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✦ Gentille75 Citrus - Yuri XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Citrus - Yuri — Chapitre 2

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Gentille75
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Citrus - Yuri

Chapitre 2

2 Hanami
 
La jeunesse japonaise préférait désormais prendre le petit-déjeuner à l'occidentale, au mépris de la soupe de légumes, du riz parfumé, et d'une omelette ou de poisson pour les protéines. À l'université Owada, la seule révolution tolérée restait celle des traditions culinaires ; ces derniers temps, empêcher les étudiantes de se gaver de barres vitaminées pendant les cours s'était révélé mission impossible. La direction, en désespoir de cause, avait privilégié les sucres rapides au petit-déjeuner. Himeko sourit, reconnaissante envers la sœur de sa camarade.
– La présidente est de garde, ce matin. Je me demande ce qu'on aurait subi hier soir sans son intervention.
Après un bref coup d'œil vers la porte où Mei se tenait droite, le visage fermé, Yuzu replongea dans son bol de chocolat. 
– Toi, j'en sais rien, mais moi... j'aimais bien.
La jeune fille s'évada par la pensée au souvenir des caresses, de la bouche sur son sein, de la langue sur son téton. Si le sexe ressemblait à ça, elle allait rapidement sauter le pas. Sa camarade baissa les yeux en saisissant le message subliminal.
– Faut pas avoir honte, Koko, on a fait ce que demandait cette salope de Harumi. Je lui enfoncerais bien sa badine quelque part pour lui apprendre le respect. Remarque, elle apprécierait peut-être.
Le surnom affectueux dont Yuzu venait de l'affubler fit rougir l'intéressée. Malgré tout, la proposition détendit l'atmosphère. Himeko changea de sujet.
– Ce week-end, mes parents vont me présenter un mec, un fils de banquier.
– Putain ! La loose !
La grossièreté plaça l'impertinente sous le feu des projecteurs ; de mémoire, jamais une étudiante n'avait piétiné aussi violemment la règle de la politesse de la fac, surtout devant un public aussi fourni que celui du réfectoire. Heureusement, la pionne à la porte était trop loin pour entendre.
 – Tu comptes faire quoi ? demanda Yuzu davantage préoccupée par les malheurs de sa camarade que par les regards.
– Le recevoir, je n'ai pas le choix. Ses parents seront là aussi, ça se passera bien. Ce n'est qu'un déjeuner.
– Mouais, j'en suis moins sûre. D'un côté on nous empêche d'avoir une vie privée, de choisir nos propres expériences, mais de l'autre on nous balance sans hésiter dans les bras d'un inconnu qui ne rêve que de nous baiser. Il a quel âge ?
La jeune fille piocha dans ses souvenirs.
– Euh... 22 ans. J'aurai préféré quelqu'un de plus jeune.
– Ou carrément avoir le choix, grogna Yuzu incapable de tolérer l'idée d'un mariage arrangé, on est au 21ème siècle.
Himeko nettoya le bout du nez de sa camarade, puis lécha la tache de mousse au bon goût de chocolat sur son doigt. La sensualité du geste passa inaperçue.
– T'es mignonne quand tu te mets en colère.
Cette fois, ce fut à Yuzu de rougir.
 
♀♀
 
Début avril, la saison du sakura battait son plein à Kyoto, les touristes se pressaient du monde entier pour contempler le spectacle saisissant des cerisiers en fleur, le hanami comme on l'appelait au Japon ; des équipes de télévision rivalisaient avec les peintres et les photographes dans le but d'immortaliser un évènement aussi émouvant que fugace. Certains suivaient la floraison plusieurs mois sur trois mille kilomètres, de Kayona au Sud à Aomori au Nord, parfois sur l'île d'Hokkaido.
Décision exceptionnelle, les étudiantes avaient été invitées à pique-niquer au abords de l'université Owada recouverts de nuages cotonneux blancs et roses, consignées bien sûr à l'écart de la foule. Les discussions, souvent animées entre camarades, se faisaient murmures par crainte de déranger la nature à l'œuvre. Yuzu transforma le sac qui avait contenu son déjeuner en une grosse boule informe, une vieille habitude, le bruit intempestif du papier froissé lui valut le regard assassin de Harumi.
– Oups ! J'ai encore gaffé, moi. Le pire, c'est que ça m'arrive tout le temps.
Installée près de la vice-présidente, devant deux autres du bureau des étudiantes, Mei ne montrait aucune émotion, insensible au hanami autant qu'aux jeunes filles dont elle avait la responsabilité.
– Elle rigole pas, ta frangine. J'espère pour toi qu'elle est plus sociable en famille. Il fait quoi son père.
– Architecte. On a eu à peine le temps de se saluer dimanche soir, il partait lundi sur un chantier aux États-Unis.
Yuzu avait répondu machinalement, davantage préoccupée par sa sœur qu'attentive au spectacle chatoyant des cerisiers en fleur. Elle ne pouvait s'empêcher de ressentir un malaise, à croire que le titre de présidente était purement honorifique. Harumi détenait le véritable pouvoir, et le bizutage de la veille en était la preuve. La jeune fille se donna le prochain week-end pour obtenir des réponses ; maintenant, il était temps de reprendre le chemin des cours.
Un coup de sifflet mit fin à la séance de relaxation, et les étudiantes se groupèrent par classe, puis se rangèrent par deux selon les affinités. Himeko, le plus loin possible de l'attention de la responsable, essuya la jupe de sa camarade d'un revers de main qui effleura une cuisse ferme de sportive.
– Pas fait exprès, minauda-t-elle le feu aux joues.
Peut-être, peut-être pas, Yuzu dédouana sa copine d'un sourire généreux, enchantée d'avoir trouvé une complice aussi rapidement.
– Silence dans les rangs, gronda Harumi fidèle à son image de dure, oubliez les fleurs et regardez droit devant vous.
« Ma parole ! Elle se croit à l'armée celle-là », rumina Yuzu entre les dents, trop bas pour être entendue, excepté de sa copine. Cette dernière se contenta d'un sourire en coin et d'une œillade.
 
♀♀
 
L'après-midi avait passé relativement vite, tout comme les deux heures d'étude dans la foulée. Après le dîner, les étudiantes étaient passées dans leur chambre se préparer en vitesse. Le bain représentait la seule véritable occasion de se détendre, de papoter, de mener un semblant de vie sociale ; malheureusement, comme tout ici, il devait être pris en un temps limité. Himeko soupira d'aise en battant des pieds dans l'eau.
– Qu'est-ce qu'on est bien.
– À condition de pas se faire emmerder par cette pétasse de vice-présidente.
La remarque provoqua un rire général. Yurika aspergea sa voisine coincée entre elle et Himeko dans le bassin.
– Tiens, Yuzu, rince-toi la bouche avec ça. Dis donc, tout le monde parle comme toi à Fukuoka ?
L'intéressée haussa des épaules, elle venait de la classe moyenne contrairement à ses camarades. Le remariage de sa mère avait changé la donne, pas son état d'esprit, ni son envie de suivre ses propres règles.
– Ben ouais, du moins les jeunes. Pourquoi ? Me faites pas croire qu'à la maison, vos parents sont aussi chiants.
Les jeunes filles se dévisagèrent, déconcertées par l'audace de leur nouvelle copine, admiratives de sa fraîcheur aussi. Pouvoir, au moins un instant, ne pas avoir à tourner la langue sept fois dans leur bouche avant de parler, quelle sensation de liberté.
– Moi, je dois vouvoyer les miens, reconnut Ikumi.
– Et moi, ils ne me laissent pas sortir sans une gouvernante, soupira Noriko.
Jamais Yuzu n'aurait pu s'épanouir dans de tels environnements aseptisés, javellisés. La déprime de Mei venait peut-être d'une éducation trop rigoureuse. Mais non, sa mère n'oserait pas laisser un tyran pareil approcher sa fille.
– Oh les meufs ! Faudrait vous réveiller au lieu d'accepter ces traditions imbéciles en tremblant. La trouille de grandir, c'est ça l'héritage que vous allez laisser à vos enfants plus tard ? Bonjour l'angoisse.
Himeko se redressa, sous le charme, et plongea le regard dans celui de sa copine, incapable de savoir quel sens donner à ce mot. Un simple crush ? Un coup de foudre ? Ou il s'agissait peut-être d'une divagation de l'esprit pour éviter de se focaliser sur la rencontre à venir ce week-end. Non, ça aurait été trop glauque. Elle dissimula son trouble derrière un rire sonore.
Soudain, la porte coulissa dans un chuintement, une ombre qu'aucune n'aurait voulu voir ici se dessina à l'entrée de la salle de bain. Harumi avait-elle entendu l'incitation à la révolte ? La sévérité du regard le laissait imaginer. Mei, juste derrière la responsable d'étage, s'adossa en silence à la cloison, apparemment déconnectée de la situation. Tous les regards convergèrent vers la badine.
– Yuzu Aihara, tu n'essaierais pas d'insuffler des idées subversives à tes camarades, par hasard. Ce serait un grave manquement au règlement de l'université. Et toi, Himeko Tsuda, ça te fait rire. Les autres, filez dans vos chambres.
Sans prendre la peine de s'essuyer, les jeunes filles enfilèrent leur kimono avant de s'éclipser, il y avait de l'orage dans l'air, mieux valait être ailleurs quand ça éclaterait. Les amies se tenaient droites au bord du bassin, dans l'attente du verdict. Mei, au grand désappointement de sa demi-sœur, ne semblait pas en mesure des leur venir en aide, ni simplement en avoir envie.
– Approchez !
Yuzu s'avança, Himeko collée contre son bras. La première, insoumise, revendiquait sa liberté d'expression, quitte à recevoir quelques coups de badine. La seconde, simple suiveuse, avait déjà abandonné la moindre ambition révolutionnaire, trop effrayée pour risquer un châtiment corporel.
 
♀♀
 
D'après leurs dossiers personnels, ces nanas ne se connaissaient que depuis la veille ; pourtant, l'attirance mutuelle ne faisait aucun doute. La soirée bizutage en était peut-être à l'origine. Aucune importance, Harumi décida d'en profiter, rien de tel que d'observer deux novices jouer à touche-pipi pour réveiller son excitation. Et la présence de Mei, la sœur de l'une d'elle, pimentait la situation.
– Embrassez-vous.
Yuzu défia la donneuse d'ordre du regard, pas question de céder au moindre caprice de cette garce. Malheureusement, Himeko n'avait pas son tempérament, le violent coup de badine sur un lavabo la fit trembler, elle osa un smack.
– Mieux que ça, gronda la voyeuse, mettez-y du vôtre.
La claquement de la longe de cuir contre la céramique s'intensifia, Yuzu prit sur elle d'embrasser son amie, tant pis si ce premier baiser n'avait pas la saveur attendue.
– Doucement ! Prenez votre temps.
Petit à petit, les bouches s'apprivoisèrent. Harumi savoura la montée du désir.
– Voila, c'est mieux... Maintenant, jouez avec la pointe de vos langues... Au bord des lèvres, Himeko, pas encore dans sa bouche.
Les copines, dépassées, savourèrent pleinement l'instant d'abandon, comme s'il n'y avait aucune contrainte ni témoins.
– Très bien, gronda la responsable d'une voix grave, je veux de la passion. Touchez- vous en même temps.
Silencieuse, cramponnée à un lavabo pour garder un équilibre précaire, Mei ressentit une brusque bouffée de chaleur. Regarder des nanas se peloter lui faisait de l'effet, mais voir Yuzu empoigner les seins de sa camarade avec autant de conviction la mettait dans un état lamentable. Même par alliance, elle restait sa sœur.
Oubliée la peur, Himeko voulait retrouver le sel de la peau, elle rompit le baiser pour emprisonner un téton entre ses lèvres, pressée de le sentir pointer dans sa bouche. Cette sensation qui l'obsédait depuis la veille devait être le prélude d'une communion encore plus intense. La responsable s'approcha, désireuse d'assister de près au rituel initiatique.
– Agenouille-toi, lui glissa-t-elle à l'oreille, admire cette petite chatte. T'as envie de mettre ta langue dedans, n'est-ce pas ?
Sans la brutalité de la main dans ses cheveux, Himeko aurait peut-être pris l'initiative de goûter le fruit dodu recouvert de poils fins, de le savourer ; la jeune fille se contenta d'un timide baiser en haut de la fente.
– Lèche, qu'est-ce que t'attends.
Yuzu mourrait d'envie d'envoyer bouler cette salope de Harumi, le cuir qui passait de l'un à l'autre de ses tétons la privait de ce plaisir,  l'excitation était retombée.
– Assez ! Au lit !
La voix de Mei résonna dans la salle de bain.
 
♀♀
 
De retour dans leur chambre à l'écart, Harumi reprit le contrôle.
– Déshabille-toi !
Mei obéit, décontenancée. Pourquoi pendre autant de plaisir à se soumettre ? Surtout, pourquoi n'en éprouver aucun dans une relation classique. À moins de consulter un psy, le choix ne lui appartenait plus ; c'était mieux ainsi, sa copine savait ce dont toutes les deux avaient besoin. Une fois nue, elle s'approcha à genoux.
– Je m'excuse.
– Debout !
La jeune fille se releva. Harumi adorait la regarder, suivre le cheminement tortueux du désir sur son corps.
– Caresse tes seins... plus fort.
Emportée par son élan, Mei porta un téton à sa bouche pour le pincer entre ses lèvres. Sa copine mordilla l'autre sévèrement en posant une main autoritaire sur l'abricot voilé d'une toison soyeuse.
– Tu mouilles, réussit à articuler cette dernière la bouche pleine.
Les traits tirés par une grimace, Mei tâtonna jusqu'a dénicher le bouton saillant sous la jupe. Harumi, incapable de se satisfaire d'une simple masturbation, délaissa le téton pour bousculer la jeune fille sur un lit.
– Je vais te baiser.
Livrée aux caprices de sa copine, Mei sentit deux cuisses enserrer ses joues, le plaisir ne pouvait être à sens unique. Harumi força le passage sans préparation, le manche de la badine s'enfonça dans les chairs heureusement lubrifiées. Clouée par le god improvisé, livrée sans défense au va-et-vient furieux, la jeune fille investit la grotte détrempée de la langue, la bouche grande ouverte. Sa maîtresse tenait à l'entendre déglutir sa mouille.
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Sfera
31 janvier 2022 à 08:01
J'aime beaucoup hâte de lire la suite :)
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Lurtz
30 janvier 2022 à 09:48
où en êtes vous avec Chroniques pénitentiaires d'une rebelle ?
Soyez respectueux
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