Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
En écoutant La liste de Schindler, Sandra, je me suis assise sur tes cuisses et j’ai pleuré. — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
En écoutant La liste de Schindler, Sandra, je me suis assise sur tes cuisses et j’ai pleuré.
Chapitre 1
En écoutant La liste de Schindler, Sandra, je me suis assise sur tes cuisses et j'ai pleuré.
Je n'ai jamais eu de désir charnel envers une femme. Je me suis mariée comme le veut la tradition de mes ancêtres, à mon cousin, il a demandé ma main à mon père et mon frère, ils ont dit oui, et je suis devenue la promise de quelqu'un que je considérais comme un frère. L'exil de ma famille n'a été que physique, ils ont quitté l'Algérie après l'indépendance de ce pays, car ils étaient partisans de la France, mais ils ont gardé la culture patriarcale qui les arrange. J'ai pu avoir mon master en littérature, mais je travaille avec mon mari, ou plutôt je l'aide à gérer son restaurant. Mon rêve était de voyager et enseigner partout dans le monde, mais comme me l'a dit ma mère une fois où j'ai ouvert mon cœur, ma tête sur son épaule et les larmes qui coulaient : « ma fille, nous les femmes de cette famille, nous rêvons qu'en dormant ».
C'était l'hiver, il neigeait dans le sud de la France, mon chocolat chaud au creux de mes paumes, je regardais par la fenêtre et j'admirais ce miracle météorologique : la ville d'Aix-en-Provence s'était habillée en blanc, vierge de toute noirceur.
Sandra rentra chez elle, elle gara sa voiture devant la mienne, sortit habillée en noir, comme une petite tâche artistique sur un fond blanc. Elle courut ouvrir son coffre et sortit ses courses, je l'admirais comme je le faisais depuis une dizaine d'années. Depuis tout ce temps, je rêvais d'elle. Nous avions une relation amicale, il nous arrivait de discuter des heures de tout et de rien quand elle venait manger au restaurant, mon regard ne quittait jamais le sien, et pourtant je faisais des efforts monstres pour regarder ailleurs, mais ses yeux bleus me réconfortaient.
J'entendais ses pas, ses talons sonnaient comme un tamtam qui aurait ambiancé une fête tribale, et mon cœur suivait le rythme. Assise sur mon canapé, je portais une petite robe de chambre. Afin de m'évader de ces idées érotiques qui torturaient mon être, qui mettaient le feu dans mon ventre, qui faisaient couler entre mes cuisses une rivière d'eau douce, je mis sur mon téléphone la musique « La liste de Schindler ». Le début m'apaisa et m'attrista, je me fondis dans mon canapé, je n'étais que matière liquide qui avec le temps s'évapore et disparaît. Quand le violon commença à pleurer, mon âme se faufila dans les couloirs, elle rentra chez Sandra qui était assise dans son fauteuil en train de lire Paolo Coelho « Sur le bord de la rivière Piedra, je me suis assise et j'ai pleuré ». Ces cheveux châtain, lisses, se faufilaient entre mes doigts, mon souffle chuchotait à son oreille mon désir pour elle.
Mes mains pénétrèrent son sweat, ne trouvant pas de soutien-gorge, je massai son sein gauche et je pinçai son téton droit, mes lèvres mordirent son scapha, son lobule et son cou, mon cœur battait fort, la fièvre en moi remontait, La liste de Schindler s'approchait de la fin, le violon était seul, aucun instrument ne l'accompagnait, ces pleurs devinrent aigus comme ceux d'un nouveau-né. Je me mis en face d'elle, son regard plongé dans son livre que je lui avais offert pour Noël, je me mis sur ses cuisses, ma main dans sa vulve, je caressai son intimité. Mon cœur s'emballa dans ce petit coin de paradis, et mes joues se noyèrent sous une pluie chaude et salée. Mes caresses s'accélérèrent, son clitoris doubla de volume, mes doigts glissèrent en elle, je la pénétrai avec enthousiasme. J'appréciai chaque "va" et chaque "vient", comme si c'était la dernière fois, je sentis que l'orgasme arrivait, je l'embrassai langoureusement et je jouis.
Enfin, mon cœur décida de parler, ma tête proche de son épaule, mes lèvres perdues entre son lobule et le tragus, j'avouai tristement et en pleurs, dans sa conque : « Sandra, je crois que je t'aime ».
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