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✦ Jane Does Les petits bonheurs XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Les petits bonheurs — Chapitre 3 · Visite aux arcades

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Jane Does
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Les petits bonheurs

Chapitre 3 · Visite aux arcades

Pour être revenue, Rébecca est bien revenue. Pas plus tard que le mardi de la semaine suivante, vers quatorze heures elle sonne à ma porte. Son sourire, une arme qui me déstabilise est affichée sur sa frimousse avant même qu'elle ne me dégoise un mot. Pour une surprise, c'en est une et de taille, je l'avoue. Mais je la fais entrer, sachant déjà que c'est une erreur. Je pense plus fort que cela puisque la première chose qui me vient à l'esprit est : « connerie ». Une fois dans la place, sans attendre, elle se précipite sur moi. Enfin, je veux dire qu'elle approche son museau du mien et je saisis très vite pourquoi.
Comment lui refuser ce baiser pas seulement demandé ? Et la sotte que je suis va sans doute encore s'enferrer dans une triste histoire de cul sans grand intérêt ! Mes lèvres sont goulument happées par celles rouge de gloss de cette poupée rousse. Je sais ! Je devrais la repousser, lui dire non, mais pour ça, il me faudrait un zeste de volonté, courage qui me fait cruellement défaut. Et bien entendu, cette « galoche » savante et bien dosée me renvoie à mes vieux démons. Mais dès que nous reprenons un peu d'air, elle me glisse dans le conduit auditif… deux ou trois petites phrases.
— Tu veux que nous allions faire un tour ? Il fait si beau. On pourrait faire l'amour ici, mais le soleil est si… tentant. Tu veux bien que nous allions courir les magasins ?
— Les magasins ? Mais…
— Oh ! Ne fais pas ta rabat-joie. Laisse-toi tenter. Je vais te faire découvrir des tas d'endroits dont tu ignores jusqu'à l'existence même.
—… enfin Rébecca… dit aussi que je suis cloitrée ici pendant que tu y es !
— Non, non ce n'est pas ce que je veux dire. Mais tiens… est ce que tu possèdes des joujoux… tu sais des trucs pour dame seule ?
—… Quoi ?
— Un bon gros gode ? Ou un rosebud ? Tu as ça dans tes placards ? Si oui, on peut les utiliser. Sinon, il nous faut te dégoter ce genre de petits trésors…
— Je parie que tu connais les bons coins pour dénicher ces machins… c'est bien ce que tu veux me faire comprendre ?
— Je savais que tu comprendrais vite. Alors ? Tu as oui ou non en stock ces petites merveilles.
— Tu es bien curieuse.
— C'est une réponse qui équivaut à un « non ». Allez ! Viens je t'emmène dans un paradis pour dépravés.
—… ?
Et voilà ! C'est bien comme ça que ce mardi après-midi, je me retrouve assise dans la bagnole de la copine de Benoit qui m'embarque dans une virée qui me fiche quelque part la trouille. Bien sûr qu'il m'aurait suffi de dire non. Mais voilà… je suis bel et bien le derrière sur le siège de sa foutue tire et nous roulons vers son… « paradis pour pervers ». Nous nous engouffrons dans des ruelles où je n'ai vraisemblablement jamais mis les pieds. Puis lorsqu'elle gare sa voiture, nous nous dirigeons vers des arcades. Sous celles-ci, une devanture sans signe distinctif particulier. Juste de longues vitres obturées par de grands rideaux opaques, couleur lie de vin.
Rébecca semble excitée comme une puce. Elle se retourne dans ma direction et ce que je lis sur son visage a de quoi m'inquiéter plus encore.
— Tu te sens le courage d'entrer dans le temple du sexe ? Il va surement y avoir quelques vieux beaux, des vicieux qui vont nous filer le train de loin. Ce sont souvent simplement des voyeurs invétérés qui s'imaginent que les femmes qui entrent ici sont toutes des « salopes ».
— Ah bon ? Et ce n'est pas le cas ?
— Tu te sens l'âme d'une cochonne ? Pour moi cette boutique est un magasin comme les autres. La seule différence c'est que les articles vendus sont pour des adultes avertis, c'est aussi simple que cela !
— Ouais… Je veux bien te croire. Mais… je doute fort que les hommes raisonnent de cette manière et tes théories fumeuses sur ce que nous sommes n'y changeront rien.
— On entre ou pas, ma belle ? C'est à toi de décider. J'y suis allée des dizaines de fois sans que personne ne m'ait abordée… ou alors seulement par des regards…
— Après tout… nous sommes venues jusqu'ici… autant voir l'intérieur parce qu'on ne peut pas dire que les vitrines attirent le chaland.
Elle se contente de sourire et de hausser les épaules, tout en poussant la porte. D'abord, tout est assez sombre dans cette boutique. Je suis directement devant un portant rempli de vêtements de femme qui me barre la vue de la profondeur du magasin. Quand je dis vêtements… ce sont surtout des trucs pour habiller des « porte-manteaux » tant les tailles sont riquiquis. Des ensembles aussi, culottes soutien-gorge très… criards. Quelques tutus aussi sont là sous des housses et je détourne les yeux pour enfin visualiser sur ma droite des tas d'étagères.
Là sont empilés des emballages devant lesquels un modèle est bien en vue. Et je pâlis surement devant les tailles de ces olisbos qui semblent me faire de l'œil. Je n'ai encore pas aperçu le type d'une trentaine d'années qui se tient assis derrière un comptoir. Nous sommes bien dans un commerce, malgré les articles qui sont en devantures. La voix de ma compagne de shopping me vrille d'un coup les oreilles.
— Salut « Gus » ! Ça marche les affaires ?
— Ah ! Tiens, donc qui voilà ! Salut Rébecca… ça fait longtemps que l'on ne t'a plus revue. Tu vas bien ? Et Benoit… il n'est pas avec toi ?
— Oui… tout va bien ! Benoit… il bosse, il faut bien que quelqu'un gagne l'argent que je vais dépenser chez toi cet après-midi, voyons !
Elle rit et le type lui emboite le pas dans sa risette. Mais d'un coup, je sens sur moi ses regards qui suivent mes courbes et c'est assez déplaisant. En guise de réconfort la rousse me tire par le bras et m'oblige à faire face à son interlocuteur.
— Je suis venue avec une amie… Élyse, voici Gustave… « Gus » pour les intimes, l'heureux propriétaire de ce magasin d'articles pour pervers… il y a de tout pour faire le bonheur des petites dames telles que nous.
—… Bonjour Élyse. Merci donc de votre visite. Soyez rassurée, je veille à la sécurité de tous mes clients. Vous pouvez déambuler et visiter tous les coins et recoins de ma modeste boutique… vous ne risquez rien.
—… !
Il sourit de nouveau, mais cette fois, ce rictus m'est destiné. Bon ! Il me fait un peu l'article, mais c'est de bonne guerre dans tout commerce qui se respecte. Puis à l'adresse de la femme qui m'accompagne… il lance une petite phrase qui en dit long sur le degré d'intimité qui les réunit.
— Tu ne changes pas ma Rébecca. Ça fait longtemps que Benoit n'a pas organisé une de ces fameuses « boums » !
— Oh ! Il est fort occupé… tu permets que je fasse la guide pour mon amie ?
— Oh ! Oui ! Oui bien sûr, ne vous privez pas… Il y a surement quelque chose qui va faire votre bonheur, Élyse… Je suis presque jaloux de l'homme qui doit partager votre vie…
—…
Je n'ai pas les mots pour répliquer et la main de la copine de Benoit m'entraine vers un présentoir où je rougis devant la taille des faux sexes qui sont à hauteur de mes quinquets. Pff ! Je ne me vois vraiment pas avec un truc pareil… là où ça doit coulisser. L'engin est pourtant dans la main de ma conseillère personnelle. Le diamètre en est si fort qu'elle n'arrive pas à l'entourer de ses doigts. Elle rigole en soupesant le truc.
— T'imagines ma belle… il faut être rodé pour s'enfiler un machin de ce calibre. Eh ben… je te jure que c'est celui qui se vend le plus…
—… ? Tu en possèdes donc un ?
La question m'est montée spontanément aux lèvres. Et ce que me répond la femme de Benoit ne laisse planer aucun doute.
— Ben… je ne veux pas mourir idiote… mais pour un galop d'essai, je te conseille un diamètre moins conséquent… tiens, celui-là par exemple. Tu vois ?
—…
— Là ! C'est le logement pour y glisser deux piles et ensuite, il vibre… c'est divin. Pour des moments intimes qui trompent toutes les solitudes du monde, ma chère amie. Allez ! On le prend ?
— Mais…
— Je te l'offre en signe de remerciement. Je te dois bien cela… pour la soirée fabuleuse que j'ai passée chez toi. Nous nous en servirons, je t'apprendrai !
Elle a fourré dans son sac un engin identique à celui qu'elle repose. Celui qu'elle glisse dans son « baise-en-ville » est sous blister évidemment. Et nous voici devant une immense console ou des tas de DVD aux titres tous plus prometteurs les uns que les autres sont étalés. Des films de cul à n'en plus finir, triés par genres, par catégories aussi. Et puis au fond, un deuxième présentoir où certains de ces supports sont à portée de main sans protection plastique. Rébecca me montre l'ensemble, soulignant un point de détail.
— Ceux du fond, sont réservés à la location… il y a en bas des cabines de projection individuelles… enfin pas toujours. Tu vois, tu passes à la caisse avec ton film de boules et dès que tu as payé, Gus te file la clé d'un de ces « salons ». Ensuite… tu vois bien de quoi il s'agit. Tu y vas seule ou pas.
—… Ah ?
— Oui, au début Benoit et moi nous venions ici… il nous arrivait aussi de laisser la porte entrouverte.
— Pourquoi ?
— À ton avis ? Tu n'as pas encore remarqué la présence de ce type qui nous épie de loin ? Je me doute bien qu'il espère juste que nous allons aller dans un des salons, et que justement, nous laisserons un peu entrouverte la lourde !
—… ne compte pas trop là-dessus.
— Je ne t'ai pas dit que c'est que je voulais, si ?
— Non ! Non bien sûr. Mais je précise tout de même.
Elle rit de nouveau et cette fois nous dégringolons quelques marches qui mènent à une sorte de cave. Une large place circulaire nous fait face et des portes closes attirent mes yeux.
— Tes fameux salons ?
— Oui… toutes les cabines sont équipées d'un divan, d'un téléviseur et lecteur de DVD… et de préservatifs également. On a beau être dans l'antre du cul, la protection reste une arme efficace contre les saloperies. D'accord ?
— Ben… je n'ai pas l'intention de… d'essayer quoi que ce soit. L'endroit me fiche la chair de poule.
— On s'habitue à tout, tu sais !
—… ?
— On jette tout de même un coup d'œil dans un de ces… placards ?
— Si tu veux !
— Mouais… pas intéressée, mais curieuse, je vois !
Je hausse les épaules et remercie le ciel du peu de lumière de l'endroit. Ça évite que mon accompagnatrice voie les rougeurs qui empourprent mes joues et mon front. De plus elle fait les quelques pas qui nous séparent de ces recoins où je m'imagine que des choses louches se traficotent. Les bas-fonds du magasin, là où sans doute, la consommation de Kleenex est une des plus fortes de la ville. Une porte du reste est effectivement entrebâillée. Derrière elle, à moins d'un demi-mètre, je peux détailler la mini pièce.
C'est édifiant. Un type est assis, pantalon baissé, cuisses largement écartées et il s'astique le manche avec véhémence en reluquant une télévision ou des gémissements malsains d'actrices pornos lui procurent une sorte de pauvre plaisir. A-t-il laissé sciemment sa porte entrebâillée ? Qu'attend-il vraiment ? Qu'une jolie poupée entre et finisse ce qu'il a si bravement commencé ? Drôle comme la misère, même sexuelle, transpire partout dans notre société. Je ne vois rien d'autre que cette paluche qui monte et descend, et ce mât branlé qui ne parvient pas à libérer son patron. Je détourne le regard, écœurée par un spectacle peu ragoutant.
Mon mouvement de recul ne passe pas inaperçu et je me rends compte que Rébecca est dans un état semblable au mien. Elle fait une moue bizarre. Nos regards se croisent et il n'y a pas de sourire sur nos visages. Juste un dégout visible et presque palpable.
— Tu as vu… c'est ici que se passe le pire et parfois le meilleur…
— Bon ! Tu ne crois pas qu'il est temps de rentrer Rébecca ? J'en ai soupé de ce spectacle.
— Viens, je crois que tu as raison… le sexe peut s'avérer très déprimant par certains côtés. Remontons vers la lumière.
— Ouais… Payer pour se masturber devant un écran… en espérant quoi au juste ?
— Va savoir ! Peut-être nous attendait-il ?
— Pourquoi nous ?
— Il me semble qu'il nous a épiées un sacré bout de temps ! Enfin je crois que c'était lui qui…
— Je ne l'ai pas remarqué !
— Non ? Pourtant, il est sans doute heureux et s'est ou va se libérer grâce à nous.
— Comment peux-tu en être aussi sûre ?
—… Tu as raison, je vis dans un monde à part. Viens… là-haut nous allons revivre.
De nouveau nous voici dans le magasin. Le nommé « Gus » nous sourit. Pourquoi ? Je ne saurais le dire. Puis c'est vers l'espace dédié aux fringues que m'emmène la rousse. Des frusques faites pour se déguiser en parfaite petite pute, j'en jurerais. Et elle présente sur moi, des tas de fanfreluches que je ne me vois pas essayer. Elle a retrouvé une bonne humeur qui a bien du mal à reprendre le dessus dans ma caboche. La vue de ce gars qui se branlait… m'a ébranlée plus que je ne veux le dire. Je n'ai plus qu'une hâte : ficher le camp de cet endroit.
— xxXXxx —
Retour maussade vers la maison. Elle ne parle pas, et je reste plongée dans des pensées sombres. Nous arrivons environ une demi-heure avant le retour de Pierre. Le temps de prendre un café, histoire de se redonner bonne conscience et le bruit familier du moteur de la voiture de mon chéri nous rappelle que le temps nous a filé entre les doigts. Il ne semble pas plus surpris que cela de trouver la compagne de son ami attablée devant un jus.
— Salut Rébecca ! Tu es donc venue rendre visite à Élyse ? C'est sympa ça !
— Oh ! Nous sommes allées toutes les deux faire un tour. Je l'ai emmené au sexshop… celui de la rue Marville. Tu le connais, je crois !
— Oui ! Et ça t'a plu ma chérie ? Tu as fait des emplettes ?
— Elle non, Pierre. Mais je lui ai offert ceci ! Heureusement que tu en parles sinon, il allait rester dans mon sac… ton cadeau ma vieille !
Et je vois avec horreur, ressortir de l'endroit où il roupille depuis le magasin, le carton de la fausse queue. Pierre semble ébahi par ce qu'elle pousse sur la nappe en toile cirée. Les dimensions sont… enfin, elles ont de quoi rendre tous les mecs de la terre jaloux. De nouveau mon front et mes joues virent à l'écarlate. Ce qui a pour effet de faire doucettement rigoler la coquine rousse.
— Ben, ne rougit pas Élyse. Tu vas pouvoir l'essayer en compagnie de ton Pierre. Moi je file. Benoit va se demander où je suis passée… et ne soyez pas sages, hein… Quant à toi Pierre… tu as aussi le droit de t'en servir sur toi… de mon cadeau…
—… ? Quoi ?
J'ai poussé ce cri de surprise. Elle ne veut tout de même pas laisser sous-entendre que… puis non ! Elle se moque gentiment de moi, une fois de plus. Je ne peux décemment pas imaginer ça dans le fondement de Pierre ni d'aucun mec d'abord. Encore qu'en y réfléchissant mieux… tout est dans l'ordre du possible dans cet univers de perversion. Le départ de notre amie laisse un drôle de vide et surtout un silence pesant s'installe dans la cuisine où nous sommes assis. Je ne sais pas quoi dire. Pierre non plus et entre lui et moi, une boite de carton ou git un engin hors norme. Qui de nous deux va rompre la chappe de plomb qui nous entoure ?
C'est finalement Pierre qui craque le premier.
— Tu as trouvé ça comment le sexshop ? Je suppose que vous êtes allées sous les arcades ?
— Parce qu'il y en a un autre en ville ?
— Oui, je crois ! Alors… la visite t'a plu ?
— Glauque, c'est sordide comme magasin.
—… ? Ah bon ? Mais c'est pourtant le temple des plaisirs… ou du moins de l'attirail pour les plaisirs.
— Celui des voyeurs aussi… et Rébecca m'a dit qu'un type nous avait lorgnées un sacré bout de temps.
— Parce que vous avez utilisé les cabines de projection ?
— Mais non ! Tu es bête. Elle me les a juste fait voir. Et nous avons entrevu le gaillard, celui qui nous observait, oui, il était dans l'une d'entre elles, porte ouverte.
— Un grand classique ! Il vous a repéré et s'est imaginé que peut-être vous le rejoindriez dans un salon… Je parie qu'il se branlait en vous attendant, la porte entrebâillée…
— On dirait que tu sais de quoi tu parles, Pierre. Tu as déjà fait ça ? Je n'en reviens pas !
— J'ai eu une vie avant toi ma chérie. Mais j'imagine que ça peut te paraitre… dégueulasse un type qui se tape une queue, mais il a pris son pied sans doute en rêvant de l'une de vous. Des deux peut-être, qui sait ?
— Eh ben…
— Je suppose que la visite ne s'est pas arrêtée à cette cave ? Tu as aussi vu les Glory-holes ?
— Les quoi ?
— Une sorte de petite chambre noire avec des trous dans les cloisons… La copine de Benoit aimait beaucoup ce genre d'endroit à une certaine époque… très anonyme comme distraction, tu sais !
— Je ne comprends pas ! Une cloison avec des trous ? Ça sert à quoi vraiment ?
— Réfléchis ma belle ! Des trous de cette taille -là, à cette hauteur, tu percute ?
— Tu veux dire que des mecs collent leur sexe dans le trou et que… non ? Rébecca aime ça ? Mais comment le sais-tu ? Tu y es donc allé ? Tu t'en es servi de ces… murs troués ?
— Quelques fois. Je le reconnais. Et ce qui donne un vrai coup de fouet, c'est bien de ne pas savoir qui est de l'autre côté.
— Mais… et si des fois c'était…
— Oui ? C'était quoi Élyse ?
— Un homme qui te suce, parce que je suppose que c'est fait pour ça, oui si c'était une bouche d'homme qui te…
— Je t'assure que je n'ai jamais senti de différence et si c'est le cas, il suçait aussi bien qu'une nana. C'est donc bien la seule finalité de l'affaire. Que l'on y trouve tous un vrai plaisir… mais tu veux que je te dise… eh bien, elle me donne des envies, notre conversation. Et puis… rien que d'imaginer ta bouche derrière la cloison et de rêver que tu prends entre tes lèvres une bite inconnue… hummm ! Je te laisse deviner dans quel état ça me met.
— Mon Dieu, mon copain est devenu fou. Tu es pire que ce pauvre type qui se branlait là-bas… un vrai chien quand j'y pense. Ma parole, je vis avec un vieux pervers.
— Dis que ça te déplait… chut mon amour… viens donc par là !
Et me voici dans ses bras. Tout revient en fait à cela. La libido débordante de cet homme qui est dans ma vie, et qui vient attiser une flamme vacillante au bon moment. Pas question de lui refuser ce qu'il désire. Et c'est bien là, sur un coin du plan de travail proche de l'évier que nous nous rapprochons singulièrement. Une étreinte aussi rapide que sauvage. Pas seulement dévêtus, nous agissons comme des animaux en rut. Et je reconnais que c'est trop bon. Il a mille fois raison. Se laisser aller de temps en temps aux plus bas instincts a du bon ! La jouissance qui sanctionne notre accouplement est à la hauteur de notre excitation.
J'adore Pierre et ses câlins. Il sait après l'amour me rendre presque heureuse. Il passe un temps infini à caresser mon visage, à m'embrasser. Je suis sa chose, mais il prend soin de moi. Chacune de nos étreintes et sujettes à mille gestes tendres. Autant avant par des prémices savantes et d'une folle dextérité, qu'après par un retour au calme de nos sens par des effleurements tout en finesse. En un mot comme en mille, c'est un vrai gentleman qui sait me mettre en condition ou à l'aise en fonction de l'instant, passé, présent ou à venir. Tant et si bien que nous redoublons l'acte dans notre chambre presque tout de suite.
Comment peut-il encore rebander aussi rapidement ? Ça m'émerveille toujours ce genre de performance. Le second chapitre se déroule dans des conditions optimales, le cul dans la soie en fait. Et nous prenons notre temps, rejouant chaque scène avec un brio et un entrain digne des meilleurs films pornos. Et bien sûr, il est beaucoup plus long à éjaculer, multipliant par-là, toutes les sensations que mon corps absorbe. Un régal pour mes sens qui finissent par se laisser entrainer dans un orgasme violent. Et je perds le fil de ce qui arrive. Tous mes muscles font relâche ; sans que je puisse n'en contrôler aucun.
La main qui remonte une frange de mes tifs sur mon front, un doigt qui suit les ailes de mon nez et je me sens agréablement femme. Puis le murmure de la voix masculine aimée qui me fredonne des banalités certes, mais si plaisante à entendre…
— Je t'aime Élyse. Je t'aime et tu es la femme de ma vie. Nous avons tant de choses encore à vivre tous les deux…
Mon visage posé sur sa poitrine alors qu'il me câline encore et encore, je me surprends à aimer ce qu'il me raconte et mon Dieu… oui… Je veux, je vais le suivre sur les sentiers détournés qu'il se prépare à me faire découvrir. Oui ! Bien sûr que je vais le suivre partout, et même en enfer…
C'est dit, c'est juré !
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Ced6782
12 janvier 2022 à 23:59
Bravo top génial cette super histoire bravo merci pour se super partage
Soyez respectueux
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