Elle réapparaît dans l’encadrement, nue, sans la serviette. L’eau n’a pas tout quitté sa peau. Quelques gouttes tiennent encore au bout de ses seins, petits, hauts, les pointes durcies par le froid du couloir. L’une se décroche, glisse le long du ventre, et disparaît dans le nombril avant que je n’aie le temps de la suivre des yeux. Elle ne se couvre pas. Elle ne pose pas non plus. Elle est là, simplement, un cocktail étrange de fragilité et de femme assumée : les épaules un peu rentrées, les bras le long du corps, et en même temps le regard droit, qui ne demande pas la permission d’être vue.
Ses jambes sont fines, encore rosies par la douche. Entre les cuisses, à peine écartées, la perle d’acier jette un reflet bref quand elle avance d’un pas. Un éclat froid, net, au milieu de la chair tiède. Ça attire l’œil sans qu’elle le cherche, et ça rend le reste plus nu encore : le creux des hanches, la ligne du pubis, la peau qui brille par endroits et mate ailleurs. Ses cheveux sombres, mouillés, collent à son cou et à une épaule. Une mèche tombe entre ses seins. Elle sent le savon, et en dessous, déjà, elle.
La sensualité qui se dégage d’elle n’est pas dans une pose. Elle est dans le silence, dans la façon dont elle reste debout pendant que je la regarde, dans la goutte qui tremble au bout d’un sein et qu’elle ne chasse pas. Fragile, parce que rien ne la protège. Assumée, parce qu’elle ne se dérobe pas.
Je passe près d’elle sans la toucher. Ma main effleure seulement son bras.
— J’en ai pour une minute.
Sous la douche, l’eau est trop chaude d’abord. Je me lave vite, le goût d’elle encore quelque part sur la langue, que le savon n’efface pas tout à fait. Quand je ressors, la chambre n’est plus éclairée que par le feu, dont la lueur arrive jusqu’au seuil. Elle est sous les draps. On ne voit que ses cheveux sur l’oreiller, une épaule, le dessin de son corps qui soulève le linge. Elle ne parle pas. Elle attend.
Je passe un boxer propre, un tee-shirt. Le coton est frais contre la peau encore humide. Je soulève le drap et je viens contre elle. Sa chaleur me prend tout de suite, le flanc, la cuisse, le souffle qui se cale au mien. Dehors, la bûche craque. Dedans, plus rien à décider pour ce soir. Je glisse un bras sous sa nuque, l’autre autour de sa taille, et je la laisse se lover là, nue contre le coton, pendant que la nuit commence vraiment.
Je la laisse s’endormir. Je ne bouge plus, ou presque. Son souffle s’allonge contre l’oreiller, se fait plus lourd, puis régulier. Une main reste posée sur mon avant-bras, les doigts qui se desserrent un à un. Sous le drap, son corps s’alanguit. La cuisse glisse un peu contre la mienne, le dos se creuse, les fesses trouvent le creux de mon ventre comme si la place avait été prévue.
Son odeur me revient, savon et peau, et en dessous ce qui n’appartient qu’à elle. La chaleur aussi. Ça suffit. Mon sexe se redresse contre elle, lentement, sans que je le décide, et vient se caler entre ses fesses, à travers le coton du boxer. Elle ne se réveille pas. Un petit soupir, rien de plus, et elle se rapproche d’un millimètre, encore endormie.
Je me penche. Ma bouche trouve le creux de son oreille, là où les cheveux mouillés ont commencé à sécher.
— J’aime ce que tu es.
Pas plus. Pas le mot qu’elle a dit, celui que je ne suis pas prêt à lui rendre. Celui-ci, oui. Il sort bas, presque contre sa peau, et je ne sais pas si elle l’entend. Ses doigts se referment une seconde sur mon bras, puis se relâchent. Peut-être un rêve. Peut-être pas.
Je reste là, le front contre ses cheveux, le sexe encore dur contre elle, sans rien chercher d’autre. Le feu baisse dans la pièce d’à côté. Son souffle me prend le rythme. Et je me laisse emporter, à mon tour, le bras autour de sa taille, dans le sommeil qui vient sans bruit.
Je me réveille avant elle, ou plutôt je n’ai pas vraiment dormi. Magali dort à poings fermés. Son souffle est long, abandonné, et l’odeur de son corps a gagné tout l’espace sous le drap : savon encore tiède, et en dessous cette note douce, presque vanillée, qui n’appartient qu’à sa peau. Ça me prend à la gorge. Ça la rend terriblement désirable, plus encore que tout à l’heure, parce qu’elle ne le sait pas.
Mon sexe se redresse contre elle, lentement, et vient se loger entre ses fesses. Le coton du boxer gêne. Je le fais glisser juste assez. Je me positionne sans la brusquer, je dirige le gland entre ses jambes. Je ne veux pas la réveiller. Je me glisse, millimètre après millimètre. Elle est déjà humide. La chaleur l’ouvre d’elle-même, étroite, souple, et je ne peux pas me retenir : je la pénètre doucement, jusqu’où son sommeil me laisse entrer.
Une poignée de secondes. Rien que le feu qui meurt dans la pièce d’à côté, et ce fourreau qui se referme autour de moi. Puis un son, bas, à peine formé.
— Hummm… c’est bon.
Elle vient de se réveiller. Ses hanches accompagnent mon mouvement, un aller, un retour, encore ensommeillées. Je crois qu’elle va rester là. Elle se fige. Le bassin se dérobe, m’oblige à sortir. Elle se retourne sous le drap. Dans la lueur faible, son regard trouve le mien. Elle sourit.
— Maintenant, c’est à moi de te faire du bien.
Elle se glisse hors des draps. L’air de la chambre lui pose des frissons sur les bras, sur les seins. Elle vient sur moi, à califourchon, les cuisses ouvertes de part et d’autre de mes hanches. Une main saisit mon sexe, le tient un instant contre elle, puis elle s’en pénètre. Je retrouve sa chaleur d’un coup, plus profonde cette fois, parce que c’est elle qui décide de la descente.
Je la regarde. Ses petits seins, hauts, bougent à peine avec le rythme qu’elle s’impose. Les pointes sont encore dures. Une mèche mouillée colle entre eux, suit le mouvement, se décolle, retombe. L’érotisme n’est pas dans l’ampleur : il est dans cette poitrine menue qui se tend quand elle s’assoit jusqu’au bout, dans le ventre qui se creuse, dans le piercing qui accroche une lueur chaque fois qu’elle se redresse. Elle ne joue pas. Elle prend.
Puis ses mains quittent mes épaules. Elles se posent à plat sur mon torse, trouvent les tétons, et les stimulent du bout des doigts — cercles lents, puis une pression plus nette, au moment où elle se rassoit sur moi. Le plaisir remonte d’un coup, croisé, presque trop.
Elle se penche. Sa bouche frôle la mienne sans vraiment l’embrasser.
— C’est à moi, maintenant, de te faire jouir, mon maître.
Cette volonté se traduit tout de suite par une danse plus lascive. Son bassin ne se contente plus de monter et de descendre : il oscille, décrit de petits cercles qui s’élargissent, revient, s’attarde au fond. Chaque passage fait rouler mon sexe en elle, contre ce point où elle est la plus étroite. J’ai sur moi quelque chose qui tient de la divinité indoue — hanches qui ondulent, ventre creusé, seins menus qui suivent à peine le rythme — et c’est son sexe, et ses mains, qui m’entraînent sans que je puisse rien y opposer.
— J’aime te voir ainsi, dit-elle, bas. Offert. À apprécier ce que je te donne.
Mes mains se posent sur ses hanches. Elles accompagnent, elles ne dirigent rien. Je la laisse faire. Les vagues arrivent plus rapprochées, plus hautes. Ses doigts sur mes tétons m’électrisent : une pression nette au moment où elle s’assoit jusqu’au bout, puis le bout des ongles qui gratte à peine quand elle se redresse. Son sexe, chaud, humide, se resserre par à-coups. L’image de ses petits seins fermes, pointes durcies, mèche collée entre eux, me fait quitter le matelas.
C’est à cet instant qu’elle n’est plus seulement Magali. Dans ma tête, elle devient une petite pute envoyée par une souteneuse, débutante qui passe son entretien d’entrée dans la luxure. Elle donne tout ce qu’elle est — le regard, le bassin, les doigts, cette façon de ne rien garder — pour me faire jouir, comme si ça devait être l’ultime récompense de son don de soi. La pensée est brève, brûlante, et elle coïncide avec le moment où je ne peux plus tenir.
L’orgasme me prend au bas du ventre, matinal, trop intense pour l’heure. Il monte d’un coup, me coupe le souffle, et je jouis en elle par longues saccades, le dos cambré, les mains crispées sur ses hanches sans pourtant la guider. Elle sent la première vague. Un son lui échappe, plus haut que tout à l’heure. Son bassin se fige une seconde, puis se remet à onduler, plus court, plus pressé, comme pour tout recueillir. Ses doigts pincent mes tétons au même instant. Ça me traverse encore, et ça la déclenche.
Elle jouit avec moi. Je le sens à la contraction nette, répétée, qui m’enserre pendant que je me vide, à ses cuisses qui tremblent contre mes flancs, au souffle qui se brise sur mon torse quand elle se penche. Nous restons pris l’un dans l’autre, en osmose, le temps que les dernières vagues passent. C’est le pied — simple, entier, sans reste à décider. Dehors le feu est mort. Dedans, son front vient se poser contre le mien, et son sexe bat encore autour du mien, lentement, comme un second cœur.
Elle pose ses lèvres contre les miennes. Lorsqu’elles s’ouvrent, ce n’est pas pour parler : c’est pour entrer dans un baiser aussi tendre et langoureux que ce qu’elle vient de m’offrir avec son sexe. Sa langue cherche la mienne sans hâte, s’y attarde, revient. Le goût d’elle est encore là, mêlé au souffle chaud qu’elle me rend.
Mes mains descendent. Elles quittent ses hanches pour en épouser la courbe, puis glissent plus bas, sur les fesses. Je les prends à pleines paumes, je les écarte à peine, juste assez pour sentir encore, entre elles, la chaleur de ce qui nous unit. Les pouces suivent le sillon, remontent, redescendent. Sous mes doigts la peau est fine, un peu moite. Elle répond d’un frisson qui lui traverse les reins. Son bassin se presse contre le mien, un mouvement minuscule, presque involontaire. Un son lui échappe dans ma bouche, bas, satisfait. Quand je remonte le long de ses flancs, que je reviens caresser le creux des hanches, elle se cambre, m’offre davantage le ventre, et ses seins viennent frôler mon torse. Elle ne se dérobe pas. Elle s’alourdit sur moi, comme si chaque passage de mes mains lui donnait une raison de rester exactement là.
Puis elle se soulève. Mon sexe se retire d’elle, lentement, encore sensible. Son regard change. Il reste tendre — le même qui m’a trouvé tout à l’heure au réveil — mais une touche de lubricité s’y pose, celle dont elle sait faire preuve sans en rajouter. Elle ne dit rien. Elle glisse une main entre ses cuisses. Lorsqu’elle la retire, ses doigts, ses phalanges, la paume portent mon sperme, mêlé à elle, brillant dans la lumière faible.
Elle porte la main à sa bouche. La langue passe d’abord sur l’index, puis sur le majeur, sans se presser. Elle ne ferme pas les yeux. Elle me regarde faire. Un filet lui reste au coin des lèvres ; elle le reprend du bout de la langue, et sourit.
Je suis toujours surpris. Surpris de cette propension qu’elle a à me faire comprendre, sans une phrase, que la journée ne fait que commencer — et qu’elle s’annonce tout aussi vive, voire plus, que nos jeux de la veille.
Lorsque l’on se lève, quelque chose a déjà changé de place. Nous nous mouvons comme un couple qui est ensemble depuis des mois, voire des années : pas de gêne à enjamber le drap tombé, pas de phrase pour combler le silence, juste le frottement des pieds sur le parquet froid et le feu mort qu’on n’a pas le courage de rallumer. Elle saute dans un shorty rose sorti de sa valise, puis dans un polo sans manches, trop grand d’une taille. Les cheveux sont encore humides sur la nuque. Elle ne se recoiffe pas. Elle m’accompagne dans la cuisine, pieds nus, l’épaule qui frôle la mienne dans l’encadrement.
— Café ?
— Oh oui.
Je m’affaire. Du congélateur, je sors des viennoiseries, je les aligne sur la plaque, j’enclenche le four. L’extracteur se met en route : pomme, raisin, un morceau de gingembre. Le jus coule épais dans les verres, trouble, un peu mousseux sur le bord, déjà revigorant rien qu’à l’odeur. Le café passe. Quand le four sonne, je pose les viennoiseries sur un plateau, le jus à côté, et tout cela au milieu de la table. La lumière du matin entre par la fenêtre, blanche, sans feu pour la concurrencer.
Je m’assois. Je sers le café. Elle rapproche sa chaise, non pas en face, mais de biais, assez pour que son genou trouve le mien sous la table. Elle ne le retire pas. Sa cuisse reste là, tiède à travers le coton rose, et de temps en temps elle appuie un peu plus, comme pour vérifier que je suis bien là. Ça me plaît. Plus que le jus, plus que le café qui fume entre nous. Elle casse un croissant, m’en tend la moitié sans demander, et son pied nu vient se poser sur le mien, tranquille, comme si la place avait été prévue depuis longtemps.
Je finis mon café. Une envie presque irrésistible me prend : la sentir plus proche, plus proche encore que ce qu’elle m’offre déjà, le genou contre le mien, le pied nu sur le mien. Je me recule un peu sur la chaise. Le bois craque.
— Viens.
Elle se lève sans poser de question. La tasse reste dans sa main. Elle vient s’asseoir sur mes genoux, de biais d’abord, puis elle se tourne assez pour se blottir contre moi, l’épaule sous mon menton, le shorty rose tendu sur les cuisses. Le café fume encore entre nous. Son odeur monte tout de suite : la sienne, propre, cette note douce presque vanillée qui lui appartient, et en dessous, tenace, l’odeur de l’acte — sexe, sperme, peau réchauffée. Les deux se mêlent. Ça me prend plus fort que le gingembre.
Ma main glisse sous le polo. Elle trouve le sein, petit, ferme, qui tient dans la paume sans déborder. Le téton durcit sous le pouce. Je ne serre pas. J’aspire le cou, là où les cheveux mouillés ont séché et où le savon a cédé la place à elle. L’odeur cumulée au toucher est enivrante. Je rebande instantanément, contre sa cuisse, à travers le coton.
Elle relève la tête. Le sourire est là, un peu moqueur, un peu tendre.
— Déjà ?
Elle pose la tasse sur la table sans me quitter des yeux, prend mon visage entre ses mains, et m’embrasse. Pas le baiser du lit, langoureux et lent. Celui-ci est plus court, plus net, et sa langue y entre comme si elle vérifiait que oui, déjà, et que ça ne la dérange pas.
Son odeur, le toucher de son petit sein sous le polo, sa langue contre la mienne, son haleine mêlée de café, de gingembre et de sa propre odeur me rendent dingue. Je me lève en la tenant dans mes bras. Je réalise à quel point elle est légère : presque rien, une chaleur et des os, les cuisses qui se referment d’instinct autour de ma taille. D’un revers de la main je pousse le plateau, le pot de café, le cendrier. La porcelaine tinte contre le bois. Je l’allonge sur la table.
Elle me regarde, incrédule, les cheveux dans une flaque de jus.
Mes mains se glissent sur la ceinture du shorty et le font descendre : cuisses, genoux, chevilles. Je le laisse tomber. Je la regarde. Jambes légèrement écartées, pubis offert, la perle d’acier qui jette un éclat bref dans la lumière du matin. Je plonge sur son sexe, bouche ouverte, langue déjà active.
— Guillaume… tu es dingue. Je suis toute sale.
Je n’en ai que faire. Je veux la lécher, là, maintenant. Je veux la sentir couler, la boire, l’entendre. Putain, qu’elle est bonne. Le goût d’elle et de moi se mêle sur la langue, salé, tiède, un peu sucré encore du jus qui a giclé sur sa hanche. Je la dévore littéralement. Les lèvres, le clitoris autour de l’acier, plus bas, où elle s’ouvre. Je bois tout. Ses gémissements m’excitent plus que la veille : d’abord retenus, puis plus nets, la tête qui cogne presque contre le bois quand elle se cambre.
Je cherche le cri. J’y ai droit par degrés. Des « oh oui » de plus en plus appuyés, de moins en moins distants. Ses jambes se resserrent autour de mes épaules. Son corps tremble. Les doigts trouvent mes cheveux, s’y accrochent.
Et enfin ce que j’attendais. Son cri résonne dans la cuisine, clair, sans retenue. Elle jouit. Elle jouit avec une telle violence que de son sexe jaillit un flot de mouille, chaud, brusque, qui me prend la bouche et le menton. Je bois. Je me laisse asperger le visage avec délectation, les yeux fermés, la langue encore contre elle pour ne rien perdre. Quoi de plus beau que de recevoir la marque d’un plaisir féminin aussi intense, et de faire de sa compagne, sur cette table du matin, une femme fontaine. Elle retombe, haletante, une main sur ses yeux, l’autre encore dans mes cheveux, et le silence qui suit n’a plus rien de domestique.
Lorsqu’elle relève la tête, elle me voit. Visage et torse trempés, le polo collé par endroits, une goutte encore au menton. Ses yeux expriment toute l’incompréhension de ce qui vient de lui arriver : un étonnement brut, presque enfantin, et tout de suite après la peur de m’avoir déplu. Elle ramène une main entre ses cuisses, comme pour cacher ce qui a jailli. La voix lui sort petite.
— Je… je ne savais pas. Pardon. Je ne contrôle pas ça. C’est sorti tout seul, je ne voulais pas… te mettre dans cet état.
Je me relève. Je la regarde. Je souris, et je ne m’essuie pas.
— Merci, Magali.
Elle cligne des yeux. L’incompréhension s’élargit, ne se défait pas. Elle cherche sur mon visage la grimace qu’elle attend, la reculade, et elle ne la trouve pas. Ses lèvres s’entrouvrent, se referment. Une rougeur lui monte au cou, différente de celle du plaisir.
— Merci ? Mais je t’ai… enfin, regarde-toi. C’est gênant. Je ne savais même pas que je pouvais faire ça.
Je pose les mains de part et d’autre de ses hanches, sur le bois encore humide. Ma voix reste basse, sans moquerie.
— Tu ne m’as rien mis dans un état qui me déplaise. C’est moi qui t’ai cherchée jusqu’au bout, et c’est toi qui as répondu. Ce qui est sorti, c’est ton plaisir, pas un accident dont il faudrait s’excuser. Je passe le pouce sur sa joue, là où une mèche colle. On vient ensemble de découvrir que tu es une femme fontaine. Et moi, ça me va. Ça me va même très bien.
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