Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une histoire sans fin — Chapitre 2 · Télétravail sans fin
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une histoire sans fin
Chapitre 2 · Télétravail sans fin
Pendant les jours qui suivent l'épisode du cinéma, je ne cesse de me rejouer la scène en boucle. Mon imaginaire a un certain effet sur mon niveau d'excitation, pour le plus grand plaisir de ma compagne, qui attend mon retour avec intérêt ces jours-ci. Peut-être ai-je changé... Je ne me rends pas compte si je suis différent. Je trouve seulement qu'en me regardant dans le miroir le matin, je ne me trouve pas si mal. Un petit sourire est apparu, fixé, sur mon visage. L'effet Sarah.
Je n'ai pas de nouvelles d'elle depuis ce moment, je me demande si elle regrette ce qui s'est passé. Une semaine plus tard environ, alors que je suis au travail, je reçois un message de mon amie.
Plus sympa... mon imagination part au quart de tour, j'envisage déjà tous les scénarios possibles de cette journée sans savoir par quoi commencer. Et si elle voulait juste parler ? Revenir sur ce qui s'est passé, sur Gerry, me raisonner ou se raisonner. Quel ennui ! Les filles veulent toujours parler. Même Sarah, elle ne fait que ça. Dès que sa bouche s'ouvre, c'est un flot ininterrompu de blabla, de réflexions sur les trucs qu'elle aimerait faire ou qu'elle n'a jamais faits et qu'elle ne fera jamais parce que, bien sûr, rien que de les évoquer l'effraie au plus haut point. En réfléchissant, je pense qu'il n'y a que deux moments où elle se tait, au ciné et quand elle dort. Nos moments privilégiés. Mais je ne vais quand même pas lui proposer un film en travaillant ou une sieste. Quoique...
Sarah me tuerait si elle m'entendait. Ce n'est pas grave, elle peut faire ce qu'elle veut après tout, tant qu'on poursuit notre histoire. Je suis sûre que je trouverai un moyen pour qu'elle m'écoute... Que je retrouve sa peau collée à la mienne dans ses draps, sur son bureau, sur sa chaise, dans sa douche... Je m'égare. Je ne réponds pas trop vite. Je ne veux pas lui montrer que je n'attends qu'elle depuis ce film si captivant.
Quoique ! C'est Sarah, qu'est-ce que je raconte ! Si je ne réponds pas, elle va penser que je refuse. Je l'adore, tout est si simple avec elle. À aucun moment, je n'envisage de dire non. Je m'empresse d'annoncer mon télétravail à mon équipe, et de lui répondre que je serais très content de venir passer la journée avec elle.
Je finis tôt le boulot, ma concentration est fichue de toute manière, je suis déjà à demain.
Le lendemain, dans une charmante impasse, derrière la colline Montmartre, j'arrive chez ma belle. Ce n'est que la seconde fois que je viens jusqu'ici. Et encore, je n'ai jamais passé la porte. Elle est assez solitaire et préfère toujours venir faire sa vie chez les autres. Sauf que maintenant, avec ma situation, ce n'est plus possible.
Je sonne à l'interphone qui ne fonctionne pas. Je suis bien chez Sarah. Et ma chère amie a beau avoir la trentaine, elle habite encore dans une minuscule chambre de bonne, une maison de poupée, figée au dernier étage, en haut de sa tour où elle se cache depuis des années. Elle a raison d'ailleurs. En la voyant si loin des regards, je me sens privilégié, comme si j'étais la seule personne à connaître ce passage vers le plaisir. Il ne m'en faut pas plus pour commencer à stresser.
Je suis angoissé tout au long de mon ascension vers son appartement, je me demande comment elle va réagir. Chez elle, savoir quoi faire et quand, ce n'est pas comme glisser ma main sur sa jambe dans une salle obscure. En plus, la lumière ne fonctionne pas et avec un escalier si abrupt, mon imagination va bon train. Je nous imagine en pleine nuit, rentrant de l'une de nos soirées arrosées. Délicieuse acrobate trébuchant en jupe courte dans ses escaliers. J'essaye de rester concentré pour que tout ça ne demeure pas que des images... Je toque.
Je l'entends marcher chez elle, pousser un meuble avant de m'ouvrir la porte après dix bonnes minutes d'attente, l'air d'avoir préparé je ne sais quoi. Est-ce qu'elle se serait apprêtée ? Je souris involontairement... Ou alors elle était dans une petite chambre secrète à l'autre bout de son appartement de vingt-deux mètres carrés. Mais elle me salue comme d'habitude, en me regardant à peine et en me faisant la bise. Je suis légèrement déçu d'être accueilli par une bise amicale au vu de notre dernière soirée, mais je ne dis rien. J'ai décidé de ne rien dire. On verra bien.
J'entre, je la détaille de la tête aux pieds, elle doit sortir de la douche, ses cheveux sont encore un peu humides. Elle porte un petit haut bleu marine avec de fines bretelles qui ne cache pas beaucoup sa poitrine, ainsi qu'une jupe blanche assez courte pour me laisser profiter de la vue sur ses magnifiques jambes. En moins d'une minute, j'ai oublié que j'étais là pour travailler, ne serait-ce qu'un peu. Elle est pieds nus sur le parquet. Je craque complètement, ma déception initiale s'est vite envolée.
Elle me dit de m'installer et de commencer à travailler. J'ouvre machinalement mon ordinateur et me fige face à l'écran noir dans lequel se reflète le mur de Sarah. Vide et si mal décoré. Un vieux papier peint à fleurs affreuses. Ma Sarah n'habite pas là, j'en suis persuadé, ou alors ce n'est qu'une façade. Un jour, ma belle déchirera le papier pour me montrer des dessins indécents, ses incantations et les formules avec lesquelles elle m'a capturé il y a six ans.
— Un jour, on le repeindra si tu veux ! m'interrompt-elle avec un sourire comme si elle avait lu dans mes pensées et, en se penchant sur mon épaule, elle répand son parfum sur les fleurs passées. Cela m'étourdit un bref instant. Heureusement, j'ai mon ordinateur et mon travail pour me raccrocher.
— Si tu veux. Réponds-je à peu près persuadé que je ne reviendrai jamais.
— Si tu veux. Réponds-je à peu près persuadé que je ne reviendrai jamais.
Après avoir servi le café, elle s'installe à côté de moi sur son canapé. Elle est à quelques centimètres, les jambes repliées sous elle, ses pieds nus vers moi, dans une position qui remonte encore plus sa jupe sur ses jambes. Je peux même deviner le début de la courbe de ses fesses... J'ai envie de suivre cette courbe, de la saisir et de la coucher sur le canapé, de voir ce que cache à peine sa petite jupe.
Impossible de me concentrer, je suis attentif au moindre de ses gestes, à la moindre respiration. Le télétravail, c'est quand même une super invention. Les chambres de bonnes qui vous transportent au septième ciel, ce n’est pas mal non plus.
Mais Sarah ne dit rien. Nous travaillons. En tout cas, j'essaye. Je ne sais pas ce qu'elle fait. Il fait terriblement chaud chez elle. Elle reste très sérieusement penchée sur son travail et sa tenue n'aide en rien à rafraichir l'ambiance. Trop sexy et trop sage, les yeux brillants sur l'ordinateur et la peau douce de ses jambes qui me frôle comme si de rien n'était. Je me dis qu'elle doit regretter ce que nous avons fait. La frustration commence pour moi. Vous me direz qu'avec Sarah, j'ai l'habitude. Elle adore laisser les gens sur leur faim. Est-ce qu'elle m'a invité dans son intimité pour mieux m'embêter ? Mieux me montrer ce que je n'aurai plus. Elle en est capable. Mais ce qu'elle ne sait pas, c'est que l'avoir à mes côtés, si court vêtue de surcroît, suffit à me plaire.
Nous déjeunons ensemble, toujours dans une ambiance amicale et reprenons tranquillement le boulot l'après-midi. Les heures passent, je veux tenter quelque chose. Je regarde autour de moi. Une chambre de fille normale à première vue. Son petit lit défait. Mmmmh. Sa douche encore humide... Concentration... Son armoire qui déborde. Elle a toujours aimé les fringues originales. La pagaille. J'ai trouvé.
— Ça te dit qu'on fasse un petit jeu ? Proposé-je sans trop réfléchir.
Je sais qu'elle ne pourra pas résister, elle aime jouer. Sarah a déjà détourné le regard de son ordinateur, j'ai tout son intérêt. À côté de moi, son parfum d'été et sa robe si courte... Je dois retenir mes mains.
— Si tu mettais quelque chose d'original et qui change. Un peu comme un déguisement...!
J'hésite, je sens que je vais dire une bêtise - pas de critique, pas d'insinuation maladroite, pas de perversité et pas d'enfantillage –
— Ca fait longtemps que je repense à nos dernières vacances à Biarritz et à la tenue sympa que tu avais quand tu dansais.
J'hésite, je sens que je vais dire une bêtise - pas de critique, pas d'insinuation maladroite, pas de perversité et pas d'enfantillage –
— Ca fait longtemps que je repense à nos dernières vacances à Biarritz et à la tenue sympa que tu avais quand tu dansais.
Elle hésite. Je respire. Je ne sais pas si c'est de la méfiance, de la réflexion ou autre chose.
— Bah, je ne sais plus ce que j'en ai fait de cette veste.
Ouf !
— Bah, je ne sais plus ce que j'en ai fait de cette veste.
Ouf !
Elle court à l'armoire, et commence à sortir pêle-mêle des accessoires venus de n'importe où. De moments avec moi, de moments sans moi. Les souvenirs. Il y a toute notre histoire qui défile. Elle enfile une chemise à franges achetée trois euros pour la fête du rock, un short minuscule et des bottes que je ne l'ai jamais vu mettre. Vu les talons, je ne pose pas de question. Elle esquisse trois mouvements de danse avant de courir se déshabiller.
Et de se glisser dans un body vert offert dans un pub à Londres. Avec un jupon de danseuse rose, on dirait une elfe. Elle disparaît. Je repense à notre univers que j'aurais aimé ne jamais quitter. Mais elle revient déjà et adopte une posture avec le sweat que je lui ai rapporté de New-York, à moitié ouvert sur son soutien-gorge pigeonnant...
Elle s'amuse toute seule et a sans doute oublié que j'étais là. Sans qu'elle s'en aperçoive, du moins le pensais-je, je la vois nue, à travers la fente lumineuse de la porte de l'armoire qu'elle laisse grande ouverte et qui lui sert de paravent lors de ses déshabillages express.
Ses cheveux dans tous les sens sur sa poitrine affolante. Sa taille fine sur sa ligne de hanches qui glisse dans le rai de lumière. Sarah est canon.
Elle s'enveloppe dans une petite cape rouge étrange que je ne connais pas et que je n'aurais pu oublier. Une autre histoire venue s'ajouter ou se mêler à la nôtre. Hélas ! Elle jette la cape, le regard attiré par autre chose. En la voyant ainsi, dans l'embrasure de cette vieille porte, je pense que je ne cesserai jamais de l'aimer.
Et alors qu'elle se change encore une fois, elle ne s'arrête jamais, je me dis qu'on pourrait maintenant se passer de déguisement. Je me lève du canapé.
— Ne bouge pas ! dit-elle impérieuse.
Elle insiste pour que je ferme les yeux... J'obéis. C'est moi qui ai lancé le jeu. Quand je les rouvre, elle arbore une perruque rouge provocante et un corset que j'avais presque oublié. L'appel à la luxure. Le rêve. Un coussin de dentelle et de sensualité. Ma Sarah est si belle, sa peau soigneusement capturée dans les lacets et les fermoirs brillants.
Son téléphone sonne, un collègue à elle. Elle joue machinalement avec sa perruque. La discussion dure, Sarah se lève en parlant, fait les 100 pas en jupe et corset. Elle regarde par la fenêtre, s'adosse à la table, parcourt la dentelle de sa main tout en parlant, ses jambes glissent l'une contre l'autre sous mes yeux. Je suis toujours dans le jeu et elle dans son personnage. Se rend-elle compte à quel point j'ai envie de lui arracher ce corset et de la prendre là tout de suite sur cette table ? Je l'ai mérité après tout.
Apparemment non, et moi je bous intérieurement. Elle vient se camper devant la fenêtre, et observe la rue tout en parlant. Je me dis que ses voisins d'en face ont de la chance d'avoir une si belle créature à observer.
Je ne tiens plus, mon cerveau a abandonné la direction des événements à une autre partie de mon corps. Je me lève, me rapproche d'elle par derrière sans qu'elle me voie. Et d'un coup, je viens la plaquer contre la vitre, tout mon corps collé contre le sien, et mes mains qui viennent empoigner ses fesses par-dessous sa jupe.
La scène dure quelques secondes, Sarah s'appuie par réflexe contre la vitre, étouffe un cri de surprise. Et la seconde d'après, elle me repousse de tout son corps, son cul terrible contre mon entrejambe, dur comme du fer. Elle se retourne, me lance un regard noir sous une flamme carmin. Toujours au téléphone, elle me fait signe de retourner m'asseoir.
Comme un enfant qui vient de se faire gronder, j'obéis, penaud. Sarah écourte sa conversation et raccroche. Elle rougit.
— Non, mais tu es fou ! Imagine s'il avait entendu ! Je suis censée être seule chez moi à bosser, se regardant, elle ajoute, et là on dirait que je vais faire une passe !
— J'aurais plutôt dit une princesse, la contredis-je dans la foulée. Je la vois hésiter, se mordiller la lèvre. Elle n'est pas en colère, elle fait semblant.
— En plus, c'est moi l'hôte. C'est à moi de m'occuper de mon invité...
— J'aurais plutôt dit une princesse, la contredis-je dans la foulée. Je la vois hésiter, se mordiller la lèvre. Elle n'est pas en colère, elle fait semblant.
— En plus, c'est moi l'hôte. C'est à moi de m'occuper de mon invité...
Elle termine sa phrase dans un murmure. Elle a quelque chose derrière la tête, je le vois. Elle fait quelques pas pour me rejoindre dans une démarche féline et vient passer ses jambes de part et d'autre de mon corps pour s'assoir à califourchon sur moi et venir enfoncer sa langue au fond de ma bouche.
Je mets quelques secondes à comprendre ce qui m'arrive. L'instant d'après, l'instinct reprend le dessus, je peux enfin glisser mes mains sur ses longues jambes que j'aime tant. Je les caresse, les masse, je monte, je descends, j'en suis raide dingue. Nos langues dansent un tango endiablé. Je ressens la passion que Sarah met dans ce baiser, je sens ses gémissements étouffés, son corps qui ondule contre le mien, son entrejambe qui glisse contre moi. À croire que c'est moi qui porte un corset. J'étouffe.
Mes mains remontent rapidement ses cuisses pour venir empoigner à pleines mains ses fesses que je devine depuis tout à l'heure, ses douces rondeurs que je regrette tant. Elle rit, surprise de mon enthousiasme et se cambre encore plus contre moi. Mes mains enveloppent tout entier ses fesses. La coquine ne porte pas de dessous du tout ! Je dérape. J'y suis. Les lèvres humides de son intimité brûlante se frottent directement contre moi...
C'est beaucoup d'un coup. Je commence à perdre le contrôle, je mordille le corset pour saisir sa poitrine. Tire ses cheveux rouges de princesse professionnelle. La perruque résiste. Je serre Sarah contre moi et me cambre pour répondre à ses mouvements. Cette fois, je n'ai pas de public pour me freiner. Curieusement, j'en suis intimidé. Ça fait longtemps et je suis trop excité. Pour qu'elle ressente l'état dans lequel je suis, je me serre contre elle, elle ne peut plus m'échapper...
C'est mal connaître Sarah, elle ne se laisse pas faire si facilement. Elle appuie ses longs doigts sur mon torse, me plaque contre le fond du canapé, elle glisse le long de mon corps et se retrouve à genoux, sur le tapis devant moi. Comment a-t-elle fait ça ? Tout en ouvrant mon pantalon, elle murmure en me fixant de ses yeux noirs :
— Cette fois, c'est pour moi...
La seconde d'après, je vois la belle s'approcher de moi, tendu comme un arc, et ouvrir une bouche gourmande...
— Oh putain...
Je ne la vois plus, mais je suis inondé de plaisir. Je la sens sourire autour de moi. S'ensuivent de longues ou courtes minutes de pur bonheur. Me redressant, je la vois jouer avec mon plaisir. Je sens ses lèvres qui glissent, sa langue qui tourne avant qu'elle n'engouffre l'ensemble, apparemment sans peine, au fond de sa gorge. Elle accélère, ralentit, change le rythme de ses mouvements. Elle lèche sur toute la longueur en me jetant un regard qui, ajouté à son corset à moitié défait et à sa jupe remontée, me fait perdre les derniers repères qui me restaient.
Je suis dans une chambre que je ne connais pas avec une fille aux cheveux rouges que je découvre encore. Oublié mon ordinateur. Le tchat, mes collègues sont loin. Je vis la meilleure fellation de ma vie. La belle se caresse la poitrine à travers son haut, passe sa main sous sa jupe, sur mon torse pendant que s'affairent sa bouche et le reste. Comme elle ne s'arrête pas, je la fais s'allonger sur moi doucement. Sa tête toujours au niveau de mon entrejambe. Et ses cuisses de part et d'autre de la mienne. J'ai maintenant un accès complet à ce qui m'intéresse. Je l'entrevois lisse et parfumé, son abricot que je vais me faire un plaisir de dévorer.
— Haha c'est à moi de m'occuper de... ooooh... continue...
Je viens de glisser ma langue dans cette jolie fente. Elle ne dit rien. On ne dit plus rien.
J'explore, je découvre, je lèche, je caresse tout ce qui est à ma portée. La pointe de ma langue titille son clitoris pendant que mes mains glissent de ses cuisses à son cul. Elle, de son côté, tente de rester concentrée et redouble d'ardeur. Je la sens se crisper, elle gémit. J'ai rarement vécu un moment aussi érotique, nous ne sommes plus que deux bouches et deux sexes à la recherche de l'orgasme de l'autre.
J'explore, je découvre, je lèche, je caresse tout ce qui est à ma portée. La pointe de ma langue titille son clitoris pendant que mes mains glissent de ses cuisses à son cul. Elle, de son côté, tente de rester concentrée et redouble d'ardeur. Je la sens se crisper, elle gémit. J'ai rarement vécu un moment aussi érotique, nous ne sommes plus que deux bouches et deux sexes à la recherche de l'orgasme de l'autre.
Cette fois, je me lâche tout en enfonçant ma langue en elle. Cette nana va me tuer. Je ne compte pas la laisser en plan. Elle est toujours sur moi et dès que j'ai repris mes esprits, je me relance à l'assaut de sa jupe.
— Hum c'est trop bon, j'adore ta langue... ohlala oui oui...
Je veux la faire décoller aussi loin que moi. Je redouble d'ardeur et la torture de toutes les manières imaginables.
— Oh mon Dieu, je vais jouir...
Et pile à ce moment-là, la sonnerie de l'interphone, finalement pas si cassé on dirait. Le bruit retentit dans tout l'appartement ou dans ma tête.
— Oh merde ! C’est sûrement Marc... (son compagnon)
En 30 secondes, nous sommes debout, rhabillés, et Sarah me pousse vers la sortie pour que je ne le croise pas. Je ne suis pas censé être ici. Elle me dit de prendre l'escalier, m'embrasse de toute sa frustration pendant cinq secondes et me jette dehors.
Je suis encore retourné de ce qui vient de se passer, je prends les escaliers, quitte l'immeuble sans me faire voir et prends le chemin du retour.
Je suis encore retourné de ce qui vient de se passer, je prends les escaliers, quitte l'immeuble sans me faire voir et prends le chemin du retour.
Je suis un peu déboussolé de la fin de cette journée, mais la tête encore pleine du souvenir de Sarah. Et du sourire qu'elle m'a laissé avant de partir, dissimulé sous une mèche rouge de la perruque qu'elle a oublié d'enlever.
Cette nana va me tuer...
Cette nana va me tuer...
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