Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Valentine Challenge: mon pote en jupe — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Valentine Challenge: mon pote en jupe
Chapitre 1
Un paquet de chips et un six-pack de bières à la main, je sonnai à la porte.
J'avais rendez-vous chez Kyu, mon meilleur pote, pour la St-Valentin. Oh, vous pouvez tout de suite effacer ce sourire sarcastique: ça n'est pas du tout ce que vous imaginez. Vous en avez peut-être entendu parler: il y a un truc qui s'appelle le "Valentine Challenge": l'idée, c'est qu'à la St-Valentin, les personnes célibataires se fixent rendez-vous en tête-à-tête, histoire de passer une bonne soirée et de tirer la langue à la solitude amoureuse. Oui, forcément, il y a un hashtag qui va avec ça sur les réseaux sociaux.
C'était mon frère qui m'en avait parlé, lui qui avait projeté d'inviter une de ses collègues dans un club de jazz. Je crois qu'il espérait la pécho. Moi, j'étais complètement dans un autre délire: avec Kyu, on s'était organisé un repas à la maison et une soirée jeux vidéo vintage sur sa vieille Wii. Pas une once de romantisme.
Kyu, c'était plus qu'un pote ordinaire. C'était l'ami de toujours, celui sur lequel je pouvais compter, quel que soit mon souci. Et il pouvait compter sur moi. Je me souviens encore de la première fois où je l'avais vu, à l'école, petit, chétif et émotif, débarqué ici alors qu'il ne parlait que le Coréen.
Au cours des années, parce que les gens sont cons, il s'était pas mal fait harceler à cause de son origine, ou à cause de sa silhouette maigrichonne et sa tête bizarre. Il y en avaient qui l'appelaient Gollum.
Moi, je l'avais toujours défendu. Qu'on s'en prenne à lui, ça me rendait fou.
Bref, j'ai sonné à la porte de son appartement… mais ce n'est pas lui qui m'a ouvert. Non, à sa place, je vis se dessiner dans l'embrasure de la porte une fille que je n'avais jamais vu de ma vie. Elle était sublime: un visage de poupée, encadré par de longs cheveux noirs, une apparence d'idole de la K-pop, elle portait une toute petite robe pink qui dévoilait ses épaules et ses jambes ravissantes. OK, l'apparition était agréable à regarder, mais ça n'était pas du tout ce qui était prévu.
Je savais que ce n'était pas la sœur de Kyu, parce qu'il n'avait pas de sœur. Peut-être une cousine? L'idée qu'il puisse sortir avec un canon pareil ne me traversa pas l'esprit, je suppose que je devrais avoir honte de mes préjugés. Même moi, j'étais un peu intimidé par la demoiselle. Quand on est un peu geek, on ne se retrouve pas très souvent en présence de ce genre de fille, c'est comme ça.
On se fit la bise. Elle sentait le jasmin, c'était enivrant. Elle se présenta, disant s'appeler Minji, et me jeta un sourire effarouché très mignon. Je ne comprenais toujours pas, mais elle m'invita à rentrer, puis à m'asseoir à table, alors qu'elle servait le repas. Il n'y avait que deux chaises. Là, c'est sûr, vous, vous avez déjà compris, mais moi, je vous jure que je nageais littéralement dans les points d'interrogation. Plusieurs fois, je voulus demander où était Kyu, mais la situation était tellement bizarre que je ne savais pas par où commencer. Et puis bon: quand une jolie fille vous invite à sa table, vous ne cherchez pas la petite bête, de peur de tout faire foirer. On est tous pareils, non?
Elle croisa se jambes divines l'une contre l'autre, surpris mon regard admiratif et éclata d'un rire mutin. Je crois que c'est là que je m'aperçus que j'avais un début d'érection dans le caleçon. Le contraire, aurait, franchement, été étonnant.
— Daniel, c'est moi, me dit-elle, l'air intense.
Oh bien entendu, faites les malins ! Vous, vous l'avez vu venir à des kilomètres, mais c'est facile de se moquer: moi, je n'avais rien capté, et même là, je ne comprenais pas ce que cet aveu signifiait. Il faut dire que moi, j'avais cette jeune femme en face de moi, et que la seule chose que je trouvais suspecte, c'était qu'il soit possible d'être aussi mignonne.
Comprenant mon désarroi, Minji insista:
— C'est moi, Kyu.
Voilà. D'accord, ça c'était un choc. Ma bouche resta entrouverte un moment, alors que je balbutiais dans le désordre des mots incompréhensibles.
Au moins, là, je comprenais ce qu'elle me disait. Mais mon cerveau avait une longueur de retard sur mes oreilles. OK, donc très bien, Kyu s'était déguisé en femme, il se faisait appeler Minji, ce qui en soit constituait une énorme surprise parce que jamais il n'avait fait quelque chose dans ce genre, ou manifesté le moindre intérêt pour le travestissement.
Mais surtout, même après cette révélation, mon cerveau était incapable de voir Minji autrement que comme une fille très séduisante. Oh, si je faisais un effort d'imagination, je pouvais me figurer de quelle manière le visage de Kyu se cachait derrière ces longs cheveux et ce visage adorablement maquillé, mais c'était extraordinaire: tous les défauts physiques de mon ami s'étaient transformés en qualités, sa maigreur, ses grands yeux, sa voix haut perchée, tout ce qui était bizarre chez lui était devenu ravissant. Il était un garçon à la dégaine étrange, mais il faisait une fille très fraîche. Même sa manière de bouger était différente: tout dans son comportement était délicat, féminin, gracieux.
À partir de là, deux réalités cohabitèrent dans ma tête, sans jamais parvenir à se réconcilier: j'étais face à mon pote Kyu, travesti. Et j'étais en présence de Minji, que malgré mes efforts je ne parvenais pas à ne pas trouver charmante. Oui, bandante, même.
On se mit à manger et à boire quelques bières. Passé le choc, je découvris que j'étais plus intrigué que dégoûté par ce changement. Forcément, j'avais des milliers de questions, et Minji se fit une joie d'y répondre - oui, impossible de penser à elle sous un autre nom. Pourquoi avait-elle choisi de s'habiller ainsi, lui demandai-je.
Effleurant délicatement ma main, elle répondit, sur le ton de la confession:
— Je me sentais appelée par quelque chose, mais je ne comprenais pas ce que c'était. Quand j'ai enfilé une jupe pour la première fois, quand je me suis maquillée, j'ai compris que c'était ça que je recherchais. Je me sentais à l'aise, je me sentais moi-même. Depuis peu, je me promène dans la rue en tant que Minji, et les regards sur moi ne sont pas remplis de jugement, au contraire… Alors comme tu es mon meilleur ami, il n'était pas question de te cacher tout ça plus longtemps. Je voulais profiter de cette soirée pour te l'avouer, et me faire belle pour toi…
— Si c'est ça qui te correspond, je suis content pour toi, lui dis-je, serrant ses doigts fins dans les mains. J
J'avalai difficilement ma salive, faisant comme si je n'avais pas remarqué que ce tête-à-tête commençait furieusement à un rendez-vous…
Du plat d'une phalange, elle effaça ses larmes naissantes:
— J'avais tellement peur de t'en parler… Je suis tellement heureuse que tu réagisse comme ça…
Pourquoi est-ce que je le prenais aussi bien? Déjà, parce que j'avais toujours accepté Kyu tel qu'il était, et je n'allais pas m'arrêter aujourd'hui, même dans cette curieuse situation. Mais aussi parce que la révélation de la véritable identité de Minji n'avait pas calmé mon érection, au contraire. Mon pénis était désormais très à l'étroit dans mon pantalon, et ne montrait aucun signe de se calmer. Je n'avais jamais été attiré par les mecs ou par les travestis, mais le corps a sa propre vérité, et même si je ne comprenais pas totalement ce qui m'arrivait, il aurait été vain de prétendre que ça n'existait pas. Plutôt que lutter contre ces émotions nouvelles, je choisis de les accueillir. Plutôt que le déni, la curiosité.
Pour dire la vérité, dans d'autres circonstances, j'aurais été en train de me demander comment séduire Minji. Ses yeux ronds, son sourire adorable, ses épaules dénudées, son corps fin, l'ensorcellement de ses jambes, sa voix douce: tout en elle me faisait craquer.
Mais à la place, comme prévu, on se mit à jouer à la Wii. Mario Kart, Wii Sport, c'était comme à la grande époque. Sauf que naturellement, en ce temps là, on était des gamins et on jouait avec Kyu. Et là, même si c'était toujours un peu lui, c'était une déesse nommée Minji qui s'amusait avec moi. Tout dans sa gestuelle était différent, de même que ses rires et les petits cris de joie qu'elle poussait quand elle gagnait, ou la danse de victoire sexy qu'elle improvisa quand elle me mit la pâtée à Wii Tennis.
Je crois que ça aurait pu arriver d'un millier de manières différentes. Mais c'est lors d'une partie de Just Dance que tout dérapa.
Voir la petite robe plissée de Minji se soulever au rythme de ses déhanchés était en train de me rendre complètement fou, et j'ignorais pendant encore combien de temps j'allais pouvoir continuer à me comporter en gentleman en sa présence. Ouais, j'en étais là.
Et puis, sur un air de Lady Gaga, elle partit sur la gauche, moi sur la droite, le gros carambolage, on chuta sur la moquette, et elle se retrouva au-dessus de moi, le visage tout près du mien.
Le temps retint son souffle. Nos regards étaient verrouillés, nos corps immobiles, nos bouches entrouvertes. Genre moment de vérité.
— Si tu ne m'embrasses pas, je vais le faire, me dit-elle.
C'était parti. Mes lèvres happèrent les siennes. J'avais chaud, j'étais fébrile, un peu désordonné, même. C'était dingue.
Avec voracité, j'étais en train de rouler un patin fabuleux à la divine Minji, cette fille qui suscitait en moi des envies tellement insensées. Et j'étais parfaitement conscient qu'en même temps, j'étais en train d'embrasser sur la bouche Kyu, mon pote de toujours. Les deux réalités avaient du mal à se réconcilier dans ma tête, mais j'aurais menti si j'avais prétendu qu'elles ne décuplaient pas mon excitation. Dans ma tête, c'était la grosse bousculade.
Nos langues se cherchèrent, se trouvèrent, s'épousèrent, délicieuses, faites pour s'entendre. Au-dessus de moi, son corps fin reposait sur moi, léger et magnifique, et mes mains se promenaient partout, au-dessus et en-dessous du tissu léger de sa robe rose. Excitée, elle soupirait, elle poussait de tout petits cris très féminins.
La température ne faisait que grimper. Glissant mes doigts sous les volets de sa robe, je me mis à caresser ses fesses et à les amener contre moi. Minji, de son côté, inséra une de ses cuisses entre les miennes, poussant contre ma queue pour me faire bander encore plus fort. Moi, contre ma jambe, je sentais son pénis, tout dur à travers le tissu, ce qui me fit paniquer pendant une fraction de seconde avant de me dire que finalement, c'était cool que certaines filles aient un pénis.
Se séparant de ma bouche, elle m'incita à m'asseoir sur le canapé, et, sans attendre une seconde, elle défit la braguette de mon pantalon. Je m'étranglai sous l'effet du trac. Est-ce que j'avais vraiment envie de me faire sucer par mon pote ? Mais contempler le visage de poupée de Minji, magnifié par l'excitation, voir à quel point elle avait envie de prendre en bouche ce qu'elle était en train de découvrir dans mon caleçon, balaya toutes mes objections.
Elle goûta mon gland, le suçota du bout des lèvres, avant de l'avaler sur tout sa largeur, de jouer avec, puis de tourner autour avec la pointe de la langue. Immédiatement, le plaisir fut immense, mélangé à une pincée de culpabilité et à toute une cargaison de sentiment de bizarrerie. C'était le moment le plus surréaliste de ma vie, mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? J'étais ensorcelé: Minji était une merveilleuse suceuse de queue, ce qui n'était sans doute pas très étonnant lorsqu'on songe qu'après tout, elle était elle aussi équipée d'un tel organe.
Ma bite disparut dans sa bouche, jusqu'au fond de sa gorge, qu'elle me permit de ramoner sans limites, dans de grands bruits de succion, tandis qu'elle me caressait les testicules de sa main délicate. Il me fallut monopoliser tout mon self-control pour ne pas éjaculer dans sa gorge.
J'y parvins, éloignant le beau visage de cette fille de mon membre. Des larmes aux bord des paupières, elle me dit:
— Tu as envie qu'on aille dans ma chambre?
Que pouvais-je répondre d'autre que oui ?
J'avais rendez-vous chez Kyu, mon meilleur pote, pour la St-Valentin. Oh, vous pouvez tout de suite effacer ce sourire sarcastique: ça n'est pas du tout ce que vous imaginez. Vous en avez peut-être entendu parler: il y a un truc qui s'appelle le "Valentine Challenge": l'idée, c'est qu'à la St-Valentin, les personnes célibataires se fixent rendez-vous en tête-à-tête, histoire de passer une bonne soirée et de tirer la langue à la solitude amoureuse. Oui, forcément, il y a un hashtag qui va avec ça sur les réseaux sociaux.
C'était mon frère qui m'en avait parlé, lui qui avait projeté d'inviter une de ses collègues dans un club de jazz. Je crois qu'il espérait la pécho. Moi, j'étais complètement dans un autre délire: avec Kyu, on s'était organisé un repas à la maison et une soirée jeux vidéo vintage sur sa vieille Wii. Pas une once de romantisme.
Kyu, c'était plus qu'un pote ordinaire. C'était l'ami de toujours, celui sur lequel je pouvais compter, quel que soit mon souci. Et il pouvait compter sur moi. Je me souviens encore de la première fois où je l'avais vu, à l'école, petit, chétif et émotif, débarqué ici alors qu'il ne parlait que le Coréen.
Au cours des années, parce que les gens sont cons, il s'était pas mal fait harceler à cause de son origine, ou à cause de sa silhouette maigrichonne et sa tête bizarre. Il y en avaient qui l'appelaient Gollum.
Moi, je l'avais toujours défendu. Qu'on s'en prenne à lui, ça me rendait fou.
Bref, j'ai sonné à la porte de son appartement… mais ce n'est pas lui qui m'a ouvert. Non, à sa place, je vis se dessiner dans l'embrasure de la porte une fille que je n'avais jamais vu de ma vie. Elle était sublime: un visage de poupée, encadré par de longs cheveux noirs, une apparence d'idole de la K-pop, elle portait une toute petite robe pink qui dévoilait ses épaules et ses jambes ravissantes. OK, l'apparition était agréable à regarder, mais ça n'était pas du tout ce qui était prévu.
Je savais que ce n'était pas la sœur de Kyu, parce qu'il n'avait pas de sœur. Peut-être une cousine? L'idée qu'il puisse sortir avec un canon pareil ne me traversa pas l'esprit, je suppose que je devrais avoir honte de mes préjugés. Même moi, j'étais un peu intimidé par la demoiselle. Quand on est un peu geek, on ne se retrouve pas très souvent en présence de ce genre de fille, c'est comme ça.
On se fit la bise. Elle sentait le jasmin, c'était enivrant. Elle se présenta, disant s'appeler Minji, et me jeta un sourire effarouché très mignon. Je ne comprenais toujours pas, mais elle m'invita à rentrer, puis à m'asseoir à table, alors qu'elle servait le repas. Il n'y avait que deux chaises. Là, c'est sûr, vous, vous avez déjà compris, mais moi, je vous jure que je nageais littéralement dans les points d'interrogation. Plusieurs fois, je voulus demander où était Kyu, mais la situation était tellement bizarre que je ne savais pas par où commencer. Et puis bon: quand une jolie fille vous invite à sa table, vous ne cherchez pas la petite bête, de peur de tout faire foirer. On est tous pareils, non?
Elle croisa se jambes divines l'une contre l'autre, surpris mon regard admiratif et éclata d'un rire mutin. Je crois que c'est là que je m'aperçus que j'avais un début d'érection dans le caleçon. Le contraire, aurait, franchement, été étonnant.
— Daniel, c'est moi, me dit-elle, l'air intense.
Oh bien entendu, faites les malins ! Vous, vous l'avez vu venir à des kilomètres, mais c'est facile de se moquer: moi, je n'avais rien capté, et même là, je ne comprenais pas ce que cet aveu signifiait. Il faut dire que moi, j'avais cette jeune femme en face de moi, et que la seule chose que je trouvais suspecte, c'était qu'il soit possible d'être aussi mignonne.
Comprenant mon désarroi, Minji insista:
— C'est moi, Kyu.
Voilà. D'accord, ça c'était un choc. Ma bouche resta entrouverte un moment, alors que je balbutiais dans le désordre des mots incompréhensibles.
Au moins, là, je comprenais ce qu'elle me disait. Mais mon cerveau avait une longueur de retard sur mes oreilles. OK, donc très bien, Kyu s'était déguisé en femme, il se faisait appeler Minji, ce qui en soit constituait une énorme surprise parce que jamais il n'avait fait quelque chose dans ce genre, ou manifesté le moindre intérêt pour le travestissement.
Mais surtout, même après cette révélation, mon cerveau était incapable de voir Minji autrement que comme une fille très séduisante. Oh, si je faisais un effort d'imagination, je pouvais me figurer de quelle manière le visage de Kyu se cachait derrière ces longs cheveux et ce visage adorablement maquillé, mais c'était extraordinaire: tous les défauts physiques de mon ami s'étaient transformés en qualités, sa maigreur, ses grands yeux, sa voix haut perchée, tout ce qui était bizarre chez lui était devenu ravissant. Il était un garçon à la dégaine étrange, mais il faisait une fille très fraîche. Même sa manière de bouger était différente: tout dans son comportement était délicat, féminin, gracieux.
À partir de là, deux réalités cohabitèrent dans ma tête, sans jamais parvenir à se réconcilier: j'étais face à mon pote Kyu, travesti. Et j'étais en présence de Minji, que malgré mes efforts je ne parvenais pas à ne pas trouver charmante. Oui, bandante, même.
On se mit à manger et à boire quelques bières. Passé le choc, je découvris que j'étais plus intrigué que dégoûté par ce changement. Forcément, j'avais des milliers de questions, et Minji se fit une joie d'y répondre - oui, impossible de penser à elle sous un autre nom. Pourquoi avait-elle choisi de s'habiller ainsi, lui demandai-je.
Effleurant délicatement ma main, elle répondit, sur le ton de la confession:
— Je me sentais appelée par quelque chose, mais je ne comprenais pas ce que c'était. Quand j'ai enfilé une jupe pour la première fois, quand je me suis maquillée, j'ai compris que c'était ça que je recherchais. Je me sentais à l'aise, je me sentais moi-même. Depuis peu, je me promène dans la rue en tant que Minji, et les regards sur moi ne sont pas remplis de jugement, au contraire… Alors comme tu es mon meilleur ami, il n'était pas question de te cacher tout ça plus longtemps. Je voulais profiter de cette soirée pour te l'avouer, et me faire belle pour toi…
— Si c'est ça qui te correspond, je suis content pour toi, lui dis-je, serrant ses doigts fins dans les mains. J
J'avalai difficilement ma salive, faisant comme si je n'avais pas remarqué que ce tête-à-tête commençait furieusement à un rendez-vous…
Du plat d'une phalange, elle effaça ses larmes naissantes:
— J'avais tellement peur de t'en parler… Je suis tellement heureuse que tu réagisse comme ça…
Pourquoi est-ce que je le prenais aussi bien? Déjà, parce que j'avais toujours accepté Kyu tel qu'il était, et je n'allais pas m'arrêter aujourd'hui, même dans cette curieuse situation. Mais aussi parce que la révélation de la véritable identité de Minji n'avait pas calmé mon érection, au contraire. Mon pénis était désormais très à l'étroit dans mon pantalon, et ne montrait aucun signe de se calmer. Je n'avais jamais été attiré par les mecs ou par les travestis, mais le corps a sa propre vérité, et même si je ne comprenais pas totalement ce qui m'arrivait, il aurait été vain de prétendre que ça n'existait pas. Plutôt que lutter contre ces émotions nouvelles, je choisis de les accueillir. Plutôt que le déni, la curiosité.
Pour dire la vérité, dans d'autres circonstances, j'aurais été en train de me demander comment séduire Minji. Ses yeux ronds, son sourire adorable, ses épaules dénudées, son corps fin, l'ensorcellement de ses jambes, sa voix douce: tout en elle me faisait craquer.
Mais à la place, comme prévu, on se mit à jouer à la Wii. Mario Kart, Wii Sport, c'était comme à la grande époque. Sauf que naturellement, en ce temps là, on était des gamins et on jouait avec Kyu. Et là, même si c'était toujours un peu lui, c'était une déesse nommée Minji qui s'amusait avec moi. Tout dans sa gestuelle était différent, de même que ses rires et les petits cris de joie qu'elle poussait quand elle gagnait, ou la danse de victoire sexy qu'elle improvisa quand elle me mit la pâtée à Wii Tennis.
Je crois que ça aurait pu arriver d'un millier de manières différentes. Mais c'est lors d'une partie de Just Dance que tout dérapa.
Voir la petite robe plissée de Minji se soulever au rythme de ses déhanchés était en train de me rendre complètement fou, et j'ignorais pendant encore combien de temps j'allais pouvoir continuer à me comporter en gentleman en sa présence. Ouais, j'en étais là.
Et puis, sur un air de Lady Gaga, elle partit sur la gauche, moi sur la droite, le gros carambolage, on chuta sur la moquette, et elle se retrouva au-dessus de moi, le visage tout près du mien.
Le temps retint son souffle. Nos regards étaient verrouillés, nos corps immobiles, nos bouches entrouvertes. Genre moment de vérité.
— Si tu ne m'embrasses pas, je vais le faire, me dit-elle.
C'était parti. Mes lèvres happèrent les siennes. J'avais chaud, j'étais fébrile, un peu désordonné, même. C'était dingue.
Avec voracité, j'étais en train de rouler un patin fabuleux à la divine Minji, cette fille qui suscitait en moi des envies tellement insensées. Et j'étais parfaitement conscient qu'en même temps, j'étais en train d'embrasser sur la bouche Kyu, mon pote de toujours. Les deux réalités avaient du mal à se réconcilier dans ma tête, mais j'aurais menti si j'avais prétendu qu'elles ne décuplaient pas mon excitation. Dans ma tête, c'était la grosse bousculade.
Nos langues se cherchèrent, se trouvèrent, s'épousèrent, délicieuses, faites pour s'entendre. Au-dessus de moi, son corps fin reposait sur moi, léger et magnifique, et mes mains se promenaient partout, au-dessus et en-dessous du tissu léger de sa robe rose. Excitée, elle soupirait, elle poussait de tout petits cris très féminins.
La température ne faisait que grimper. Glissant mes doigts sous les volets de sa robe, je me mis à caresser ses fesses et à les amener contre moi. Minji, de son côté, inséra une de ses cuisses entre les miennes, poussant contre ma queue pour me faire bander encore plus fort. Moi, contre ma jambe, je sentais son pénis, tout dur à travers le tissu, ce qui me fit paniquer pendant une fraction de seconde avant de me dire que finalement, c'était cool que certaines filles aient un pénis.
Se séparant de ma bouche, elle m'incita à m'asseoir sur le canapé, et, sans attendre une seconde, elle défit la braguette de mon pantalon. Je m'étranglai sous l'effet du trac. Est-ce que j'avais vraiment envie de me faire sucer par mon pote ? Mais contempler le visage de poupée de Minji, magnifié par l'excitation, voir à quel point elle avait envie de prendre en bouche ce qu'elle était en train de découvrir dans mon caleçon, balaya toutes mes objections.
Elle goûta mon gland, le suçota du bout des lèvres, avant de l'avaler sur tout sa largeur, de jouer avec, puis de tourner autour avec la pointe de la langue. Immédiatement, le plaisir fut immense, mélangé à une pincée de culpabilité et à toute une cargaison de sentiment de bizarrerie. C'était le moment le plus surréaliste de ma vie, mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? J'étais ensorcelé: Minji était une merveilleuse suceuse de queue, ce qui n'était sans doute pas très étonnant lorsqu'on songe qu'après tout, elle était elle aussi équipée d'un tel organe.
Ma bite disparut dans sa bouche, jusqu'au fond de sa gorge, qu'elle me permit de ramoner sans limites, dans de grands bruits de succion, tandis qu'elle me caressait les testicules de sa main délicate. Il me fallut monopoliser tout mon self-control pour ne pas éjaculer dans sa gorge.
J'y parvins, éloignant le beau visage de cette fille de mon membre. Des larmes aux bord des paupières, elle me dit:
— Tu as envie qu'on aille dans ma chambre?
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Commentaires ()
C'est si crédible... Evidemment j'aimerais être aussi sexy que Minji. Même avec un bon passing, de là à être aussi attirante, c'est difficile. C'est l'avantage des fictions, et puis Minji a l'air si sûre d'elle...
J'aurais aimé connaître la suite de leur histoire, comment Daniel allait appréhender la suite des évènements.
C'est tellement touchant, je m'identifie quand même beaucoup à notre héroïne. Le plus incroyable serait d'avoir le pdv de Minji, ce serait si incroyable.
Merci pour ce texte.
Sarahtv