Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Tel est pris ... — Chapitre 1 · Prologue
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Tel est pris ...
Chapitre 1 · Prologue
Le martèlement incessant de la pluie sur la verrière du hall d'entrée bridait le moral de toute l'équipe. Encore un peu plus de deux heures de service et la relève serait là. Cependant, comment profiter d'une après-midi estivale alors qu'il pleuvait des trombes ? Encore plus lorsque l'on était dimanche.
Le métier d'agent de sécurité n'était certes pas très épanouissant, mais il avait le mérite d'avoir du temps libre à consacrer à sa famille et à ses passions. Rajoutez à cela le salaire et les responsabilités qui vont de pair avec le poste de chef de bâtiment dans une grande société d'investissement bancaire au Luxembourg et vous conviendrez aisément que je ne suis pas à plaindre.
Seb et Francis, mes deux collègues devisaient, un peu trop passionnément à mon goût d'ailleurs, du penalty manqué de M'Bappé. Qualifiant ce dernier de surnoms tous plus péjoratifs les uns que les autres.
Le plus jeune, c'était Sébastien. Du haut de ses vingt et un ans, c'était un fan de foot et de paris sportifs en tout genre. Son physique sculpté à la fonte et à la sueur était agrémenté d'une pilosité faciale et capillaire plus que régulièrement entretenue. C'était le “beau gosse” comme on aimait à l'appeler avec Francis.
Ce dernier, quant à lui, était tout comme moi issu de la grande Famille militaire. Cinquante-quatre ans, quatre enfants, une femme et deux divorces. Un vieux baroudeur qui se fait de plus en plus rare. Son physique de monsieur tout le monde à la bedaine visible et au sourire jovial lui valait la sympathie de tous.
Pour ma part, mon mètre soixante-dix retenait l'attention grâce à une silhouette naturellement athlétique et à un sourire charmeur selon la gent féminine. L'uniforme moulant mes fesses, allié à une coupe barbe/cheveux dans un style tribal n'était apparemment pas pour déplaire au sexe opposé, à en croire certaines de mes connaissances.
La sonnerie suraiguë de l'ordinateur me ramena à mes pensées. Mes deux comparses s'équipaient pendant que j'enregistrais leur départ de ronde.
— Tiens prends le portable, dis-je à Francis. Les radios sont HS.
— OK boss ! me lança-t-il avec taquinerie.
— OK boss ! me lança-t-il avec taquinerie.
Mon grognement ironiquement désapprobateur lui fit sortir un gloussement, bientôt suivi par celui de Seb. Ils savaient tous deux que je n'aimais pas cela, mais à force, c'était devenu un petit jeu bien tourné sur le ton de l'humour. Chose que je trouvais d'une part rafraîchissante, et extrêmement importante dans notre métier.
— Allez barrez-vous ! leur lançais-je, amusé. N'oubliez pas le point de contrôle cette fois-ci.
Ils montèrent dans l'ascenseur et le bras de Seb se tendit pour m'adresser un doigt d'honneur qui fit naître un nouveau sourire sur mon visage.
Je repris le travail, le cœur léger. Étant seul, je me lançais une petite playlist de mon cru. Mes doigts se mirent à claquer au rythme des basses de Superstition du grand Steevie Wonder et mes hanches entamèrent un léger déhanchement. Ce titre me procurait un bien-être immédiat à chaque fois que je l'entendais et n'importe quelles tâches s'effectuaient sans aucune pression.
J'attaquais alors le pénible travail de tri des mails pour la semaine à venir, classement des consignes de sécurité, enregistrements des participants aux futures réunions ainsi que tout un tas d'autres corvées administratives. Rajoutant à cela les quarante-huit caméras qui diffusaient leurs ballets incessants sur les trois écrans à ma droite, je ne chômais pas.
Le travail n'était pas bien passionnant, mais néanmoins, il fallait bien que quelqu'un le fasse. Une tournure inattendue allait toutefois changer la donne.
Un martèlement se fit alors entendre au niveau de l'entrée et ma tête se tourna instinctivement vers celle-ci. Le bâtiment étant fermé les week-ends, les portes automatiques étaient désactivées pour des raisons de sécurité évidentes. Toutefois, certains membres du personnel étaient habilités à accéder à leurs bureaux à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, et ce, chaque jour de la semaine.
La silhouette encapuchonnée n'ayant pas l'air “hostile”, je pressais l'interrupteur qui libéra les deux portes vitrées dans un râle désagréable. Le claquement mat et sec de la pluie incessante parvint jusqu'à moi tandis que la personne pénétrait dans le hall en quelques enjambées rapides.
Elle dégoulinait littéralement, inondant le tapis d'entrée. Le bas de son pantalon de tailleur rouge revêtait une couleur sombre d'humidité et de fines gouttelettes recouvraient ses escarpins noirs. Deux mains halées, d'un caramel sombre, parvinrent à s'extraire du carcan de leurs manches pour saisir les pans de la capuche et les tirer en arrière. Celle-ci bascula pour laisser apparaître un visage que je crûs tiré d'un de mes songes, qu'ils soient oniriques ou érotiques. Sa teinte bronze et sa forme gracieuse étaient transpercées par deux fentes d'un noir de jais. Les lèvres quant à elle semblaient recouvertes d'une fine couche d'hémoglobine.
Le tissu de la capuche glissa complètement, libérant ainsi une fantastique crinière auburn. La touffe frisée encadrant le somptueux visage rendait l'ensemble d'une beauté à couper le souffle. C'est d'ailleurs ce qu'il se passa. Mon cœur venait de manquer un battement et mon torse se bloqua en pleine inspiration. Comme si tout mon être s'était mis en pause afin de laisser à mon esprit le temps d'enregistrer chaque centimètre de cette vision enchanteresse.
— Oh my God !! What's this shitty country where it only rains.
À peine ces paroles prononcées, que mon esprit vrilla et se referma si brutalement que je crûs défaillir. Étant bilingue, j'avais compris qu'elle trouvait ce pays "merdique" à cause de la pluie. Ce n'était cependant pas cela qui m'avait choqué.
Pourtant teintée de notes chaudes et exotiques, sa voix vibrée à la fois d'une suffisance et d'un narcissisme extrême. Ses mains s'agitèrent en de petits battements précieux pour en chasser l'eau. Elle balaya ensuite le hall d'un regard dégoûté avant de s'arrêter sur moi. La déception que je lus dans son regard me fit bouillir le sang.
— Où est-ce que je suis tombée moi ! C'est ça le rêve luxembourgeois que l'on m'a promis ?
Ne voulant pas entrer dans le conflit, je ne pris pas en compte sa remarque avant de lui répondre en anglais.
— Bonjour madame, fis-je d'une voix forte et dénuée de ma sympathie coutumière. Puis-je vous renseigner ?
Elle posa son regard à nouveau sur moi et me réanalysa. Avais-je déjà disparu de son esprit ?
D'une démarche à la fois sensuelle et hautaine, elle s'avança vers moi. Mon esprit enrageait de plus en plus alors que ma queue bondissait d'un désir brut, presque animal.
— Puis-je vous être utile ?
— Oui.
— Oui.
Son ton était sec et d'une autorité presque déconcertante.
— Indiquez-moi mon bureau.
Aucune formule de politesse, rien que du dédain. Ce manque de respect total déchaîna en moi un torrent d'émotions toutes plus négatives les unes des autres. Je ne dus mon salut qu'au self-contrôle acquis durant mes années à servir sous le drapeau.
— Pouvez-vous me montrer votre badge afin que je vérifie les informations dans l'ordinateur ?
— Ma première journée est lundi et je ne l'ai pas encore récupérée. Je suis Madame Akamuna.
— Auriez-vous dans ce cas une pièce d'identité à me fournir afin de vérifier vos dires ?
— Ma première journée est lundi et je ne l'ai pas encore récupérée. Je suis Madame Akamuna.
— Auriez-vous dans ce cas une pièce d'identité à me fournir afin de vérifier vos dires ?
Le claquement de langue sur son palais m'exaspéra au plus haut point.
— Vous n'en avez pas besoin. Je viens de vous donner mon nom, débrouillez-vous avec ça bon sang.
Tout en disant cela, elle fit un mouvement de tête vers l'arrière afin de réajuster ses cheveux. Elle m'ignora superbement et farfouilla dans l'une des poches de son manteau avant d'en extraire un téléphone dernier cri sur lequel elle pianota à une vitesse folle. Voyant qu'elle ne comptait absolument pas me fournir le document, je réitérais ma demande avec toujours autant de contenance malgré le feu qui coulait en moi.
— Je ne peux vous fournir votre numéro tant que je n'ai pas eu la preuve de votre identité, madame. C'est la procédure.
— Que me racontez-vous là ? Donnez-moi ce numéro qu'on en finisse. Vous voyez bien que je ne suis pas une terroriste et que, de plus, je suis très pressée.
— Que me racontez-vous là ? Donnez-moi ce numéro qu'on en finisse. Vous voyez bien que je ne suis pas une terroriste et que, de plus, je suis très pressée.
Son ton condescendant était cette fois-ci beaucoup trop pour moi. Je me levais et la toisais de toute ma hauteur tout en posant mes mains sur la réception. Mon regard se fit dur en s'ancrant dans le sien.
— Madame ! dis-je d'un ton désormais autoritaire et sans concession possible. Vous êtes ici dans un bâtiment sensible et les consignes sont strictes afin de garantir votre sécurité et la sûreté de cette société. Maintenant soit vous me fournissez un document attestant de votre identité soit vous dégagez les lieux !
Je la regardais avec impassibilité tandis qu'elle me jaugeait, cherchant la moindre faille. Pour mon plus grand plaisir, je vis lentement son regard bien trop suffisant se muer progressivement en consternation puis en une résignation non acceptée.
— C'est vraiment inadmissible ! cracha-t-elle en rompant le contact visuel.
La moue énervée à la limite de la bouderie, elle posa son sac sur le rebord de la réception. Elle entreprit ensuite de détacher la ceinture retenant son manteau. À peine celle-ci fut retombée le long de ses jambes, que le manteau s'ouvrit. La combinaison rouge assortie à son rouge à lèvres était des plus exquises. Sa silhouette était à la hauteur de sa beauté et les formes enivrantes de son corps firent frissonner mon épiderme. Le décolleté quant à lui, fit gorger de sang mon entrejambe qui devint dur et comprimé dans l'étroitesse de mon pantalon. Il descendait jusqu'au-dessus de son nombril, laissant apparaître la naissance de ses seins qui n'avaient besoin d'aucun support pour se maintenir en place. Cette poitrine parfaite que j'estimais être un bon 100D aimanta quasi instantanément mon regard.
Trop occupée à fouiller dans son sac, elle ne parut pas se rendre compte de mon blocage. Malheureusement, il ne fallut pas plus d'un dixième de seconde de trop pour que je voie son bras se tendre vers moi. Le temps que mes yeux remontent à hauteur des siens, elle s'était aperçue sans aucun doute possible de leur emplacement précédent. Chose qui se confirma lorsque je captais son regard fugace, mais néanmoins réel de victoire.
Elle avait récupéré l'ascendant dans cette lutte virtuelle et le savait bien. Ne voulant rien lâcher, je lui offris un très discret sourire appréciateur en coin. Son regard devint subitement noir et profond. La puissance qui s'en dégageait faillit me faire capituler.
Je tendis mon bras afin de récupérer le passeport. Celui-ci résista une seconde à ma prise avant de céder lentement. Elle venait par ce simple geste de me montrer qu'elle ne se laisserait pas faire non plus.
Malgré moi, je dus baisser les yeux afin de vérifier son identité. Les mains lourdes, je pianotais rapidement sur le clavier. La tension était si présente que je sentais son regard peser intensément sur moi. Une pression sur la touche “Enter” et les renseignements apparurent sur mon écran.
Il s'agissait donc de la nouvelle secrétaire de Mme Andreucci. Sa prédécesseuse venait de partir à la retraite. Elle était tout bonnement adorable et je ne parvenais pas à comprendre comment sa remplaçante avait été recrutée.
Je lui rendis son passeport et alors qu'elle le saisissait, je le retins à mon tour en la fixant de nouveau.
— Votre bureau est au septième étage, numéro neuf cent vingt-trois.
Sa poigne se fit plus fort et je lâchais alors le fin carnet qui fila prestement rejoindre sa place dans son sac.
Sans m'adresser le moindre mot ni regard, elle défit son manteau qu'elle plia sous son bras, saisit son sac puis se dirigea vers les ascenseurs. Sa démarche tout aussi féline qu'auparavant, donnait un mouvement totalement érotique à ses fesses exquises. Moulées à la perfection dans sa combinaison, on ne parvenait pas à distinguer la moindre trace de sous-vêtement. Ceci n'arrangeait rien à l'érection qui déformait mon pantalon.
Une vision naquit soudainement en moi.
Ma main droite se perdant dans sa crinière avant de l'agripper fermement tandis qu'un gémissement exquis glissait hors de ses lèvres au moment où ma main gauche venait claquer son cul dénudé avec force.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent. Elle y entra, pianota sur le tableau de contrôle et se plaça au centre tout en réajustant son manteau sur le bras. Les portes se refermèrent en même temps que son regard monta croiser le mien.
La dernière vision qu'elle m'offrit fut un imperceptible haussement de lèvres accompagné d'un regard d'une intensité absolue.
Le message était clair.
Tu veux jouer mon chou ? On va jouer !
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