Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Dernier tango à Cythère — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Dernier tango à Cythère
Chapitre 2
Les jours qui suivirent mon réveil furent mornes et ennuyeux : exercice physique matin et soir, repas frugaux et silencieux. Mes compagnons étaient mutiques et toujours aussi cons. Je supposais qu'on avait dû les sélectionner pour leur physique, leur docilité, leur absente totale de réflexion et de fantaisie. Ils savaient parler, ils comprenaient ce qu'on leur disait, mais tout semblait les laisser parfaitement indifférents.
Ils avaient l'air d'avoir été lobotomisés. Peut-être étaient-ils drogués à leur insu ? Mais si c'était le cas ça aurait dû en être de même pour moi ; pourtant j'avais la certitude que je gardais l'intégralité de mes capacités de jugement et mon libre arbitre. Mais devant leurs regards bovins et l'absence totale de parole sortant de leur bouche je ne cherchais pas à entrer en contact avec eux.
Peut-être, simplement, dans ce monde-là les gens étaient tous soumis, obéissants ; peut-être les avait-on conditionnés dès l'enfance ainsi, à ne pas réfléchir, à ne se poser aucune question, à suivre le courant, le mouvement, les autres. Et peut-être avaient-ils été élevés ainsi (par des parents ? ça n'était pas sûr), par des gens aussi primaires qu'eux. Et si c'était le cas, leur cerveau s'était formé et modelé sous l'influence de cette éducation : il n'y avait même pas eu besoin de se donner la peine de réprimer quoi que ce soit.
Et je commençais à imaginer qu'on devait parallèlement former d'autres jeunes gens à être soldats, et à tuer sans réfléchir, sans aucune émotion ni réflexion. Et franchement, rien que d'y penser ça me glaçait le sang.
Ils avaient l'air d'avoir été lobotomisés. Peut-être étaient-ils drogués à leur insu ? Mais si c'était le cas ça aurait dû en être de même pour moi ; pourtant j'avais la certitude que je gardais l'intégralité de mes capacités de jugement et mon libre arbitre. Mais devant leurs regards bovins et l'absence totale de parole sortant de leur bouche je ne cherchais pas à entrer en contact avec eux.
Peut-être, simplement, dans ce monde-là les gens étaient tous soumis, obéissants ; peut-être les avait-on conditionnés dès l'enfance ainsi, à ne pas réfléchir, à ne se poser aucune question, à suivre le courant, le mouvement, les autres. Et peut-être avaient-ils été élevés ainsi (par des parents ? ça n'était pas sûr), par des gens aussi primaires qu'eux. Et si c'était le cas, leur cerveau s'était formé et modelé sous l'influence de cette éducation : il n'y avait même pas eu besoin de se donner la peine de réprimer quoi que ce soit.
Et je commençais à imaginer qu'on devait parallèlement former d'autres jeunes gens à être soldats, et à tuer sans réfléchir, sans aucune émotion ni réflexion. Et franchement, rien que d'y penser ça me glaçait le sang.
Pourtant, Ondine (avec qui j'avais copulé) avait été capable d'exprimer des émotions et des craintes, et pour commencer celle de mourir en couches. Même si elle était un peu ignorante des choses de la vie elle n'était pas aussi abrutie que mes mâles compagnons reproducteurs. Elle semblait réfléchir un minimum et faisait preuve de sensibilité.
Je trouvais le temps long. Les jours passaient les uns après les autres, je les comptais. Plus d'une lune s'était écoulée.
Quant à l'environnement, même si nous ne semblions pas enfermés, au-delà des cours et des bâtiments, des prés où nous allions courir, il ne semblait rien y avoir. A l'horizon des collines pelées, aux alentours quelques champs d'oliviers. Et je ne cherchais pas à m'aventurer hors de cet espace. Nous restions toujours groupés, tel un troupeau.
Je tentai un jour de m'éloigner un peu des autres alors que nous étions tous assis à l'ombre sous des arbres après déjeuner, alors que la chaleur était déjà forte. Je m'étais levé et regardais à l'horizon, aussi loin qu'il était possible, et déjà des regards se fixaient étrangement vers moi. Quand je commençai à marcher lentement, faisant mine d'explorer les abords de ce verger, plusieurs de mes congénères s'étaient levés et me suivaient à bonne distance. Mais je lisais dans leurs yeux étonnés un air hostile, un regard réprobateur. Et plus je m‘éloignais, lentement, prudemment et progressivement, plus le nombre de garçons debout augmentait, et ils s'agitaient de plus en plus, avec des airs menaçants.
J'avais compris. Feignant l'indifférence placide, l'air de celui que rien ne l'intéresse vraiment (comme eux, donc), je marchai à une distance égale d'eux, de façon concentrique, puis je revins tranquilement, imperceptiblement.
Ils semblèrent se calmer, rassurés, et se rassirent petit à petit.
J'avais l'impression d'appartenir à un essaim d'abeilles, ou une fourmilière. Personne en apparence ne commandait, mais aucun ne pouvait échapper au groupe, sous peine d'être ramené dans le droit chemin, celui manifestement et implicitement tracé.
Je me dis alors que si je voulais fuir cet endroit il me faudrait ruser.
Quant à l'environnement, même si nous ne semblions pas enfermés, au-delà des cours et des bâtiments, des prés où nous allions courir, il ne semblait rien y avoir. A l'horizon des collines pelées, aux alentours quelques champs d'oliviers. Et je ne cherchais pas à m'aventurer hors de cet espace. Nous restions toujours groupés, tel un troupeau.
Je tentai un jour de m'éloigner un peu des autres alors que nous étions tous assis à l'ombre sous des arbres après déjeuner, alors que la chaleur était déjà forte. Je m'étais levé et regardais à l'horizon, aussi loin qu'il était possible, et déjà des regards se fixaient étrangement vers moi. Quand je commençai à marcher lentement, faisant mine d'explorer les abords de ce verger, plusieurs de mes congénères s'étaient levés et me suivaient à bonne distance. Mais je lisais dans leurs yeux étonnés un air hostile, un regard réprobateur. Et plus je m‘éloignais, lentement, prudemment et progressivement, plus le nombre de garçons debout augmentait, et ils s'agitaient de plus en plus, avec des airs menaçants.
J'avais compris. Feignant l'indifférence placide, l'air de celui que rien ne l'intéresse vraiment (comme eux, donc), je marchai à une distance égale d'eux, de façon concentrique, puis je revins tranquilement, imperceptiblement.
Ils semblèrent se calmer, rassurés, et se rassirent petit à petit.
J'avais l'impression d'appartenir à un essaim d'abeilles, ou une fourmilière. Personne en apparence ne commandait, mais aucun ne pouvait échapper au groupe, sous peine d'être ramené dans le droit chemin, celui manifestement et implicitement tracé.
Je me dis alors que si je voulais fuir cet endroit il me faudrait ruser.
C'est quelques jours après qu'on nous rassembla. Du moins une partie d'entre nous car je constatai que tous n'étaient pas là.
L'après-midi on nous mena aux matrones. Quand j'entrai dans la salle je me dirigeai immédiatement vers celle que je reconnus, la Blonde aux formes très généreuses.
Elle m'accueillit avec un demi-sourire.
L'après-midi on nous mena aux matrones. Quand j'entrai dans la salle je me dirigeai immédiatement vers celle que je reconnus, la Blonde aux formes très généreuses.
Elle m'accueillit avec un demi-sourire.
— Bon, alors : la première fois n'a pas été la bonne. Ne t'inquiète pas trop, ça arrive relativement souvent. Seuls les trois quarts des couples ont réussi. Tu n'as pas éprouvé de difficultés, j'espère ?
— Non, aucune.
— Tu lui as bien injecté ta semence ?
— Oui, oui.
— Et au bon endroit ?
— Bien entendu, m‘entendis-je répondre avec un aplomb énergique.
- Figure toi qu'il y a des petits salauds – ou des parfaits idiots – qui se trompent de trou la première fois. Ça ne marche pas de la même façon… et ça fait mal à la jeune fille, rajoute-t-elle
— Ah oui, je comprends…
— Mais on te fait confiance… de toute façon on a vérifié : tu l'as bien déflorée. Alors ne t'inquiète pas…
Et ce disant, elle avait déjà glissé sa main sous ma toge et attrapé ma queue et commençait à me branler lentement. Dès que j'avais senti sa main se refermer sur elle, elle avait durci immédiatement. Sa pogne était douce, elle savait y faire, la bougresse.
— Cette fois, mon chéri, je ne vais pas te « purger ». Au contraire il vaut mieux que tu gardes toute ta semence pour ta compagne ce soir. Je vais juste vérifier que tu sais mieux « te tenir » que la première fois, dit-elle en riant. Ce que je veux dire, continua-t-elle sur un ton plus sérieux, c'est que si ce soir tu dois « l'arroser » au moins trois fois, il faut que tu arrives à te retenir suffisamment pour ne pas partir sur les draps... et bien tout lui mettre au fond de sa petite chatte, ajouta-t-elle d'un air coquin et sur un ton presque enfantin. D'autant que l'autre fois je n'ai pas retrouvé grand-chose dans son fourreau, dit-elle en me montrant son index gauche. Soit ta liqueur était vraiment peu abondante, soit elle avait déjà filé en elle...
— Ben, tu m'avais déjà tellement purgé dans l'après-midi, me lamentai-je. Hum, dommage que ce ne soit pas toi que je doive engrosser, lui dis-je très sérieusement, dans un soupir, sous la divine caresse de sa tendre main.
Elle éclata presque de rire :
- Ah comme c'est drôle ! Que tu es mignon. Je suis trop vieille, voyons. Et tu sais, j'ai déjà eu seize enfants, moi. J'étais une vraie pondeuse. Et une experte en choses de la vie, rajouta-t-elle, mutine.
Mais s'il n'y a que ça, et si tu fais bien trop travail – si tu engrosses ce soir ta petite pouliche – peut-être qu'on pourra s'arranger… Et continuant toujours à voix basse : d'autant qu'il y a bien longtemps que je n'ai pas été besognée vigoureusement… humm… je suis sûr que tu ferais des merveilles, que tu me ferais crier, grand fou…
Je me demandais si elle ne parlait pas ainsi pour me tester. Pour voir si je pouvais me retenir et me contrôler. Mais elle savait combien elle m'excitait, cette matrone blonde et grasse. Elle pouvait tout au plus en rajouter. Mais j'avais vite appris à retarder la montée de la sève dans ma tige. Aussi je ne me démontai pas : je glissai une main sous sa toge et mes doigts trouvèrent sa chatte charnue. Elle était trempée, cette vieille salope. De l'autre main je l'avais dépoitraillée et sorti ses gros nichons blancs et mous dont les pointes roses dardaient comme je n'avais jamais vu.
Alors que j'avais déjà glissé deux doigts en elle et commençais à la fourailler elle saisit mon poignet et retira ma main. Quel self contrôle.
- Sois sage, mon loup, me susurra-t-elle, en regardant autour d'elle. Je compris que ce genre de choses n'était pas autorisé entre un jeune reproducteur et une matrone-guide et enseignante.
Par contre je me rattrapai en lui pelotant obscènement sa nichonnaille et ses grosses fesses, jouant avec ses grosses tétines toutes dressées, et elle ne trouva rien à redire.
Mais je sentis l'effet sur moi : avant qu'arrive la catastrophe je saisis la base de ma verge, comme elle m'avait appris à le faire, et la serrai pour tout retenir, avec une grimace de douleur.
- OUIII, dit-elle, c‘est bien ! me félicita-t-elle. Tu es un bon élève. C'est ce que j'attendais de toi. Tu es au point : ainsi tu seras on ne peut plus efficace ce soir. Si tu pratiques ainsi tu pourras aller injecter toute ta semence bien au fond de son conduit.
Cause toujours, me dis-je. Et ses propos techniques finirent de couper la montée de mon plaisir. Ainsi, la vieille garce ne perdait pas le nord. Forte de son expérience, tout à sa tâche, elle restait fixée sur son objectif : faire de moi un taureau reproducteur.
Je me sentais vexé et déçu. Si ça se trouve, me laisser espérer que je pourrais la trombiner en récompense des travaux qui m'étaient demandés était tout aussi bidon. Elle devait faire ça avec tous les jeunes mâles mignons qui craquaient sur elle.
Et comme pour confirmer mes pensées elle lâcha ma queue d'un seul coup.
- Bravo. J'ai fait de toi un bon mâle productif et qui sait parfaitement te contrôler.
Par contre, il va falloir que ta semence soit fertile et fasse son œuvre. Si cette fois ta compagne ne tombe pas enceinte, nous te changerons de partenaire à la prochaine lune, et vous serez mis en observation. Pour comprendre ce qui ne marche pas.
Là dessus, elle me repoussa gentiment mais fermement, me faisant comprendre que je devais prendre congé. Je tournai les talons et sortis sans me retourner.
Je compris que dès ce soir je devrai agir.
— Non, aucune.
— Tu lui as bien injecté ta semence ?
— Oui, oui.
— Et au bon endroit ?
— Bien entendu, m‘entendis-je répondre avec un aplomb énergique.
- Figure toi qu'il y a des petits salauds – ou des parfaits idiots – qui se trompent de trou la première fois. Ça ne marche pas de la même façon… et ça fait mal à la jeune fille, rajoute-t-elle
— Ah oui, je comprends…
— Mais on te fait confiance… de toute façon on a vérifié : tu l'as bien déflorée. Alors ne t'inquiète pas…
Et ce disant, elle avait déjà glissé sa main sous ma toge et attrapé ma queue et commençait à me branler lentement. Dès que j'avais senti sa main se refermer sur elle, elle avait durci immédiatement. Sa pogne était douce, elle savait y faire, la bougresse.
— Cette fois, mon chéri, je ne vais pas te « purger ». Au contraire il vaut mieux que tu gardes toute ta semence pour ta compagne ce soir. Je vais juste vérifier que tu sais mieux « te tenir » que la première fois, dit-elle en riant. Ce que je veux dire, continua-t-elle sur un ton plus sérieux, c'est que si ce soir tu dois « l'arroser » au moins trois fois, il faut que tu arrives à te retenir suffisamment pour ne pas partir sur les draps... et bien tout lui mettre au fond de sa petite chatte, ajouta-t-elle d'un air coquin et sur un ton presque enfantin. D'autant que l'autre fois je n'ai pas retrouvé grand-chose dans son fourreau, dit-elle en me montrant son index gauche. Soit ta liqueur était vraiment peu abondante, soit elle avait déjà filé en elle...
— Ben, tu m'avais déjà tellement purgé dans l'après-midi, me lamentai-je. Hum, dommage que ce ne soit pas toi que je doive engrosser, lui dis-je très sérieusement, dans un soupir, sous la divine caresse de sa tendre main.
Elle éclata presque de rire :
- Ah comme c'est drôle ! Que tu es mignon. Je suis trop vieille, voyons. Et tu sais, j'ai déjà eu seize enfants, moi. J'étais une vraie pondeuse. Et une experte en choses de la vie, rajouta-t-elle, mutine.
Mais s'il n'y a que ça, et si tu fais bien trop travail – si tu engrosses ce soir ta petite pouliche – peut-être qu'on pourra s'arranger… Et continuant toujours à voix basse : d'autant qu'il y a bien longtemps que je n'ai pas été besognée vigoureusement… humm… je suis sûr que tu ferais des merveilles, que tu me ferais crier, grand fou…
Je me demandais si elle ne parlait pas ainsi pour me tester. Pour voir si je pouvais me retenir et me contrôler. Mais elle savait combien elle m'excitait, cette matrone blonde et grasse. Elle pouvait tout au plus en rajouter. Mais j'avais vite appris à retarder la montée de la sève dans ma tige. Aussi je ne me démontai pas : je glissai une main sous sa toge et mes doigts trouvèrent sa chatte charnue. Elle était trempée, cette vieille salope. De l'autre main je l'avais dépoitraillée et sorti ses gros nichons blancs et mous dont les pointes roses dardaient comme je n'avais jamais vu.
Alors que j'avais déjà glissé deux doigts en elle et commençais à la fourailler elle saisit mon poignet et retira ma main. Quel self contrôle.
- Sois sage, mon loup, me susurra-t-elle, en regardant autour d'elle. Je compris que ce genre de choses n'était pas autorisé entre un jeune reproducteur et une matrone-guide et enseignante.
Par contre je me rattrapai en lui pelotant obscènement sa nichonnaille et ses grosses fesses, jouant avec ses grosses tétines toutes dressées, et elle ne trouva rien à redire.
Mais je sentis l'effet sur moi : avant qu'arrive la catastrophe je saisis la base de ma verge, comme elle m'avait appris à le faire, et la serrai pour tout retenir, avec une grimace de douleur.
- OUIII, dit-elle, c‘est bien ! me félicita-t-elle. Tu es un bon élève. C'est ce que j'attendais de toi. Tu es au point : ainsi tu seras on ne peut plus efficace ce soir. Si tu pratiques ainsi tu pourras aller injecter toute ta semence bien au fond de son conduit.
Cause toujours, me dis-je. Et ses propos techniques finirent de couper la montée de mon plaisir. Ainsi, la vieille garce ne perdait pas le nord. Forte de son expérience, tout à sa tâche, elle restait fixée sur son objectif : faire de moi un taureau reproducteur.
Je me sentais vexé et déçu. Si ça se trouve, me laisser espérer que je pourrais la trombiner en récompense des travaux qui m'étaient demandés était tout aussi bidon. Elle devait faire ça avec tous les jeunes mâles mignons qui craquaient sur elle.
Et comme pour confirmer mes pensées elle lâcha ma queue d'un seul coup.
- Bravo. J'ai fait de toi un bon mâle productif et qui sait parfaitement te contrôler.
Par contre, il va falloir que ta semence soit fertile et fasse son œuvre. Si cette fois ta compagne ne tombe pas enceinte, nous te changerons de partenaire à la prochaine lune, et vous serez mis en observation. Pour comprendre ce qui ne marche pas.
Là dessus, elle me repoussa gentiment mais fermement, me faisant comprendre que je devais prendre congé. Je tournai les talons et sortis sans me retourner.
Je compris que dès ce soir je devrai agir.
° ° °
Au soir il n'y eut pas de tralala comme la première fois. Nous étions le même groupe restreint de jeunes hommes à souper en silence. Le repas était juste un peu amélioré par rapport à l'ordinaire, et on entendait une musique languissante qui venait de la pièce d'à côté.
On nous laissa juste terminer notre souper, et un homme vint, se posta face à notre tablée et frappa dans ses mains. A ce signal tous se levèrent lentement et le suivirent. Il nous guida jusqu'au grand bâtiment. Dans l'immense atrium, nous nous arrêtâmes. Sans un mot il désigna à chacun, l'un après l'autre, une porte. Quand ce fut mon tour j'ouvris la porte, entrai et la refermai. Sur la couche se trouvait Ondine qui m'attendait, assise, baignée par la faible lumière de la pièce. Elle m'accueillit avec un faible sourire.
- Tu avais raison, ça a marché. Ou plutôt ça n'a pas marché, gloussa-t-elle légèrement.
— Évidemment que ça a marché, je te l'avais dit. Mais il ne sont pas satisfaits de cette absence de résultat. Et cette fois, si ça ne marche pas – je veux dire si tu ne deviens pas enceinte – ils nous sépareront… et nous ferons des examens… Lesquels, je ne sais pas, mais je redoute le pire.
Elle prit un air terrifié :
- Qu'allons-nous faire ?
- Tu n'as pas changé d'avis ? Tu ne veux pas être enceinte ?
- NOOON, dit-elle d'un air désespéré. (Et à son ton ça semblait une évidence.)
- Et je doute, vu mes compagnons, que si on nous échange, l'énergumène sur qui tu tomberas accepteras de répéter la même supercherie.
- Qu'est-ce qu'on va faire ? La même chose… ? Demanda-t-elle anxieusement
- Ça nous laisserait (enfin surtout à toi) qu'une lune de répit…
- Alors quoi ?
- C'est à toi de décider, mais pour ma part je pense qu'il faut essayer de nous enfuir…
Elle ne répondit pas. Un silence s'installa, elle regardait dans le vide avec angoisse. Puis me regarda à nouveau et dit :
- Quand ?
- A mon avis il faut tenter le coup maintenant. Pendant que tout le monde est « occupé »… On fera moins attention à nous. Et après nous serons à nouveau séparés.
- Que… Comment… ?
- Mets tes sandales. Je vais ouvrir la porte. Avec un peu de chance il n'y aura pas de garde. Ils doivent savoir que tous les couples ont commencé leur gaillarde activité.
Elle m'obéit. Je m'approchai de la porte tandis qu'elle me suivait à moins d'un pas. Je l'ouvris lentement. Personne dans l'atrium. Je risquai de m'aventurer totalement hors de la pièce…
- Attends, lui dis-je à voix basse.
En effet à ma gauche un garde marchait nonchalamment, avec un air distrait. Il se dirigeait vers une ouverture donnant sur la salle voisine.
Dès qu'il disparut dans la pénombre de l'autre salle je pris la main de ma compagne et l'entraînai promptement vers la porte par laquelle nous étions entrés. Nous passâmes dans une autre salle. Personne. Et ainsi de suite. La succession de pièces que nous traversâmes était déserte.
Bientôt nous nous retrouvâmes dehors, dans la nuit. Les faibles lueurs de quelques torches éclairaient les murs des bâtiments.
Il me sembla reconnaître les prés avoisinants, les champs d'oliviers. La pleine lune éclairait suffisamment nos pas pour nous guider jusque dans la campagne. Nous atteignîmes le pied des collines que j'avais aperçues de jour à l'extérieur. Suivant un petit sentier nous gravissions petit à petit la pente, mettant à chaque pas de la distance entre nous et ces étranges bâtisses de pierre ocre où nous avions vécu ces dernières semaines.
Ondine tenait toujours ma main bien serrée dans sa menotte ronde. Elle riait à présent. Nous étions libres.
On nous laissa juste terminer notre souper, et un homme vint, se posta face à notre tablée et frappa dans ses mains. A ce signal tous se levèrent lentement et le suivirent. Il nous guida jusqu'au grand bâtiment. Dans l'immense atrium, nous nous arrêtâmes. Sans un mot il désigna à chacun, l'un après l'autre, une porte. Quand ce fut mon tour j'ouvris la porte, entrai et la refermai. Sur la couche se trouvait Ondine qui m'attendait, assise, baignée par la faible lumière de la pièce. Elle m'accueillit avec un faible sourire.
- Tu avais raison, ça a marché. Ou plutôt ça n'a pas marché, gloussa-t-elle légèrement.
— Évidemment que ça a marché, je te l'avais dit. Mais il ne sont pas satisfaits de cette absence de résultat. Et cette fois, si ça ne marche pas – je veux dire si tu ne deviens pas enceinte – ils nous sépareront… et nous ferons des examens… Lesquels, je ne sais pas, mais je redoute le pire.
Elle prit un air terrifié :
- Qu'allons-nous faire ?
- Tu n'as pas changé d'avis ? Tu ne veux pas être enceinte ?
- NOOON, dit-elle d'un air désespéré. (Et à son ton ça semblait une évidence.)
- Et je doute, vu mes compagnons, que si on nous échange, l'énergumène sur qui tu tomberas accepteras de répéter la même supercherie.
- Qu'est-ce qu'on va faire ? La même chose… ? Demanda-t-elle anxieusement
- Ça nous laisserait (enfin surtout à toi) qu'une lune de répit…
- Alors quoi ?
- C'est à toi de décider, mais pour ma part je pense qu'il faut essayer de nous enfuir…
Elle ne répondit pas. Un silence s'installa, elle regardait dans le vide avec angoisse. Puis me regarda à nouveau et dit :
- Quand ?
- A mon avis il faut tenter le coup maintenant. Pendant que tout le monde est « occupé »… On fera moins attention à nous. Et après nous serons à nouveau séparés.
- Que… Comment… ?
- Mets tes sandales. Je vais ouvrir la porte. Avec un peu de chance il n'y aura pas de garde. Ils doivent savoir que tous les couples ont commencé leur gaillarde activité.
Elle m'obéit. Je m'approchai de la porte tandis qu'elle me suivait à moins d'un pas. Je l'ouvris lentement. Personne dans l'atrium. Je risquai de m'aventurer totalement hors de la pièce…
- Attends, lui dis-je à voix basse.
En effet à ma gauche un garde marchait nonchalamment, avec un air distrait. Il se dirigeait vers une ouverture donnant sur la salle voisine.
Dès qu'il disparut dans la pénombre de l'autre salle je pris la main de ma compagne et l'entraînai promptement vers la porte par laquelle nous étions entrés. Nous passâmes dans une autre salle. Personne. Et ainsi de suite. La succession de pièces que nous traversâmes était déserte.
Bientôt nous nous retrouvâmes dehors, dans la nuit. Les faibles lueurs de quelques torches éclairaient les murs des bâtiments.
Il me sembla reconnaître les prés avoisinants, les champs d'oliviers. La pleine lune éclairait suffisamment nos pas pour nous guider jusque dans la campagne. Nous atteignîmes le pied des collines que j'avais aperçues de jour à l'extérieur. Suivant un petit sentier nous gravissions petit à petit la pente, mettant à chaque pas de la distance entre nous et ces étranges bâtisses de pierre ocre où nous avions vécu ces dernières semaines.
Ondine tenait toujours ma main bien serrée dans sa menotte ronde. Elle riait à présent. Nous étions libres.
FIN
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Commentaires ()
Super histoire et super scénario ..... ca doit valoir le coup d'être dans ta tête lorsque tu rêves !!!! lol :D et =D
On doit pouvoir trouver d'autres références a un monde où tout le monde suit la bonne direction de force ou par éducation ...... Je pense que l'on peut mettre les 7 soeurs . et l'histoire ou l'on cultive des êtres pour remplacer les organes défectueux de ceux qui ont les moyens de se payer ce luxe vers l'éternité (histoire que j'ai vue a la tv dans un film dont je ne me rappelle pas le titre )
Mimi6487
mimi6487
Lui seul se rebelle et fuit parce qu'il a connu autre chose. Les autres sont abrutis parce qu'ils ont été élevés comme çà dès leur naissance et ne savent pas qu'un autre monde existe.
Un peu comme la Corée du Nord, le fin fond de la Chine ou de la Russie...
Le meilleur des mondes ou La machine à remonter le temps
Le côté initiatique des scènes de sexe est loin d’être dénué d’intérêt.
La seule chose qui continuera de me turlupiner c’est : pourquoi lui semble prendre consciences de sa condition alors que les autres pas.
Bravo, c’est très bien écrit, ça change de ce qu’on lit d’ordinaire.
Mimi646487
Je savais que ça allait en décontenancer beaucoup...
Peu de sexe, pas de brutalité. Et de la compassion pour la condition féminine. Un peu le contre-pied des histoires d'ici, non ?
moi je me fis au nombre de "je t'aime" pour savoir si l'histoire vaut le coup d'être lue ou pas ..... Et seulement pour le chapitre 1 .... après il faut subir ou se réjouir de la suite
mimi6487
En tout cas un grand bravo pour l'originalité et la belle écriture.