Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Morgan — Chapitre 9 · Vacances (1ère partie)
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Morgan
Chapitre 9 · Vacances (1ère partie)
La vidéo de mon gang-bang a fait un véritable tabac et nous avions de plus en plus de contributeurs inscris à notre site. Tout aurait donc dû être pour le mieux mais nous étions allés trop loin et trop vite dans la dépravation et cet épisode a bien failli mettre un terme définitif à ma relation avec Julien. Ce qui nous a empêché de le faire était de voir que la honte et les doutes qui nous habitaient étaient réciproques. Nous avions besoin de digérer ce moment si particulier et pour cela nous avons décidé de faire une pause dans nos pratiques sexuelles.
Mon introspection m'a fait prendre conscience que le chemin à la condition de soumise à laquelle j'aspirais n'était pas un long fleuve tranquille et qu'il fallait me débarrasser de valeurs qui m'encombraient afin de passer outre la morale judéo-chrétienne que la société et mes parents m'avaient inculquée. Mais avant toute chose, je devais surmonter le dégoût de moi qui me submergeait quand par malheur je revivais par flash le moment de cette douche dorée. Mon malaise était si puissant que, les premiers temps, je me précipitais aux toilettes pour vomir. Maxence s'inquiéta bien sûr, cru d'abord que j'étais malade, puis enceinte, idée qui me terrifia : un préservatif avait-il rompu sans que l'on s'en rende compte ? Ma pilule avait-elle été inefficace ce soir-là ? Mais à mon grand soulagement, le test de grossesse se révéla négatif. Même s'il ne le montrait pas trop, je sentis Max déçu de cette nouvelle.
Il fallu une bonne semaine pour que mon corps ne se révulse plus aux souvenirs de cette soirée. Et deux autres furent nécessaire pour que Julien et moi reprenions des séances plus normales. Mais peut-on qualifier de normal le fait de se faire prendre dans un parking sous-terrain sur le capot d'une voiture ? De se masturber les jambes largement ouvertes dans le métro alors qu'une vénérable vieille dame vous tourne le dos, assise à quelques sièges de là ? De ne porter qu'un collier de chien et d'être tenue en laisse pour faire son petit pipi à une heure tardive de la nuit au milieu de la ville ? Et à chaque fois, sous l'œil d'un appareil photo ou d'une caméra pour immortaliser la scène.
***
Heureusement, juillet arrive enfin. Et avec lui, les vacances de rêve que j'ai concocté pour Maxence et moi. Cette pause tant professionnelle que sexuelle me fera le plus grand bien. Cela me permettra de me recentrer sur moi, de vraiment faire le point loin de Julien et de ses tentations perverses. Mais j'ai surtout besoin de retrouver mon mari, mon homme. Je sens que malgré mes efforts, je m'éloigne imperceptiblement de lui, or je l'aime de tout mon cœur et je ne veux pas que d'une manière ou d'une autre nous nous séparions. Je veux donc être auprès de lui, que nous nous câlinions, que nous fassions l'amour, que nous nous retrouvions après ces six derniers mois si particuliers pour moi.
***
L'avantage de mon métier étant le carnet d'adresse, il nous permet d'avoir des avantages que le commun des mortels n'a pas : le voyage pour l'Australie se fait en classe business au tarif économique et le complexe hôtelier de luxe nous donne une de ses trois suites nuptiales, bien plus grande que notre appartement, à un prix défiant toute concurrence. Ces trois semaines de vacance s'annoncent sous les meilleurs auspices.
Le garçon d'étage à peine parti, j'appelle Maxence pour qu'il me rejoigne sur le lit king size. Nos vêtements ne font pas long feu et malgré la fatigue du voyage, nos bouches se scellent, nos mains caressent la peau de l'autre, sa queue me pénètre avec force. Je râle à chaque coup de piston. Nous sommes déchaînés par une passion commune. Je veux qu'il jouisse en moi, qu'il me marque de sa semence, je veux que ma pilule ne soit pas efficace, je veux un enfant de lui, je suis folle d'amour et de désir pour mon homme, le seul que j'aime. Julien ne compte pas, il n'est que l'exutoire de mes pulsions mortifères. C'est dans un dernier râle que nous jouissons de concert. Fourbus par cet effort après ce si long trajet en avion, nous nous endormons ainsi, Maxence encore en moi.
***
Pour cette première semaine nous avons décidé de faire un circuit en 4x4 de trois jours et deux bivouacs de nuit en pleine nature. Notre groupe se compose de la famille de Gérard et Michèle, des français du Sud-Ouest, la petite cinquantaine. Ils sont avec leur fils qui vient d'avoir 18 ans, Maxence, ce qui nous fait tous bien rire – pour les différencier mon mari est Max le grand et lui Max le jeune – et leur fille Mélanie, 16 ans, l'ado type qui préfère son portable à ce qui se passe autour d'elle.
José et Ingrid forment le couple européen par excellence : lui 28 ans, espagnol, elle 27, danoise. Ils se sont rencontrés dans une boîte de nuit londonienne et travaillent maintenant à Berlin.
Harry et Barbara, la soixantaine, sont les archétypes des américains en vadrouillent : chapeau texans, jeans, santiags impeccables et trente bons kilos en trop.
Gregor et Anna sont russes, ils ont la vingtaine, ils font leur voyage de noce et ne se quittent des yeux que le temps de prendre en photo l'objet aimé en premier plan – tous les couples leur envie cette insouciance que nous avons malheureusement tous perdue.
Et pour finir Kenneth, notre guide. La trentaine, sûr de lui, charmeur en diable et un peu dépité de ne pas trouver de la chaire fraîche à se mettre sous la dent.
Nous voilà donc partis dans quatre Land Rover. Nous partageons celui de Harry et Barbara. J'avoue que je n'étais pas très emballée par cette répartition. Ils sont à des années-lumière de leur président Obama. Ils sont beaufs et racistes. Mais, paradoxalement, ils sont adorables et aux petits soins avec nous.
À la pause déjeuner, Michèle me demande si ça ne me dérange pas d'échanger ma place avec son fils Max pour qu'il puisse parfaire son anglais.
— Je préférerais qu'il y ait un adulte avec lui pour savoir ce qui se dit. Le problème c'est que je ne parle pas anglais et c'est Gérard qui conduit. Alors...
— Pas de problème Michèle, Max sera ravi de s'occuper de Max, lui répondis-je en souriant à ma propre blague.
— Pas de problème Michèle, Max sera ravi de s'occuper de Max, lui répondis-je en souriant à ma propre blague.
Quand j'en parle à mon mari, il m'annonce que c'est lui qui va rejoindre Gregor et Anna pour parler de leur mère patrie. C'est vrai que c'est un amoureux fou de la Russie. Il faut absolument que je lui prépare un voyage là-bas, cela pourrait être un peu comme un deuxième voyage de noce.
Je reste donc avec Harry et Barbara en compagnie du jeune Max. Ce gamin m'épate vraiment, en une seule journée, il a acquis un vocabulaire impressionnant et arrive à tenir une conversation presque sans accrocs en anglais. Il est vraiment très doué pour les langues.
Lors du bivouac du soir, tout le monde parle de soit, nous rions beaucoup. L'ambiance est bonne enfant et ces échanges sont importants pour la cohésion du groupe et nous font du bien après cette journée de voiture entrecoupée de rapides visites locales.
Nous nous couchons dans nos tentes respectives. La promiscuité fait que Maxence ne veut pas faire l'amour. Gregor et Anna ne s'en privent pourtant pas. Tout le monde les entend. Je suis un peu jalouse, mais ce n'est pas si grave. Je suis heureuse d'être auprès de mon mari et je m'endors finalement dans ses bras.
Quelle heure est-il ? Il fait nuit noire dehors. Ma vessie me presse de me soulager. Quitter la chaleur du duvet pour la nuit hivernale australienne n'a rien d'une partie de plaisir. D'autant que, pour ne pas réveiller Max, je ne prends pas d'autres habits que mon vieux t-shirt et ma culotte en coton blanche d'adolescente que je porte pour dormir.
Tant bien que mal, je m'extrais de la tente. Le feu n'est plus que braise. Les ronflements des uns et des autres est le seul signe de vie aux alentours. Chaussée de mes baskets, je m'éloigne du campement. Le spectacle du ciel étoilé me fait oublier mon envie pressante et le froid environnant. Le nez en l'air, je suis écrasée par une telle splendeur.
— Suzanne ?
Je me retourne en poussant un cri de surprise. Ce n'est que Max le jeune emmitouflé dans son duvet.
— Oh ! Tu m'as fait peur.
— Je suis désolé.
— Tu ne dors pas ?
— Ma tente est juste à côté de celle d'Harry et Barbara qui ronflent sacrément fort.
— Mon pauvre, dis-je en riant.
— Vous ne dormez pas non plus ?
— Je, j'avais envie d'aller aux toilettes mais devant ce spectacle.
— Je suis désolé.
— Tu ne dors pas ?
— Ma tente est juste à côté de celle d'Harry et Barbara qui ronflent sacrément fort.
— Mon pauvre, dis-je en riant.
— Vous ne dormez pas non plus ?
— Je, j'avais envie d'aller aux toilettes mais devant ce spectacle.
Incapable de terminer ma phrase, je me perds une nouvelle fois dans l'immensité du ciel.
— C'est dans ces moments là qu'on se rend compte de notre insignifiance.
— Oui, peut-être.
— Oui, peut-être.
Je souris à cette réponse, il a encore l'insouciance de l'enfance ou bien est-ce moi qui suis trop vieille ?
Mais le froid pernicieux attaque de plus en plus durement ma peau à rester ainsi. Je commence à trembler comme une vieille branche.
— Tenez, me dit Max en posant une partie de son duvet sur mes épaules.
Je me sers contre lui. La chaleur qu'il dégage me fait du bien.
— Et si on s'asseyait ?
Ma proposition est aussitôt accepté mais le sol est si froid que nous ne pouvons nous asseoir sur le duvet sans nous découvrir.
— Je reviens tout de suite, ne bouge pas, lui dis-je.
Il ne me faut que quelque minute pour être de retour avec mon duvet. Je l'ouvre et l'étale par terre. Nous nous allongeons dessus et le sien nous sert de couverture. Blottis l'un contre l'autre nous nous réchauffons mutuellement tout en contemplant le ciel majestueux au-dessus de nous.
En bougeant, je sens que son caleçon est tendu. Serais-je en train de faire de l'effet à un jeune homme de 18 ans ? Loin de moi l'idée de vouloir dévergonder cet ado, je ne me sens pas du tout l'âme d'une cougar, mais je suis quand même flattée de constater qu'il ne soit pas indifférent à mes charmes.
— Tu as une copine ?
— Euh non, on vient de rompre.
— Elle ne te plaisait pas.
— Si beaucoup, c'est elle...
— Euh non, on vient de rompre.
— Elle ne te plaisait pas.
— Si beaucoup, c'est elle...
Inutile d'aller plus loin, j'ai compris. Vraiment il y a des femmes qui ne savent pas ce qu'elles perdent. Max est mignon, intelligent, toujours souriant. Je sais bien que l'amour ça ne se commande pas mais tout de même.
— Ne t'inquiète pas, tu vas en trouver d'autres.
— Peut-être, mais c'est elle que je veux.
— Peut-être, mais c'est elle que je veux.
Sa voix s'est brisée, il est au bord des larmes. Je le prends dans mes bras, sa tête repose contre mon épaule, sa main est sur mon ventre et sa belle tige dure contre ma cuisse. Ses sanglots se tarissent lentement.
— Tu sais, ça nous arrive à tous. À ton âge, le garçon que j'aimais m'a quittée pour ma meilleure amie.
— Je suis désolé.
— De quoi ? Tu n'y es pour rien. J'ai souffert c'est vrai, mais c'est fini, je regarde cet épisode de ma vie avec tendresse maintenant.
— Je suis désolé.
— De quoi ? Tu n'y es pour rien. J'ai souffert c'est vrai, mais c'est fini, je regarde cet épisode de ma vie avec tendresse maintenant.
Maxence ne répond pas. Le temps passe et je me demande s'il ne s'est pas endormi. Il est d'ailleurs temps de rejoindre le campement. Mais au moment où j'ouvre ma bouche, sa main glisse de mon ventre à mon sein et commence à le pétrir doucement.
— Euh, tu fais quoi là ?
Ma voix est froide et cassante. Ses doigts se figent.
— Il est temps de rentrer, Maxence.
Pour seule réponse, il ôte sa main et se met à sangloter. Si je trouvais ce gamin extrêmement sympathique, il m'exaspère maintenant. Il se retourne et me montre le dos maintenant.
Il a besoin de temps ? Grand bien lui fasse, moi je n'ai toujours pas vidé ma vessie. Je sors de la protection du duvet et le froid me saisie une nouvelle fois. Je m'éloigne rapidement de quelques pas et je me soulage enfin.
Quand je le retrouve, Maxence n'a pas bougé. Il reste prostré. Je lui touche l'épaule, pas de réaction.
— Maxence, il faut aller se coucher.
— Allez-y si vous avez envie, moi je reste là.
— Allez-y si vous avez envie, moi je reste là.
J'aimerais bien mais il est allongé sur mon duvet. Le froid est tellement intense que je suis obligé de me remettre sous le sien et de me coller à son dos pour me réchauffer un peu. Petit à petit, je tombe dans un demi-sommeil. En bougeant, ma main touche son sexe bandé. Ce contact me réveille. Elle est longue, elle est fine, elle est chaude. La respiration de son propriétaire se fait plus rapide. Mes doigts se referment sur son excroissance. J'ai envie de faire l'amour. Je suis en manque de sexe : deux fois depuis notre arrivée en Australie c'est trop peu.
Maxence se retourne soudain et sans crier gare m'embrasse. D'abord confuse, je finis par lui rendre son baiser, nos langues se découvrent. Une de ses mains plonge dans ma culotte, j'écarte les cuisse pour lui faciliter le passage. Il caresse bientôt mon clitoris. C'est si bon. C'est merveilleux. Ses doigts sont d'une agilité machiavélique, l'un d'eux trouve l'entrée de ma grotte et l'explore. Je ne peux retenir un gémissement de contentement. Loin de s'arrêter il se place entre mes jambes.
Maxence écarte le fond de ma culotte et présente son sexe. Mais il ne va pas plus loin, il est comme tétanisé.
— C'est ta première fois ?
Ma question ne réclame pas de réponse tant celle-ci est évidente. Nous n'avons pas de préservatif est-ce un problème ? De mon côté, je sais que non, en dehors de mon mari et mon amant, j'ai toujours eu des rapports protégés et mes tests réguliers montrent que je suis saine. Mais lui ?
J'attire sa bouche à la mienne et je l'embrasse.
— Tu ne vas pas te vider en moi, mais sur moi. Tu as compris ?
— Oui.
— Oui.
Sa voix est celle d'un petit enfant excité devant une montagne de cadeau.
— Viens, doucement.
Il entre en moi avec lenteur et application. Sa queue écarte mes chairs avec une facilité humide. Elle est plus fine que celles de mon mari et de mon amant mais elle est légèrement plus longue. Quand son pubis entre en contact avec le mien son gland entre bien en contact avec mon col de l'utérus. Cette sensation est si délicieuse que je ne peux réprimer un petit cri de plaisir obscène.
Mais Max ne reste pas ainsi, il se lance alors dans un va-et-vient endiablé. Je le stoppe en enserrant sa taille de mes jambes.
— Tu as le temps. Si tu veux faire jouir ta partenaire, il ne faut pas y aller comme un fou. Tu n'es pas en train de te branler, tu fais l'amour.
Je ponctue ma leçon de petits baisers sur sa bouche. Il replonge en moi plus doucement, il reste ainsi, les petits mouvements circulaires que je lui indique de faire au creux de l'oreille font frotter son gland contre mon col de l'utérus. Dieu que c'est bon. Le Paradis est là, au fond de mon sexe.
Il reprend plus doucement son va-et-vient. Je sens bien sa queue coulisser contre mes chairs humides. Je sens mon plaisir grossir au creux de mes reins. Je gémis, lui demande d'aller plus vite, plus fort, plus au fond. Je retiens mes cris de plaisir comme je peux, je les étouffe dans sa bouche, je me mords les lèvres, je lui griffe le dos. Au moment où il sort sa queue de mon antre je suis à deux doigts de le supplier de la remettre dedans. Il frotte toute la longueur de son sexe contre mon clitoris, je jouis et lui aussi. Son jet se perd sur mon ventre et ma culotte.
Je suis exténuée, je n'ai qu'une envie m'endormir dans les bras de mon jeune amant. Mais il nous faut retourner dans nos tentes respectives, l'aube n'est plus très loin. Nous nous quittons sur un dernier baiser.
Honteuse et paradoxalement fière d'avoir prit le dépucelage de ce garçon, je me colle à mon mari et m'endors en me demandant comment je vais bien pouvoir gérer cette situation.
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