Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
“La Nonne Fautive" — Chapitre 1 · un conte leste
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
“La Nonne Fautive"
Chapitre 1 · un conte leste
Si vous parcourez la Nationale qui relie Tonnerre à Sens, il est fort probable que vous ne remarquiez pas le petit panneau indiquant le relais-hôtel de “la Nonne Fautive“. Pourtant, cet établissement a une légende et tout comme “l'Auberge Rouge“ a connu la célébrité par les faits qui s'y déroulèrent.
C'était en l'an de grâce 17… La France vivait en paix sous la Régence et les paysans pouvaient enfin se consacrer à leurs champs sans craindre de les voir piétinés par la soldatesque. Qu'elle soit Autrichienne, Prussienne ou Royale, ou un mélange des trois, la récolte était saccagée avec la même ardeur, le paysan ruiné, la population affamée.
Mais ces années étaient enfin prospères et la foire de Sens, qui promettait, attirait beaucoup de monde. C'est ainsi qu'un certain Nicolas T. , vigneron à St Bris qui y portait le fruit de son labeur fit étape en l'auberge qui n'était alors connue que « Chez Ragent », du nom des tenanciers.
Le même jour, un sieur Claude P. , qui le restant de l'année exerçait le dur métier du Flottage à Clamecy, y fit également étape. Il se rendait à Sens pour acquérir diverses denrées, dont du vin, de Quincy, Coulanges, etc., et vendre le bois de son flottage.
Le même jour, un sieur Claude P. , qui le restant de l'année exerçait le dur métier du Flottage à Clamecy, y fit également étape. Il se rendait à Sens pour acquérir diverses denrées, dont du vin, de Quincy, Coulanges, etc., et vendre le bois de son flottage.
Qui se ressemble s'assemble dit le proverbe. Nos deux garçons se retrouvèrent à la même table, à parler qui de vin, qui de bois, certaines affaires furent dites et faites, tous deux y trouvèrent leur compte, l'un ne craignit plus d'avoir froid l'hiver, l'autre était rassuré de ne point risquer mourir de soif. Et puisque tout s'y prêtait, on fit bombance. La soirée était douce, nos amis restèrent ainsi fort tard à deviser et à boire, à boire et à deviser… et à chanter, chansons plaisantes d'abord, d'ivrognes et paillardes ensuite.
Nos compères avaient de bonnes mines et n'auraient eu aucun mal à trouver une luronne avec qui s'amuser n'eut été l'heure tardive… Les servantes d'auberge, qui certes n'étaient pas si farouches, s'en étaient allées dormir, seules ou accompagnées, je ne saurais le dire…
La mort dans l'âme ils se résolurent à aller sagement au lit eux aussi.
L'affluence avait été telle ce jour-là que l'aubergiste avait vendu toutes ses chambres. Nicolas occupait la numéro 9. L'alcool absorbé et la pénombre aidant il ne s'aperçut pas qu'il était entré dans la 6 qui lui faisait face, présentement occupée par la mère supérieure d'un couvent du Gâtinais, venue avec deux autres nonnes qui occupaient la chambre mitoyenne, vendre les produits de leurs ruches, miel, cire, bougies…
La mort dans l'âme ils se résolurent à aller sagement au lit eux aussi.
L'affluence avait été telle ce jour-là que l'aubergiste avait vendu toutes ses chambres. Nicolas occupait la numéro 9. L'alcool absorbé et la pénombre aidant il ne s'aperçut pas qu'il était entré dans la 6 qui lui faisait face, présentement occupée par la mère supérieure d'un couvent du Gâtinais, venue avec deux autres nonnes qui occupaient la chambre mitoyenne, vendre les produits de leurs ruches, miel, cire, bougies…
L'abbesse, fatiguée de la longue route dans une charrette inconfortable, dormait, oserai-je dire, comme un sonneur. Saoul comme il l'était, notre héros ne vit pas que la couche était déjà occupée. Si bien qu'ils se retrouva dans le lit avec la mère supérieure.
Nicolas avait le sommeil agité. II bougeait beaucoup et sa main vint à toucher la hanche de la femme. Celle-ci, dans un demi-sommeil auquel le remue-ménage de Nicolas n'était pas étranger se méprit sur son propriétaire et ses intentions :
— C'est fort aimable à vous sœur Cécile de venir délasser votre supérieure des fatigues du voyage… dit-elle en s'étendant sur le dos et s'offrant d'une façon qui eût paru bien impudique si elle n'avait été recouverte par les draps. Mais la main du dormeur restait immobile sur la hanche.
— Ne soyez pas si timide, vous n'êtes, j'en suis certaine, plus une novice… ajouta-t-elle en déposant la main en cet endroit fameux où un jour la sœur Luce noya paraît-il une puce, si l'on en croit la chanson.
Nicolas avait le sommeil agité. II bougeait beaucoup et sa main vint à toucher la hanche de la femme. Celle-ci, dans un demi-sommeil auquel le remue-ménage de Nicolas n'était pas étranger se méprit sur son propriétaire et ses intentions :
— C'est fort aimable à vous sœur Cécile de venir délasser votre supérieure des fatigues du voyage… dit-elle en s'étendant sur le dos et s'offrant d'une façon qui eût paru bien impudique si elle n'avait été recouverte par les draps. Mais la main du dormeur restait immobile sur la hanche.
— Ne soyez pas si timide, vous n'êtes, j'en suis certaine, plus une novice… ajouta-t-elle en déposant la main en cet endroit fameux où un jour la sœur Luce noya paraît-il une puce, si l'on en croit la chanson.
Se croyant au matin, Nicolas se réveilla. Entendant les doux encouragements, il ne se fit pas prier et investit la place, à la grande satisfaction de la bénéficiaire. Bien vite elle remonta sa robe de nuit et se livra à la caresse en ondulant du ventre et en gloussant comme une pure catin.
— Quel dommage que nous n'ayons pas pris quelques cierges… tant pis, mettez-y le doigt et continuez votre ouvrage !
Elle fut bien vite remplie par les gros doigts du vigneron mais toute à son plaisir elle ne remarqua pas que leur taille était bien le double de ceux de sœur Cécile, qui, il faut le dire, n'était pas sa favorite en tribadisme.
Il s'avéra que la mère était une gourmande et non contente de se faire baiser par les doigts, elle se tourna et offrit un cul rebondi.
— Ma chère sœur, le Seigneur ne vous a point fait manchote, rendez-moi côté pile le même service que vous me rendez si agréablement côté face!
Nicolas, qui bandait comme un cerf sortit alors un vit de belle engeance et y mit non pas un doigt, ni deux, mais força son passage comme le dernier des sodomites…
Tout à fait réveillée, mais plus énervée qu'une chatte en chaleur, la supérieure offrit son orifice postérieur en écartant les généreux globes et en culetant comme une damnée.
— Oh! Ouiiii! Ma sœur, vous êtes aussi experte par derrière que par devant, nous avons trop tardé, mais nous recommencerons, je vous en fais la promesse car jamais je n'ai ressenti un si grand bonheur dans les fesses!
Et elle s'extasia, dans un grand bruit et force mouvements. Perdue dans son bonheur égoïste, elle s'assoupit immédiatement. Nicolas, trop content de la tournure prise se vida généreusement les couilles et, dessaoulé pour de bon, se félicita de son heureuse méprise.
Sur la pointe des pieds il gagna sa chambre enfin, et dormit comme un bienheureux avec moult ronflements.
— Quel dommage que nous n'ayons pas pris quelques cierges… tant pis, mettez-y le doigt et continuez votre ouvrage !
Elle fut bien vite remplie par les gros doigts du vigneron mais toute à son plaisir elle ne remarqua pas que leur taille était bien le double de ceux de sœur Cécile, qui, il faut le dire, n'était pas sa favorite en tribadisme.
Il s'avéra que la mère était une gourmande et non contente de se faire baiser par les doigts, elle se tourna et offrit un cul rebondi.
— Ma chère sœur, le Seigneur ne vous a point fait manchote, rendez-moi côté pile le même service que vous me rendez si agréablement côté face!
Nicolas, qui bandait comme un cerf sortit alors un vit de belle engeance et y mit non pas un doigt, ni deux, mais força son passage comme le dernier des sodomites…
Tout à fait réveillée, mais plus énervée qu'une chatte en chaleur, la supérieure offrit son orifice postérieur en écartant les généreux globes et en culetant comme une damnée.
— Oh! Ouiiii! Ma sœur, vous êtes aussi experte par derrière que par devant, nous avons trop tardé, mais nous recommencerons, je vous en fais la promesse car jamais je n'ai ressenti un si grand bonheur dans les fesses!
Et elle s'extasia, dans un grand bruit et force mouvements. Perdue dans son bonheur égoïste, elle s'assoupit immédiatement. Nicolas, trop content de la tournure prise se vida généreusement les couilles et, dessaoulé pour de bon, se félicita de son heureuse méprise.
Sur la pointe des pieds il gagna sa chambre enfin, et dormit comme un bienheureux avec moult ronflements.
Tôt au matin, reprenant leur route, les sœurs ne comprirent pas pourquoi Cécile, qui n'en savait pas plus, bénéficiait d'un tel traitement de faveur et était dispensée des tâches ingrates par une mère supérieure rayonnante.
Nicolas, après un solide déjeuner reprit la route de Sens avec son nouvel ami Claude ravi de sa bonne humeur.
Nicolas, après un solide déjeuner reprit la route de Sens avec son nouvel ami Claude ravi de sa bonne humeur.
Bien des années plus tard, trop moulu pour continuer dans le vignoble, qui est un travail ingrat, Nicolas racheta l'auberge et la baptisa “A la Nonne Fautive“. Les nonnes du Gâtinais, en route vers la foire de Sens y font toujours étape, la chambre 6 étant réservée à la mère supérieure… allez donc savoir pourquoi !
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Commentaires ()
C'est une histoire bien fun et bien écrite, dans un style parfaitement raccord !
Nul soucis pour l'âme égarée de cette brebis, car le jour venu Dieu reconnaîtra les siens. Autant en profiter !
Hedone
Merci
Merci pour le partage et pour l'écriture plus que plaisante.
Une méprise sans rancune doublée d'une immoralité heureuse pour une histoire simple et distrayante.