La clé tourne dans la serrure, et j'entends à peine le bruit de la télévision. Une émission débile, un truc dont elle se fout, elle l'a juste mise pour ne pas être dans le silence.
Elle est là.
Enroulée dans sa robe de chambre en éponge, encore chaude de la douche. Ses cheveux sont mouillés, plaqués contre ses tempes, quelques mèches plus longues coulent sur ses épaules. Ses pieds sont recroquevillés sous elle sur le canapé, on dirait un petit animal blotti.
Elle tourne la tête vers moi, et ce sourire. Ce sourire en coin, celui qu'elle fait quand elle sait que je vais craquer. Mais ce n'est pas son sourire qui retient mon regard. C'est son poignet.
Le bracelet.
Celui qu'on a choisi ensemble, un jour où elle était assise sur moi et qu'elle m'a demandé, avec son air de défi, si j'étais capable de la prendre quand je voulais, n'importe où, n'importe comment. Elle avait ce petit ton de "je te mets au défi" et j'ai mordu à l'hameçon.
Ce soir, elle l'a mis. Elle l'a mis en sachant que j'arrivais, elle a pris sa douche, elle s'est préparée, elle a tout fait pour que je tombe dans son piège.
Je pose mon sac contre la porte. Le bruit du tissu qui tombe résonne dans la pièce, incongru. Elle ne quitte pas mes yeux.
— Ça va ? elle demande, faussement innocente.
Je traverse la pièce sans répondre.
Mes doigts attrapent sa nuque, sa peau est tiède, encore humide de la douche. Je l'attire contre moi, ma bouche trouve la sienne. Elle sent la crème hydratante, la douceur de son après-shampoing, cette odeur de propre qui se mélange à son odeur à elle, plus chaude, plus animale. Sa langue est molle, paresseuse, elle joue à rester passive pour me faire croire que c'est moi qui décide.
Mais ma main, elle, descend.
Elle glisse sous la ceinture de sa robe de chambre, je sens son ventre se contracter au passage de mes doigts. Plus bas. Je trouve son sexe, je glisse sur son clitoris et je m'engouffre en elle.
Pas de culotte.
Bien sûr que non. Elle a tout prévu.
Elle est déjà mouillée. Pas juste humide. Trempée. Mes doigts glissent sur ses lèvres, je les écarte, je sens son clito déjà gonflé, déjà dur. La chaleur monte de son corps, elle est brûlante sous mes doigts.
Je l'embrasse plus fort, plus profondément, comme pour l'étouffer, et ma main fait des cercles sur son clito. Elle se débat un peu. Sa main attrape mon poignet, elle ne le pousse pas, elle le tient, comme si elle hésitait entre m'arrêter et s'abandonner.
— T'es trempée, je murmure contre sa lèvre.
Elle roule des yeux. Ce petit air bravache, ce "et alors ?" muet qui la caractérise. Mais son bassin bouge. Tout petit mouvement, presque imperceptible. Une supplication qu'elle ne m'accordera jamais à voix haute.
Je la pousse.
Ses épaules s'enfoncent dans le canapé, sa robe de chambre s'ouvre, ses petits seins émergent, ses tétons sont déjà durs. Elle reste là, offerte, les bras au-dessus de la tête, à me regarder d'un air de défi. Ses cheveux mouillés laissent une auréole sombre sur le tissu.
Je m'agenouille entre ses cuisses. Mes mains remontent le long de ses jambes, des mollets aux cuisses, je caresse la peau encore chaude. Elle frissonne sous mes doigts, ses pores se hérissent de petits points. Je sens la chair qui se tend, qui se prépare.
J'écarte ses cuisses.
Sa chatte s'ouvre, humide, brillante sous la lumière tamisée de la lampe. Je prends une seconde pour la regarder. Pour la voir se serrer à vide, comme si elle appelait. Pour entendre son souffle qui s'accélère, pour voir sa poitrine monter et descendre.
Elle soutient mon regard. Elle a ce sourire un peu tendu, ce masque de "je ne vais pas craquer" qu'elle croit tenir.
Je baisse la tête.
Ma langue arrive sur son clito et elle sursaute. Son corps tout entier réagit en une seule secousse, un arc électrique qui la traverse du bassin à la nuque. Je commence large, du bas vers le haut, ma langue qui lèche tout son sexe en un seul mouvement. Elle est salée, douce, encore imprégnée de l'eau de la douche. Je bois ce goût, j'en veux plus.
Ma langue s'attarde. Petites pressions, rapides, sur son clito. Des coups de langue qui viennent par à-coups, de la pointe d'abord, puis le plat. Son bassin se soulève du canapé, elle cherche ma bouche comme pour s'y encastrer.
Mes doigts s'engagent. Un, puis deux. L'intérieur de sa chatte est brûlant, et je sens ses muscles qui se contractent autour de moi, qui m'aspirent. J'adopte ce mouvement de "viens ici", du bout des doigts, celui qui vient masser cette zone à l'intérieur, juste derrière son os, celui qui la fait gémir. Elle qui est toujours si silencieuse.
Elle gémit. Pas fort, un son rauque, retenu, comme si elle refusait de m'offrir ses cris. Sa main plonge dans mes cheveux, elle ne tire pas encore, mais ses doigts s'enroulent dans les mèches, elle s'accroche.
— J'vais pas y arriver, elle souffle. Pas comme ça.
Elle dit ça. Mais ses hanches bougent, elle roule sur ma bouche, elle se gave de ma langue. Elle ment, elle sait mentir, et moi je sais qu'elle ment.
Je redouble.
Ma langue accélère, plus dure, je la lèche comme je la baiserais. Mes doigts pompent en elle, je sens son clito qui pulse sous ma langue, je sens son corps qui se tend, ses abdominaux qui se contractent, ses cuisses qui commencent à trembler.
— Putain...
Elle commence à perdre son sourire. Ses yeux se ferment, sa nuque se renverse, un filet de salive coule au coin de ses lèvres.
Je la maintiens au bord. Je ralentis une seconde, je lèche doucement, je la sens qui s'agace, qui veut plus, qui veut exploser, et puis j'accélère d'un coup, sans prévenir, pour la voir s'étrangler.
Elle jouit.
Son corps s'arque, ses talons s'enfoncent dans mes omoplates, elle pousse un cri rauque qui se termine en hoquet. Sa chatte pulse autour de mes doigts en vagues serrées, je sens chaque contraction, chaque spasme.
Je n'arrête pas.
Je sens ses cuisses qui se resserrent autour de ma tête, elle tente de fuir, de reculer son bassin, mais ma main libre attrape sa hanche et la plaque contre le canapé. Elle est trop sensible, j'en profite. Ma langue redouble, je la mords à peine, son clito est dur comme une petite pierre sous ma bouche, et je continue.
— Arrête... putain, j'peux pas... arrête...
Elle ne peut pas m'arrêter.
Elle gémit, elle se tord, ses doigts tirent sur mes cheveux à les arracher, elle crie un "non" qui se brise en sanglot. Je la sens au bord d'une deuxième, elle est là, elle tremble, son bassin bouge entre la fuite et l'abandon.
Et elle explose.
Son corps se plie en deux, sa tête se jette en avant, son front touche presque le mien, elle reste bloquée une seconde, les muscles bandés, la respiration arrêtée, avant de retomber en arrière comme un pantin qu'on lâche.
Elle reste allongée, le souffle court, les yeux dans le vide. Ses seins se soulèvent en cadence, son ventre frémit encore de petits spasmes. Sa robe de chambre est complètement ouverte, elle est offerte, vaincue, magnifique.
Je me redresse. Mes doigts sont couverts de sa jouissance, je les lèche un par un, sans quitter son regard. Elle me voit faire, elle détourne les yeux, cette fois, elle ne soutient pas.
Elle est insolente, elle me défie tout le temps. Mais là, elle est à bout.
— T'es mort, elle souffle, la voix brisée.
Je souris. Je me penche pour l'embrasser, je sens son goût sur ma langue, elle grimace parce que cette fois elle a perdu, et elle n'aime pas perdre.
Je m'écarte un peu. Je regarde son corps allongé, ses jambes encore écartées, sa chatte rouge, humide, qui bat encore faiblement.
La soirée ne fait que commencer.
Elle reste allongée, les bras abandonnés au-dessus de sa tête, les yeux mi-clos. Sa poitrine se soulève encore trop vite, son ventre frémit par petites vagues. La robe de chambre est complètement ouverte, ses seins sont rougis par la chaleur, ses tétons encore durs.
Elle a perdu son sourire. Pour l'instant. Je la regarde, elle est belle comme ça, défaite, le souffle court, encore tremblante. Mais je sais qu'elle va se reprendre dans quelques secondes, retrouver son air défiant, me lancer une pique.
Je ne lui laisse pas le temps.
Je me lève, je me place à côté du canapé. Mes doigts trouvent sa nuque, je la soulève doucement, elle est molle, elle se laisse guider. Je la redresse, je l'attire vers moi, et ma queue arrive devant sa bouche.
Elle lève les yeux vers moi. Ce regard. Elle sait ce qui va se passer. Elle a ce petit sourire qui commence à renaître, ce "tu crois que je vais me laisser faire ?" qui est sa signature. Mais elle ne dit rien. Elle ouvre la bouche.
Ma main dans ses cheveux, je guide sa tête. Elle est lente au début, elle fait durer, elle met une éternité à prendre ma queue dans sa bouche, à la laisser glisser sur sa langue. Je sens sa salive qui coule, sa langue qui fait des cercles autour de mon gland, ses lèvres qui se serrent quand je commence à m'enfoncer.
Elle aime ça. Elle ne le dira jamais, parce que ça briserait son personnage, mais je sens son corps qui s'active, ses doigts qui remontent le long de mes cuisses, sa bouche qui aspire.
Je commence à bouger. Des va-et-vient lents au début, elle suit, elle s'adapte, elle respire par le nez en cadence. Ma main gauche descend sur ses seins, je pince un téton, elle halète autour de ma queue, la vibration me traverse.
Je vais plus vite. Elle prend, elle avale, elle ne recule pas. Sa tête bouge en rythme, ses yeux sont levés vers moi, elle me regarde, elle suit chaque micro-expression sur mon visage, elle veut voir quand je vais craquer, mais je tiens.
Je joue avec ses seins, je les malaxe, je pince les tétons entre mes doigts, je tire un peu. Elle gémit, sa gorge vibre autour de moi, putain, cette sensation.
Mes va-et-vient s'accélèrent. Elle prend tout, elle ne tousse pas, elle est calée, elle est faite pour ça. Je sens son nez qui touche mon pubis à chaque fois, elle s'enfonce jusqu'à la gorge et elle tient, elle reste, elle respire par petits hoquets.
Je sens mon orgasme monter. Pas encore. Je ralentis.
— Lève-toi, je dis.
Elle obéit, elle se lève, ses jambes tremblent encore. Elle est debout devant moi, sa robe de chambre pend, elle est nue, offerte, un peu chancelante.
— Assieds-toi, je lui dis. Bois.
Je vais à la cuisine, je prends une bouteille d'eau, je remplis un verre. Elle s'est assise sur le canapé, elle m'attend, elle a repris un peu de couleurs. Je lui tends le verre, elle le prend, ses doigts frôlent les miens.
Elle boit. Sa tête est renversée en arrière, elle avale à grandes gorgées, son cou se tend, une goutte coule sur sa gorge, glisse entre ses seins.
Je ne la regarde plus.
Pendant qu'elle boit, je prends la capote dans ma poche. Je l'enfile, rapide, silencieux. Elle est trop occupée à boire, elle ne voit rien. Elle repose le verre, s'essuie la bouche du dos de la main.
— Alors ? elle demande, ce sourire revenu.
Je l'attrape par la taille, je la retourne, elle tombe sur le ventre sur le canapé. Sa tête se tourne, elle me regarde par-dessus son épaule, un éclat de défi dans les yeux.
— Comme ça ? elle demande, faussement innocente.
Je ne réponds pas.
Mes mains attrapent ses hanches, je la tire vers moi, elle est alignée, sa chatte est encore humide, encore chaude. Ma queue glisse sur ses lèvres, je l'écarte, je la sens qui s'ouvre.
J'entre.
D'un coup, entier. Elle pousse un cri, un vrai, pas retenu, la tête qui se jette en avant. Elle est serrée, elle est chaude, elle est mouillée, et sa chatte m'aspire comme si elle voulait me garder.
Je reste une seconde. Elle respire fort, son dos se creuse, sa tête est enfouie dans ses bras.
— Putain, elle souffle.
Je bouge. Lentement, profondément, chaque va-et-vient fait un bruit humide qui remplit la pièce. Ses fesses rebondissent contre mon bassin, elle s'active, elle pousse son cul vers moi pour m'accueillir plus profond.
— Plus fort, elle dit.
Sa voix est rauque, un peu étranglée. Elle ne me regarde plus, elle est dans son corps, elle ne fait plus semblant.
Je vais plus fort. Plus vite. Le canapé grince, elle geint à chaque coup, ses doigts s'agrippent au tissu.
— Encore, elle dit. Putain, encore.
Je sens que ça ne suffit pas. Elle veut plus, elle veut que je la défonce.
Je la prends par les bras, je la relève, je la plaque contre le mur. Ses mains à plat sur la peinture froide, son front contre le mur, ses fesses contre mon bassin. Elle est plantée, elle ne peut plus s'échapper.
J'entre à nouveau, plus profond, plus dur. Le bruit est brutal, ses cris résonnent contre le mur. Elle est là, offerte, dominée, elle ne se débat pas, elle prend tout, elle demande plus.
Je la prends comme elle veut. Fort. Vite. Ses jambes tremblent, elle vacille, je la tiens par la taille, je la maintiens debout.
— J'y suis, elle dit, j'y suis presque...
Elle jouit. Je la sens, sa chatte qui se resserre autour de moi, ses cris qui montent, son corps qui s'arque contre le mur. Elle est là, elle tremble, elle crie mon nom.
Je ralentis. Pas pour elle. Pour moi. J'ai envie de durer, de la garder là, contre ce mur, à lui faire oublier son prénom.
Je la retourne.
Missionnaire. Je la soulève à moitié, je la pose sur le canapé, je m'installe entre ses jambes. Ses yeux sont embués, ses joues rouges, elle est belle.
Elle passe ses bras autour de mon cou, elle m'attire vers elle, sa bouche trouve la mienne. Je l'embrasse, lentement, profondément, pendant que ma queue la pénètre à nouveau.
Là, dans cette position, je sens tout. Sa chatte qui me serre, ses jambes qui se croisent dans mon dos, ses doigts dans ma nuque, sa langue contre la mienne.
C'est elle qui ralentit le rythme, qui veut que ça dure. Je la sens qui s'abandonne, qui ne lutte plus, qui est juste là, avec moi.
Je sens mon orgasme qui monte. Je ne veux pas m'arrêter, je veux y aller, je veux jouir en elle, je veux qu'elle me sente.
— Je jouis, je murmure.
Elle serre ses jambes, elle m'attire plus profond, elle me dit "vas-y" dans ma bouche.
Je jouis. Un long coup, profond, entier, chaque pulsation que je sens dans sa chatte, mes hanches qui se plaquent contre elle, ses doigts qui s'enfoncent dans mes cheveux.
Je reste là, le souffle coupé, le front contre le sien.
Je rouvre les yeux. Elle me regarde, elle est encore embuée, son sourire revient, un peu fatigué, un peu triomphant.
— J'ai pas joui, elle dit.
Mais je sais. Je connais son corps. Elle a joui deux fois déjà, elle bluffe, elle veut que je la finisse.
Je glisse ma main entre nous. Mes doigts trouvent son clito, encore gonflé, encore sensible.
— Tu te fous de moi, je murmure.
Elle sourit, un vrai sourire.
Ma main bouge. Deux doigts. Un mouvement circulaire. Elle est sur-sensible, elle grimace, elle essaie de reculer, mais elle est coincée sous moi, elle ne peut pas fuir.
Je la regarde. Ses yeux qui se ferment, sa bouche qui s'ouvre, son souffle qui s'accélère.
— Alors ? je demande.
Elle ne répond pas.
Je redouble. Plus vite, plus appuyé. Ses mains attrapent mes poignets, pas pour m'arrêter, pour s'accrocher. Ses jambes tremblent, son corps se tend.
Elle jouit. Une troisième fois. Un long cri qui se brise en sanglot, ses hanches qui se soulèvent, sa chatte qui pulse contre mes doigts.
Elle retombe, épuisée, vaincue.
Je retire ma main, je l'essuie sur le canapé. Je me penche, je l'embrasse.
Elle murmure quelque chose contre ma bouche.
— Quoi ? je demande.
Elle sourit, les yeux fermés.
— Rien. T'es mort.
Je me laisse tomber à côté d'elle. Elle se blottit contre moi, sa tête sur ma poitrine, sa main sur mon cœur. Son corps est chaud, collant, fatigué. Je sens sa respiration qui ralentit.
La télé raconte toujours n'importe quoi. La lumière de la lampe est douce. Je caresse ses cheveux mouillés, elle ronronne presque.
— Le bracelet, je dis.
Elle lève sa main, le fait bouger au-dessus d'elle.
— Il est là, elle dit. Il sera là tant que je l'aurai pas enlevé.
— Et quand tu l'enlèves ?
Elle tourne la tête vers moi, ce sourire en coin.
— Quand t'arriveras à me faire dire stop.
Je la serre contre moi, elle est à moi, ce soir elle est à moi, complètement.
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