Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les flacons de l'ivresse. — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les flacons de l'ivresse.
Chapitre 5
Bonne nouvelle je n'ai pas eu trop de bleus sur les fesses, même si m'assoir a été difficile quelque temps. J'avoue, j'ai pleuré en rentrant, ça m'a fait beaucoup de bien de sortir ce trop plein d'émotions, puis j'ai ri aussi parce que c'est quand même pas rien ce qui m'arrive... Ça m'a pris quelques jours, mais j'ai réussi à passer le cap. J'ai fouiné méthodiquement les tréfonds du Sage Internet pour chercher des réponses à mes questions, et il a daigné y répondre avec plus ou moins de clarté.
J'ai fini par identifier, je crois, ce que Sylvie a tenté d'aborder avec beaucoup de retenue, peut-être pour ne pas m'effrayer. J'ai lu un tas d'articles sur les relations Dominants / soumis, le BDSM et autres joyeusetés, accompagnées de vidéos qui m'ont fait froid dans le dos de prime abord puis après affinage des recherches, ont fini par me donner chaud ailleurs…
Sylvie m'a laissé tranquille après mon petit brossage de fesses et c'est très bien car personnellement j'avais besoin d'un peu d'espace pour digérer le brushing, me recentrer un peu sur moi et mes envies, ces expériences ayant ouvert un champ des possibles un peu trop grand à mon goût. Sylvie toujours fermement ancrée dans son rôle de patronne a eu la bonne idée de ne pas remettre le sujet sur le tapis tout de suite.
Bien que je connaisse maintenant les concepts de safe word, de limites et une bonne partie des usages qu'implique ce genre de jeux, j'ai toutes les peines du monde à me les approprier. C'est vrai, qui peut bien avoir envie de ça sans déconner ?
Je pourrais dire stop, je pourrais trouver une porte de sortie, je suis sûre qu'en jouant finement je sauverais même mon travail. Sylvie n'est pas une gourdasse écervelée si je lui expliquais elle comprendrait et le cours de ma vie reprendrait en toute quiétude. Cela dit, je suis à peu près certaine de ne pas vraiment avoir envie de faire ça, même si j'ai imaginé cette discussion environ mille fois...
Je m'auto saoule.
Bref, autre bonne nouvelle, j'ai un nouveau téléphone flambant neuf, le tout dernier modèle en vogue. Je l'ai retrouvé prêt à l'emploi dans mon casier peu après mon passage dans le bureau de la direction. J'ai voulu le lui rendre mais il n'y a rien eu faire et comme j'avais pas super envie de me faire brutaliser une fois encore : j'ai cédé lâchement en la remerciant.
Je sais pertinemment que c'est encore un foutu ''bonus'' ultra gênant mais j'en ai aussi bien besoin donc, je me suis résignée et j'en suis ravie, je ne vais pas le cacher. Alors que je prenais cette merveille en mains, je me suis rendu compte qu'un contact était déjà enregistré dans le répertoire au nom : Madame, aucun doute sur la personne.
J'ai hésité, j'ai tergiversé un bon moment, le temps de faire mes petites recherches mais j'ai fini par lui écrire un soir après m'être convaincue que c'était une bonne idée, même si entretenir ‘' la chose '' n'en n'est sans doute pas une. Je me suis lancée poussée par ma curiosité, qui finira par m'attirer de sérieux ennuis c'est sûr et certain. C'est beaucoup plus simple à l'écrit je trouve, nos conversations nocturnes sont fluides et agréables, et me permettent de mettre des mots sur '' tout ça ''.
J'essaye au maximum de ne pas être lourde ou envahissante, et de conserver une distance de sécurité raisonnable. C'est quand même très bizarre, mais je peux pas m'empêcher de la relancer, ces mots me font du bien, je me sens belle, précieuse et convoitée. Ses jolis compliments et ses tournures phrases subtiles font toujours mouche et ne laissent pas de doutes sur ses intentions. C'est chaud en restant classe, ce qui est très plaisant !
C'est un autre niveau de drague, plus cérébrale que ce que je connais, plus intense aussi qui fait parfaitement échos à ma féminité. Révélant le potentiel sexuel d'un organe largement sous-estimé jusqu'alors : mon cerveau détraqué. J'attends ses réponses avec impatience et réfléchis longuement aux questions à poser. Et tout ça finit par laisser des traces humides dans mes petites culottes et termine le plus souvent par une masturbation fiévreuse...
Elle a le chic pour me comprendre instantanément et me rassurer juste comme il le faut. J'ai tenté de lui exposer mes limites, visiblement au ton des réponses je la fait beaucoup rire malgré moi. Je ne veux pas qu'on me pisse dessus ou qu'on me marque au fer rouge me paraissent des remarques pourtant plus que pertinentes ! Sylvie s'est montrée bienveillante et très pédagogue durant cette phase épistolaire sauce T9.
Je sais que c'est dangereux mais ça m'excite beaucoup, au magasin nos regards se sont réchauffés eux aussi le temps passant, il se font plus appuyés quand la voie est libre et les mains qu'elles posent sur moi traînent en longueur plus que nécessaire. On flirte tout en discrétion et certains soirs on discute un peu, rien de bien méchant.
Je nage dans un flou artistique complet pour être franche, je ne sais pas ce que je fabrique mais je me retrouve quand même là, aux pieds de mon immeuble à attendre…
Il fait déjà nuit noire et le vent me pousse à maintenir mon manteau fermé des deux mains. Quand elle m'a proposé une soirée, j'ai sauté trop vite sur l'occasion avant de réfléchir. J'ai encore le temps de me barrer, ou d'annuler mais j'en ai pas envie ce qui est fou puisque je sais que nous n'irons sans doute pas au cinoche et qu'il y a des risques non négligeables que ça termine mal pour mon petit derrière.
Sylvie ne m'en a pas dit plus que je passe te récupérer à 21h, ce qui a laissé beaucoup trop de place à mon imagination débordante... Je me suis apprêtée sans en faire trop, j'aurais bien mis mon ensemble de lingerie mais il est en piteux état, j'ai dû renoncer, une touche de Sylvie quand même en enfilant les magnifiques escarpins en ma possession : c'était l'occasion. J'espère lui plaire. Des phares approchent.
Trop tard.
La voiture s'avance vers moi en roulant au pas avant de s'arrêter à ma hauteur. Sylvie est au volant, éclairée par le plafonnier, quand j'ouvre la portière, elle est toujours aussi sublime. La lumière blanche fait ressortir son teint de porcelaine et sa bouche maquillée en rouge. Je m'installe timidement côté passager, la chaleur de l'habitacle me réchauffe, avant même qu'elle n'ait fait demi-tour. Ce coup ci c'est vraiment trop tard, nous partons, je suis confortablement installée et nous avons échangé les banalités d'usage. Je suis gênée et elle semble tout à fait sérieuse ce qui ne m'aide pas à me détendre.
Putain cette caisse.
C'est le seul truc qui me vient, c'est la grande classe mais je n'ose toucher à rien je garde mes mains jointes entre mes cuisses pour pas faire de connerie tout en reluquant à droite et à gauche le carrosse qui me conduit au bal, ou dans une caravane perdue en forêt ou une cave super sombre… Panique à bord, mon cœur s'accélère, je déglutis sèchement.
_ Tu es très belle ce soir.
Merci mon Dieu, la communication se rétablit, je la remercie et lui retourne le compliment. Elle rit en m'adressant un sourire complice, le cuir du siège sous moi se détend.
_ Ne t'inquiète pas, nous allons juste à une soirée et nous verrons bien ce qui en ressort.
Saupoudré d'un clin d'œil coquin, purée, ça se trouve il va y avoir d'autres personnes, comme je suis conne je n'y ai pas pensé, peut-être que je peux encore sauter par la fenêtre ?
_ Tu te souviens du mot belle Lys ?
Oui, je m'en souviens, mais je ne me souviens pas du tout avoir dit un truc du genre je serais ravie de partager ça avec… des gens. L'angoisse me saute à la gorge, je hoche la tête en plongeant le nez vers le tapis de sol.
_ Tu me fais confiance ?
Oui c'est vrai, j'ai confiance en Sylvie et je sais qu'elle ne me fera rien que je n'approuve pas, ça on en a parlé. Je redescends un peu mais j'en mène pas large quand même ! Mille questions se bousculent dans ma tête à toute vitesse sans que je ne puisse me concentrer sur aucune d'elles.
_ Très jolie robe, écarte tes jambes et enlève ta culotte.
Je m'apprête à la remercier quand la fin de sa phrase atteint mon cerveau encombré. Bordel de merde, je reste bête comme un lapin figé dans les phares de sa luxueuse berline allemande.
_ Je sais que tout ça t'excite !
Sa voix sèche claque dans l'habitacle, elle a pas tord, mon entre-jambes semble lui obéir aveuglément tandis que mon esprit lutte pour ne pas lâcher prises. Je remonte ma jupe tout doucement avant de me tortiller péniblement pour parvenir à me défaire de mon string. Sylvie ne quitte pas la route des yeux un seul instant jusqu'à ce que je parvienne à mes fins. Elle avance sa main sur mon genou puis à l'intérieur de ma cuisse pour me caresser du bout des doigts. Je serre mon string que j'ai toujours en mains de toutes mes forces pour ne pas geindre.
_ Écarte tes jambes.
Plus sèchement encore en me donnant une claque sur la cuisse. J'obéis lui offrant meilleur accès. Ma respiration s'emballe, elle passe sa main libre sur mon sexe sans faire de détours cette fois. J'oublie son histoire de soirée, concentrée sur ses doigts qui frôlent mon intimité. Elle se met à rire, un petit rire sarcastique et satisfait, se rendant compte que je suis lubrifiée et que mes hanches commencent déjà à onduler...
Depuis son invitation, l'excitation ne m'a pas quittée si bien que j'ai dû me satisfaire beaucoup plus que d'habitude en imaginant tout un tas de choses aventureuses, mais maintenant aux pieds du mur je fais moins la fière. Je dois me concentrer de toutes mes forces pour ne pas gémir ou pousser tout contre ses doigts pour qu'ils entrent en moi.
Sa main désinvolte se contente de flatter ma vulve, s'attardant sur le petit ticket de métro spécialement réalisé pour l'occasion, tirant délicatement sur ma toison intime pour redescendre apprécier mon excitation. J'avais froid et maintenant j'ai beaucoup trop chaud. Je sens mes joues tellement rouges que mon visage me brûle, ma respiration se fait plus profonde et je lutte pour ne pas soupirer trop bruyamment.
Nous avançons dans la pénombre, le visage de Sylvie éclairé par les lumières de la ville arbore un sourire satisfait, tandis que je me liquéfie sous ses doigts. Un vif élan et sa main plonge dans mon décolleté pour en faire sortir mes seins d'un geste brusque. Elle saisit ma chair et m'empoigne fermement avant de glisser lentement vers mon téton pour l'emprisonner à deux doigts.
Une moue de surprise, je suis paralysée, et si les autres conducteurs voient Sylvie, qui tire et pince mon pauvre téton sans ménagement comme pour le faire grandir plus encore... Je me mord les lèvres et m'arrime fermement au siège pour rester en position. Sylvie rit de plus belle tandis que son pouce et son index se referment autour de la pointe de mon sein de plus en plus fort. Mon Dieu ce que j'aime ce rire.
Je ne peux détourner les yeux, je la fixe de biais pour admirer sa beauté perverse et finir par lui offrir mon second sein pour qu'elle puisse jouer plus facilement avec, pendant que nous parcourons la route qui nous séparent de notre destination mystérieuse. Le plaisir mêlé à la douleur m'entraîne sur une pente glissante, je le sais, j'ai de plus en plus de mal à y voir clair et de plus en plus envie de m'abandonner.
Les phares qui nous croisent me rappellent à l'ordre et m'empêchent de m'envoler sereinement. Il n'y a pas un mot dans l'habitacle et pourtant tout le désir peut se lire sur la buée qui a envahi les vitres. Elle enlève sa main tout aussi brusquement pour aller fouiller dans un vide poche dans la console centrale et me tend un objet.
_ Nous sommes presque arrivées, je veux que tu mettes ça dans ton cul.
Cette vulgarité m'excite encore plus, avant même que je ne m'attarde sur le contenu de sa demande, comme un coup porté directement à mon excitation, un éclair qui contracte mon ventre. Je prends possession de l'objet, une sorte de poire en métal bien plus lourde que ce à quoi je m'attendais. Elle me fixe en levant un sourcil, tandis que j'examine cet engin. Je déglutis et mes yeux doivent me trahir à nouveau.
_ C'est un plug anal, je veux que tu le porte pour moi.
Putain, encore un truc que j'ai pas vu venir. Mon expérience de ce côté du plaisir étant limitée, de temps en temps en solitaire je m'autorise quelques caresses de cette autre entrée mais je n'ai jamais offert l'endroit à personne auparavant et surtout pas en voiture et encore moins ‘'comme ça''. En plus ce truc à l'air immense en comparaison de mes petits doigts. J'hésite. Sylvie me toise et ses yeux se font plus durs.
_ Suce le !
Le premier truc qui me passe par la tête c'est que ça non plus je ne sais pas trop faire. Je ne l'ai fait qu'une fois avec un garçon, je précise, juste avant que je ne me trouve et ça n'a pas été transcendant, c'est le moins qu'on puisse dire. Je me suis retrouvée la bouche pleine de sperme en quelques secondes et je n'ai jamais réitérer l'expérience depuis. Je m'exécute pourtant.
Je place l'objet dans ma bouche et donne des mouvements sans équivoque. Le regard lubrique de Sylvie m'accompagne et à l'air d'adorer, je mets du cœur à l'ouvrage. Je vois sa poitrine se soulever de plus en plus haut et de plus en plus fort. C'est contenu et tellement sexy que je redouble d'effort, pendant qu'elle passe sa main le long de son cou jusqu'à l'intérieur de son décolleté.
Sylvie freine soudainement et se range sur le bas coté, de sa main libre elle empoigne mes cheveux fermement pour m'attirer vers elle, nos bouche ne sont qu'à quelques centimètres l'une de l'autre et mon cœur manque d'exploser alors qu'elle ne me fixe droit dans les yeux avec son regard brulant. Je crève d'envie de l'embrasser et de me laisser prendre sur la banquette arrière comme elle le veut et dans n'importe quel trou qui peut lui faire plaisir : je suis a elle.
_ Mets ça dans ton joli petit cul d'allumeuse.
Me répète- t-elle droit dans les yeux, d'un ton presque exaspéré. Elle est beaucoup plus vulgaire que d'habitude ce soir et j'adore ça je crois bien. Je me repose sur mon siège et avance mon bassin au maximum en relâchant ma ceinture de sécurité. Je ne la quitte pas du regard, elle se lèche les babines tandis que je présente l'objet à mon derrière. Je suis mal installée et j'ai peur de me faire mal. Je dois forcer un peu sous les yeux indécents de Sylvie qui m'observe puis encore un peu plus pour parvenir à enfoncer le métal froid tout au fond de moi.
Il me pénètre et finit par trouver sa place, cette sensation est étrange, c'est lourd et envahissant. Nous reprenons la route, quand une nouvelle claque sèche sur ma cuisse m'ordonne de reprendre ma position. De longs mouvements circulaires donnent à mon corps l'ordre de se tendre et de se détendre, poussant mes fesses à se contracter autour de l'intrus.
Je gémis et me tord, cherchant une branche à laquelle me raccrocher, ma seule planche de salut est le regard de Sylvie qui me soutient : je serais prête à tout pour ces yeux. J'ai une foutue envie de prendre mon pied pour rester polie. Sylvie n'arrête pas son manège et m'interdit de jouir sur un ton joueur comme si c'était simple ! Je suis en transe et les muscles de mes cuisses tremblent au rythme de son majeur qui virevolte nonchalamment sur mon putain de clitoris en feu.
J'ai les seins à l'air, les pattes écartées sans culotte et j'ai un truc enfoncé profondément dans les fesses et cette diablesse me titille sans arrêt. J'aimerais que cette route s'arrête ou qu'elle ne finisse jamais. J'aimerais jouir, j'ai besoin d'exploser... La voiture ralentit et l'attention de Sylvie se porte soudain plus sur l'extérieur que sur ma chatte, je cours après mon souffle, en pleine frustration.
_ Ne me fais pas honte, arrange-toi un peu.
D'un ton à nouveau sérieux s'emparant de mon string négligemment oublié sur le tableau de bord. Je range mes seins et baisse ma jupe à la vas-vite comme si nous avions été prises en flagrant délit. Mon pauvre minou me fait mal tant il se contracte entre mes cuisses avides de caresses. Nous entrons dans l'allée d'un joli pavillon à l'extérieur de la ville. Je mens d'une foutue putain de baraque serait plus exact, avant de nous garer. Sylvie me regarde en coupant le contact.
_ N'oublie pas que si quelque chose ne te convient pas : tu es libre de tout.
Elle descend et je lui emboite le pas, je ne marche pas très droit en la suivant, le plug résonne à l'intérieur de moi, répondant à ma minette chauffée à blanc. Heureusement la route n'est pas longue sinon j'aurais dû demander un temps mort au risque de me rouler dans l'herbe terrassée par un orgasme foudroyant. Arrivées devant la porte je tente de faire bonne figure et de rester digne.
_ Lys, quel est le mot ?
Je lui réponds ‘'rouge Madame'' tandis qu'elle sonne à la porte.
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Commentaires ()
En même temps, je ne dirais pas non pour un petit road trip avec Sylvie, moi 😋 !
Merci beaucoup
Lys commence seulement à comprendre et accepter ce que Madame attend de leur relation...
Vivement la suite