Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hot thérapie — Chapitre 2 · L'acceptation
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Hot thérapie
Chapitre 2 · L'acceptation
Ma hot thérapie résulte de l'exorcisme de mon passé, de mes démons, de mes larmes de l'arc-en-ciel. Thérapie cérébrale avant tout, de mot en mot j'expie mes maux dans la volupté de la langue française, j'explore.
Le pouvoir des mots, le choc...
J'espère que chaque lecteur prendra autant de plaisir à lire ce texte que moi j'ai eu à l'écrire.
Le pouvoir des mots, le choc...
J'espère que chaque lecteur prendra autant de plaisir à lire ce texte que moi j'ai eu à l'écrire.
Résumé du chapitre 1 (L'envie) :
Après avoir répondu à une envie incontrôlable de son désir de sucer une queue sur une aire d'autoroute connue comme lieu de sexe entre hommes, elle prend la fuite...
«— J'aimerais que l'on se revoie, dit-il à mon oreille. »
______________________
Chapitre 2 : L'acceptation, ou le lâcher-prise
J'ai l'impression qu'une éternité s'est écoulée, et pourtant il a toujours ses lèvres posées sur mon cou, dans le creux vers l'épaule, si sensible, qui me donne des frissons le long de la colonne vertébrale, me faisant cambrer dos à lui malgré moi, appuyés tous deux contre la portière de ma voiture.
Partir ? Fuir ? Impossible : je suis clouée sur place entre besoin, envie, désir, manque, absence, convoitise, dépit, frustration, haine, sentiment, privation, colère, peur, nécessité.
Au secours, je ne sais plus où j'en suis !
Je suis perdue dans des méandres existentiels suite à une situation que j'ai provoquée et dont je n'assume plus rien.
Au secours, je ne sais plus où j'en suis !
Je suis perdue dans des méandres existentiels suite à une situation que j'ai provoquée et dont je n'assume plus rien.
Je suis en manque, c'est indéniable, inutile de se leurrer.
La dormeuse s'est réveillée après 15 ans de « no sex ». Après le déni, cette fichue mémoire traumatique qui me réveille dans un sursaut de survie. J'en suis consciente ; voilà pourquoi j'ai voulu répondre à une impulsion, à cette envie si particulière.
Ma hot-thérapie à moi, ou comment soigner le mal par le mal pour se faire du bien.
La dormeuse s'est réveillée après 15 ans de « no sex ». Après le déni, cette fichue mémoire traumatique qui me réveille dans un sursaut de survie. J'en suis consciente ; voilà pourquoi j'ai voulu répondre à une impulsion, à cette envie si particulière.
Ma hot-thérapie à moi, ou comment soigner le mal par le mal pour se faire du bien.
« Mais quelle conne... tu es maso en plus ! Mais non, tu as juste envie de baiser... »
Non, pas une envie, mais un désir né aussi d'un besoin de tendresse, de contacts, de souffles sur ma peau, de regards complices échangés bien au-delà des mots, au-delà même du sexe... une communion, une osmose des sens et des pensées en même temps. C'est compliqué à assumer, à accepter. Tout se passe dans mon cerveau : peurs, craintes, effroi, panique totale, désirs, envies, projection, scénarios, imagination. Mon sexe et ma libido sont connectés à ma pensée dans un trio machiavélique dont chacun veut sortir vainqueur.
Mon corps ne me répond plus. J'ondule légèrement des hanches malgré moi. J'ai besoin de le sentir contre moi. Sa chaleur, ses mains sur moi, en moi, son sexe, tout... m'appelle.
Vivre !
Duel entre la pensée paralysante, moralisatrice d'un passé trop lourd à traîner dans le silence, ce maudit cerveau qui crie sa peur viscérale de vivre, de ressentir, et ce corps qui n'en fait qu'à sa tête de son côté. Mon ventre aussi manifeste son envie en ailes de papillons.
A deux contre un, je ne peux plus lutter ; la majorité l'emporte.
A deux contre un, je ne peux plus lutter ; la majorité l'emporte.
Nobody's perfect.
When I'm nervous I have this thing, yeah, I talk too much...
When I'm nervous I have this thing, yeah, I talk too much...
— Se revoir ou continuer ce qui est inachevé ?
— A toi de voir. Ici maintenant ou ailleurs plus tard, répond-il en serrant mes doigts entre les siens, entrelacés, comme une ardente promesse.
— A toi de voir. Ici maintenant ou ailleurs plus tard, répond-il en serrant mes doigts entre les siens, entrelacés, comme une ardente promesse.
Mon cerveau frémit, s'emballe. La pensée fuse – que dis-je, les pensées fusent – dans tous les sens. Un feu intérieur s'allume. C'est comme si j'avais un besoin vital de parler à quelqu'un, de toucher son corps.
Dans l'impulsion du moment, ma bouche s'y met :
Dans l'impulsion du moment, ma bouche s'y met :
— Veux-tu être mon maître de réapprentissage ? J'ai besoin de l'aide d'un homme capable de me réinitialiser dans mon programme "plaisirs partagés".
« Je n'y crois pas... J'ai osé LUI dire cela comme ça ? » Je ne me reconnais plus dans cette audace. Je l'ai dit. Une barrière s'est écroulée. Un tsunami d'émotions prend le relais. Vais-je pouvoir supporter ce flot impétueux qui me lamine ? Patience, tendresse, découverte, écoute des sens dans tous les sens à fleur de peau, peau contre peau, défaire ce qui m'a été mauvaisement appris, perte de repères où j'essaye de reprendre pied pour réapprendre autre chose.
— OK, ça me va. Je serai ton maître, ton réinitialisateur.
— Euh, en douceur, petit à petit.
— T'inquiète...
— Euh, en douceur, petit à petit.
— T'inquiète...
Tout en me tournant légèrement, mes lèvres, nos lèvres se rejoignent d'un commun désir de se découvrir, de se goûter dans un torride baiser. Langueur et saveur d'un instant béni.
— Suis-moi. J'ai pris une chambre en arrivant sur cette aire d'autoroute, dit-il en me prenant la main.
Les aires d'autoroute, haha, elles ont tout prévu. C'est un traquenard ! Je suis victime d'un complot des autoroutes qui ont des hôtels sur leurs aires. Les circonstances me poussent, je ne peux plus reculer ou fuir, acculée par mes sens. Je le suis donc ; sa main qui n'a pas lâché la mienne me guide.
La porte de la chambre s'ouvre, et là, je bloque. Arrêt sur image.
La porte de la chambre s'ouvre, et là, je bloque. Arrêt sur image.
« Tu ne vas pas reculer maintenant, si près du but ? »
— Je ne ferai que ce que tu me demanderas. A toi de me guider d'abord dans tes désirs.
Il se veut rassurant avec une voix douce et ce regard dans lequel j'ai tant envie de me noyer. Mais je n'en mène pas large.
« Crâneuse ! »
Il enchaîne :
— Viens, assieds-toi sur le lit.
— Je ne sais même pas ton prénom... dis-je d'une voix nouée.
— Je m'appelle Darius.
— Moi, c'est Lys.
— Enchanté de faire ta connaissance, mon élève.
— Je ne sais même pas ton prénom... dis-je d'une voix nouée.
— Je m'appelle Darius.
— Moi, c'est Lys.
— Enchanté de faire ta connaissance, mon élève.
« Pourvu qu'il ne me pose pas de questions. Les questions, c'est le début des emmerdes. »
— Comme tu l'as remarqué, j'aime me faire sucer par un homme. Mais toi, pourquoi tu...
Mon index se pose sur sa bouche. Chut !!!
« Dans quoi je me suis encore embarquée ? » Comment pourrais-je lui expliquer que je suis une "dormeuse qui s'est réveillée" après un traumatisme dans son enfance ? Comment lui exprimer ce mal-être indéfinissable, entre honte et culpabilité à la fois, en me maudissant, me détestant encore plus chaque jour dans un cercle infernal d'autodestruction et d'addictions ?
Je le redis : les questions, c'est le début des emmerdes !
J'ai le cœur au bord de l'explosion ou de l'implosion. Je n'arrive plus à réfléchir. Les mains moites et tremblantes, j'effleure son torse à travers son tee-shirt. Son cœur bat fort lui aussi, je le sens palpiter sous mes doigts.
Je le redis : les questions, c'est le début des emmerdes !
J'ai le cœur au bord de l'explosion ou de l'implosion. Je n'arrive plus à réfléchir. Les mains moites et tremblantes, j'effleure son torse à travers son tee-shirt. Son cœur bat fort lui aussi, je le sens palpiter sous mes doigts.
« Ce n'est pas le moment de faire un AVC... »
Je le regarde droit dans les yeux, dans une supplique muette. Son regard me répond avec une tendresse non dissimulée dont cet homme, LUI, peut être capable. Je vais craquer.
Ses lèvres s'approchent. Il se penche en prenant mon visage entre ses mains avec douceur. Il m'emmène dans un déluge de sensualité, de volupté inimaginable. Ses smacks, ses bisous en pluie me détendent, m'apaisent, me remuent jusqu'aux entrailles, me mettent à l'envers. J'ai l'impression qu'il a compris qu'un démon intérieur me taraude, me salit de sa noirceur. Lirait-il dans mes pensées alors que, moi-même, j'ai du mal à y mettre bon ordre ?
Ses lèvres s'approchent. Il se penche en prenant mon visage entre ses mains avec douceur. Il m'emmène dans un déluge de sensualité, de volupté inimaginable. Ses smacks, ses bisous en pluie me détendent, m'apaisent, me remuent jusqu'aux entrailles, me mettent à l'envers. J'ai l'impression qu'il a compris qu'un démon intérieur me taraude, me salit de sa noirceur. Lirait-il dans mes pensées alors que, moi-même, j'ai du mal à y mettre bon ordre ?
— Humm, continue s'il te plaît...
Ces mots, je les lui murmure, lèvres contre lèvres.
« Surtout ne t'arrête pas... »
Nos souffles se mélangent, nos regards rivés l'un à l'autre entre unisson et osmose d'un même diapason.
Nos corps s'approchent, se rapprochent et s'accrochent étroitement comme pour ne former qu'un.
Délicatement, il m'accompagne dans notre bascule à l'horizontale comme s'il avait saisi l'impératif de passer en cet instant précis à une vitesse supérieure. Aurait-il atteint le niveau de la prescience des mantas (comme dans Dune, de Franck Herbert) ?
Ses baisers sont plus profonds, insistants. A nos souffles s'ajoutent nos langues dans un ballet qui chante nos désirs, qui vénère la vie.
Nos corps s'approchent, se rapprochent et s'accrochent étroitement comme pour ne former qu'un.
Délicatement, il m'accompagne dans notre bascule à l'horizontale comme s'il avait saisi l'impératif de passer en cet instant précis à une vitesse supérieure. Aurait-il atteint le niveau de la prescience des mantas (comme dans Dune, de Franck Herbert) ?
Ses baisers sont plus profonds, insistants. A nos souffles s'ajoutent nos langues dans un ballet qui chante nos désirs, qui vénère la vie.
« Apprivoise-moi... »
Je fonds, j'exulte, je me liquéfie sur place, désinhibée dans le creux de ses bras, sous ces baisers ardents qui me brûlent les lèvres, la peau. Je meurs, incendiée de l'intérieur. Mon cerveau, en chef d'orchestre de mes désirs les plus inavoués et inavouables, ouvre la porte de ma félicité à la « petite mort ».
« La dormeuse s'est réveillée. »
VIVRE, ENFIN !!!
VIVRE, ENFIN !!!
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Rhooo Miaouh LeMatou, merci beaucoup.
Comme je débute en écriture érotique, je ne sais pas trop où je mets les pieds.
J'espère bêtement que mon style plaise.
Alors grand merci même. ;)
NON il ne faut pas douter de ton style.... Ton histoire est plaisante à lire... et j'ai hâte de lire la suite.... Le " réveil " va, je le pense, être torride ! Vite la suite !
Ah les initiations, quelles qu'elles soient...
Celle-ci est prometteuse à la leçon de cet extrait.
Une belle lecture touchante où, encore une fois, les émotions et la sensualité fusionnent.
Continuez !
J'avoue que je commence à douter un peu de mon style "drama-psycho-érotique" (trop) particulier.