Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Morgan — Chapitre 13 · Timéo
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Morgan
Chapitre 13 · Timéo
l'égout, la vidéo de mon lavement à l'urine, est un véritable hit sur notre site. La communauté qui nous suit avec assiduité se renforce de jour en jour. Pour répondre à une demande de plus en plus importante, nous organisons, une à deux fois, tous les deux mois, un petit concours : ceux qui veulent participer à un de mes gangs-bang doivent nous envoyer une vidéo de présentation. Même si celles-ci ne sont vues que par mon Maître et moi-même, nous préférons que ces hommes ne soient pas reconnaissables, et pourtant beaucoup se montrent ouvertement en train de se masturber. Heureusement pour eux, nous détruisons les vidéos aussitôt la sélection effectuée.
Lors de ces gangs-bangs, je suis la femelle de ces hommes. J'accepte tout d'eux, exception faite des coups. Julien ne participe que rarement, il est là pour galvaniser mes partenaires et faire respecter la règle qui ne peut être brisée : ces messieurs ne peuvent filmer avec leur propre appareil, tout ce qu'ils enregistrent est fait avec le matériel que nous leur prêtons. Ainsi, aucune image de moi non floutée ne peut circuler sur Internet, mon anonymat est ainsi préservé.
Mais dès la deuxième rencontre avec mes fans, les choses faillirent nous échapper.
Mais dès la deuxième rencontre avec mes fans, les choses faillirent nous échapper.
***
Pour ce rendez-vous, Julien a loué une salle de cinéma, le directeur de l'établissement sait bien évidemment le pourquoi de notre présence. Le créneau horaire est un peu particulier : première séance du mardi matin 9h. C'est le dernier jour d'exploitation d'un film suédois, diffusé en VOST, dont l'exploitation n'a pas rencontré son public de niche, la location de la salle compensera largement la perte de l'éventuel spectateur.
Je suis habillée d'une simple nuisette de satin vert qui s'arrête à la base de mes fesses et ne cache presque rien de mes trésors, la dentelle au corsage montre à travers les motifs de la maille mes seins et mes aréoles. J'accueille tous les participants en les embrassant à pleine bouche avant de les installer sur un siège au hasard. Beaucoup en profitent pour me peloter les seins, les fesses ou le sexe. Ils peuvent ainsi constater ma nudité sous ma tenue.
Ils sont onze et je suis seule. Ils sont vieux, jeunes, laids, beaux, gras ou minces, mais je me moque de leur apparence physique, je ne suis là que pour les satisfaire. Il va me falloir du temps pour pouvoir leur essorer les couilles. J'en mouille de joie.
— Bienvenue messieurs, commence Julien d'une voix forte. La chienne qui est là va vous servir de vide-couilles. Tous les rapports doivent être protégés. Les préservatifs seront vidés dans ce mug, et à la fin de la séance, elle le boira. Il y a cinq caméras à votre disposition. Bonne baise à tous !
Les sifflets et les applaudissements ponctuent cette entrée en matière.
Les hommes s'approchent de moi. Ils sont les prédateurs et je suis la proie. J'embrasse le premier, caresse le corps d'un second puis d'un troisième. Ils m'entourent, leurs mains soupèsent mes seins, étirent mes mamelons, pincent mes fesses, doigtent mon sexe, testent la souplesse de ma corolle brune. Ma nuisette, faible rempart de mes trésors, est déchirée comme une feuille de papier par un jeune métis, au corps d'Apollon, qui s'est frayé un chemin au cœur de cette meute. Avec autorité, il se place devant moi et sa langue prend possession de ma bouche. Soumise à sa volonté, je réponds à ce violent baiser avec passion et me colle à sa peau nue. Son sexe bandé et couvert est emprisonné entre son bas-ventre et mon nombril. Sa taille, proche de celle de mon jeune amant Maxence, son épaisseur, qui n'a rien à envier à celle de mon mari ou de mon Maître, et sa chaleur me font lubrifier encore plus l'intérieur de mon vagin.
— Baise-moi ! lui ordonné-je en l'enlaçant un peu plus.
Sans un mot, il se saisit de mes cuisses et me soulève comme un fétu de paille. Sa bite trouve l'entrée de ma grotte sans difficulté, et il m'embroche d'un coup, je l'accueille avec un râle de plaisir infini. Sa queue écarte mes chairs humides et percute mon col de l'utérus sans ménagement. Je ne suis qu'une poupée entre ses mains, et c'est ce que je veux. Accrochée à son cou, je vais à la rencontre de ses mouvements, je veux qu'il me fasse jouir. Mais j'en veux plus.
— Dans mon cul ! J'en veux une dans mon cul ! crié-je à la meute qui nous entoure.
Un homme se colle à mon dos, sans attendre, il me pénètre l'anus d'un seul coup de reins, sa queue est un peu plus fine que celle de mon Maître, mais de même taille. La douleur est vive, mais elle ne dure pas longtemps, car heureusement, avant de les accueillir, je me suis assoupli les sphincters avec un gode et beaucoup de lubrifiant.
Les deux hommes se synchronisent : quand l'un me pénètre, l'autre se retire. Ces coups de piston me font décoller à une vitesse astronomique. Mes gémissements deviennent des râles de plaisir. Je suis secouée comme un prunier, un homme essaye de m'embrasser, nos langues ne se touchent que trop rarement avec fougue. Des doigts tordent vicieusement mes mamelons. Mes fesses sont pétries sans douceur. Je subis ces traitements, je suis leur chose et j'adore cela. Je ne suis que jouissance.
L'homme qui m'encule se vide dans un râle libérateur. À peine part-il qu'un autre prend sa place sans ménagement. Je l'accueille avec un gémissement de chienne en chaleur. Du coin de l'œil, je vois que l'on vide le préservatif dans le mug.
Le jeune homme qui me baise accélère. Sa queue grossit. Il ahane de plus en plus bruyamment. Quand il se libère, nous mêlons nos cris de jouissance avant de nous embrasser. Mais très vite, il me laisse. On m'emmène au sol, je m'allonge dos à l'homme qui m'encule, un autre prend la place restée vacante, on me présente des queues, je les lèche, les embrasse, les suce, mais n'en fais gicler aucune avec ma bouche.
Les hommes se succèdent, se vident dans le mug, reprennent des forces, et dès qu'ils le peuvent, repartent au combat. Ils prennent leur dû et je suis là pour les satisfaire. Je suis récompensée par les multiples orgasmes qui me traversent.
Soudain, une altercation : Julien hurle à un des participants d'effacer la vidéo qu'il a faite avec son téléphone.
— Et si je refuse, tu vas faire quoi ?
L'homme est plus imposant que mon maître. La situation peut vite dégénérer. Je crève de peur. S'il obtient gain de cause, d'autres hommes pourraient filmer et mon visage se retrouvera à coup sûr sur Internet. Le regard que certains me jettent me conforte dans cette voie.
Le jeune métis qui m'a prise en premier se dirige, calmement, nu comme au premier jour, vers celui qui veut s'affranchir des règles.
— Efface ta vidéo, dit-il d'une voix grave.
— Sinon quoi ?
— Sinon quoi ?
C'est un coup au plexus solaire qui lui répond. Il s'écroule au sol, essayant vainement de reprendre son souffle comme un poisson hors de l'eau. Tranquillement, le jeune métis se saisit du téléphone et devant les yeux de Julien efface toutes les photos et vidéos qui s'y trouvent.
— Y en a d'autres qui ont fait pareil ? lance-t-il aux autres participants.
Un silence de mort lui répond.
— Parfait, ça ne pose pas de problème qu'on jette un coup d'œil.
Tous les téléphones y passent, même celui du jeune homme. Personne d'autre n'a outrepassé la règle.
Le jeune métis invite calmement, mais fermement, le contrevenant, à quitter les lieux.
Quand il franchit les portes, je me remets enfin à respirer normalement. Je me dirige alors vers mon sauveur en ondulant bien des fesses.
— Comment tu t'appelles ?
— Timéo.
— Eh bien merci Timéo.
— Timéo.
— Eh bien merci Timéo.
Je prends sa tête entre mes mains et je l'embrasse. Nos langues jouent longuement ensemble. Le feu qui s'était éteint au creux de mes reins recommence à prendre vie.
— Je crois que Timéo a droit à une récompense. Vous n'êtes pas d'accord ? demandé-je à la cantonade.
Tout le monde approuve. Je le prends par la main et le fais asseoir sur un fauteuil au premier rang. Je m'agenouille entre ses jambes et je commence à le sucer comme jamais je n'ai sucé une bite auparavant. J'y mets tout mon savoir-faire, ma reconnaissance, mon amour, ma perversité, ma personne et mon âme. Il a déjà joui deux fois, cela va durer longtemps, et je m'en réjouis. Ma langue lape sa queue à demi-rigide sur toute sa longueur, ma bouche gobe ses bourses, mes lèvres étirent son prépuce, mes dents mordillent doucement sa colonne de chair qui reprend doucement vie.
Au silence qui nous entoure, je devine que les autres participants et Julien sont jaloux, car aucun n'a été pris en main avec une telle envie.
Au silence qui nous entoure, je devine que les autres participants et Julien sont jaloux, car aucun n'a été pris en main avec une telle envie.
— Allez les gars, fourrez-moi cette salope !
La parole de mon Maître est le renouveau de mon gang-bang. Je suis remise à quatre pattes et une queue se présente à mon anus et sans attendre me pénètre d'un coup. Malgré cette délicieuse douleur, je ne veux pas me détourner de ma tâche. À ma gorge profonde, mon sauveur gémit un « Oh putain ! » extatique.
Trois queues se succèdent dans mon cul avant que je ne récolte enfin le fruit de mes efforts. Exceptionnellement, cette jouissance va directement du producteur à la consommatrice, je ne veux pas gâcher ce sperme même s'il y en a peu. Bien m'en a prise puisqu'il a très bon goût, je suis vraiment gâtée.
Je me relève avec difficulté, mes genoux me font souffrir. J'aimerais que cela s'arrête maintenant, mais à leur regard, je vois bien qu'ils en veulent plus.
Je m'embroche donc sur un homme d'une bonne cinquantaine d'années. Il a le ventre proéminent et velu. Son sexe est de petite taille par rapport à tous les autres, mais c'est aussi le plus épais. Il me faut au moins ça pour sentir quelque chose. Je l'embrasse goulûment. Un homme me pénètre mon cul. C'est à peine si je le sens.
Ils se vident les uns après les autres dans les préservatifs. Je suis repue de sexe, de jouissances et d'orgasmes, je ne suis plus qu'une poupée de chiffon entre leurs mains. Malgré tout, je les encourage, les caresse, les embrasse, les suce, les branle. C'est mon rôle, c'est mon devoir et j'entends bien l'accomplir jusqu'au bout.
***
Une fois que tous sont vidés et incapables de bander une nouvelle fois, mon maître me tend le mug. La récolte de sperme n'arrive même pas à la moitié de sa contenance.
— Un jour, il faudra qu'il soit plein, me dit-il avec un sourire carnassier.
Je frémis d'angoisse, mais aussi d'excitation. Je ne suis décidément qu'une chienne en chaleur. Je porte à mes lèvres le mug, et je bois avec lenteur, par petites gorgées. Je savoure à sa juste valeur cette récolte de jus de couille. C'est bon, c'est fort en bouche, c'est parfumé, c'est un peu écœurant et, surtout, c'est lourd à l'estomac. Je suis gavée comme une oie. Je lâche un petit rot timide en mettant ma main devant la bouche. Mes hommes lancent des « hourra » tonitruants, j'en suis rouge de confusion.
***
Il est temps de plier bagage. Les hommes se rhabillent en discutant entre eux. Je les regarde avec tendresse, ils m'ont apporté tant de plaisir que je leur en suis redevable.
Le directeur entre dans la salle.
— Ça s'est bien passé ?
— Oui, très bien. Merci encore. Voulez-vous utiliser Morgan à votre convenance ? Elle en sera ravie, lui propose Julien.
— Oui, très bien. Merci encore. Voulez-vous utiliser Morgan à votre convenance ? Elle en sera ravie, lui propose Julien.
Je m'approche de lui et lui prends la main.
— Euh... Non, s'il vous plaît, non, me dit-il en retirant sa main.
— Pourquoi ? Je ne vous plais pas ?
— Au contraire. Mais, je suis un homme marié, dit-il en me montrant son alliance, je n'ai jamais trompé mon épouse et je ne tiens pas à commencer aujourd'hui. Croyez bien que je le regrette.
— Pourquoi ? Je ne vous plais pas ?
— Au contraire. Mais, je suis un homme marié, dit-il en me montrant son alliance, je n'ai jamais trompé mon épouse et je ne tiens pas à commencer aujourd'hui. Croyez bien que je le regrette.
J'en tombe des nues. Comment peut-il refuser un moment de plaisir pour une raison aussi futile ? Mais est-ce bien aussi futile que je le crois ? N'aurais-je pas perdu de vue certaines valeurs dans ce chemin de déchéance ?
Je lui reprends délicatement sa main, dépose un baiser au creux de sa paume et referme ses doigts dessus.
— Votre femme a beaucoup de chance d'être aimée par un homme comme vous.
Il est rouge de confusion et bredouille des mots inintelligibles. Je le quitte, je ne veux pas qu'il voie que sa décision m'a troublée au plus profond de mon âme.
***
Alors que je me rhabille, je vois Julien discuter avec Timéo. Au moment où je les rejoins, les deux hommes se séparent avec une poignée de main.
— Que se passe-t-il, demandé-je, alors que le jeune homme passe les portes battantes de la salle.
— Nous venons d'engager un garde du corps pour les prochains gangs-bang.
— C'est une bonne idée.
— Il sera payé et aura un droit de visite illimité à tes trous.
— Nous venons d'engager un garde du corps pour les prochains gangs-bang.
— C'est une bonne idée.
— Il sera payé et aura un droit de visite illimité à tes trous.
J'en frémis. Mais est-ce d'excitation ou de peur ? Le directeur du cinéma a fait entrer le ver dans le fruit. Comment vais-je bien pouvoir gérer cette situation désormais ?
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