Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
N. — Chapitre 2 · La Bête
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
N.
Chapitre 2 · La Bête
La lumière chaude de la lampe de chevet éclaire nos corps en pleine action. Allongé sur le dos, je contemple N. abattre son bassin sur mon sexe, les mains près de mes genoux, les pieds campés de part et d'autre de ma taille. Le tintement d'argent de ses colliers et de ses bracelets entrecoupe ses soupirs de plaisir. Mes mains sont sur l'intérieur de ses cuisses, passant parfois sur son clitoris. Mon sexe presse sur l'avant de son vagin. Haletante, elle bascule la tête en arrière, regardant les ténèbres du plafond. Je sens mon plaisir monter vers l'orgasme ; je la laisse me finir à la force de ses jambes qui se plient et se tendent. Je laisse un grognement de plaisir emplir librement le silence. N. n'a pas encore joui, mais je la sens plus que proche, et je n'ai pas joué toutes mes cartes. Je me retire d'elle, et glisse deux doigts courbés frotter l'avant à l'intérieur d'elle. Elle rebaisse la tête, et je sens à son regard que quelque chose arrive très vite.
Elle commence à trembler, et quelques gouttes s'échappent de son sexe.
Je retire mes doigts pour la laisser gicler sur moi et crier son plaisir. En trois jets, mon torse est couvert jusqu'au plexus, et les draps ne méritent plus ce nom. Elle est secouée d'une dernière convulsion, puis vient s'allonger sur moi, partager le contact de la cyprine avec son torse.
— Aaah. Je ne sais toujours pas comment tu fais ça, dit-elle toute détendue.
— Une bonne stimulation, un sentiment de confiance. Et un peu de chance. Je ne sais pas si ça marcherait moins ou plus facilement sur une autre femme. Mais t'as l'air très... réceptive, dis-je en riant.
— Une bonne stimulation, un sentiment de confiance. Et un peu de chance. Je ne sais pas si ça marcherait moins ou plus facilement sur une autre femme. Mais t'as l'air très... réceptive, dis-je en riant.
Elle se retourne sur le dos, toujours sur moi, peut-être juste pour se couvrir de sa cyprine plutôt fluide. Ses cheveux sont mouillés et collés par la transpiration et le produit de son plaisir. Nous restons un instant comme cela. Je sens les dernières gouttes couler de son sexe sur le mien, ce qui a tendance à le réveiller de sa torpeur. N. penche la tête pour me regarder dans les yeux, un sourire coquin aux lèvres.
— Dis. Qu'est-ce que tu dirais... d'inviter la Bête à la soirée ?
La Bête est un personnage que je joue parfois dans nos ébats. La Bête est sauvage. Elle ne parle pas. Elle griffe, elle mord, elle contraint. Elle ne sait pas utiliser des objets. Elle est implacable. Elle pénètre ce qu'elle veut quand elle veut. C'est viscéralement jouissif à incarner, mais cela peut être violent. Pas assez pour effrayer N, heureusement. Je regarde ses yeux marron. Je sens ma verge se réveiller petit à petit, se préparant pour un second tour. Un tour où je pourrai me donner à fond. Je regarde le plafond, et ferme les yeux.
— Dix. Neuf. Huit...
N. comprend très vite qu'elle a peu de temps et file se cacher. Je la sens se redresser et quitter le lit, non sans m'écraser un peu. J'étire un peu le décompte, pour être sûr qu'elle ait trouvé un endroit.
—... Zéro.
Je rouvre les yeux, et me relève. Je marche doucement dans la pièce. Je ne peux plus parler. Mais j'émets quelques grognements pour qu'elle perçoive où je suis. Je regarde derrière les rideaux, sous le lit, dans la cuisine, dans le salon. Non. Les derniers bruits avaient été bien plus proches que cela. Je reviens dans la chambre. Mes yeux se posent sur la porte gauche de l'armoire. Il y a des traces de doigts sur le bord. Et clairement, ce n'est pas de l'eau. Un sourire vicieux se dessine sur mon visage. Je m'approche doucement. En étant contre la porte, j'entends sa respiration de l'autre côté.
J'ouvre la porte d'un coup. N. crie de surprise et tombe à genoux pour essayer de fuir, tandis que j'attrape ses bras et l'oblige à sortir de force. Je referme la porte, en serrant le bras de N. sans douceur. Je la pousse face au mur et me colle contre elle. Nos corps sont brûlants et collants. Je plante mes griffes dans ses trapèzes, dans ses épaules. Je la mords au niveau de la nuque. Je prends mon sexe qui finit de se réveiller, tout glissant, et le place entre ses jambes pour la pénétrer. Je m'accroche au cadre de la porte, juste à ma gauche, pour m'ancrer et donner des coups de reins puissants. Chaque coup la presse contre le mur. Je l'entends gémir à chaque mouvement. Je sais que N. aime cette bestialité, cette douleur sous mes ongles et mes dents qui lui laissent des traces le lendemain.
Mes assauts se font plus amples, plus forts. N. appuie sa tête contre le mur, je pense, pour encore mieux sentir son corps essuyer chaque coup de reins. Je me sens si bien en elle. Pour l'instant, je ne ressens presque rien avec mon sexe, mais je sais que cela reviendra. Mon bras droit, qui passait sous le sien, descend pour griffer son sein, son flanc, sa hanche puis l'arrière de sa cuisse. Je plante mes griffes, et la fais lever la jambe pour passer mon bras en dessous. Je sens son sexe plus ouvert, plus étiré, et ses gémissements redoublent d'intensité. Hélas un mouvement trop ample et les fluides entre nos sexes me font sortir malgré moi. Je recule mon bras droit pour me repositionner. Mais N., d'abord déçue de l'interruption, y voit une opportunité. Elle passe sous mon bras, et éteint l'interrupteur. Le temps que je tourne la tête, je suis dans le noir, et ne l'entends presque plus.
La pièce est plongée dans l'obscurité, à l'exception d'une bande de lumière orange provenant d'un lampadaire dans la rue. Je n'ai pas le droit de rallumer, la Bête ne sait pas utiliser un interrupteur. Mais c'est encore plus facile que la première fois. Je ne peux pas voir N., mais je l'entends respirer et rire sous le lit. Je grogne un peu pour qu'elle m'entende, puis ne fais plus aucun bruit. Je ne peux plus la voir, mais elle non plus. Je m'avance à pas de loup vers le pied du lit. J'avance mes mains dans les ténèbres.
Je sens ses chevilles et les enserre rapidement pour la tirer vers moi. N. rit en même temps qu'elle crie au secours et tente de résister. Mais seul le mot "stop" peut arrêter la Bête. Avant cela, c'est qu'elle fait semblant de lutter. Elle doit s'être accrochée à quelque chose, car je n'arrive pas à la tirer complètement de là. Seule la moitié inférieure de son corps dépasse. Je dois la déconcentrer si je veux la faire lâcher prise. Je place mes mains de manières asymétriques, et plante profondément mes griffes sur son aine, sur sa hanche, près de son sexe, près de son anus, à l'intérieur de ses cuisses. Puis je viens caresser son sexe maculé avec ma langue, aussi vivement que si c'était le meilleur des nectars. Les appels à l'aide de N. sont ponctués de jouissements coupables, et laissent bientôt complètement place à ses demandes pour que je continue. Dans le noir complet, je sens son corps onduler contre le sol, et ses jambes se croiser sur mon dos.
Puis je sens une main qui n'est pas la mienne se joindre à la fête et tournoyer contre son clitoris. Plus qu'une main. Ses bruits de plaisir se rapprochent, et j'intensifie mes mouvements de langue, en laissant poindre mes dents de temps en temps. Je la sens se cambrer lorsque l'orgasme la prend complètement.
Elle a un moment de relâchement, et cette fois, c'est à moi de savoir en profiter. Je la tire de sous le lit. Mes grognements guident ses mains, qui se posent délicatement sur ma poitrine. Ses jambes sont encore derrière mon cou, et je sens mon érection puissante, implacable pour encore quelques minutes, suffisamment pour que la Bête la remodèle de l'intérieur. L'occasion est trop belle. Je saisis sa taille fine couverte de poussière collée par la cyprine, et me relève complètement, la portant contre moi. Elle s'agrippe à mon cou, pliée en deux. J'avance vers la bande de lumière orange. Je veux voir son visage. Elle a l'air subjuguée, comme si elle appréhendait ce que je m'apprêtais à faire. Je la fais glisser un peu, ses jambes se décroisent et reposent sur mes épaules. Je la soulève vite, et me penche pour que mon sexe se dresse sous elle. J'ajuste ma position et la fais descendre pour qu'elle s'empale sur mon sexe.
Son expression de surprise n'a pas de prix. Dans cette position, je peux aller très loin. Je la fais bouger en même temps que mon bassin, rapidement, et à chaque fois que je suis au plus loin en elle, je marque une pause d'une fraction de seconde, juste le temps d'apprécier de la pénétrer aussi profondément. Ce rythme saccadé semble lui donner beaucoup de plaisir, et je le maintiens un moment. Je me sens en forme, mais je peux faire mieux que ça.
J'ai un petit secret. À des moments comme celui-là, j'ai parfois une petite pensée pour le Diable. Comme une invitation pour qu'il me montre comment on possède une jouvencelle dans les enfers. Riez si vous voulez, mais je vous assure que cela marche sur moi. Une pensée pour le prince des ténèbres et je me sens alors inarrêtable. Je raffermis ma prise sur N. en enfonçant vraiment mes griffes dans sa chair. Mes coups de reins sont plus amples, plus rapides, plus puissants que je ne pensais possibles. Quand je suis au plus profond, je sens son cervix contre mon gland. Un grognement bestial m'échappe, et je suis couvert de sueur. Je repose mes yeux sur N., complètement coite, regardant stupéfaite mon sexe entrer dans le sien encore et encore. Son regard étonné glisse vers moi. Elle soupire :
— Oh putain... Oh putain ! ...
Ses yeux se mettent à loucher, et sa tête bascule en arrière.
— OH PUTAIN !
Je la sens prise d'une suite de convulsions dans mes bras. Tous ses membres se contractent dans le désordre sur mon cou, contre ma poitrine. Ses seins se lèvent et s'abaissent au rythme que je leur impose. Je la sens perdre tout tonus, mais je continue de la prendre un instant. Puis mes bras demandent à se relâcher. Je la pose sur le lit. J'ai le souffle coupé et je ruisselle de transpiration, mais je n'en ai pas fini. Je la fais se tenir debout, face au lit et dos à moi, les jambes écartées. J'empoigne fermement ses cheveux et sa gorge, et les tire vers moi pour la forcer à se cambrer au maximum. Ses mains se sont posées sur mes bras et les serrent faiblement. Son bassin est presque à l'horizontale quand il m'accueille de nouveau en lui et je pourrais quand même l'embrasser.
Mais la Bête n'embrasse pas. Je me laisse grogner à volonté selon mes sensations, dévoilant mes dents, laissant ma salive couler sur son front. N. semble semi-consciente, comme une marionnette qui n'aurait même plus la force de montrer qu'elle en veut encore. Mes coups en elle sont rapides, intenses. Je veille à rester assez haut, pour stimuler de nouveau l'avant de son vagin. Les gémissements flous de N. se précisent, et elle explicite la montée de son plaisir encore une fois. Je sens des gouttes couler sur ma bourse et mes cuisses. Je me retire et la sens gicler plusieurs fois entre mes jambes, vers le sol.
Elle tremble encore un peu, mais je ne sens plus aucune pression dans ses mains posées sur mes bras. Je relâche son cou et ses cheveux collés, et place ma main sur sa poitrine pour la faire descendre doucement sur le lit. N. semble complètement vidée, mais pas moi. J'allonge ses bras en croix, et plante mes griffes en haut de son dos, avant de descendre sauvagement jusqu'à ses fesses pour lui saisir et rentrer encore en elle. Le cri qu'elle pousse quand je la griffe me fait savoir qu'elle est toujours bien consciente. Je me penche sur elle jusqu'à lui mordre la nuque, laissant volontairement ma salive couler sur son cou. Mes ongles se plantent dans ses bras pour la maintenir contre le lit. Mes mouvements ont tout de ceux d'un chien. Je sens le plaisir monter rapidement. N. pousse des hurlements de plaisir qui trahissent des larmes à cause de la chute de pression. Mes grognements se rapprochent et deviennent plus sonores.
Mon membre explose de plaisir et je rugis toute la chaleur de mon corps sur sa nuque, avant de me laisser tomber sur elle, physiquement hors course.
Je ne me dégage pas tout de suite. Même si je l'écrase, je sais qu'elle aime me sentir peser ainsi sur elle, surtout après des ébats aussi vifs. Je finis par me redresser, et je sens mon corps se décoller lentement du sien. La cyprine, la sueur, la poussière de sous le lit s'étaient mélangées. Je m'écroule à côté d'elle, et m'endors aussitôt.
Je ne me dégage pas tout de suite. Même si je l'écrase, je sais qu'elle aime me sentir peser ainsi sur elle, surtout après des ébats aussi vifs. Je finis par me redresser, et je sens mon corps se décoller lentement du sien. La cyprine, la sueur, la poussière de sous le lit s'étaient mélangées. Je m'écroule à côté d'elle, et m'endors aussitôt.
Je rêve. Je rêve d'une autre femme que N... Une femme brune que je poursuis dans un jardin, à qui je parle, avec qui je ris. Une femme pour laquelle je ressens absolument tout. Son sourire me vaut tout l'or du monde. Tout est malheureusement flou, et quand mes lèvres touchent les siennes, je m'éveille d'un coup.
Je me relève brusquement. Un rêve. Encore. Je serre les poings de rage un instant, et des larmes me viennent, puis je contemple la chambre autour de moi. La lumière de l'aube illumine la pièce. À côté de moi N. dort encore, et chose improbable, dans la position où je l'avais laissée avant de m'assoupir. Je distingue six, voire sept grandes lignes rouges le long de son dos. De fines croûtes se sont formées, mais quelques filets de sang ont suivi la courbe de son corps et ont séché pendant la nuit sur ses flancs. Pardonne-moi N. Même si je sais que tu aimes ça... je ne voulais pas te laisser de telles marques. Je regarde son corps maculé de fluides séchés, ses cheveux collés, le sang sur sa peau, le sol détrempé, les draps imbibés. Elle n'a jamais été aussi sale, mais je sais qu'elle en rira au réveil. Je me lève avec l'envie de nettoyer tout cela, et de nettoyer N. avant de partir. Je goûte avec plaisir chaque seconde passée à ses côtés.
Mais j'ai besoin de ne pas être près d'elle quand certaines pensées me viennent.
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Commentaires ()
Très bon choix de lettre, meilleur que vous ne le pensez. Mais non je ne compte pas former un mot à partir des initiales, si c'est ce que vous croyez.
Encore merci :)
(La suite serait-elle V.?)