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✦ Jane Does Le diable aussi se déshabille le soir XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bi Orientation principale dans ce chapitre

Le diable aussi se déshabille le soir — Chapitre 2 · Chaud ambiance estivale

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Jane Does
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Le diable aussi se déshabille le soir

Chapitre 2 · Chaud ambiance estivale

Après moult hésitations sur la marche à suivre, sur la continuité de ce voyage qui ne présage rien de bon, elle finit par ranger leurs achats de la journée dans les bagages. Devant la boite de préservatifs, sa main tremble exagérément. Mais, mue par elle ne sait quel mécanisme bizarre, elle s'en empare et les loge entre les chaussettes et les slips de son homme. Le clic de la fermeture de la valise ne la rend pas plus gaie. Zut alors ! Kyle a réussi à gâcher ce beau moment que sont les préparatifs dont ordinairement elle se fait une joie. Lui ? Il chantonne toujours au garage.
Elle dépose au sol la malle à roulette et la pousse sur le carrelage du couloir, vers la porte de la remise où son compagnon se situe. Il ne se retourne pas à son approche. Penché sur le moteur de la berline, il vérifie l'huile. Il sait cependant qu'elle est là, dans son dos.
— Ça va ma chérie ? Tu as regardé la météo pour demain ?
—… !
Le silence qui accueille les paroles de son ami le fait se redresser. Il scrute du regard la femme séduisante qui se tient à deux pas. Et il la rejoint, après avoir rabattu le capot.
— Tu boudes ?
—… non !
— Ah, tant mieux ! Il n'y a pas de quoi en faire tout un drame, mon cœur.
— Ma chérie, mon cœur ! Tu sors l'artillerie lourde pour m'amadouer… on dirait. Ça ne change rien au fond du problème. Je ne sais pas si…
— Chut ! Viens là !
Il ouvre largement ses bras et attire contre lui, la petite chose déboussolée qui lui fait face. Elle ne cherche aucunement à fuir et le laisse la serrer contre sa poitrine. Et les yeux fermés la jeune femme instinctivement se blottit au creux de ce rempart qui jusque-là était une protection contre ses peurs. Kyle relève le menton de celle qui a de nouveau une larme au coin des yeux. Le menton coincé entre pouce et index, elle voit approcher la bouche aimée. Comment résister à cet appel d'un baiser ? De ce grand guignol, elle en est toujours aussi amoureuse. La suite devient d'une logique implacable.
Incapable de refuser les avances de son homme, c'est sur la tôle qui protège le moteur de la voiture que les choses se passent. Ils refont l'amour comme si aucun mot ne les séparait. Il est tendre, doux, caressant. Et ses lèvres qui boivent à sa source enflamment les sens de la brune. Elle aussi se jette dans une bataille sans vainqueur ni perdant. Seul l'amour en sort grandi. Pas de pénétration cependant au garage, celle-ci a lieu dans leur chambre, avec toute l'aise nécessaire à ces retrouvailles des corps.
Ce salaud sait y faire. Il la fait jouir tout en douceur et elle lui rend coup pour coup. Scénario bien rodé d'un accouplement qui n'est plus vraiment furtif, mais qui garde le charme d'une spontanéité de bon aloi. C'est l'envie qui prend le dessus et chacun se libère des tensions de l'échange verbal plutôt musclé qui a eu lieu un peu plus tôt. Elle, parce qu'elle a peur de n'être pas à la hauteur de ses espoirs, et Kyle sans doute pour faire passer mieux la pilule infligée à celle qu'il aime néanmoins.
Une soirée sous le signe de l'apaisement vient clore cette journée qui précède un long voyage. Ils se couchent ensemble, très tôt, en prévision de la longue traversée qui les attend dès l'aube suivante. Seul le rituel du baiser avant de s'endormir perturbe la placidité de ce coucher. La nuit fait le reste et les remet en forme. L'éveil du mâle est dû à une délicieuse odeur de café qui lui titille les narines. Le jour est loin de poindre à l'horizon que déjà Astrid trottine dans sa cuisine. Et dans la lumière artificielle d'un petit matin… les formes superbes de sa compagne ravissent les quinquets de Kyle.
Une heure plus tard, les phares trouent la nuit mourante pour emporter les deux amants vers un coin de France qu'ils n'ont jamais visité. Lui conduit tout en souplesse, dans une circulation fluide, quant à sa femme, elle est plongée dans des pensées insensées. Dans sa tête remontent les bribes de leur dialogue musclé de la veille. Pas moyen de s'arracher du crâne ses paroles folles. Et avec elles, la grande question qui ressurgit. Pensait-il vraiment ce qu'il racontait ?
« Profitons de ces vacances qui arrivent pour… que j'aie le bonheur de te regarder faire l'amour avec un autre ».
Elle ne peut pas encore croire qu'il lui a bien demandé un truc pareil. Là, bercée par le ronronnement du moteur, par la monotonie aussi du long ruban d'asphalte de l'autoroute, elle ferme les paupières et donne l'impression de somnoler. Le conducteur, s'il garde les yeux rivés sur la route, sur le compteur également, suit de temps à autre les courbes superbes de celle qui est à ses côtés. Dans la lumière rasante de ce jour naissant, les cuisses de sa belle sont juste assez dénudées par sa position, pour le faire saliver.
Bon Dieu ! Qu'elle est désirable sa douce Astrid. Et il s'en veut un peu de l'avoir plus ou moins malmenée lors d'un entretien où il lui a exposé ce qui lui tient à cœur. Pure folie que de songer à cela en conduisant et surtout en lorgnant sur ce qui le séduit chez elle. Dans sa zone de confort, la compagne en question réfléchit à plusieurs cas de figure. Le premier, son brave mec oublie purement et simplement ses envies loufoques et extravagantes. Mais si d'aventure il persistait ? Un refus net et clair envenimerait-il leur relation amoureuse ? Là, elle n'a pas la clé ni le plus petit élément de réponse.
Reste un autre débouché… celui probablement qui gagnerait les faveurs de l'amour de sa vie. Lui offrir ce qu'il attend. Mais ne serait-ce pas ouvrir la boite de pandore ? Que lui demanderait-il ensuite ? Et puis comment se comporter en présence d'un type inconnu ? Astrid n'a aucune idée de ses réactions de femme si jamais… Mais honnêtement elle y pense, essaie de faire la part des choses. Ne pas avoir de remords ou de regrets qu'elle que soit l'issue de ce séjour dont ils ont rêvé toute l'année précédente. Et puis… sans mentir, il y a cette espèce de peur, qui si elle l'appréhende, lui apporte également une excitation inexpliquée.
Aux abords du dernier péage, avant de reprendre les petites routes côtières, de longer la mer, Kyle a besoin de se dégourdir les muscles.
— Je vais m'arrêter mon ange ! Tu veux que nous déjeunions dans un petit village du cru ?
— Pourquoi pas ? Je suis un peu zonée par ce trajet interminable…
— D'accord ! Et ensuite tu prendras le volant. À mon tour de rêvasser un peu.
— Ça me va.
Au cœur du bourg suivant, une crêperie voit donc débarquer deux touristes de passage. Une galette, mets local par excellence, remet les deux voyageurs face à face à une table inoccupée. La bolée de cidre qui accompagne le menu leur rappelle que la région possède bien des atouts. Ils déjeunent sans souci, savourant à la terrasse une brise marine venue du grand large. Senteurs iodées, repas typique, de quoi les dépayser pour de bon. Et c'est la brune qui timidement se hasarde à une question.
— Dis-moi, mon chéri… si, et ce n'est qu'une supposition, si je te donnais satisfaction, tu serais prêt à me jurer que tu n'aurais plus aucune demande du même genre ensuite ? Parce que… c'est la porte ouverte à bien des bêtises et je veux avoir ta parole, avant de me décider.
—… tu me parles de ce que je t'ai demandé là, mon amour ? C'est vrai ? Tu y as vraiment songé ?
— Tout le long du chemin… mais je n'ai pas dit que j'allais le faire, nous sommes bien d'accord ? C'est juste manière de parler et de te montrer que je ne rejette pas tout sans savoir.
— Je comprends et j'en suis si heureux… tu ne pourrais pas me faire plus plaisir. Tu sais…
— Ne t'emballe pas Kyle ! Je ne suis pas à la veille de te donner satisfaction. Je me renseigne de manière à peser le pour et le contre. La première chose étant d'avoir la certitude que tu ne vas rien me demander de plus… si jamais…
— Oui ! Oui, bien sûr tu l'as assurément. Et je veux bien répondre à toutes les questions qui te viennent à l'esprit, si ça peut t'aider.
— Comment envisagerais-tu de dégoter… comment dire, notre partenaire ? Et tu resterais là, près de moi ?
— Pour le complice… tu veux le choisir avec moi ou j'ai carte blanche ?
— Déjà tu dis : « je fais, je fais ceci, cela… » ! Reste au conditionnel, veux-tu ?
— Ah, oui, pardon ! Je suis par trop enthousiaste… mais oui… en ce qui concerne ma présence… je veux aussi participer, pas te livrer en pâture à un mâle quelconque. Pour le choix… à toi de me le dire. Nous pourrions aller sur des sites de rencontres ou tu me laisserais prospecter seul. C'est à définir. Mais nous pouvons en reparler dans la voiture ou sur le lieu de notre hébergement…
— Oui… je vais me refaire une beauté et puis nous pourrons reprendre notre route. Il reste encore beaucoup de chemin ?
— Non ! Une petite heure. Nous ne sommes du reste plus pressés puisque la remise des clés par le propriétaire de la maison est prévue à dix-sept heures trente.
— J'y vais alors ! Tu vas régler ?
— Ça marche ma chérie.
Elle a l'impression qu'elle vient de faire la plus grosse connerie de sa vie. Le ton de son ami est plus enjoué, comme s'il avait conscience qu'il venait de marquer des points. Devant la glace qui lui renvoie son image, elle se fait une grimace pour masquer son amertume d'avoir ouvert la bouche un peu vite. Kyle risque fort d'être déçu, si elle ne parvient pas à passer outre à la trouille qui lui noue les tripes. Il fait le pied de grue près de la porte de sortie. Et elle se colle les fesses sous le volant pour finir le voyage. Lui a une nouvelle vue sur… deux cuisses que le tissu décidément trop court de la jupe ne parvient plus à dissimuler. Il les connait de toute façon, par cœur.
La route de la « corniche » est très fréquentée par des gens qui comme eux sont en repos. Et elle doit faire attention à tout. Là un coup de frein sans raison, un peu plus loin cet autre pour qui l'indicateur de changement de direction est en option, enfin elle est stressante cette route touristique. De plus, son copain est redevenu volubile et tient à clarifier ce qu'il sent à sa portée désormais.
— Alors mon cœur ? Nous chercherons tous les deux ou…
— Non ! Si ça doit se faire, je ne veux pas savoir avec qui ! Et puis… je peux suggérer deux ou trois points ?
— Évidemment ! Tu es partie prenante dans cette aventure.
— Aventure… tu as toujours le mot pour rire. Oui… si nous devions jouer, ce ne serait que pour te faire plaisir.
—… bien !
— Et de plus, peut-être qu'il serait bon que celui que tu choisirais passe la journée avec nous, que nous ayons le temps de faire connaissance, non ?
— Tu veux dire que nous pourrions l'inviter par exemple du vendredi soir au lundi matin ?
— Pourquoi pas ? Mais ne va pas t'imaginer que c'est déjà dans la poche. Je n'ai pas dit « oui » !
— Naturellement… attention, il faut tourner sur cette petite route, là à cent mètres sur la gauche.
— Quoi ?
— Le GPS… il dit qu'il faut tourner là…
— Mon Dieu… je vais finir par sortir de la route. On ne peut pas remettre notre discussion à un peu plus tard ? C'est encore loin ?
— Non ! Là à droite… cent ou cent cinquante mètres tout au plus.
— Mais… c'est au milieu de nulle part !
— Ben c'est au calme. Va jusqu'au bout de ce chemin. Là… tu vois, on aperçoit un toit, c'est dans cette petite maison que nous allons passer un peu de temps. On peut laisser la voiture sous les arbres là et aller voir le paysage, qu'en penses-tu ?
— D'accord. Ça m'a l'air pas trop mal… Là c'est la mer ?
— Oui ! D'après le loueur, il y a à peine vingt mètres de sentier pour accéder à une toute petite plage. Presque privée quoi.
— Ouais ? Montre-moi ça !
— xxXXxx —
Une maigre bande de sable blond à peine plus grosse qu'un confetti est là au détour d'un méandre du sentier encastrée dans une sorte de crique à l'abri des vents. Ce qui fait réagir de suite la brune.
— Ben dit donc ! On ne doit pas tenir à plus de vingt là-dessus !
Kyle qui lui tient la main rigole doucement. Alors elle insiste.
— Qu'est-ce tu as à te foutre de moi ? Tu vois bien que c'est minuscule.
— C'est la marée haute ma chérie… en Bretagne la mer monte et descend. Là nous sommes sans doute à la pleine mer. Nous reviendrons à marée basse et tu verras une sacrée différence.
— Quelle cruche je fais ! Bon, je ne suis pas non plus ultra branchée sur les marées… mais c'est vrai, je parle toujours un peu vite, à mon sens.
Elle le toise et ensemble ils sourient. Il fait naturellement semblant de ne pas saisir l'allusion directe à leur dialogue concernant ses envies masculines. Dès qu'il se tourne vers elle, qu'il l'attire dans ses bras, elle ne résiste plus. C'est une pelle dégoulinante de bons sentiments qui remet d'équerre leurs deux esprits. Elle savoure avec force ce baiser, le prolongeant au-delà de ce qui est habituel. Un autre revient au galop, dès que les poumons sont rechargés en oxygène. Et il la pousse dans ses derniers retranchements. C'est à la limite d'une sorte de falaise qu'il l'accule contre un rocher infranchissable.
Et elle se laisse volontiers tripoter. Tension du trajet, besoin de se détendre ? Ou qui sait, le remue-méninge provoqué par les images insufflées dans leur crâne lors d'un dialogue, somme toute plutôt chaud ? Un relent de méfiance vient ternir un tantinet la belle envolée que lui espère plus… profonde. Elle n'est d'un coup plus à l'aise.
— On peut nous voir ?
— Mais mon cœur, tu vois bien qu'il n'y a personne.
— On ne voit personne, nuance ! Et puis… oui, j'ai envie également, mais ça peut attendre que nous soyons installés, ne penses-tu pas ?
—… il faut battre le fer pendant qu'il est chaud, Astrid !
— C'est toujours la même rengaine. Tu t'es servis de cet adage pour me bourrer dans la caboche tes idées perverses, hein avoue le ! Je vois clair dans ton jeu.
— Ah oui ? Et tu peux m'expliquer pourquoi tu es…
— Je suis quoi ? Dis-moi ? Je suis quoi ?
— Ben… tiens ! Sens-moi ça !
Kyle retire sa main toujours sous la jupe de sa dame. Et il amène celle-là au niveau des narines d'une Astrid qui sait bien de quoi il parle. Les doigts sont trempés, inutile de nier l'évidence. Parler de son projet, si ça ne l'emballe pas de le rendre concret, reste un poison qui a fait monter sa température au point de lui liquéfier le bas du ventre. Personne ne contrôle ce genre d'émois et elle pas plus qu'une autre. Il en joue comme tout bon amant qui se respecte. Prise en flagrant délit de mouille, elle ne trouve pas de réplique.
— Na, na, na, nanana…
Et elle court en lui tirant la langue, vers le sentier qui file en pente douce, là d'où ils arrivent. Il la rattrape bien sûr et la pousse en dehors de la sente sans brusquerie pourtant. Quelques pins forment une sorte de toit de verdure et lorsqu'il veut la faire s'assoir, elle hurle comme une damnée.
— Aie… et c'est quoi ce truc. Tu es fou de me coller les fesses sur un machin pareil ! Ça pique comme les ronces cette saloperie.
— Mais… je suis désolé ! Je n'avais pas fait gaffe. Mince alors… des ajoncs. Tu t'es fait mal ?
— Non ! Mais c'était moins une ! Bon sang ! Décidément Kyle, tu vas devoir patienter jusqu'à ce que nous soyons dans cette maison qui nous attend.
— Tu as raison, c'est plus sage. Tu ne perds rien pour attendre de toute façon… je vais être sauvage.
— Ouais et ben pas trop, d'accord ? Je suis une petite chose fragile. Et si tu tiens à ce que je serve longtemps… tu vas devoir y mettre les formes, monsieur Kyle.
—… Je peux te poser une question bête, mon amour ?
— Tu ne resteras idiot que le temps de ma réponse… Je t'écoute.
— Ai-je une petite chance de voir mon rêve se réaliser ?
— Décidément, tu es crampon avec cette histoire. Imagine que nous fassions cela et que je tombe amoureuse du mec que tu auras choisi ! Tu seras bien puni !
— Je veux bien courir le risque, mais j'ai besoin d'espoir, moi pour avancer.
— Si je sais et sens bien ce que ça peut t'apporter à toi, je ne vois toujours pas ce que moi, j'ai à y gagner dans ton affaire…
—… je suis certain que tu peux y trouver une grande source de plaisir, mon ange.
— Réponse bateau, normal puisque nous sommes sur les rivages de la manche… mais je ne vais surement pas me contenter de ces mots bien évasifs… tu t'en doutes.
— Qu'est-ce que tu veux savoir alors ?
— Prouve-moi le bénéfice que je peux retirer de ton projet de frasques…
—… laisse-moi réfléchir une minute. Et zut, pour un peu j'en oubliais l'heure de notre rendez-vous. Il faut que nous allions récupérer les clés… après nous parlerons !
Une dame, petite cinquantaine ouvre les persiennes à l'arrivée du couple. Elle vient au-devant des visiteurs, un large sourire aux lèvres.
— Bonjour ! Vous venez pour la location ?
— Oui bonjour. Moi c'est Kyle et j'ai traité avec vous par internet. Astrid, ma compagne.
— Bienvenue à tous les deux donc et je pense que vous allez passer un bon séjour chez nous. La météo est plutôt bonne. Je suis la maman de Jacques. Mon fils a dû partir en urgence ! Il est pompier volontaire et les sorties sont fréquentes depuis le début des vacances. Les gens sont de moins en moins prudents. Je vous fais visiter ? Il passera vous faire signer les papiers en fin de soirée.
— D'accord !
— Vous avez ainsi tout loisir de vous installer. Je ne suis là que pour l'état des lieux « entrée ». Je ne m'occupe pas du reste ! La piscine est juste là derrière. Elle fait partie des avantages de la location.
Ils sont donc trois à passer en revue chaque endroit de cette maison presque neuve. Chaque chose est à sa place et chaque place à sa chose. Aucun problème. Kyle signe donc le document que lui remet la dame. Blonde autant qu'Astrid est brune, elle est joyeuse et souriante, commerçante dans l'âme en fait. Elle laisse un exemplaire ratifié par elle et le locataire de son fils, et repart aussi simplement qu'elle est venue. La remise des clés n'a guère duré plus d'un quart d'heure. Elle leur a tout de même donné quelques détails, la localisation des commerces du coin, et remis aussi un calendrier sur lequel figure jour par jour, l'horaire des marées.
Transbahuter leurs affaires dans la résidence ne prend à l'homme que le temps de faire deux aller et retour. Astrid quant à elle, défait déjà les valises et transvase leur contenu dans des armoires copies conformes de celles usitées dans la région. Et excité par la récréation « plage » il revient à la charge puisque sa belle est dans la chambre qu'ils vont forcément occuper. Bien entendu, elle repousse un temps ses avances très explicites, ce qui le rend plus « amoureux » encore. Et finalement, la valise ouverte est rapidement dégagée du lit fait.
Pas de temps pour retirer quoi que ce soit. Lui se vautre déjà sur elle, qui tout habillée rit aux éclats. Il retrousse la jupe sur ses hanches, ne cherche absolument pas à ôter sa culotte. Seulement virée sur le côté, plus rien ne fait obstacle à son museau dont la langue fouine de suite dans cette cave qui transpire d'envie. La brune ne cache pas son désir et puis… les vacances sont faites pour ce genre de passe-temps. Lui la fouille sans vergogne et elle gémit sous les caresses buccales ciblées. Ses mains se portent sur le sommet du crâne de son mec qui se métamorphose en loup, dégustant le meilleur d'une agnelle.
Il n'est plus question de s'arrêter en si bon chemin. Ni elle ni lui de toute façon ne sont en mesure de calmer sa faim sans consommer. Et les draps inconnus découvrent un premier contact amoureux plus que chaud. Il est doux dans son approche, malgré son empressement à aller droit au but. Et le coït devient joute fougueuse. Plaintes d'amour sur fond de vagues que le vent rabat dans la direction de la chambre qui fait face à la mer. C'est rapide, mais tellement fort. Par contre, le plaisir est peut-être un zeste moins rapide chez Astrid. Et lui s'épanche en arrosant le persil, alors qu'elle n'en est qu'aux premiers spasmes de son orgasme.
Tant pis ! Il est trop tendu, trop raide depuis trop longtemps. Le voyage, s'il s'est déroulé dans de bonnes conditions, ne s'en est pas trouvé moins fastidieux. La route est vite pénible en été. Elle est en décalage par rapport à l'arrivée immédiate de ce sperme qui se répand sur sa toison bien taillée. Ça ne peut pas marcher à tous les coups, le synchronisme n'est pas parfait, ça fait aussi partie de la vie intime du couple. Elle s'en accommode, bien que la sensation de manque soit perceptible chez cette femme qui râle encore après que la queue de son mâle se soit rabougrie.
— xxXXxx —
Il est plus de vingt heures lorsque le propriétaire de la maison s'annonce. Il a l'air sympa et relativement plus jeune que le couple. Affable, sobrement vêtu, short et tee-shirt, chaleur oblige, il taille une bavette avec Kyle. De loin, sur le bord de la piscine, Astrid suit les deux mecs qui boivent un verre en signant le reste des papiers et elle s'avise qu'il lui faut sans doute signer le chèque du reliquat du prix de la location. Enroulée dans un paréo qui couvre son maillot de bain deux pièces, rien d'indécent donc dans son accoutrement. Juste l'air d'une vacancière.
Elle décide de rejoindre les deux mecs qui bavardent gentiment. Le type a eu la bonne idée d'apporter avec lui, une bouteille d'un rosé de Provence frais et dès que les détails sont réglés, il propose de trinquer. La brune n'a rien contre. Kyle la présente au dénommé Jacques et file dans la cuisine à la recherche de trois verres. Le jeune loup la lorgne par en dessous, elle se sent un peu dérangée par sa manière de l'observer à la dérobée. Visiblement, il jauge, juge les formes pourtant invisibles de cette femme qui va passer quelque temps dans la maison.
Le ton est badin pas du tout axé sexe, pourtant, le compagnon de la femme sent cette lourdeur du regard de Jacques. Et au moment de se relever de son siège, une bosse conséquente déforme bel et bien la braguette du gaillard. Il a du mal de camoufler son trouble. La main qu'il tend à Astrid pour la saluer est moite, tremblante. Ce gars est troublé et son attitude s'en ressent. Kyle l'accompagne sur le devant de la maison, là où les véhicules sont garés. Puis le moteur de la bagnole s'estompe petit à petit sur le chemin. Elle regagne donc le bord de la piscine où son ami vient de s'installer également.
— Je crois ma chérie que tu lui as tapée dans l'œil, à notre jeune propriétaire.
— Tu as donc ton candidat tout trouvé, non ?
—… ? Je ne comprends pas ? Tu entends quoi, par là ?
— C'est de l'humour mon cœur, de l'humour !
— Ouais ? Tu es certaine ? Parce qu'à mon avis, il ne doit pas être très difficile à convaincre, vu la manière dont il t'a déshabillée des quinquets.
Elle ne répond pas à cette invitation gratuite à se positionner sur la possibilité de faire rêver son homme.
— On pique une tête ? Le bassin me tente.
— Si tu veux. Je vais mettre un slip de bain. Mets-toi à l'eau, je te rejoins, ma chérie !
— Parce que tu as vraiment besoin d'un maillot pour te baigner ce soir ? Nous sommes presque seuls au monde dans ce coin de paradis, non ?
— Ah ? Et toi tu retires tout aussi ? Chiche !
— Allez !
En deux temps et trois mouvements, tout ce qui emmitoufle les corps est sur le banc qui borde la piscine. C'est au même instant que deux corps crèvent la surface calme d'une onde d'un bleu à l'image du ciel d'été. Il nage de concert un moment, sans parler. Puis polisson Kyle fait des sous l'eau et s'amuse à venir agacer sa femme en glissant lentement sous elle. Il frôle d'assez près pour qu'elle sente le courant qu'engendre son passage. Elle rompt l'amusement en se faufilant vers le bord du bassin. Suivie en cela par son cavalier qui a une idée en tête surement. Elle s'accroche au rebord et immédiatement il se colle à elle. Elle n'a plus d'échappatoire et Kyle frotte son sexe contre les fesses de sa copine.
— Encore ? Tu es obsédé ou quoi ?
— Ben… il fait beau, on est bien, les vacances s'annoncent plutôt pas mal. J'ai bu un peu de rosé, j'ai une femme magnifique et mon Dieu… que demander de plus ?
— Magnifique, magnifique, c'est vite dit !
— À la façon dont ce Jacques t'a déshabillé des yeux, tu es plus que magnifique pour bien des hommes.
— Et c'est quoi « plus que magnifique », dans ta caboche de vieux pervers ?
— Désirable, mon amour. Oui tu donnes envie à des tas de pauvres mecs qui n'auront jamais que leurs mirettes pour pleurer.
— Ce n'est pas en me flattant bassement que tu parviendras à me faire changer d'avis sur ce que tu voudrais me faire faire.
— Alors, à toi de m'expliquer quelle serait la meilleure manière d'y parvenir. Après tout, tout est réalisable, et puis… vise-moi un peu le décor. Je me vois bien là, au bord de ce bassin… à te regarder faire avec un autre ce que nous allons faire maintenant.
— Présomptueux ! Ne crois pas que je vais te laisser me passer dessus dès que l'idée t'en prend. J'ai mon mot à dire…
— Bien sûr… et j'avoue que pour vérifier si mon approche te fait de l'effet, ça me semble compliqué, voire impossible.
— Comment ça ?
— Contrôler si tu mouilles dans la flotte, un vrai défi que je ne suis pas en mesure de relever, ma belle. J'ai donc besoin que tu me montres que tu es… chaude.
— À ton avis ?
— Je crois que ça veut dire… oui…
Le reste se dilue dans un baiser « passion » qui unit un homme et une femme. Les évènements suivants donnent raison à Kyle. Tout le petit monde qui peuple les environs a droit au spectacle d'une relation amoureuse aboutie. Ils prennent leur temps, ne songeant qu'au plaisir du partenaire. Et la complicité est évidente entre ces deux êtres qui font l'amour avec une tendresse affolante. Cette fois, ils jouissent ensemble, lui en elle et c'en est une bénédiction pour chacun. Ils profitent au bord de la piscine de transats agréables, mains dans la main, sans plus un mot. La fête des sens se suffit à elle-même. Pas besoin de la gâcher par des paroles inutiles.
— xxXXxx —
À suivre…
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Ced6782
13 novembre 2022 à 23:30
Super top vivement la suite bravo
Soyez respectueux
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Exorium
11 novembre 2022 à 17:55
Tout se met progressivement en place et le travail de sape devrait finir par payer. Elle s'habitue peu à peu à l'idée qui fait son chemin. Elle devrait finir par être vraiment tentée et par y trouver son compte.
Modifié 11 novembre 2022 à 17:56
Soyez respectueux
Répondre

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