigts. Je dis tout bas, en souriant victorieusement.
— Justement, je ne suis plus que ton ex. Après tout, tu aimes tromper tes copines. Alors cette fois-ci, trompe Alizée avec moi. Je tirerai un trait sur ce que tu m'as fait auparavant avec elle. Cela te va ?
Pour toute réponse il soupire de plaisir sous ma main entre ses jambes.
— Si tu ne peux pas me répondre maintenant, je vais demander à ton corps plutôt.
Sans attendre mon reste, j'ouvre habilement son pantalon et libère son sexe en érection de son boxer. Benjamin hoquette de surprise.
— Attends, Angeline, je… Haa oui !
Je me suis entre temps mise à genoux devant lui pour le prendre sans tarder en bouche : il ne faut pas qu'il m'échappe !
Je fais des va-et-vient sur sa longueur avec des mouvements de tête rythmés. Ma main est accrochée autour de l'une de ses cuisses de nageur tandis que la deuxième maintient son sexe au niveau de ma bouche. Je le suce goulument, recouvrant son sexe de ma salive à chaque passage. Sa queue est plus courte, mais plus épaisse que celle de Lionel. J'ai l'impression que je vais me déboîter la mâchoire tellement qu'elle est grosse ! Et pourtant, je prends un plaisir à sucer sa queue qui le fait gémir d'une voix d'outre-tombe. Ses soupirs résonnent en écho dans les toilettes, accompagné par le son de ma fellation que je lui prodigue.
Il se détend enfin, ses mains viennent se poser sur ma tête pour suivre ses mouvements. Ses hanches ondulent à la même cadence que mes allers-retours sur son sexe.
— Haa, Angeline… c'est tellement bon !
Je le sens accélérer de son côté, sa queue grossie de plus en plus dans ma bouche : il va bientôt venir.
Soudain, il saisit fortement ma tête vers lui et m'enfonce son sexe au fond de la gorge. À moitié étouffée, je pleure de douleur tellement que ça me fait mal. Je sens ses jets de jouissance me remplir la gorge tandis qu'il grogne au-dessus de moi. J'avale avec difficulté sa semence chaude au goût amer.
Une fois vidé, il me libère enfin. Je retrouve enfin de l'oxygène. Je tousse en amenant ma main sous la gorge pour me masser l'endroit endolori par son sexe.
Je lève les yeux pour croiser son regard perdu au septième ciel.
— Angeline, c'était…, commence-t-il sans finir sa phrase.
À l'aide de la manche de mon uniforme scolaire, je m'essuie la bouche et me lève. Je fais glisser le bout de mon doigt sur l'un de ses pectoraux d'une manière sensuelle.
— C'était bon, n'est-ce pas ? lui susurré-je. C'était ta première fois sans capote ?
— Oui. Alizée ne veut jamais le faire sans.
— Je suis contente d'être la première à te le faire sans.
Il caresse l'une de mes joues tout en me lançant un regard énamouré.
— Si tu savais à quel point j'ai fantasmé ce moment avec toi. Je ne suis pas déçu.
Il prend mon visage à deux mains pour me rapprocher de lui.
— Tu m'as demandé de t'aider contre Alizée, ma réponse est oui. Oui je vais t'aider, Angeline. Car je ne t'ai jamais oublié !
Benjamin plonge sur mes lèvres et m'embrasse d'un baiser qu'il ne m'avait jamais donné auparavant. Son baiser est passionné et désespéré à la fois. Si seulement Lionel…
Ne pense pas à lui, Angeline ! Ce n'est pas le bon moment pour ça !
Oui, il faut que je me souvienne du pourquoi je suis là : me venger d'Alizée Baschet ! Et c'est avec son petit-ami, anciennement mon ex petit-ami, que je me vengerai d'elle !
Mon nouvel acolyte me libère enfin de son étreinte.
Je demande tout en ayant toujours le souffle coupé :
— Veux-tu connaître la sensation d'être à l'intérieur de moi sans préservatif ?
— Oui, j'aimerai beaucoup, me dit-il, les yeux assombris de désir.
— Dans ce cas…
Je me place face aux lavabos et intercepte le regard de Benjamin dans le miroir. Sans le quitter des yeux, je fais glisser ma culotte le long de mes cuisses jusqu'aux chevilles. Benjamin ne perd pas une seule miette du spectacle que je lui offre sur un plateau d'argent. Je retire l'un de mes pieds de mon sous-vêtement pour me libérer de son emprise et remonte ma jupe pour lui laisser entrevoir mes fesses.
— Alors ? La vue te plaît ?
— Tu ne peux pas imaginer à quel point je l'adore !
Je me lèche les lèvres sensuellement dans le but de le provoquer davantage.
— Qu'attends-tu, alors ? Prends-moi tout de suite !
Il ne faut pas lui dire deux fois ! Benjamin se place derrière moi et frotte son sexe à nouveau au garde-à-vous contre mes fesses. Mon entrejambe palpite d'excitation sous la chaleur de sa virilité. Je languis de découvrir la sensation de l'avoir en moi avec cette épaisseur.
Benjamin glisse facilement un doigt puis un autre en moi. Je gémis sous son doigté.
— Tu es si mouillée, Angeline. Cela m'excite de savoir que c'est moi qui te mets dans cet état. Mais, dis-moi, tu n'es plus vierge ?
— J'ai l'air d'être toujours vierge à ton avis ?
Benjamin profite pour replier ses doigts à l'intérieur de moi. Je lâche un cri de surprise.
— Je me demande qui c'est ? me questionne-t-il tout en faisant danser ses doigts en moi.
Je me tortille tant bien que mal sous cette douce torture.
— Vaut mieux pas que tu le saches, lui dis-je avec grande difficulté. Maintenant, baise-moi, Ben ! Je te veux en moi !
Il retire ses doigts pour les lécher, puis place son gland à l'entrée de mon sexe mouillé.
— Peu importe qui t'a défloré… c'est moi qui vais te baiser à présent !
Et il s'enfonce tout au fond de moi. Je hurle de plaisir. Son sexe est si énorme ! Benjamin se retire et pénètre à nouveau en moi. Il réitère encore trois fois lentement, mais puissamment, puis accélère le rythme de ses hanches par la suite.
Il saisit mes fesses pour mieux aller en profondeur à l'intérieur de mon sexe.
— Bordel, Angie ! C'est tellement bon d'être en toi !
L'entendre m'appeler par le surnom qu'il me donnait autrefois, décuple mes gémissements de plaisir. Sa queue est trop délicieuse ! J'en veux encore !
Je bouge mes hanches à la même cadence que ses coups de reins. Nos gémissements résonnent dans les toilettes et je soupçonne même qu'on puisse nous entendre depuis le couloir. Je me lâche comme jamais. Les cuisses de Benjamin claquent fortement contre mon cul.
J'observe mon amant dans le miroir, son visage est si sauvage à cet instant ! Je me penche en avant pour changer l'angle de ses pénétrations. Cette sensation nouvelle fait apparaître un « O » sur les lèvres de Benjamin. Moi, j'aime cette position, j'y ressens beaucoup de délicieuses sensations.
De là où je suis, j'aperçois mes fesses rebondir sous les coups de reins de mon partenaire. Je me mords la lèvre devant cette vision érotique de mon corps. Et puis l'expression de mon visage… C'est donc à ça que je ressemble quand je me fais prendre ?
Benjamin passe un bras sous ma cuisse gauche et la soulève. Il se déplace légèrement sur la droite pour faire pivoter mon bassin. Je glisse mon bras gauche derrière le cou de Benjamin pour ne pas perdre l'équilibre. Je ne connaissais pas cette position, elle est un peu embarrassante quand je vois ce qu'il en est dans le miroir. Cependant, l'angle de ses pénétrations est tout simplement… DIVIN !
Je gémis de plus belle. Benjamin se tient toujours derrière moi, soutenant ma cuisse d'un bras, sa main tenant fermement ma hanche droite.
— Haa ! Ben ! C'est trop bon ! Haa !
— C'est réciproque, ma belle ! Ta chatte est si serrée ! Je ne vais pas tarder à jouir !
— Haa ouii ! Jouis en moi, Ben ! Haa ! Tu peux !
— Vraiment ? Tu ne vas pas tomber enceinte si je le fais à l'intérieur ?
— Haa ! Non ! Haa ! C'est sans… Haa ! Danger !
— Très bien. Comme tu le voudras !
Il m'enfonce sa queue plus en profondeur. Son rythme s'accélère. Je gémis à m'en briser les cordes vocales.
— Ben ! Haa ! Je vais ! HAA ! Je vais jouir !!!
— Moi aussi, Angie, moi aussi !
Les va-et-vient qu'il me procure sont exquis ! Je perds de plus en plus pied. Son sexe grossi de plus en plus en moi… puis libère sa semence. Je hurle à m'en percer les tympans, tellement que mon orgasme est puissant.
Ma tête tombe sur l'épaule de Benjamin pendant qu'il termine de se déverser à l'intérieur de mon sexe. Je sens son sperme me remplir, chaud et collant. C'est la deuxième fois qu'un homme éjacule en moi.
Nos corps tremblent sous l'effet encore présent de l'orgasme. Benjamin se retire enfin, trempé de mon jus de jouissance. Je grogne de douleur à cause de son épaisseur hors-norme, mais sa taille me manque déjà. Mon partenaire sexuel dépose délicatement ma jambe au sol et me rattrape in extrémis avant que je perdre l'équilibre. Il me tourne doucement vers lui et arrange une mèche de cheveux qui s'est échappé de ma queue de cheval durant nos ébats, derrière l'une de mes oreilles. Son sperme coule entre mes jambes, pendant que je remets ma culotte en place.
Dès que je croise à nouveau ses yeux, son visage s'illumine de bonheur.
Dès que je croise à nouveau ses yeux, son visage s'illumine de bonheur.
— Tu es encore plus magnifique après le sexe, Angie.
Je rigole à l'entente de ces mots.
— Il faudrait que je le fasse plus souvent, c'est bien ce que tu insinues ?
— Si c'est avec moi, je ne dirais pas non. Qu'en penses-tu ?
— Mmm, je ne sais pas. C'est quoi ton argument pour faire pencher la balance ?
— De prendre ton pied tous les jours ? Et puis…
Il désigne d'un geste rapide la pièce où nous sommes.
— Nous avons déjà notre coin pour baiser, que veux-tu de plus ?
— Eh bien, tu m'as convaincu, Ben. Je vais te débloquer de mon téléphone pour qu'on puisse se retrouver en secret ici. Pour parler de ma vengeance et comme tu l'as dit aussi, pour baiser.
Finalement, tout se passe comme je l'avais prévu. Mon plan contre Alizée est désormais mis en place. Benjamin est l'un des piliers de ma revanche. Je savais qu'il éprouvait encore des sentiments pour moi, je comptais dessus pour le rallier à ma cause. Par contre ce que je n'avais pas prévu… c'est qu'il pleuve des cordes dehors !
Après ma partie de jambes en l'air avec mon ex, nous nous sommes séparés chacun de notre côté pour ne pas éveiller les soupçons sur notre rencontre. J'ai besoin qu'il soit encore le petit-ami d'Alizée aux yeux de tous. Il faut qu'il le reste jusqu'au bal de fin d'année, sinon tout ce que je mets en œuvre ne servira à rien.
Sans parapluie, je quitte le lycée pour rejoindre mon arrêt de bus. Heureusement pour moi, il y a un abri pour attendre. Ce qui m'inquiète le plus c'est… après.
Une fois arrivée à destination, je descends du bus pour entamer les quinze minutes de marche qui me séparent de la maison des Baschet. Quelle idée d'avoir une propriété aussi loin de la route principale !
Mouillée jusqu'aux os, j'arrive toute grelotante sur le palier de l'entrée de la maison. Je cherche désespérément mon trousseau de clés au fond de mon sac et l'en sors rapidement. J'ouvre la porte et entre. Je tremble de la tête aux pieds.
Je me presse vers les escaliers quand Lionel apparaît depuis le salon.
— C'est toi Angeline ? Comment s'est passé ta… Mon Dieu ! Tu es totalement trempée ! Il faut que tu te sèches avant d'attraper un rhume !
Il se précipite à l'intérieur des toilettes, situé à côté de l'entrée, pour en ressortir avec une pile de serviettes.
Je jette un coup d'œil aux dites serviettes et regarde Lionel en haussant les sourcilles.
— Lionel, ce sont des serviettes pour s'essuyer les mains, pas le corps entier.
— Cela reste des serviettes, me gronde-t-il.
Je soupire devant son comportement paternel.
— Je n'en ai pas besoin, marmonné-je entre les dents.
Je lui tourne le dos et continue d'avancer vers les escaliers. Soudain, je sens une main se refermer sous mon bras et me tirer en arrière.
Je pivote pour faire désormais face au regard noir de Lionel.
— Très bien ! Tu n'en fais qu'à ta tête ? Alors je ferai de même avec toi ! dit-il d'une voix glaciale.
Lionel n'avait jamais pris un ton aussi menaçant devant moi. Je ne sais pas si je tremble de froid ou si je tremble de peur à cet instant. Tout ce que je sais, c'est que je ne reconnais plus l'homme que j'admirai jusqu'à présent. Pourquoi est-il si en colère ?
L'adrénaline me gagne, mon sixième sens me dit de fuir le plus vite possible. Alors, prenant mes jambes à mon cou, je lâche mon sac et tente de m'enfuir. Mais Lionel est plus rapide. Il me rattrape et me plaque au sol. Il s'assoit en califourchon sur le bas de mon dos pendant que je me débats follement.
— Laisse-moi partir ! lui sommé-je hors de moi. Tu n'as pas le droit de me faire ça !
— Non, je ne te laisserai pas partir, vilaine fille.
J'entends un petit son métallique pendant qu'il maintient mes mains au-dessus de ma tête. Il les attache avec la ceinture de son pantalon qu'il vient de déboucler.
Je sens la bosse de son excitation se frotter contre mon dos au moment où il se penche en avant pour m'annoncer d'une voix rauque :
— Ma patience a des limites, Angeline. Tu vas vite l'apprendre à tes dépens.
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Commentaires ()
On s'imagine avec les personnages et on se voit vivre l'histoire avec eux...
Vivement la suite !