00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ Lucifer83666 Arrête de me chauffer (encore plus), Nagatoro XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Arrête de me chauffer (encore plus), Nagatoro — Chapitre 1

13 minutes
5.2k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Lucifer83666
Lucifer83666
Histoires publiées
29
Abonnés
17
J'aime cumulés
379

Arrête de me chauffer (encore plus), Nagatoro

Chapitre 1

POV de Naoto
Le jeu qui brûle
La salle du club d'art était silencieuse, à l'exception du crissement du crayon de Naoto sur le papier. Il dessinait sans conviction ; ses pensées étaient embrouillées par la journée. Nagatoro n'était pas venue depuis une semaine, et chaque jour sans son rire, sans ses taquineries, creusait un vide dans sa poitrine. Mais ce soir, il n'était pas seul. Des éclats de voix résonnaient depuis la cour, juste sous la fenêtre ouverte.
Il se leva, hésitant, et jeta un œil dehors. Son cœur se serra. Nagatoro était là, près des bancs, avec ce type du club de judo, Kaito. Grand, large d'épaules, il dégageait une assurance que Naoto n'aurait jamais. Elle riait, rejetant ses cheveux noirs en arrière. Son uniforme déboutonné révélait l'éclat de sa peau bronzée. Elle jouait avec une mèche de cheveux, le regard pétillant fixé sur Kaito. Naoto reconnut ce sourire : c'était celui qu'elle lui réservait autrefois, celui qui le faisait rougir et bégayer.
— Tu crois que t'es plus fort que moi, hein ? lança-t-elle à Kaito, sur un ton provocateur, presque intime.
Elle se rapprocha de lui, posant une main sur son bras, faisant glisser ses doigts sur sa manche.
- ...Prouve-le, alors.
Naoto sentit son estomac se nouer. Il voulait détourner les yeux, partir, mais ses jambes refusaient de bouger. Il était cloué à la fenêtre, hypnotisé par la scène. Nagatoro se pencha encore. Son visage était si proche de celui de Kaito que leurs souffles semblaient se mêler. Elle murmura quelque chose, trop bas pour que Naoto l'entende, mais le rire de Kaito, grave et confiant, lui transperça la poitrine.
Puis, ça arriva. Nagatoro, toujours avec ce sourire espiègle, se hissa sur la pointe des pieds et posa ses lèvres sur celles de Kaito. Un baiser bref, mais délibéré, comme une provocation jetée au vent. Naoto sentit son souffle se couper, et une chaleur douloureuse monter dans son corps. Il voulait crier, la repousser dans son esprit, mais une part de lui - une part qu'il refusait d'admettre - était fascinée. La voir ainsi, si audacieuse, si libre, éveillait en lui un mélange de jalousie et de désir qu'il ne comprenait pas. Son corps trahissait sa douleur, réagissant malgré lui à la vision de Nagatoro, si vivante, si intouchable.
Elle recula, riant comme si de rien n'était, mais ses yeux glissèrent vers la fenêtre. Elle savait. Elle savait qu'il était là, qu'il regardait. Naoto sentit son visage s'enflammer, et son cœur battre à tout rompre. Nagatoro s'approcha du bâtiment, abandonnant Kaito d'un geste désinvolte, et monta les escaliers vers la salle d'art. La porte s'ouvrit dans un grincement.
— Alors, Senpai, dit-elle, d'une voix douce mais chargée de défi. T'as aimé le spectacle ?
Elle s'appuya contre le chambranle, le transperçant du regard .
— T'es tout rouge, dis donc. Ça t'a plu, hein ?
Naoto serra les poings, incapable de répondre. Sa gorge était sèche, ses pensées chaotiques. Il voulait lui crier d'arrêter, lui demander pourquoi elle faisait ça, mais les mots restaient coincés. Et pourtant, il ne pouvait nier la chaleur qui montait en lui, ce trouble qu'il détestait et désirait à la fois.
Nagatoro s'avança à pas lents, presque prédateurs.
— T'es tellement bizarre, Senpai, murmura-t-elle, caressant son visage de son souffle. Tu me détestes pas, même maintenant, pas vrai ?
Ses doigts effleurèrent le col de sa chemise, dans un geste si léger qu'il en trembla.
— Tu veux que je continue ? Que je te pousse encore plus loin ?
***
Le croquis défendu
La plage était presque déserte, le soleil déclinant jetait des reflets dorés sur les vagues. Naoto, assis sur le sable, avait posé son carnet de croquis sur ses genoux, mais ses mains tremblaient. Nagatoro avait insisté pour qu'il vînt, malgré ses protestations.
— Allez, Senpai, t'es censé être un artiste, non ? Dessine-moi ! avait-elle lancé, cachant son sourire malicieux, cette lueur qu'il ne savait déchiffrer.
Mais elle n'était pas seule. Kaito, le type du club de judo, était là, en maillot de bain noir. Son corps athlétique luisait sous les derniers rayons du soleil. Nagatoro, dans son maillot bleu et blanc, celui qu'elle portait pour la natation, se tenait près de lui, trop près.
— Dessine-nous, Senpai, murmura-t-elle d’une voix suave. Toi et moi, comme à la plage l'autre jour. Mais avec Kaito, cette fois. Ça va être amusant.
Naoto sentit son cœur se serrer, mais il ne pouvait pas refuser. Pas avec ce regard qu'elle lui lançait, mélange de défi et de quelque chose de plus sombre, comme si elle testait ses limites. Il prit son crayon dans ses doigts crispés, et fit semblant de commencer. Mais ses yeux ne pouvaient s'empêcher de suivre les mouvements de Nagatoro.
Elle se rapprocha de Kaito, posant une main sur son torse, pour parcourir de ses doigts les contours de ses muscles. Kaito, avec un sourire en coin, murmura quelque chose à son oreille qui la fit glousser et diriger son regard vers Naoto. Ses yeux ambrés fixés sur lui brillaient comme si chaque geste était pour lui.
— T'as vu, Senpai ? Kaito est pas mal, non ? dit-elle, d’une voix taquine mais lourde d'une intention qu'il ne voulait pas nommer.
Les mains de Kaito s'égarèrent, effleurant la taille de Nagatoro, puis glissant doucement sur ses hanches. Elle ne le repoussa pas. Au contraire, le regard toujours rivé sur Naoto, elle se cambra légèrement, laissant ses doigts s'attarder .
— Allez, Senpai, dessine, murmura-t-elle d’une voix ressemblant à une caresse empoisonnée. T'aimes pas ce que tu vois ?
Naoto sentit une chaleur traîtresse monter en lui ; son corps trahissait sa douleur. Il serra les cuisses, essayant de cacher l'effet qu'elle avait sur lui, même maintenant. Avec son crayon qui restait immobile, il traçait à peine une ligne sur le papier. Il était furieux, jaloux. Son cœur battait à tout rompre, mais il ne pouvait détacher ses yeux d'elle. Elle était si vivante, si audacieuse, même dans ce moment qui le brisait. La voir avec Kaito, si confiante, si provocante, éveillait en lui un mélange de rage et de désir qu'il haïssait.
Kaito murmura encore quelque chose, et Nagatoro émit un rire clair qui transperça Naoto. Puis, sans crier gare, elle se hissa sur la pointe des pieds et embrassa Kaito ; un baiser lent, délibéré, juste sous les yeux de Naoto. Ses lèvres s'attardèrent, et quand elle recula, avec un sourire en coin elle tourna la tête vers lui.
— T'as arrêté de dessiner, Senpai, dit-elle, faisant sa voix douce mais cruelle. T'es distrait ?
Naoto sentit ses joues s'enflammer et ses mains trembler si fort que le crayon glissa de ses doigts. Il voulait crier, partir, mais il était cloué sur place, piégé par son regard, par son jeu qu'il ne comprenait pas. Était-ce une punition ? Une provocation ? Ou quelque chose de plus profond qu'elle-même ne comprenait pas ?
Le soleil plongeait sous l'horizon, peignant le ciel d'un violet profond. Kaito haussa les épaules en jetant un dernier regard amusé à Nagatoro.
— Bon, j'y vais, dit-il d’un ton désinvolte, avant de s'éloigner vers le parking, laissant une traînée de pas dans le sable. Nagatoro ramassa son sac en jetant un coup d'œil à Naoto.
— On rentre, Senpai, lança-t-elle, comme si rien ne s'était passé, comme si le monde n'avait pas basculé.
Le trajet en métro fut un supplice. Ils étaient assis côte à côte, mais un gouffre les séparait. Naoto fixait ses mains, serrées sur son carnet, les jointures blanchies. Nagatoro, elle, regardait par la fenêtre, dont le reflet dans la vitre révélait un sourire absent. Le silence pesait, lourd, seulement brisé par le grondement du train. Naoto revoyait chaque instant : le rire de Nagatoro, les mains de Kaito, ce baiser qui brûlait encore dans son esprit. Il voulait lui demander pourquoi, exiger des réponses, mais sa gorge restait nouée.
Quand leur arrêt approcha, Nagatoro se leva, dans des mouvements fluides, presque provocants. Elle se pencha vers lui, frôlant son oreille de ses lèvres.
— Je sais que t'as bandé à la plage, Senpai, murmura-t-elle, avec un mélange de taquinerie et de quelque chose de plus sombre dans la voix, comme un aveu qu'elle ne voulait pas formuler. Puis, avant qu'il ne pût répondre, elle posa un baiser léger sur sa joue ; un geste si doux qu'il contrastait cruellement avec ses mots. Elle s'éloigna dans la foule. Son rire résonnait comme un écho. Elle laissait Naoto, seul avec ses pensées, son carnet vide et le chaos de ses émotions.
***
Les murs qui murmurent
La salle d'art baignait dans une pénombre pesante. L'odeur de peinture et de vieux papier emplissait l'air comme un souvenir fané. Naoto était affalé à sa table, devant son carnet ouvert, mais son crayon n'avait pas bougé depuis des jours. Depuis la plage, son esprit était un chaos d'images : le sourire de Nagatoro, les mains de Kaito sur sa peau, ce baiser qui le brûlait encore. Il voulait dessiner pour s'échapper, mais elle était là, dans chaque trait qu'il n'osait tracer.
La porte s'ouvrant brusquement, son cœur bondit. Nagatoro, l’uniforme légèrement défait, entra. Une mèche de ses cheveux noirs tomba sur son visage bronzé. Derrière elle, Kaito, avec son sourire arrogant, la suivait comme une ombre encombrante.
— Salut, Senpai, lança-t-elle, la voix débordant de malice, avec un éclat provocateur dans ses yeux ambrés. On va juste dans la réserve, quelques minutes. Elle désigna la petite pièce au fond, avec sa porte en bois et son verrou rouillé. Un sourire en coin étirait ses lèvres. Son regard transperça Naoto, chargé d'un défi qu'il ne pouvait ignorer.
Kaito haussa les épaules, jetant un coup d'œil moqueur à Naoto avant de suivre Nagatoro. La porte de la réserve se referma avec un clic. Le verrou glissa dans un bruit sec qui résonna comme un coup de poignard. Naoto sentit sa gorge se nouer. Il voulait partir, jeter son carnet et fuir, mais ses jambes étaient de plomb. La salle étant vide, personne pour voir sa faiblesse ! et pourtant, il restait, piégé par une force qu'il refusait de nommer.
Puis on entendit des sons. Un rire aigu de Nagatoro, clair et provocateur, comme une flèche visant son cœur.
—Arrête, t'es trop près, dit-elle, mais son ton était joueur, presque complice, dépourvu de toute hésitation.
Un murmure grave de Kaito suivit, indistinct mais chargé d'une intimité qui serra l'estomac de Naoto.
— Tu crois qu'il nous entend ? lança-t-elle, pour le taquiner, comme si l'idée l'amusait.
Puis un froissement, peut-être un vêtement frôlé ; puis un soupir léger, délibérément exagéré, qui fit rougir Naoto malgré lui.
Son souffle s'accéléra, ses mains se crispèrent sur son carnet. Il se détestait pour ce qu'il ressentait, pour cette chaleur traîtresse qui montait en lui, mélange de jalousie et de fascination qu'il haïssait. Sans s'en rendre compte, il se leva. Ses pas le guidèrent vers la porte de la réserve. Sa main tremblante effleura le bois, son oreille en frôla la surface. Les rires de Nagatoro, les murmures de Kaito, un bruit ambigu - un frottement, un souffle - tout se mêlait dans un tourbillon qui le consumait.
La honte le brûlait, mais son corps l'emporta. Dans l'intimité de la salle vide, il céda à l'impulsion, glissant sa main - guidée par les sons qui le torturaient - là où personne ne pouvait le voir.
Quand ce fut fini, une vague de dégoût le submergea. Il trébucha en arrière, le visage en feu. La nausée montait dans sa gorge. À genoux, il attrapa un mouchoir dans son sac, essuyant frénétiquement le sol pour effacer les traces de son acte. Son cœur battait à tout rompre. Deux ou trois mouchoirs usagés gisaient déjà sur le bureau, témoins silencieux de sa faiblesse. Il se maudissait, ses mains tremblaient alors qu'il frottait le plancher, essayant de faire disparaître sa honte.
La porte de la réserve s'ouvrit dans un grincement. Nagatoro, les cheveux légèrement en désordre, émergea. Son sourire était plus éclatant que jamais. Ses yeux tombèrent sur Naoto, agenouillé, un mouchoir froissé dans la main, et un grand sourire sur ses lèvres, cruel et triomphant.
— J'imaginais pas que ça avait ce goût-là, Senpai, lança-t-elle, la voix suave et provocatrice, plantant chaque mot comme une aiguille dans son cœur.
Elle passa devant lui, son sac jeté sur l'épaule, et quitta la salle d'art sans un regard en arrière. Son rire résonnait dans le couloir.
Quelques instants plus tard, Kaito sortit à son tour, remontant ostensiblement sa braguette dans un bruit sec. Il s'arrêta près de la porte, jeta un regard narquois à Naoto toujours à genoux parmi les mouchoirs éparpillés sur le bureau.
— T'as l'air d'avoir passé un bon moment, toi aussi, dit-il avec un sourire en coin, la voix dégoulinante de mépris.
— T'inquiète, je prends bien soin d'elle.
Il ricana, puis s'éloigna, laissant Naoto seul dans le silence oppressant.
Naoto s'effondra contre la table, abandonnant au sol son carnet aux pages qu'il se reprochait d'être vierges. Que suis-je suis devenu ? pensa-t-il, la tête entre les mains. Il se sentait pathétique, brisé, humilié par son propre désir. Devait-il arrêter, couper les ponts, préserver ce qu'il restait de sa dignité ? Ou s'accrocher à Nagatoro, à cet amour qui le consumait, même s'il le détruisait ? Il revoyait son sourire, ce regard qui le clouait sur place, et une part de lui, malgré la douleur, refusait de lâcher prise. Il ne savait plus ce qu'il voulait, mais il savait que, pour l'instant, il n'avait pas la force de partir.
*************************************
Note de l'auteur
Tout a commencé quand Noeve GraphX, la maison d'édition qui publie "Arrête de me chauffer, Nagatoro" en France, a annoncé son grand retour à Japan Expo, l'événement incontournable pour les fans de manga.
Je suis un immense fan du manga et de l'anime, et à l'annonce de leur retour, une idée a germé dans mon esprit : et si Nagatoro poussait ses taquineries si loin qu'elle finissait par se perdre elle-même ?
De cette étincelle est née cette histoire sombre et provocante.
Pour l'instant, c'est tout ce que j'ai écrit, et je ne sais pas encore si je continuerai ou jusqu'où j'emmènerai le vice de Nagatoro.
J'ai volontairement écrit cette histoire du point de vue de Naoto (Senpai). Se fait-il des films ? Ou Nagatoro a-t-elle vraiment des sentiments pour Kaito ?
J'espère que cette fanfiction - ou plutôt réécriture sombre de leur dynamique - vous a plu ! Si c'est le cas, laissez une étoile et partagez vos pensées dans les commentaires. J'ai hâte de savoir ce que vous en pensez !
À bientôt !
PS: Tous les personnages sont des lycéens âgé de 18 ans où plus.
(texte corrigé par Vachette)
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier

Commentaires ()

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à en laisser un !

Histoires similaires

✦ Lucifer83666 À l'abri de la pluie XSTORY
À l'abri de la pluie
Chapitre unique
Par Lucifer83666
8
0
6.8k
Hétéro
✦ Lucifer83666 Jeu d'imitation XSTORY
Jeu d'imitation
Chapitre unique
Par Lucifer83666
10
1
5.4k
Hétéro
✦ Lucifer83666 Les Conséquences d'un Pari Félin XSTORY
Les Conséquences d'un Pari Félin
Chapitre unique
Par Lucifer83666
5
0
6.2k
Hétéro
✦ El'Macho Collection ; “Récits Découvertes” XSTORY
Collection ; “Récits Découvertes”
Chapitre 4
Par
8
0
1.6k
Hétéro
✦ Sensuelle Emilie Sensualité japonaise XSTORY
Sensualité japonaise
Chapitre 2
Par Sensuelle Emilie
120
17
14.4k
Hétéro
✦ tounet777 Entre les lignes XSTORY
Entre les lignes
Chapitre 3
Par tounet777
0
0
5
Gays
✦ JohNSmitH64 Un don bien utile XSTORY
Un don bien utile
Chapitre unique
Par
136
3
9.4k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio