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Couverture de Camille, ma vendeuse, par Exorium
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Camille, ma vendeuse — Chapitre 2

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Exorium
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Camille, ma vendeuse

Chapitre 2

Ça a été le lendemain. Il est arrivé à dix-neuf heures précises. Un grand type brun, aux yeux bleus, pas mal de sa personne, très à l'aise…
‒ C'est Melvil…
‒ Oui, ça, je me doute.
Il m'a donné une longue poignée de mains.
‒ Enchanté…
Elle, elle s'est empressée d'aller fermer le magasin et moi, j'ai fait mine de regagner mes appartements.
‒ Je vous laisse.
Mais je suis restée, l'oreille aux aguets, en bas de l'escalier. Il y a d'abord eu des mots que je n'ai pas compris. Son rire à elle. Le sien à lui. Du silence. Encore des mots. Je me suis approchée, à pas de loup, pour mieux entendre. Elle a gémi. Plus près. Ils n'avaient pas tiré le rideau jusqu'au bout. Encore plus près, le cœur battant. Il était assis sur le tabouret et elle sur lui, les fesses nues, une jambe passée de chaque côté de ses hanches, la tête dans son cou. Elle le chevauchait et voguait vers son plaisir à grands coups de bassin.
Je n'y ai pas tenu. Les yeux rivés à eux, j'ai faufilé une main dans ma culotte. Je m'y suis activée. Mon clito. Mes doigts dessus. Dedans. Ma mouille. Elle a gémi plus fort. Ça allait venir, moi. C'était là, tout près. Retenir. Ne pas… Je n'ai pas pu. J'ai haleté. J'ai, moi aussi, gémi. Elle a écarté le rideau. L'a ouvert en grand. Elle a joui. Moi aussi. 
Avant de prendre très vite la fuite.
* * *
‒ Pourquoi vous avez filé comme une voleuse hier soir ? Fallait rester…
‒ Je…
‒ J'adore ça, moi, qu'on me voie baiser. Ce que ça peut m'exciter…
Elle a ramené une mèche de cheveux égarée en arrière.
‒ En douce que ça, j'en étais sûre que vous resteriez à traîner dans les parages. Sûre et certaine. Vous êtes une voyeuse en fait, hein ! Enfin non, pas seulement. C'est plus compliqué que ça. Plutôt une cérébrale. Ce qui vous excite, c'est de vous faire tout un tas de films sur tout un tas de choses. Ça vous branche mille fois plus que de vous faire monter par un mec pour qui il y aura que sa petite giclette qui compte. C'est pour ça: repenser à Melvil et à moi en train de nous envoyer en l'air hier soir, ça va vous donner du grain à moudre pour des semaines et des semaines, je suis sûre. Oh, mais je vous comprends ! Pour moi aussi, la baise pour la baise, ça fait pas tout. À part peut-être avec Yanis, mais Yanis, c'est autre chose. C'est pour ça qu'avec Melvil on se lance dans des tas de trucs. Des trucs dont vous auriez même pas idée… Oh, mais je vous dirai… Et vous verrez… Vous êtes pas au bout de vos surprises avec moi…
Ça, j'avais l'impression, oui !
‒ Oh, mais faut pas avoir honte de ce que vous êtes, hein ! Ni de ce que vous faites. C'est là-dedans qu'on voudrait nous enfermer. Dès qu'on n'est pas dans leur petite norme à deux balles aux gens... Si on en sort pas de tout ça, on en crève…
Un livreur a passé la tête.
‒ J'ai quatre colis. Je les mets où ?
‒ Camille va vous montrer.
Elle est allée les déballer, dans la réserve, tandis que je me plongeais dans les comptes. J'ai dû m'y reprendre à trois fois. J'avais la tête ailleurs. Dans mes images. Celles avec lesquelles j'avais l'habitude de me donner du plaisir. D'autres aussi. Des nouvelles. Qui surgissaient d'un peu partout. Auxquelles venaient se superposer, de temps à autre, celles de Camille et de Melvil en pleine action dans la cabine. Ça revenait. Ça repartait. Envie… Tellement… Je n'y ai plus tenu. Je l'ai appelée.
‒ Tu peux venir tenir la caisse deux minutes ?
Deux minutes qui en ont été dix, puis vingt. Trente. Je suis redescendue comblée. Apaisée.
‒ Ben, ça pressait, dites donc !
Elle m'a rendu ma place à la caisse.
‒ En tout cas, si ça peut vous rassurer, on n'entend rien d'ici. Rien du tout. Même du bas de l'escalier.
Elle a repris la direction de la réserve. S'est arrêtée. Retournée.
‒ Vous y êtes sacrément accro à ça, hein ! C'est toute la journée que vous passeriez à vous faire du bien, si vous pouviez. Non stop. C'est peut-être bien pour ça que vous m'avez embauchée d'ailleurs ! Pour avoir les coudées franches et pouvoir monter chaque fois que vous en aurez envie…
Je n'y avais pas pensé, mais maintenant qu'elle le disait, en arrière-fond il devait y avoir un peu de ça, oui ! Et même pas mal de ça…
* * *
Elle est venue me rejoindre à la caisse.
‒ Alors ? Votre week-end ?
‒ Oh, bien…
‒ Vous êtes sortie ?
‒ Non. Je suis restée ici.
‒ Où vous vous êtes livrée à votre activité favorite.
Je n'ai pas cherché à la détromper. À quoi bon ? Elle ne m'aurait pas crue. Et puis de toute façon maintenant…
‒ Et c'était bien ?
J'ai légèrement rougi.
‒ Encore assez, oui.
‒ Vous avez un peu pensé à nous ? À Melvil et à moi ?
J'ai soutenu son regard.
‒ Entre autres, oui.
‒ Oh, mais on vous en fera encore du spectacle, s'il y a que ça… On en a parlé tous les deux. Et il est d'accord, vous pensez bien. Il demande même que ça.
Elle s'est jeté un petit coup d'œil dans son miroir de poche.
‒ En attendant, ce week-end de ouf qu'on a passé tous les deux, vous auriez vu ça !
Elle l'a refermé, jeté dans son sac.
‒ Un truc qu'on adore… L'un comme l'autre. On arrive séparément en boîte. Comme si on se connaissait pas. Il branche une nana. Où il se laisse brancher, c'est selon. Ils dansent. Ça prend tournure. De plus en plus tournure. Frotti frotta. Mains baladeuses. Bouches qui s'effleurent. Ils sont sur le point de… Et c'est là que j'interviens. Je m'approche… « Tu permets ? » Je la repousse, la fille. Et je roule une pelle passionnée à Melvil. Sa tête à elle ! Non, mais sa tête ! Je la fusille du regard. « Qu'est-ce tu restes plantée là ? Dégage ! » Je vous dis pas ce pied qu'on prend après, quand on est rentrés. Il y a même des fois où ça peut pas attendre. Alors, on gare la voiture. N'importe où souvent tellement ça presse. Ah, il y en a qui doivent bien se rincer l'œil des fois…
Elle m'a posé la main sur le coude.
‒ Ce qui ne m'empêche pas de remettre le couvert par la suite. Toute seule. En repensant à sa tête à la fille. C'est un truc dont vous avez pas l'exclusivité, ça, hein, faut pas croire.
Elle a épousseté un grain de poussière imaginaire sur le rebord de la caisse.
‒ Vous savez ce que j'aime aussi ? C'est lui attacher les mains dans le dos à Melvil et le sucer. J'aime trop ça. Parce qu'un type, quand tu lui fais, faut toujours qu'il te fourrage dans les cheveux, qu'il t'appuie sur la tête ou qu'il te promène un doigt sur les lèvres en se cernant la bite. Une façon d'être quand même maître de la situation. De te dominer. Tandis que là, il est réduit à l'impuissance. Il est à moi. J'en fais ce que je veux. J'adore. Comment c'est frustrant pour lui. Et ça peut l'être encore plus, si je veux. Suffit que je l'amène juste au bord de la jouissance et que j'arrête. Que je le laisse en plan. Il en peut plus. Il me supplie de le finir. « Ah, non, non, pas tout de suite ! » Je le fais attendre. Aussi longtemps que je veux. Avant de le reprendre et de recommencer. Autant de fois que j'ai envie. Jusqu'à ce que je décide que ça suffit ou qu'à force, elle finisse par partir tout seule, sa jute.
Elle a marqué un long temps d'arrêt.
‒ Ça vous dirait ?
‒ Quoi donc ?
‒ Que je lui fasse devant vous ?
 
Elle ne m'a pas laissé le temps de répondre.
‒ Évidemment que ça vous dirait… Rien qu'à voir votre tête. Et la façon dont ils brillent, vos yeux, en m'écoutant… Bon, mais on va s'arranger ça… En attendant montez, si vous voulez. Vous en crevez d'envie.
* * *
Quand je suis redescendue…
‒ Vous avez bien pris votre temps, dites donc !
Elle a voulu savoir…
‒ Vous vous l'êtes déjà fait à la caisse ? Oui, hein ! Ça vous tient tellement ! Quand il y avait personne. En avançant bien la chaise en dessous pour qu'on puisse rien voir de la rue. Et en vous retenant quand même. Que vous arriviez pas au bout juste au moment où il y a quelqu'un qui rentre. Pour pas être trop rouge non plus. Qu'elle se doute de rien, la cliente !
Elle a suivi des yeux un couple qui s'est arrêté devant la porte, a failli entrer, a renoncé, s'est éloigné.
‒ Oh, mais faut pas que ça vous empêche maintenant que je suis là. Au contraire. Je ferai diversion s'il faut…
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Ced67220
6 février 2024 à 22:07
Super génial vivement la suite
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fab-io72
22 janvier 2024 à 12:02
Petit coup de coeur pour cette histoire. On (je) s'attache à ces personnages, l'histoire prends le temps de s'installer et permet d'imaginer une suite très coquine. Je regrette juste un manque de description physique de nos deux protagonistes qui permettrait de s'immerger encore plus dans ce récit.
Merci pour le partage en attendant la suite avec appétit.
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Utilisateur supprimé
22 janvier 2024 à 00:18
Y'a de l'idée, dommage que l'employée parle autant. Si l'idée est de la rendre insupportable, ça marche pas mal
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Photo de profil de Paxiu
Paxiu
21 janvier 2024 à 23:20
J'adore cette histoire. La patronne accro à la masturbation qui se laisse pervertir par son employée devergondée. Vivement la suite.
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Utilisateur supprimé
21 janvier 2024 à 20:39
Elle va devenir perverse comme son employée
Soyez respectueux
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