Réel
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Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lana — Chapitre 13 · Cohabitation, Féminisation, émancipation
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Lana
Chapitre 13 · Cohabitation, Féminisation, émancipation
Cohabitation
Préliminaires,
Ma rentrée à la fac s'est bien passée. Début octobre, je passe enfin ma première nuit dans l'appart de mon amant. Il m'a offert une garde-robe féminine et me propose de vivre avec lui... Malgré mes craintes, finalement, j'accepte... Deux semaines plus tard, j'emménage chez lui... Je fais connaissance de son amie Béatrice, ma future coach féminité et dans la foulée, je découvre le triolisme...
Féminisation, émancipation...
Je sors de mon sommeil post-orgasmique, une dizaine de minutes plus tard, allongé de tout mon long dans le canapé la joue sur la cuisse de Béa. Philippe est endormi dans le fauteuil. Béa les yeux fermés, semble s'être assoupie, doucement, je me relève, j'aperçois le petit dragon gardien de sa vulve, elle brille des sucs de son excitation jusqu'ici stérile.
Je veux à mon tour lui donner du plaisir, je lui dois ma bonne jouissance de ce soir et peut-être celles à venir... Lentement, je glisse tel un reptile pour rejoindre le sien... Spontanément, son bassin glisse vers le bord du canapé, et elle ouvre en grand le compas de ses cuisses...
Impatiente, je la mange sans attendre, délicatement, sa cyprine est abondante, d'une saveur puissante, néanmoins exquise. Je savoure, elle gémit, mes turpitudes lui plaisent, elle s'abandonne à ma bouche gloutonne. Il temps que je la libère de sa tension charnelle accumulée ces dernières heures. J'astique vigoureusement son vagin, de deux doigts, tandis que ma langue lape son bouton avec ferveur. Son gémissement mélodieusement s'amplifie, l'orgasme est en chemin, elle m'encourage.
— Oui, oooh ouuui, Lana,
Elle gémit encore, se tend, semble lutter,
— Oh, ooooh, oui, encore, oui...
Subit, violent, l'orgasme la terrasse, elle convulse avant de se tétaniser... Vaincue par l'orgasme un instant, elle reste figée, avant que ses muscles se relâchent... Je caresse son ventre, sa poitrine, avant de poser mes lèvres sur les siennes pour un long baiser tendre. Je tourne la tête vers Philippe, la queue détendue, il dort toujours. Devant l'apathie générale, je propose à Béa d'aller nous rafraîchir, j'enlève les vestiges de ma tenue et nous filons sous la douche, puis nous nous regagnons le salon nues.
Philippe est encore assoupi, un coup de langue sur son cerveau, il ouvre un œil.
Direction la chambre et son lit king-seize, 180 X 200... Je m'installe au milieu, il me semble que cette place me revient...
Béa à ma gauche, à ma droite Philippe, nous échangeons quelques smacks tendres, puis Philippe se tourne de son côté pour rejoindre Morphée.
Extinction des feux, moi en chien de fusil, tourné vers Béa, elle me fait face. Je sens souffle s'approcher, elle vient tout contre moi je suis aux anges, sa main sur ma hanche, un dernier baiser et je me laisse emporter par le sommeil.
De subtiles caresses sur ma verge m'éveillent, Béa me masse le gland du bout de ses doigts chargés de salive.
La Lumière filtre des volets ajourés, je la distingue, elle me regarde, je glisse ma main sur sa poitrine, ses seins me font envie, de véritables agapes. Je joue avec ses tétons dressés, elle sourit, radieuse, enjôleuse, terriblement désirable.
Je m'aventure jusqu'à sa vulve, je découvre ses lèvres gonflées et trempées... Je fonds sur son clitoris, la pulpe des doigts l'enserre, je le presse, le roule, elle gémit.
— Aouuh, vicieuse, viens plutôt me lécher...
Je glisse entre ses cuisses, elle repousse la couette et remonte un peu son coussin... J'approche de sa vulve humide gardée par son dragon et sans attendre, mes lèvres se posent sur ce cratère en fusion. Je lape, je dévore ce sexe dont les aromes sont un puissant aphrodisiaque, je suce son bouton, elle gémit trop fort, elle va réveiller Philippe ! Je lance une main vers le mâle afin d'évaluer son état. Je trouve aisément sa verge, incroyable, encore raide, le gland gluant de pollutions nocturnes, je lèche Béa, tout en massant de la pulpe de mon pouce le méat lubrifié du mâle.
Elle devine ce que ma main fourbit sous la couette, immédiatement elle réagit.
— Tu es une véritable gourgandine, tu veux encore te faire défoncer !
Je reste muette, je ne suis pas responsable de son érection, et ne fais qu'en profiter, je continue de lui manger la chatte passionnément tout en branlant Philippe, qui s'ébroue mollement, sa queue est si raide que je dois me casser le poignet pour la branler...
— Lana, arrête de lécher Béatrice ! Va plutôt nous chercher des croissants, j'ai faim, après tu auras tout le temps de nous faire plaisir.
L'homme a parlé, j'abandonne la craquette de Béa à regret, je file sous la douche, au moment de m'habiller, où sont mes fringues de mec.
— Béa, où est le sac avec mes fringues !
C'est Philippe qui me répond.
— Tu n'as pas besoin de ce sac, la tenue que tu portais hier soir est parfaite pour aller à la boulangerie.
— Hors de question, je n'ai pas envie de me balader à poil sous un imper... Je vais ressembler à un travelo après une nuit de débauche.
— Allez, ne fais pas chier, à cette heure personne ne fera attention à toi et puis personne ne te connaît dans le quartier...
— Hors de question, je n'ai pas envie de me balader à poil sous un imper... Je vais ressembler à un travelo après une nuit de débauche.
— Allez, ne fais pas chier, à cette heure personne ne fera attention à toi et puis personne ne te connaît dans le quartier...
Vraiment il m'emmerde... J'étais certaine qu'avec lui, j'allais au-devant de plans scabreux... Il ne faut que quelques minutes pour passer mes accessoires de la veille et chausser les escarpins.
Un peu d'eau sur le visage, un coup de peigne et l'imper sur les épaules, je serre la ceinture sur ma taille et voilà... Je file à la boulangerie, elle n'est qu'à cent cinquante mètres, une de chance.
Une chance pas tout à fait, il y a la queue le long de la devanture... Les gens ne font pas vraiment attention à moi, pas réveillés ! Ça m'arrange...
Derrière moi on m'interpelle.
— Bonjour Alan,
merde...
— Euh, salut Thierry.
La seule personne que je connaisse dans ce quartier, Thierry...
Merde et merde ! C'est notre voisin du dessus, Philippe et lui se connaissent de la fac.
Il est plus âgé que nous, en dernière année de fac, il me semble...
Philippe me l'a présenté un soir, nous avons partagé un apéro chez lui, il loue un meublé vieillot à l'étage du dessus.
Il pense que nous sommes des homos en couple... Philippe ne l'a pas contrarié.
Mon problème pour le moment, c'est mon look...
Et cette file qui n'avance pas !
Ce qui devait arriver arrive...
— Dis-moi Alan, c'était soirée costumée hier soir, Philippe aurait pu m'inviter...
Pétrifié... Je cherche une réponse...
— Non, oui, enfin, pas vraiment, avec une amie, nous avons fait un jeu, pour déconner, nous avions pas mal picolé, enfin tu comprends...
En prononçant ces mots, je n'y crois pas moi-même. Heureusement la file avance, interrompant la conversation. Je passe ma commande, une fois la marchandise payée, je lui fais un petit signe de main, et je file à toutes jambes espérant l'éviter...
En vain, il mesure au moins 1,90 m, avec ses grandes jambes et sans talons, il a vite fait de me rattraper, au moment où j'allais composer le code de la porte d'entrée, il me rejoint !
Le stress m'envahit, je pressens l'embrouille dans ses yeux ! Courtois, il me tient la porte, j'entre, le remercie, là, il s'écarte obséquieusement, il me toise d'un regard pernicieux, malsain, je suis mal à l'aise, ses yeux balayent mon corps de pied en cap, je suis tétanisé...
— Tu sais, tu es craquante et même excitante en femme, bien plus qu'en mec, j'avoue qu'en travesti tu es super bandante, baisable...
Je sors timidement de ma léthargie, je pivote, je ne veux pas répondre, il me fait peur, je tente de rejoindre les escaliers sur ma gauche. Avant que je pose le pied sur la première marche, il me saisit le poignet, il tire sur la ceinture de mon imper qui naturellement s'entrouvre...
Je suis figé par la trouille, il voit mes dessous féminins !
Il se palpe la bite de manière explicite et perverse, tout en me fixant...
— Une véritable petite salope, vraiment j'ai une terrible envie de te baiser... Fais pas cette gueule, tu pourrais au moins dire merci, au lieu de tirer cette tronche.
Un silence...
— Ta façon de faire des compliments ne me plaît pas, vraiment pas !
— Tu te travestis, tu sors à poil sous ton imper comme une salope, tu as les compliments que tu mérites !
— Tu te travestis, tu sors à poil sous ton imper comme une salope, tu as les compliments que tu mérites !
Il relâche mon poignet, je file à toutes jambes dans les escaliers. Devant la porte de Philippe, je panique, je ne trouve pas les clés, une bouffée d'émotion m'envahit, mes nerfs lâchent, mes larmes coulent. Enfin les clés, j'entre... Devant moi un spectacle obscène, Béa les fesses posées sur un tabouret, le long du bar... Se fait démonter, les cuisses soutenues par les bras du porc de Philippe, il la bourre sauvagement, elle couine comme une truie !
C'est trop, je leur balance les croissants et le pain à la gueule, et je m'écroule, dégoûtée...
Immédiatement, ils fondent sur moi. Ils me harcèlent de question, ils ne comprennent pas ce qui m'arrive. Muette, je songe à ma situation, j'ai commis l'erreur d'accepter de vivre avec lui. J'en étais sûr, il allait me mettre dans des situations merdeuses...
Prostrée sur le sol, ils tentent de me relever, et finissent par me hisser sur le canapé. Le harcèlement de questions reprend, que s'est-il passé... Je finis par leur raconter, Thierry, son regard de malade, ses allusions obscènes, et puis mon entrée dans l'appartement où j'espérais trouver du réconfort, et à la place, la vision de leur copulation bestiale...
Philippe est surpris par l'attitude de Thierry, pour lui c'est un mec plutôt cool, Béa me cajole et tente de me rassurer.
— Lana, tu n'as rien à te reprocher, ce n'est ni toi ou ta tenue les responsables, ce mec est un malade, un frustré.
— Lana, j'irai lui parler tout à l'heure, je te jure que cela ne se reproduira pas, fais-moi confiance.
— Vous n'imaginez pas l'angoisse que j'ai vécue, cette agression, je rentre et je vous trouve forniquant comme des chiens en rut. Vous n'avez que ça en tête, la baise... Je t'avais bien dit que je ne voulais pas sortir en fille dans la rue, voilà, c'est gagné, ma première sortie en plein jour sera la dernière.
— Viens, je te prépare un petit-déjeuner, ça va te faire du bien, on reparlera de tout ça plus tard, au calme.
— Lana, j'irai lui parler tout à l'heure, je te jure que cela ne se reproduira pas, fais-moi confiance.
— Vous n'imaginez pas l'angoisse que j'ai vécue, cette agression, je rentre et je vous trouve forniquant comme des chiens en rut. Vous n'avez que ça en tête, la baise... Je t'avais bien dit que je ne voulais pas sortir en fille dans la rue, voilà, c'est gagné, ma première sortie en plein jour sera la dernière.
— Viens, je te prépare un petit-déjeuner, ça va te faire du bien, on reparlera de tout ça plus tard, au calme.
Je vais m'installer sur un tabouret près du bar, Béa m'arrête, elle dénoue la ceinture de son imper avant de le faire glisser de mes épaules. Me voilà nue, juste avec mon porte-jarretelles, mes bas et mes escarpins. Assise sur le tabouret, accoudée au bar, une bouffée de chaleur m'étreint, la température de l'appart est caniculaire, la chaleur amplifie les fragrances de nos bacchanales, l'appart pue le sexe !
Philippe m'a préparé un grand bol de chocolat chaud, je le déguste avec un croissant. Il me caresse l'avant-bras. Béa, elle, me caresse les épaules !
Je m'adoucis, j'aime tellement qu'on s'occupe de moi, je n'oublie pas ce connard, mais je me sens mieux.
Un peu plus tard, les deux pervers retrouvent leurs instincts libidineux, ils veulent me faire oublier mon cauchemar en me baisant, non, non et non, je ne suis pas d'humeur...
— Désolé, sans moi, j'ai mon compte aujourd'hui, j'ai besoin d'air, d'être seul.
J'enfile les loques d'Alan et je claque la porte. Lorsque je rentre dans l'après-midi, personne, ni Béa, ni Philippe ! Lui rentre un moment plus tard, il était chez le sadique, demain soir, il doit venir me présenter ses excuses !
J'appréhende de me retrouver face à lui, au moins je ne serai pas seule.
Il s'excuse, dix fois, il a des circonstances atténuantes, il aurait pris des substances illicites... Il n'a pas su gérer la descente, un bad trip comme il dit...
Ce n'est pas dans ses habitudes... Il semble sincère, je l'écoute, il est assis dans le fauteuil, je l'observe, beau mec, très grand et plus costaud que Philippe, apparemment très poilu, du moins sa chemise ouverte le laisse supposer.
Encore des excuses, sa rhétorique finit par être ennuyante.
— C'est bon, stop, assez pour les excuses, j'accepte, j'espère simplement que c'était un accident, que tu es sincère.
Il me remercie, se dit être soulagé, il n'en a pas dormi.
Nous l'accompagnons jusqu'à la porte, une poignée de main à Philippe, et sans que je puisse réagir, il me fait deux bises ! De nouveau, il s'excuse...
Le temps passe, déjà deux mois de cohabitation, les semaines se ressemblent, la fac, le sexe de Philippe encore et encore, je bosse comme une forcenée sur mes cours, trois fois par semaine, j'ai rendez-vous en fin de journée avec Béa, dans son salon. Nos rendez-vous du samedi se terminent souvent par un dîner coquin chez Philippe.
Le programme de ces dîners avec Béa est très simple, sexe à l'apéro, puis de l'entrée au dessert, jusqu'au petit-déjeuner du lendemain. Nos trois genres s'accordent à merveille et se mélangent jusqu'à l'extase. Dans ce trio, je suis l'actrice principale, ils jouissent de moi à leur guise, et je ne m'en plains pas, je suis toujours gâtée... Le dimanche, en fin de matinée je file chez mes parents pour notre déjeuner dominical.
Début décembre, Philippe décide unilatéralement de faire évoluer nos soirées trio... Sans solliciter notre avis, nous découvrons en arrivant à l'appart qu'il a invité un inconnu !
Béa comprend immédiatement l'objet de sa présence et rentre dans une colère noire, son réquisitoire est terrible, les insultes fusent, Philippe ne bronche pas !
Deux minutes plus tard, elle claque la porte et me laisse seule !
Scotché comme une conne, je suis encore avec mon imper grand ouvert sur ma tenue sexy, presque nue au propre comme au figuré !
Philippe sentant le malaise, rassure immédiatement son invité, Mourad, la soirée libertine promise aura bien lieu...
Éberluée, il m'offre comme on offre une paire de chaussettes, je n'ai pas mon mot à dire ! Sûr de lui, il sait que je suis incapable de me rebeller, incapable de lui dire non... Ce soir Lana, l'éphémère créature n'existe que pour le plaisir du mâle, et ce soir ils seront deux !
Le début du dîner est crispé, je ne suis pas à l'aise, la présence de Béa me manque ! Je regarde mon futur amant... Mourad, la surprise du chef, un petit brun, à peine plus grand que moi, basané et trapu, il est marocain, il est venu faire ses études d'ingénieur. Sa conversation est agréable, il finit par me faire rire, l'atmosphère se détend, finalement il est plutôt sympathique...
La suite n'est pas difficile à imaginer, Philippe nous a fait boire, moi en particulier, il connaît l'effet désinhibant de l'alcool sur ma personne. J'ai servi de dessert, je suis passé à la casserole, sur le canapé, à genoux, ou en levrette la tête dans le dossier du fauteuil, puis dans le lit, les queues se relayant dans chacun de mes orifices. Ils se sont vidés à volonté, au moins trois fois chacun, jusqu'au moment où je n'ai plus tenu les comptes... J'ai joui une fois ! Je ne suis bien incapable de savoir lequel m'a donné cet orgasme, je me suis éteinte au milieu de la nuit...
Le lendemain, j'ai décommandé mon déjeuner familial, je n'étais pas en état. J'ai passé l'après-midi chez Béa pour lui débriefer ma nuit... Je lui ai fait jurer de ne plus m'abandonner dans ce genre de situation !
Malheureusement, après cette soirée marquera la fin de sa participation à nos soirées du samedi !
Ma première expérience avec le triolisme était une surprise totale, au moins pour moi, tout s'est déroulé naturellement, sans inhibition, la présence de Béa, sa divine sensualité n'y est pas étrangère.
Ma seconde fois avec deux mâles, dont un inconnu, c'était bien différent. La phallocratie majoritaire a vite relégué la sensualité au minimum syndical. Bien qu'ayant le trac, intimidé par la situation et cet inconnu, cela n'a pas duré, dès le dîner terminé, je me suis retrouvé à genoux devant leurs sexes ! Ils ont largement dégusté ma bouche, pendant que je m'activais sur leurs bites, ils devisaient sur mes talents de suceuse. Après ce fut concours lubrique, chacun se vantant de la puissance de ses coups de queue, et des feulements, ou couinements qu'ils me volaient, je n'étais qu'un objet, un réceptacle à foutre.
Malgré leur manque évident de sensualité, la femelle a joui... Ils se sont relayés dans mon boyau dans une sodomie infernale, mais jouissive ! Je suis bien incapable de savoir lequel m'a fait jouir, je suis certaine qu'ils n'ont même pas remarqué mon orgasme...
Pour Philippe, notre trio avec Béa n'était qu'une étape... Je suis certaine que le départ de Béatrice l'arrangeait, surtout cela lui ouvrait de nouvelles perspectives... Trois mois de vie commune avec Philippe... Comme je le craignais, sa soif de lubricité n'a pas de limite, son emprise lui permet de réaliser ses fantasmes les plus lubriques !
Comment avance ma féminité ? Et bien, après deux mois de soins esthétiques, de coaching, il y a une légère évolution, oh, pas une révolution. La principale, fini les cheveux longs, adieu ma natte, j'ai désormais une coupe à la garçonne !
En dégradé sur les côtés et la nuque, un beau volume sur le dessus avec de grandes mèches qui viennent couvrir mon front, et, j'ai aussi changé ma couleur, je suis poivre et sel !
J'ai résisté longtemps, Béa s'est montrée très persuasive, c'est un énorme changement, je portais les cheveux longs depuis presque dix ans, cela me donne un peu de maturité et nourrit mon ambiguïté...
Mon corps évolue trop lentement, les soins esthétiques, épilation, peeling, gommage et hydratation, sont devenus des rituels récurrents. Les soins plus spécifiques sur ma poitrine et sur mes fesses sont plus embryonnaires. La seule véritable évolution visible, ma peau... aussi fine et douce que celle d'un nouveau-né.
Mes autres progrès, je les dois au coaching de Béa sur les attitudes féminines, et là, je suis obligé de m'améliorer, car elle ne rigole pas !
Mes séances avec Béa sont magiques, d'abord parce que pendant une heure, elle prend soin de moi, et nous bavardons beaucoup sur la vie, le sexe, tous ces échanges me sont bénéfiques.
Elle positive absolument tout, elle y arrive même avec le plus glauque...
Je suis bien dans ma peau, j'assume ce que je suis, j'arrive même à plaisanter de ma docilité, ma honte, mes doutes s'éloignent.
La sexualité mise à part, tout va bien, la vie sans véritable contrainte, libre, sans jugement, ça me fait un bien fou, mes études me plaisent, mes relations à la fac sont sympas, surtout avec les filles !
Voilà les fêtes de fin d'année, je vais être célibataire pendant une dizaine de jours, Philippe part dans sa famille à Biarritz, il ne revient que le 3 janvier, moi je passe le réveillon de Noël chez mes parents, et probablement celui du jour de l'an avec Béa et une amie à elle.
Le réveillon de Noël se passe gentiment, avec ma sœur et sa colocataire, Dania, que je n'avais pas revue depuis l'île de Ré.
À part un débat autour de ma coiffure, et mon look, qui occupe la première heure de la soirée, le reste de ce réveillon de Noël s'écoule avec beaucoup de bienveillance et dans la bonne humeur. Le lendemain, je rentre chez moi, enfin chez Philippe.
Deux jours plus tard, en début de soirée, je reviens vers l'appart après avoir fait mes courses à l'épicerie du quartier. Arrivée devant la porte de l'immeuble, je m'apprête à composer le code... La porte s'ouvre, je suis face à face avec Thierry.
Il me tient la porte, j'entre, je me tourne vers lui pour lui dire merci, sans m'en laisser le temps, il me claque deux bises... Il doit penser que nous sommes amis...
— Après toi !
— Merci.
— Merci.
Alors que je m'apprête à prendre congé :
— Alan, tu es seul en ce moment, Philippe m'a dit qu'il partait à Biarritz pour les fêtes, je me disais qu'un petit apéro, avec quelques trucs à grignoter, serait sympa, si tu es libre ce soir... Histoire de me faire pardonner définitivement et puis c'est l'occasion de faire plus ample connaissance, qu'en penses-tu ?
Mon Dieu... Si je refuse, il va penser que je suis rancunière, qu'il me fait peur, si je dis oui, c'est la porte ouverte à de nouveaux ennuis, ou pas !
— C'est gentil, mais tu sais, je ne m'ennuie pas. Je profite d'être seul pour bosser, j'ai un retard de dingue, et surtout je ne veux pas déranger.
— Je t'invite, donc tu ne me dérangeras pas, vraiment cela me ferait plaisir de passer un moment avec toi, laisse-moi une chance de te faire découvrir le Thierry sympathique...
— Bon, tu ne me laisses pas le choix, OK, mais alors pas avant, 21 h.
— Merci, ça me va, j'aurai le temps de tout préparer.
— OK, à toute !
— Je t'invite, donc tu ne me dérangeras pas, vraiment cela me ferait plaisir de passer un moment avec toi, laisse-moi une chance de te faire découvrir le Thierry sympathique...
— Bon, tu ne me laisses pas le choix, OK, mais alors pas avant, 21 h.
— Merci, ça me va, j'aurai le temps de tout préparer.
— OK, à toute !
Une fois dans l'appart, je fulmine... Mais qu'est-ce qui m'a pris ? me voilà obligé de passer la soirée avec ce mec ténébreux, un potentiel maniaque sexuel, d'un autre côté, quelque chose qui m'intrigue chez lui.
Nouveau problème, comment vais-je m'habiller ?
Je décroche le téléphone, j'appelle Béa conseil. Je lui expose brièvement ma situation. J'attends des conseils bienveillants, m'enjoignant à la prudence, tant sur mon comportement que sur ma tenue. Béa me conseille tout l'inverse, d'abord, il n'y a qu'une tenue possible pour ce rendez-vous, en femme, sans être provocante. Le comportement, là encore, elle me surprend...
— Il est temps de t'émanciper, de vivre ta féminité par toi-même, c'est une occasion unique de la vivre, de te tester. Que risques-tu, qu'il te drague, qu'il te fasse une proposition indécente... Ma belle, voilà un contexte qu'il te faudra gérer des dizaines de fois dans ta vie, alors amuse-toi... Cette soirée est idéale pour toi, maîtrise tes émotions, prends-toi en main, décide du scénario, apprends à gérer les événements ! Et tu m'appelles demain pour me raconter...
Elle raccroche... J'espérais des conseils de prudence... C'est raté...
Je choisis mes fringues, une robe asiatique colorée, à dominante rouge, sans décolleté, les fines bretelles se nouent dans le cou. En revanche elle laisse dos nu jusqu'aux creux de mes reins ! C'est une robe longue, bien en dessous des genoux, seule fantaisie, elle est fendue de chaque côté, de l'ourlet, au haut de mes cuisses.
En dessous, un serre-taille large en dentelle blanche et ses jarretelles, et des bas assortis. Mes seins et ma verge libres, le vice de Béa m'a contaminé, j'apprécie d'avoir ma petite nouille à l'air, c'est mon côté déluré, de toute manière il n'aura pas l'occasion de la voir !
Allez, je file sous la douche, un peu d'huile pour le corps, je me coiffe, ma nouvelle coupe me simplifie la tâche, un coup de séchoir, de brosse, et voilà. Un maquillage léger, du khôl, un peu de fond de teint, et du rouge à lèvres. Me mettre en tenue ne prend que quelques minutes, je chausse mes escarpins rouges avec des talons modestes, 10 centimètres, et me voilà prête !
Le ventre noué, je monte les marches qui me conduisent chez Thierry !
Devant la porte, je rassemble mon courage, mais mon index refuse de presser la sonnette... Je sonne, j'entends ses pas, un bruit de serrure, la porte s'ouvre, je vois son regard sidéré, il bégaie...
— J'hallucine, c'est moi qui t'effraie à présent !
— Excuse-moi, je ne m'attendais pas à... Enfin j'attendais Alan, et je découvre une jeune femme ! Je suis désolé et mal élevé, bonsoir, tu es splendide, entre ne reste pas sur le palier.
— Excuse-moi, je ne m'attendais pas à... Enfin j'attendais Alan, et je découvre une jeune femme ! Je suis désolé et mal élevé, bonsoir, tu es splendide, entre ne reste pas sur le palier.
Mon Dieu, il est immense, il se plie pour me faire la bise, avec mes talons j'arrive tout juste sous son menton...
Avec lui sur la plage pas besoin de parasol, il te fait de l'ombre, juste avec sa carrure, une véritable baraque, je vis avec un mec assez costaud, mais lui c'est du trois, XL...
— Merci, c'est gentil !
Waouh, c'est bon les compliments... En revanche il ne s'est pas foulé, pour la tenue, il est très relax, un tee-shirt, un short aux couleurs de son club de rugby, le PUC, et les pieds nus ! J'espère qu'il ne va pas me plaquer...
Le look de mon hôte est à l'image de son appart, pas fun, il est tout même, moins déprimant que son appart.
Je lui fais la remarque... Il m'explique sa galère pour trouver à se loger, c'était la seule location dispo à proximité de la fac, malheureusement meublée et le proprio ne veut changement.
Il m'offre un verre de Chardonnay, et m'invite à me poser dans son canapé vieillot, en prenant soin de croiser les jambes, lui est face à moi, il est attentif, à chacune de mes attitudes...
Il a préparé un apéro dînatoire, sympa, des blinis saumon, et tarama, de la charcuterie, et quelques petits fours pour le dessert, tout est disposé sur sa table basse, c'est parfait.
— Alan, je ne veux surtout pas te froisser, ni être importun, quel est ton petit nom lorsque tu es en femme...
Voilà une question que je ne peux esquiver !
— Lana, c'est Philippe qui l'a choisi, mais tu fais comme tu le sens, il n'y a aucune obligation.
Il ne dit rien et allègrement, nous picorons, sirotons, et bavardons, enfin lui dans un premier temps. D'origines ariégeoises il est monté à Paris pour ses études d'ingénieur, sa passion le rugby, il joue au SCUF. Sa voix est plaisante, un ton charmeur, ça change du ton lorsqu'il m'a agressé !
A mon tour, je parle de moi, d'où je viens, de mon parcours scolaire, de ma famille, et de mon ambition de devenir avocat. J'évite de parler de ma relation avec Philippe, de ma sexualité, et je zappe totalement ma féminisation. J'ai dit je zappe, pas lui, il tente à plusieurs reprises de m'orienter sur le sujet...
Les verres s'enchaînent, sur un fond musical distillé par les Pink Floyd, la conversation va bon train et l'atmosphère se détend un peu...
Avant le dessert, il roule un pétard, je ne suis pas très coutumière, je tire quelques taffes tout en picorant les petits fours.
Voilà presque deux heures que nous papotons, je commence à avoir du mal à articuler, cela déclenche des fous rires communicatifs. Il propose de me faire un café.
Je profite de son départ, pour m'installer plus confortablement. Je quitte mes escarpins, je m'étends sur le côté, sur la longueur du canapé, comme une vestale romaine, exception faite de ma virginité et de ma zezette...
Il revient, marque un temps d'arrêt, m'observe, sourit, l'effet de ma position décontractée, et mes ongles de pieds vernis de rouge...
Il me tend une tasse de café.
— Merci, de quoi retrouver un peu de lucidité...
Lui a toute sa lucidité, il revient de nouveau sur les sujets que j'évite...
— Lana excuse ma curiosité, vous vous êtes connus comment avec Philippe, tu l'as séduit en femme ?
Cette fois, je n'ai plus la même assurance, le Chardonnay, et le pétard m'ont sérieusement désinhibé. Un long silence, j'essaie de me concentrer, il me faut une réponse plausible, sans trop me compromettre.
Je m'enfonce dans le canapé, je m'allonge sur le dos, la tête sur l'accoudoir, mes yeux cherchant la réponse au plafond...
Tellement absorbée, que j'en oublie les cours de Béa... Je replie ma jambe gauche, la fente de ma robe s'ouvrant largement, je ne remarque rien, je lui réponds après un long silence.
— Absolument pas, Philippe et moi nous nous sommes rencontrés à l'école primaire et à cet âge, le sexe et la féminisation ne sont ni des jeux ni des matières enseignées.
Quelques secondes écoulent, il ne réagit pas à ma réponse... Je finis par tourner le regard vers lui. Alors qu'il ne m'a pas quitté des yeux de toute la soirée, un regard bienveillant, juste peut-être légèrement concupiscent ! Là son intérêt a trouvé une autre fascination... Il fixe ardemment le bas de mon corps... Je réalise, en pliant ma jambe, j'ai ouvert ma robe, il aperçoit mes cuisses gainées, la dentelle, le haut de mes cuisses nues, mes jarretelles, immédiatement j'abaisse cette jambe impudique.
— Quel dommage, la vue était si jolie ! Si j'osais, je te demanderais de reprendre cette pose si délicieuse...
— Désolé, je ne suis pas exhibitionniste, j'ai totalement oublié que ma robe était fendue...
— Désolé, je ne suis pas exhibitionniste, j'ai totalement oublié que ma robe était fendue...
En prononçant ces paroles, je me sens tout chose, je lui ai dévoilé mon intimité, ce coquin voyeur en a bien profité... C'est émoustillant, le fourbe, je ne suis pas totalement naïve, il pense, bandante, baisable.
— Excuse-moi, mais j'ai perdu le fil de notre conversation avec tes effets de cuisses... Je voudrais comprendre, votre relation, attise ma curiosité. Comment deux amis d'enfance, deviennent-ils amants, et cette envie de te féminiser, comment est-elle venue...
— C'est arrivé un peu par hasard, presque par accident, nous sommes partis ensemble passer de petites vacances, deux hétéros frustrés, curieux de sexualité, et voilà... Quelle menteuse !
— Un concours de circonstances en somme, et ta féminisation alors !
— Mais, dis-moi, tu es vraiment indiscret... Bon au point où j'en suis... J'ignorais tout de la sexualité et en particulier de la mienne... J'ai découvert ma nature, j'étais attiré par Philippe, au lit avec lui, il me traitait comme une femelle, et ça me plaisait !
— Femelle !
— C'est arrivé un peu par hasard, presque par accident, nous sommes partis ensemble passer de petites vacances, deux hétéros frustrés, curieux de sexualité, et voilà... Quelle menteuse !
— Un concours de circonstances en somme, et ta féminisation alors !
— Mais, dis-moi, tu es vraiment indiscret... Bon au point où j'en suis... J'ignorais tout de la sexualité et en particulier de la mienne... J'ai découvert ma nature, j'étais attiré par Philippe, au lit avec lui, il me traitait comme une femelle, et ça me plaisait !
— Femelle !
J'ai un terrible fou rire, les nerfs, l'ivresse, je viens de tomber dans mon propre piège !
— Eh bien, j'ai découvert que j'étais faite pour donner du plaisir, me faire prendre, posséder comme une femme, enfin tu vois ! La féminisation, la toute première fois, c'était par curiosité, par jeu, j'ai commencé à faire des essais de dessous sexy, je me souviens du frisson troublant que j'ai ressenti lorsque j'ai enfilé les bas... Ma seconde expérience, c'était avec ma sœur et sa copine, elles m'ont challengé, c'était une expérience forte, de la tête aux pieds, elles m'ont transformé, coiffé maquillé, épilé, habillé, j'étais véritablement travesti, je suis sorti comme ça en boîte... J'étais séduit par mon image, l'évidence sautait aux yeux, cette image et ma sexualité, ne faisaient qu'un, une osmose parfaite, c'était mon véritable genre ! Je suis une femme Canada dry, je ressemble à une femme, je suis sensuel comme une femme, je fais l'amour comme une femme, mais avec une petite singularité, ma mini-verge, je suis une analogie en somme...
Tous ces évocations m'émoustillent, mes treize centimètres sont fièrement dressés, conséquence, ils soulèvent ma robe suffisamment pour qu'il le remarque. Un verre ça va, cinq verres et voilà les dégâts...
— Lana c'est moi qui t'excite comme ça !
— Prétentieux, non, toi tu m'énerves avec des questions indiscrètes, tu m'obliges à te dévoiler mes secrets les plus intimes, et ça me perturbe, voilà tout ! Et puis tu n'es qu'un goujat, depuis quand on fait remarquer à une jeune femme qu'elle est en érection !
— Prétentieux, non, toi tu m'énerves avec des questions indiscrètes, tu m'obliges à te dévoiler mes secrets les plus intimes, et ça me perturbe, voilà tout ! Et puis tu n'es qu'un goujat, depuis quand on fait remarquer à une jeune femme qu'elle est en érection !
Il éclate de rire, je ne résiste pas, je pouffe, je le rejoins dans un fou rire à se rouler par terre.
— Voilà, tu as bien ri, moi aussi, je crois qu'il est grand temps que j'aille me coucher...
Il est plié en deux, je l'ai scotché le gaillard, il me regarde enfiler mes escarpins et je me lève, l'équilibre me manque, je titube sur mes talons... Et me voilà que je vais me rétamer ! Ses bras puissants m'évitent la chute de justesse, je m'écrase lamentablement contre ses pectoraux.
Son souffle effleure ma joue, il sent le mâle...
L'alcool, le pétard ont raison de ma lucidité, son odeur stimule mes sens... Enlacée contre son corps puissant, ce contact éveille des papillons dans le bas de mon ventre... De nouveau je bande, là collé à lui, je devrais partir, je dois partir...
A suivre...
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