Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Des robots et des Hommes — Chapitre 1 · Première rencontre
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Des robots et des Hommes
Chapitre 1 · Première rencontre
La sonnette de l'entrée fit sursauter Marek, puis son visage s'éclaira d'un large sourire à l'idée de recevoir Doran.
— Entre, je t'en prie.
— Merci. Puisque c'est le sujet principal de notre entrevue de ce soir, je suis venu avec Mélody.
— Alors tu l'as appelé Mélody ? Prenez place, dit Marek en montrant le canapé.
— Oui, ça m'a paru pas mal, Mélody, pour un robot humanoïde, modèle MLD 4,
— Il, ou plutôt elle est…opérationnelle ?
— Comment ça ? Oui, elle a son cerveau positronique en parfait état, la vue, l'ouïe, la parole, l'odora, mais pas le touché. Sous sa peau en biosilicone, les micro-capteurs sont présents mais pas encore actifs. C'est un peu pour ça que je suis là.
— Merci. Puisque c'est le sujet principal de notre entrevue de ce soir, je suis venu avec Mélody.
— Alors tu l'as appelé Mélody ? Prenez place, dit Marek en montrant le canapé.
— Oui, ça m'a paru pas mal, Mélody, pour un robot humanoïde, modèle MLD 4,
— Il, ou plutôt elle est…opérationnelle ?
— Comment ça ? Oui, elle a son cerveau positronique en parfait état, la vue, l'ouïe, la parole, l'odora, mais pas le touché. Sous sa peau en biosilicone, les micro-capteurs sont présents mais pas encore actifs. C'est un peu pour ça que je suis là.
Marek dévisageait cette blonde aux cheveux ondulés et à la poitrine haute et généreuse. Elle lui rappelait… Une affiche de film, ou plutôt une photo extraite d'un film d'autrefois… Malim, Manim… Marylin Monroe !
— Marylin, peux-tu me citer… Euh, pardon, Mélody, peux-tu me citer les trois lois de la robotique ?
— Bien sûr :
• Première Loi : Un robot ne peut blesser un être humain, ou par son inaction, permettre qu'un être humain soit blessé.
• Seconde Loi : un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par des êtres humains, sauf lorsque ces ordres s'opposent à la Première Loi.
— Bien sûr :
• Première Loi : Un robot ne peut blesser un être humain, ou par son inaction, permettre qu'un être humain soit blessé.
• Seconde Loi : un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par des êtres humains, sauf lorsque ces ordres s'opposent à la Première Loi.
• Et Troisième Loi : Un robot doit protéger sa propre existence, sauf si cette protection s'oppose à la Première ou à la Seconde Loi.
Marek était soulagé de sa réponse, alors que Doran était hilare.
— Mais tu crois quoi, Marek ? Qu'on me laisserait sortir un prototype, sans les Lois ? Son cerveau serait complètement instable et grillerait en quelques minutes ! Ah si Suzan Calvin t'entendait…
— Suzan Calvin est décédée en 2064, à l'age de 82 ans.
— Oui, merci Mélody, c'était une boutade. Se tournant vers son ami, Jamais US Robots ne saurait concevoir un cerveau positronique sans les Trois Lois, c'est dans sa matrice, dans son OS, dans son ADN, tu le sais bien.
— Mouais, je reste méfiant quand même…
— Hey, mec, on n'est plus sur Terre, où les robots ont été bannis. On est sur Rotor, là. Et la station a été construite en partie pour ça. Pour expérimenter l'assistance que les robots pouvaient…
— Ah non ! Au départ, c'était une immense ferme biologique.
— Ok, au départ peut-être. Mais ce sont quand même les fonds de l'US Robots qui la font tourner maintenant.
— …Et qui nous ont amené ici, à 500 millions de kilomètres de la Terre.
— Pour être précise, intervint Mélody, j'évalue notre distance à la Terre à 614 millions de kilomètres puisqu'en ce moment nos orbites sont en opposition par rapport au Soleil.
— Ok, Mélody, on ne va pas chipoter, coupa Doran. On est là, dans la ceinture d'astéroïdes, entre Mars et Jupiter, parce que c'est là où se trouvent les minerais dont nous avons besoin pour construire nos robots. Et d'ailleurs pas que pour nous. Les types de TravelX aussi ont besoin de ces métaux rares pour élaborer les futurs vaisseaux d'exploration. C'est pas avec une capsule Apollo qu'on va coloniser les exo-planetes.
— Pourtant, lancer en 1977, la sonde Voyager I fut le premier engin construit par l'Homme à quitter le système solaire en 2013. Puis Voyager II…
— Ok Mélody, stop ! Doran devançait l'agacement de son ami.
— Elle parle beaucoup ta copine.
— Ce n'est pas « ma copine », Marek. C'est un robot. Et oui, elle parle beaucoup. Elle n'a pas encore appréhendé tous les codes, toutes les subtilités d'une conversation.
— Avec la bouche pleine, elle parlerait moins, dit Marek, en mettant ostensiblement la main entre ses cuisses, remontant son service trois pièces.
— Justement, gros cochons, il faut qu'on en cause.
— C'est pas tout ça, mais qu'est-ce que je vous sert ? Je travaille en ce moment sur une bière au pseudo-miel, dit Marek en se levant.
— Non, merci. Les céréales, les levures et leurs dérivées, perso, je sature.
— Alors du Cranberry. Ou non, mieux, du Bissap. Je suis certain que vous ne connaissez pas.
— Le Bissap est une boisson originaire de l'Afrique de l'ouest, plus exactement d'un pays autrefois appelé Sénégal, à base de fleur d'Hibiscus, un arbuste de la famille des Malvacées. Vous ne m'avez pas interrompu, s'étonna Mélody.
— Sur ce coup là, elle m'épate, dit Marek en se dirigeant vers le fond de la pièce.
— Ah tu vois ! Ce sera peut-être ta nouvelle collègue chez Agora Nutris, qui sait, dit Doran en riant.
— Suzan Calvin est décédée en 2064, à l'age de 82 ans.
— Oui, merci Mélody, c'était une boutade. Se tournant vers son ami, Jamais US Robots ne saurait concevoir un cerveau positronique sans les Trois Lois, c'est dans sa matrice, dans son OS, dans son ADN, tu le sais bien.
— Mouais, je reste méfiant quand même…
— Hey, mec, on n'est plus sur Terre, où les robots ont été bannis. On est sur Rotor, là. Et la station a été construite en partie pour ça. Pour expérimenter l'assistance que les robots pouvaient…
— Ah non ! Au départ, c'était une immense ferme biologique.
— Ok, au départ peut-être. Mais ce sont quand même les fonds de l'US Robots qui la font tourner maintenant.
— …Et qui nous ont amené ici, à 500 millions de kilomètres de la Terre.
— Pour être précise, intervint Mélody, j'évalue notre distance à la Terre à 614 millions de kilomètres puisqu'en ce moment nos orbites sont en opposition par rapport au Soleil.
— Ok, Mélody, on ne va pas chipoter, coupa Doran. On est là, dans la ceinture d'astéroïdes, entre Mars et Jupiter, parce que c'est là où se trouvent les minerais dont nous avons besoin pour construire nos robots. Et d'ailleurs pas que pour nous. Les types de TravelX aussi ont besoin de ces métaux rares pour élaborer les futurs vaisseaux d'exploration. C'est pas avec une capsule Apollo qu'on va coloniser les exo-planetes.
— Pourtant, lancer en 1977, la sonde Voyager I fut le premier engin construit par l'Homme à quitter le système solaire en 2013. Puis Voyager II…
— Ok Mélody, stop ! Doran devançait l'agacement de son ami.
— Elle parle beaucoup ta copine.
— Ce n'est pas « ma copine », Marek. C'est un robot. Et oui, elle parle beaucoup. Elle n'a pas encore appréhendé tous les codes, toutes les subtilités d'une conversation.
— Avec la bouche pleine, elle parlerait moins, dit Marek, en mettant ostensiblement la main entre ses cuisses, remontant son service trois pièces.
— Justement, gros cochons, il faut qu'on en cause.
— C'est pas tout ça, mais qu'est-ce que je vous sert ? Je travaille en ce moment sur une bière au pseudo-miel, dit Marek en se levant.
— Non, merci. Les céréales, les levures et leurs dérivées, perso, je sature.
— Alors du Cranberry. Ou non, mieux, du Bissap. Je suis certain que vous ne connaissez pas.
— Le Bissap est une boisson originaire de l'Afrique de l'ouest, plus exactement d'un pays autrefois appelé Sénégal, à base de fleur d'Hibiscus, un arbuste de la famille des Malvacées. Vous ne m'avez pas interrompu, s'étonna Mélody.
— Sur ce coup là, elle m'épate, dit Marek en se dirigeant vers le fond de la pièce.
— Ah tu vois ! Ce sera peut-être ta nouvelle collègue chez Agora Nutris, qui sait, dit Doran en riant.
D'un geste Marek fit disparaitre la porte du bar réfrigéré et sorti trois verres givrés. Puis fit apparaitre une carafe rouge sang. Pendant que la porte se rematérialisait, il se tourna vers la grande baie vitrée de son salon, et fit défiler le menu holographique.
— Ambiance « forêt tropicale », ça vous va ?
Sans attendre leur réponse, les parois en plexicrystal s'opacifièrent et firent apparaitre en 3D une luxuriante végétation pendant que les diffuseurs inondaient la pièce de senteurs de fleurs épicées et de lichen.
— Il n'y a que chez toi, que je vois des trucs pareils.
— Quoi donc ? La forêt tropicale ? C'est pas de ma faute si t'as mal tourné, dit Marek.
— Mélody, je t'ai dit que nous avons fait nos études ensemble, reprit Doran ?
— Eh oui, il est comme moi, diplômé de la Haute Ecole d'Agronomie de Philly, Pennsylvanie. Et puis il s'est perdu chez US Robots, alors que moi chez Agora Nutris, je tente de trouver des solutions afin de nourrir les 22 milliards d'habitants de la planète.
— Oui, mais t'as revu tes ambitions à la baisse, dit Doran dans un fou rire. Nous ne sommes que 5 200 sur Rotor !
— T'es con ! Tiens, ta copine n'a pas corrigé pour donner le chiffre exact de la population de la station. Elle a eu peur que je lui remplisse la bouche ?
— Ce n'est pas « ma copine », Marek, mais pour le reste, je te l'ai amenée pour ça.
— Quoi donc ? La forêt tropicale ? C'est pas de ma faute si t'as mal tourné, dit Marek.
— Mélody, je t'ai dit que nous avons fait nos études ensemble, reprit Doran ?
— Eh oui, il est comme moi, diplômé de la Haute Ecole d'Agronomie de Philly, Pennsylvanie. Et puis il s'est perdu chez US Robots, alors que moi chez Agora Nutris, je tente de trouver des solutions afin de nourrir les 22 milliards d'habitants de la planète.
— Oui, mais t'as revu tes ambitions à la baisse, dit Doran dans un fou rire. Nous ne sommes que 5 200 sur Rotor !
— T'es con ! Tiens, ta copine n'a pas corrigé pour donner le chiffre exact de la population de la station. Elle a eu peur que je lui remplisse la bouche ?
— Ce n'est pas « ma copine », Marek, mais pour le reste, je te l'ai amenée pour ça.
Marek ne releva pas, et pris conscience qu'il y avait un verre de trop.
— Ah zut, Mélody ne boit rien je suppose.
Doran tourna la tête vers elle, lui signifiant ainsi qu'elle devait répondre elle-même, pendant que Marek ne remplissait que deux verres.
— Non, effectivement, je n'éprouve aucune utilité physiologique à boire, et je n'ai pas de papilles non plus…
— C'est en cours de développement, précisa Doran.
— C'est en cours de développement, précisa Doran.
Marek leva son breuvage rouge en direction de son pote de promo, avec un clin d'œil pour trinquer silencieusement, sans interrompre les explications de Mélody.
— Mais je suis équipée d'une poche, permettant de stocker ce que j'ingurgite, si à table, il fallait faire preuve de convivialité.
— Voilà… on y vient, cria Doran satisfait, sans avoir bu une gorgée. « Faire preuve de convivialité » et aussi faire preuve d'hospitalité… pour accueillir… autre chose que des aliments… dans sa bouche… pulpeuse. Tu ne l'as trouves pas pulpeuse sa bouche ?
— Voilà… on y vient, cria Doran satisfait, sans avoir bu une gorgée. « Faire preuve de convivialité » et aussi faire preuve d'hospitalité… pour accueillir… autre chose que des aliments… dans sa bouche… pulpeuse. Tu ne l'as trouves pas pulpeuse sa bouche ?
Marek avala lentement le bissap. Il senti la fraicheur de la boisson descendre en lui, mais en retour, il senti une onde de chaleur lui envahir le visage.
Doran, pris enfin le temps de boire également, sans quitter son ami des yeux. Mais se reteint de faire un commentaire sur cette boisson jusque là inconnue, qu'il trouvait délicieuse, de peur de dévier la conversation.
Doran, pris enfin le temps de boire également, sans quitter son ami des yeux. Mais se reteint de faire un commentaire sur cette boisson jusque là inconnue, qu'il trouvait délicieuse, de peur de dévier la conversation.
— Qu'est-ce que tu veux me dire, Doran ? Que tu m'as amené une pute ?
— Ah, tout de suite les grands mots ! Ecoute, il y a toujours eu un marché pour les robots de compagnie, voire un peu plus que « compagnie ». Autrefois les japonais en étaient très friands. Bien sûr c'était les balbutiements de la robotique, mais esthétiquement, ils faisaient des miracles avec la technologie de l'époque. Pas de bol, il y a eu le réveil de leurs volcans, deux tsunamis et le Japon fut quasiment raillé de la carte, en même temps que la côte californienne. Ensuite il y a eu la découverte des propriétés du positron, et US Robots a capitalisé sur l'intelligence artificielle, avec le cerveau positronique et toutes ses possibilités.
— Ah, tout de suite les grands mots ! Ecoute, il y a toujours eu un marché pour les robots de compagnie, voire un peu plus que « compagnie ». Autrefois les japonais en étaient très friands. Bien sûr c'était les balbutiements de la robotique, mais esthétiquement, ils faisaient des miracles avec la technologie de l'époque. Pas de bol, il y a eu le réveil de leurs volcans, deux tsunamis et le Japon fut quasiment raillé de la carte, en même temps que la côte californienne. Ensuite il y a eu la découverte des propriétés du positron, et US Robots a capitalisé sur l'intelligence artificielle, avec le cerveau positronique et toutes ses possibilités.
Marek écoutait, mais son regard s'était maintenant fixé sur le robot et l'examinait comme s'il achetait un speeder d'occasion.
— Sous la présidence de Robertson, les équipes d'Alfred Lanning se sont focalisées sur les aspects psychomoteur, le langage, les fonctions cognitives. Puis, Suzan Calvin, première robopsychologue, a étudié l'élaboration de leur pensée et la structure de leurs émotions. Et ses travaux font toujours référence. Mais franchement, physiquement, on est resté au XXème siècle. On fait à peine mieux que les regrettés nippons. Alors les nouveaux dirigeants de l'US Robots ont décidé d'enfin prendre en considération l'aspect physique des robots. Ils espèrent peut-être les faire ainsi, de nouveau accepter sur Terre.
Doran repris une gorgé de bissap avant de continuer.
— Depuis que toi et moi, on s'est retrouvé presque par hasard sur cette « roue à hamster », tu m'as fait gouté et découvrir des tomates cerises, des pêches plates, des figues… Je sais que tu prends des risques, et qu'Agora Nutris ne serait pas très heureux de l'apprendre. Alors à mon tour aujourd'hui. Voilà, Mélody. Elle n'est pas entièrement recouverte du vulgaire biosilicone. C'est la première a avoir le visage et le torse en quasiderme, qui imite parfaitement la peau et une bouche de velours.
Marek quitta enfin la « poupée gonflable » des yeux et regarda, incrédule, son pote finir son verre.
Après un long silence, il interrogea :
Après un long silence, il interrogea :
— Qu'est-ce que tu attends de moi ? Que je la baise ?
— Euh... non, il ne vaudrait mieux pas que tu…explores toutes les possibilités. Tu aurais des surprises. Mais oui, j'aimerais que tu testes sa poitrine et surtout sa fellation.
— Euh... non, il ne vaudrait mieux pas que tu…explores toutes les possibilités. Tu aurais des surprises. Mais oui, j'aimerais que tu testes sa poitrine et surtout sa fellation.
Marek fini son verre d'un trait, puis resta pensif…
— Je suppose que je dois l'aider, dit Mélody, en dégrafant lentement, un à un les boutons de son chemisier et d'ajouter :
— C'est assez vexant pour moi, de ne pas susciter plus de désir.
— C'est assez vexant pour moi, de ne pas susciter plus de désir.
Puis, sans quitter sa cible des yeux, elle fit sortir deux seins magnifiquement galbés et parfaitement symétriques. Doran se leva discrètement et laissa seule la tentatrice sur le canapé.
Marek s'approcha alors et vint placer une main hésitante sur un de ces globes offerts.
Marek s'approcha alors et vint placer une main hésitante sur un de ces globes offerts.
— C'est du beau boulot, commenta t-il en connaisseur.
— Je travaille sur le quasiderme depuis huit ans avec mon équipe. Ce sont des cellules de peau élevées en apesanteur, au centre de rotor, et génétiquement modifiées pour accepter un polymère de synthèse, issus…
— Tait-toi s'te plait !
— Je travaille sur le quasiderme depuis huit ans avec mon équipe. Ce sont des cellules de peau élevées en apesanteur, au centre de rotor, et génétiquement modifiées pour accepter un polymère de synthèse, issus…
— Tait-toi s'te plait !
Mélody avait placé ses bras derrière sa tête et basculé sur le dossier du sofa. Marek y allait maintenant de ses deux mains. Puis il ne tarda pas à y placer ses lèvres.
Debout, près de la baie vitrée, Doran semblait vouloir se fondre dans la forêt tropicale. Mais discrètement, par des hochements de tête, il encourageait sa créature. Ce n'était pas, pour elle, une toute première fois, mais avec un inconnu, dans des conditions réelles, si.
Marek avait hésité à l'embrasser sur la bouche, puis s'était ravisé. Mélody commençait à ronronner et soupirer comme elle avait appris. Doran, perdu dans les arbres virtuels, porta alors son poing fermé vers sa bouche et créa une bosse avec sa langue à l'intérieur de sa joue. La « robote » compris instinctivement l'instruction. Elle se dégagea de l'emprise de son amant et le redressa. Avec une précision et une rapidité déconcertante, elle avait déjà ouvert la braguette magnétique de son complice, et descendu son pantalon sur ses chevilles.
Doran hésita à sortir de la pièce, mais se souvenant des fins de soirée lors de leurs années passées ensemble en école d'ingé, il savait que la pudeur de son camarade de promo s'effaçait aussi vite que montait son plaisir. Et visiblement, en le voyant de dos, les mains sur les hanches, tête renversée, il était bien parti.
Mélody caressait les fesses de son testeur, et pompait avec la régularité d'un métronome. Pas besoin de souffler, pas de crampe de mâchoire, mais pas de fantaisie non plus. Parfois elle s'arrêtait pour regarder son amant en contre-plongée en se mordant les lèvres, puis reprenait sa fellation régulière et appliquée, mais terriblement efficace.
Et fatalement, Marek fini par se tendre en grognant quelques onomatopées. Répéta « je vais partir, je ne tiens plus ». Mais sa Marylin resta imperturbablement afférée à sa tache, et ne se retira pas comme beaucoup de ses précédentes maitresses l'auraient fait. Alors, dans un râle, la dernière phrase audible fut « Oh putain qu'c'est bon ! La salope ! »
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Bonne continuation! :)