Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
A la découverte des sens — Chapitre 4 · Le toucher
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
A la découverte des sens
Chapitre 4 · Le toucher
A chaque fois qu'Aurore m'embrasse, je la sens se rapprocher de moi, et sûrement sans trop le réaliser, ses baisers percent mon armure. Les questions inondent mon cerveau... Dois je la repousser ? Dois je vivre le moment présent et monter sur une table en criant « Oh capitaine, mon capitaine » ? Je suis emprisonné dans la bulle que je me suis construit depuis des années, dans laquelle je me sens tellement en sécurité. Cela vaut il la peine d'en sortir ? Est ce qu'Aurore en vaut la peine ?
Elle me prend la main et nous retournons dans la chambre pour notre petite sieste. J'ai du mal à dissimuler le fait que mes pensées me troublent. Allongés sous la couette, Aurore prend son téléphone, sélectionne une chanson dans sa playlist et me met les oreillettes. Je reconnais la voix de la chanteuse et j'écoute sans rien dire.
(Avant de continuer votre lecture, je vous recommande d'écouter cette même chanson, à savoir Speed de Zazie sur n'importe quelle plateforme, vous pourrez comprendre les quelques allusions).
La chanson finie, je retire les oreillettes et les lui rends.
— Je ne suis pas un vieil ours mal léché...
— Juste un vieil ours pour le moment car je ne t'ai pas encore léché.
— Juste un vieil ours pour le moment car je ne t'ai pas encore léché.
Je ne sais quoi répondre à sa dernière réponse et comme pour passer à autre chose, elle m'embrasse une nouvelle fois, avant de se retourner sous la couette et de s'endormir dans son coin. De mon coté, je replonge dans mes questions sans réponse, dans les paroles de la chanson, dans le souvenir de ses baisers, dans son sourire, dans ses yeux... Je m'assoupis finalement avec son visage qui efface toutes mes questions.
— Tu dors ?
— (je me sens tellement bien, je suis allongé sur le coté gauche et très certainement contre son corps)
— Hey, tu dors ?
— Hmmm (j'ai pas envie de me réveiller)
— Ta main...
— Hmmm (On en rediscutera plus tard, je suis tellement bien contre toi)
— Sur mon sein...
— Hmmm (C'est quoi ce bruit ? Un gémissement?)
— Réveilles toi avant que je...
— Hmmm (J'ai quoi dans ma main ? Au bout de mes doigts ? Un téton ? Son sein!!)
— (je me sens tellement bien, je suis allongé sur le coté gauche et très certainement contre son corps)
— Hey, tu dors ?
— Hmmm (j'ai pas envie de me réveiller)
— Ta main...
— Hmmm (On en rediscutera plus tard, je suis tellement bien contre toi)
— Sur mon sein...
— Hmmm (C'est quoi ce bruit ? Un gémissement?)
— Réveilles toi avant que je...
— Hmmm (J'ai quoi dans ma main ? Au bout de mes doigts ? Un téton ? Son sein!!)
J'ouvre les yeux, j'entends Aurore gémir contre moi alors que son corps ondule, frottant peut être sans le savoir ses fesses contre mon corps. Je retire ma main rapidement et m'excuse maladroitement. Elle reprend son souffle puis se tourne vers moi, son visage à quelques centimètres du mien, puis chuchote...
— Je ne veux pas te forcer à continuer si tu ne le souhaites pas. Par contre, c'est la deuxième fois aujourd'hui et j'ai besoin de... tu vois ? J'aurais besoin que tu me laisses seule quelques minutes si tu veux bien.
J'approche mes lèvres des siennes et, à sa grande surprise, je l'embrasse en glissant ma main sous son tshirt. Elle frissonne quand ma main effleure sa poitrine. Sa main gauche sur ma joue, je sens sa bouche légèrement entre-ouverte, puis sa langue sur mes lèvres. Sans réfléchir, j'ouvre ma bouche et aussitôt, ma langue rencontre la sienne. J'entends un gémissement alors que sa main gauche glisse dans mes cheveux. Sa tête sur mon bras, je la maintiens contre moi, alors que mes doigts passent sur son téton. J'aime sentir son sein dans ma main, sa peau douce contre mes doigts.
J'ai un mouvement de recul quand je sens sa main droite, coincée entre nos corps, se glisser dans mon boxer et commencer à caresser. Sa main gauche saisit la mienne pour la poser à nouveau sur son sein. Ses lèvres, sa langue, sa main, son sein... je ne sais pas sur quoi je dois me concentrer... car oui, même là, je réfléchis...trop. Aurore me sort de mon état pensif en me murmurant à l'oreille...
— J'aimerai te sentir en moi, juste quelques secondes, promis.
Je ne sais pas quoi répondre et face à mon hésitation, sa main sort de mon boxer pour essayer de le retirer sans succès. Je m'allonge sur le dos, libérant son sein de l'emprise de ma main et je l'aide à retirer le seul vêtement que j'ai encore sur moi. Dans la foulée, elle retire son boxer, me chevauche, saisit mes mains pour les poser sur ses cuisses. L'obscurité de la chambre m'empêche de la voir retirer son tshirt, de voir ses seins, de voir son corps... Aurore se penche vers moi pour m'embrasser, me rassurer tout en replaçant mes mains sur ses hanches. Cela fait tellement longtemps que je n'ai pas touché le corps d'une femme que j'ai l'impression d'être maladroit comme si c'était ma première fois. Je reçois tellement d'informations entre le contact de sa bouche, ses seins contre mon torse, sa peau contre mes mains, sa chaleur intime contre le bas de mon ventre, que je reste immobile et me demande ce qu'elle peut bien trouver d'intéressant en moi.
Soudain, je sens sa main sur mon torse, glisser sur mon ventre, me saisir et me glisser doucement en elle. Cette sensation de douce chaleur me fait oublier tout le reste. Je me retrouve totalement concentré sur tout cela, au point même de ne plus l'entendre gémir contre mon oreille. C'est très subtil mais je perçois de légères contractions, dont le rythme et l'intensité augmentent.
Le temps passe quand je sens que son corps se retire mais je ne peux m'y résoudre. Mes mains sur ses hanches l'empêchent de s'échapper, bien au contraire. Les contractions augmentent encore puis je ressens une vive douleur à mon épaule qui porte alors son attention à ma concentration. Cette douleur est en fait quatre pointes de douleur...
— (Mais qu'est ce que... Ses doigts!!).
J'ouvre les yeux, je l'entends pousser de forts gémissements contre mon oreille. Je retire mes mains mais il est trop tard. Alors que ses doigts me griffent l'épaule, Aurore pousse un crie de jouissance et coule sur mon entre-cuisses. Elle s'effondre sur moi et me parle tellement vite que je ne parviens à comprendre que quelques parties de phrases comme « je suis désolée », « c'est pas de l'urine », « tu dois me détester ». Comment pourrais je la détester ? Je cherche à la réconforter, à l'embrasser afin de la calmer. Elle s'allonge à coté de moi mais je la garde entre mes bras. Nous restons ainsi plusieurs minutes jusqu'à ce que je la sens s'assoupir. Je remonte la couette sur son corps, dépose un baiser sur sa joue puis sors de la chambre pour prendre une douche.
Lavé, je reste devant le lavabo et me regarde sur le miroir. Quatre griffures sur mon épaule, je me reperds dans mes pensées. J'entends qu'on frappe à la porte de la salle de bain qui s'ouvre doucement.
— Je peux entrer ?
Je prends une serviette pour la mettre autour de ma taille et j'ouvre la porte. Je vois Aurore, vêtue uniquement du tshirt. Elle semble être tellement désolée que cela m'attriste immédiatement. Elle voit les griffures.
— C'est...moi qui t'ai fait ça ?
— Tu m'as marqué, c'est la preuve que je t'appartiens.
— Tu m'as marqué, c'est la preuve que je t'appartiens.
Je lui souris en la prenant dans mes bras.
— Tu veux que je parte ? Me dit elle.
— Pourquoi ça ?
— Bah, ce qui s'est passé, les griffures, le fait que j'ai fini et...pas toi. Je comprendrai que tu ne désires plus me voir.
— Je pense plutôt bien progressé depuis que tu es là. Il faudra du temps pour que le vieil ours sorte de sa cage, et à vrai dire, j'aimerai que tu m'aides.
— Pourquoi ça ?
— Bah, ce qui s'est passé, les griffures, le fait que j'ai fini et...pas toi. Je comprendrai que tu ne désires plus me voir.
— Je pense plutôt bien progressé depuis que tu es là. Il faudra du temps pour que le vieil ours sorte de sa cage, et à vrai dire, j'aimerai que tu m'aides.
Elle passe ses bras autour de mon cou, puis m'embrasse comme le premier soir, juste en posant ses lèvres contre les miennes.
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Commentaires ()
Vous allez me faire rougir
Des textes meilleurs que les vôtres... peut-être, en tout cas, pour moi vous êtes un de mes auteurs préférés.
mais il y a des recits nettement meilleurs que les miens.
j'aime beaucoup leurs "peur de mal faire ou de faire mal", leurs doutes qui les rendent si vrai.
J essaie de mettre en avant aussi les problemes personnels, ce qui est plus ou moins facile...
Merci
Il me tarde de savoir jusqu'où cela va les amener.
Il faudra etre patient pour connaitre la suite
Trés bon choix, pour la chanson de Zazie (elle me tire les larmes à chaque fois)
Beaux récits, j'ai hâte de lire les prochains.
Papet
La suite n a encore été mise sur papier. Il faudra donc attendre un peu.