Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le voyage d'Olivia en pays dissolus — Chapitre 1 · Raphaël, le libertin immodéré
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le voyage d'Olivia en pays dissolus
Chapitre 1 · Raphaël, le libertin immodéré
Suite à mes premiers écris, vous avez été quelques-uns à me questionner sur qui et comment j'étais. Difficile pour moi d'aligner les adjectifs ou autres indiscrétions sur ma vie privée. Pourtant, par moments, je m'en sentirai presque capable.
Femme sage et réservée comme vous avez dû le comprendre, j'ai malgré tout eu très tôt un intérêt pour la sexualité. Cependant, tout ce qui pouvait être tabou à la lumière de notre société, je me devais de trouver cela anormal et dégradant.
Malgré tout, il y a quelques années, j'ai commencé mon voyage en pays dissolu suite à la lecture d'un livre : la vie sexuelle de Catherine M. Même si ce dernier était bien plus "violent" que bon nombre de mes fantasmes de l'époque, il a été une révélation. Il était donc possible de transformer certaines des images qui me hantaient en authentiques moments.
Je me décidais alors de me mettre en quête de tout ce qui pourrait alimenter ma soif de savoir et de sensation en matière de sexe.
Mes lieux de recherche favoris étaient le Net avec les tchats et les clubs libertins. En effet, vivant sur Lille, nous avions bon nombre de clubs sur la région et cela sans parler de la Belgique difficilement égalable...
Mes lieux de recherche favoris étaient le Net avec les tchats et les clubs libertins. En effet, vivant sur Lille, nous avions bon nombre de clubs sur la région et cela sans parler de la Belgique difficilement égalable...
Je vous raconterai donc quelques-unes de ces aventures, comme celles de Raphaël, le libertin immodéré, de Jérémy ou le vice dans la peau, ou encore celle d'Eric et son compère le vieux vicieux...
Avec le recul, je n'ai aucun regret et suis heureuse d'avoir réussi à dépasser mes tabous. Que de beaux souvenirs...
Toutefois, je compte bien aussi me lancer dans l'écriture de fictions dans chacune des catégories que l'on m'a proposées.
Avec le recul, je n'ai aucun regret et suis heureuse d'avoir réussi à dépasser mes tabous. Que de beaux souvenirs...
Toutefois, je compte bien aussi me lancer dans l'écriture de fictions dans chacune des catégories que l'on m'a proposées.
Sur ce, je vous laisse avec Raphaël, le libertin.
C'est au cours de mon premier mois de recherches que j'ai fait la connaissance de Raphaël. Impossible de ne pas sourire à l'évocation de ce dernier. Pour ceux qui ont pu lire, l'hôtel Grand Veneur, il ressemble beaucoup à Nicolas, mais en plus complexe, car ses facettes sont plus nombreuses, il arrive toujours à me déstabiliser. Je l'ai revu il y a peu, cela faisait un moment que nous ne nous étions pas croisés. Des lunettes et quelques cheveux blancs, mais toujours le même hormis cela. Nous avons évoqué avec plaisir bon nombre de souvenirs... et sommes restés incrédules quant au nombre d'années, 13.
J'avais accroché avec lui dès le départ, car avec un tel pseudo, on pouvait déjà sentir son goût pour le jeu. Et puis, il évoquait clairement son amour pour la gent féminine, ses petits penchants fétichistes et son insouciance face aux convenances. J'avais 30 ans et lui 38 ans. Il dirigeait une boîte de communication locale, il était vraiment dans son élément. Au bout de quelques jours à dialoguer intensivement, il me dit avoir une amie coquine et que si j'avais vraiment le désir de goûter au triolisme, on pourrait se rencontrer tous les trois. Le défi était de taille pour moi, mon premier plan cul ne serait pas uniquement avec un homme, mais aussi avec une femme. Qu'à cela ne tienne, il fallait se lancer de toute façon.
Nous nous donnâmes rendez-vous en fin de matinée dans une galerie marchande. Nous nous étions brièvement décrit, lui grand brun et moi métisse d'1.70 centimètre à la silhouette "normale". J'étais arrivée la première sur le lieu de rendez-vous. Je m'étais habillée sobrement, mais légèrement sexy tout de même. Une jupe noire arrivant bien au-dessus du genou sans être mini-pour autant, un petit chemisier blanc légèrement ouvert, des escarpins et un manteau classique.
Je n'ai pas eu à les attendre longtemps et les reconnus de suite, même de très loin. Il m'avait dit que je les reconnaitrais aisément sans préciser pourquoi avec un smiley. J'hallucinais, de les voir avancer vers moi, à chaque pas, je me sentais encore plus insignifiante. Ils avançaient tels deux héros de film d'action vêtus chacun d'un imperméable beige à la Burberry. Leur allure était si déterminée et fluide, ils en étaient impressionnants. Ce qui me surprit et ce qui me fit sentir vraiment comme une petite chose était la taille incroyable de ma future compagne de jeu, Véro. En effet, elle égalait presque celle de Raphaël qui lui-même était déjà très grand, j'imagine qu'elle ne devait pas être loin des 1.80m (et cela sans talons). Ils étaient magnifiques, j'étais fascinée par la connivence que je pouvais déjà percevoir rien qu'à les regarder. Je me sentais mal, minuscule et si coincée, comme une petite souris provinciale venue à la ville.
Passé les premières bises, nous décidâmes de prendre un verre dans le petit bar de la galerie. Ils s'assirent du même côté sur la banquette et moi en face sur une chaise. Nous parlâmes de choses et d'autres et surtout de mes envies de découvrir un monde bien différent. Ils étaient charmants, souriaient à pleines dents, j'avais du mal à croire qu'ils n'étaient que des "amis" et non un véritable couple. Ils étaient si à l'aise au contraire de moi, ils se prenaient la main, se regardaient, s'embrassaient. C'était étrange et beau à la fois, tant de simplicité pour des gens mariés chacun de leur côté et qui ne semblaient pas craindre d'être reconnus...
Ils me regardaient aussi, chacun avec des yeux gourmands, je lisais dans leur regard leurs envies de me dévorer, le verbe n'est pas trop fort. Par un moment, Raphaël me caressait la main, voulait savoir si je me sentais à l'aise avec eux et si j'avais envie d'aller plus loin. Je dus dire qu'ils me semblaient fort sympathiques, mais qu'il était encore un peu tôt pour moi pour aller plus loin. Raphaël nous invita donc à déjeuner dans la brasserie d'en face.
Nous reprîmes les mêmes placements qu'au café, l'atmosphère s’était un peu détendue, enfin moi surtout peut-être à cause de la chaleur et de l'alcool. Ces deux-là continuaient de me troubler en s'embrassant à tout va. A un moment, Raphaël prit à nouveau ma main, ce n'était pas juste pour la caresser, mais il exerçait une certaine pression pour que je vienne à lui. Je le regardais avec de grands yeux ahuris qui disaient "non t'es pas sérieux" et les siens qui répondaient "oh si viens". Je cherchais aussi le soutien de Véro, un regard avec de la réprobation ou alors même un "je n'y peux rien", mais non, je n'y lisais que des encouragements. Je n'ai pas lutté longtemps, je me suis soulevée de ma chaise et j'ai accepté le baiser de Raphaël. Un simple baiser, mais ce premier baiser annonçait un peu la couleur de la relation que j'aurai avec eux, insouciante et décalée.
Je me rassis sûrement assez colorée, je jetais brièvement un coup d'œil à la salle pour voir si quelqu'un avait remarqué le petit jeu qui se déroulait à notre table. Aucun ne semblait offusqué ou médusé, j'en fus soulagée. Le reste du déjeuner se déroula sur les mêmes inclinaisons, il embrassait une fois l'une puis une fois l'autre. Cependant, plus le temps passait, plus j'avais hâte qu'il me rappelle à sa bouche et l'idée outrageuse de pouvoir finalement capter le regard d'un client ne me déplaisait plus tant que ça. Raphaël me demanda si j'avais envie de les accompagner à l'hôtel. Cette fois, j'étais enfin prête. Il partit régler l'addition tandis que nous les filles passions aux toilettes. Une fois à l'intérieur, nous éclatâmes de rire, heureuses d'avoir partagé ce déjeuner...
Véro s'approcha soudainement de mon visage et m'embrassa. Un baiser qui manquait dans notre jeu, nous n'avions pas été si loin. Je découvrais alors pour la première fois les lèvres d'une femme, exquise sensation de douceur... un peu plus entreprenante, Véro glissa sa langue entre mes lèvres et commença à me prendre par la taille. Un peu décontenancée par ses manières, je me laissais faire jusqu'à lui rendre la pareille...
— Et bien les filles, vous avez été longues... nous dit Raphaël en ajoutant un clin d'œil.
Nous partîmes tous les trois euphoriques en direction de l'hôtel.
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