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✦ Exorium Ma vie amoureuse XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Ma vie amoureuse — Chapitre 5

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Exorium
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Ma vie amoureuse

Chapitre 5

Le lendemain, je me suis précipité chez elle à la première heure. Elle était levée. Elle déjeunait dans sa cuisine.
— C'était Florian. Hier. Chez toi. C'était Florian.
— Alors comme ça, tu m'espionnes...
— Mais non ! Pas du tout. C'est juste que j'étais par hasard à ma fenêtre quand il est sorti et que...
Elle a éclaté de rire.
— Ben, voyons ! Bon, mais c'est pas grave. Ça n'a pas d'importance. Donc, tu le connais.
— On était au collège ensemble.
— Vous vous entendiez bien ?
J'ai haussé les épaules.
— Sans plus. On se fréquentait pas vraiment.
— C'est un garçon adorable. Très attachant. Mais alors coincé d'une force ! Ah, il y a du boulot... Va falloir y faire pour arriver à le dépuceler, lui ! C'est dans la tête qu'il faut commencer par le débroussailler. Parce qu'il y a un de ces paquets de préjugés là-dedans. Toi, t'étais maladroit. T'avais pas d'expérience, mais t'en crevais d'envie. Tu demandais que ça. Tandis que lui, il veut et il veut pas. En même temps. D'abord, et avant tout, arriver à le convaincre que c'est pas sale le sexe, que c'est parfaitement naturel. Que ça va de soi. Oh, mais j'y arriverai. Et au contraire. Plus c'est compliqué et plus ça me stimule. Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que t'as à me regarder comme ça ?
— Mais rien. Il y a rien.
— Ben oui, qu'est-ce tu veux ! J'ai un faible pour les petits puceaux. À condition qu'ils soient majeurs, évidemment. C'est attendrissant, un puceau. Comment ça me fait fondre, moi ! Comment ça me remue ! Ce qui ne signifie pas que, quand ils le sont plus, ils cessent de m'intéresser. Si je fais le plus gros du boulot, c'est aussi pour être la première à en profiter après, quand le type il est devenu opérationnel. Normal, non ?
Je suis passé derrière elle. Je l'ai entourée de mes bras.
— Normal. Complètement normal.
Et j'ai saisi la pointe d'un sein. Que j'ai fait rouler entre le pouce et l'index. L'autre.
— Tu prends des risques.
— Mesurés.
Je me suis penché à son oreille.
— Il t'a excitée, mon copain Florian, hein ?
Elle n'a pas répondu.
— Et, en même temps, terriblement frustrée.
Sous mes doigts ses tétons ont durci.
— T'as vu sa queue au moins ?
Elle a fait signe que non. Non.
— Même pas ? Eh ben dis donc ! Effectivement, t'es pas au bout de tes peines. C'est pas demain la veille que tu pourras aller t'empaler dessus.
— Oui, mais pour ça, en attendant, j'ai la tienne. Conquise de haute lutte.
Elle a tourné sa chaise. Posé une joue contre elle, à travers le pantalon.
— Et en parfait état de marche.
Elle en a longuement et voluptueusement épousé la forme. L'a prise entre ses dents à travers le tissu. A déboutonné. Sorti. Lissé De bas en haut. De haut en bas. Elle s'est penchée. L'a prise dans sa bouche. Cernée de sa langue. En s'accompagnant de tout un tas de petits gémissements.
Elle s'est brusquement interrompue.
— Viens !
Dans sa chambre.
Le lit était défait. Elle m'y a fait tomber. Elle m'a chevauché. S'est élancée à bride abattue vers son plaisir. L'a hurlé. Est retombée.
— Hou ! Ça fait du bien !
Je lui ai souri.
— T'étais bien pressée aujourd'hui...
Elle m'a embrassé.
— Comme ça aussi, c'est bien de temps en temps. Mais seulement de temps en temps.
* * *
Isabelle m'attendait. Habillée de pied en cap. Jogging vert et baskets orange.
— Allez, route ! On prend par là. Sept kilomètres, ça te fait pas peur ?
Ça ne me faisait pas peur, non.
On a attaqué le sentier. D'un bon pas.
— C'est mieux le matin, comme ça, de bonne heure. On n'a pas trop chaud. Il y a personne. Tout s'éveille. Les oiseaux. La nature. C'est magique.
Elle s'est arrêtée pour regarder les prés en contrebas.
— Ah, je sens qu'on va bien en profiter avec Catherine. Surtout là-bas, en Provence. C'est absolument superbe. Tu connais ?
— Pas vraiment, non.
S'est remise en marche.
— J'ai passé la soirée avec elle justement, Catherine, hier soir. On a parlé de toi. Un bon moment. Elle en revenait pas de comment t'as changé. « Alexandre ! Eh ben dis donc ! » Et puis tu sais ce qu'elle a proposé, comme ça, d'un coup ? C'est que tu viennes à Annot avec nous.
— Moi ?
— Ben oui, toi ! Pas le pape ! Maintenant t'as peut-être autre chose à faire. Ou tout simplement pas envie.
J'ai saisi la balle au bond.
— Oh, si ! Si ! Bien sûr que si !
— Ben, ben voilà ! Affaire conclue alors !
— Vous partez quand ?
— Mardi.
— Mardi ? Celui qui vient, là ?
— Oui. Ça te pose un problème ?
— Non, non. Pas du tout. C'est juste que j'ai pas de tente.
— Ça, il y a pas de souci ! J'en ai une grande. Une trois places. Apporte juste un matelas pneumatique, si tu peux. Et un sac de couchage. Pour le reste, t'as à t'occuper de rien. On prendra ma voiture. Quant à ce qui concerne le matériel de cuisine, là non plus pas de problème. On est rodées avec Catherine depuis le temps.
— Et pour les courses ?
— On verra sur place. On partagera. Pas question de se prendre la tête de toute façon. Pour quoi que ce soit. C'est les vacances.
On s'est tus. On a marché un long moment en silence. Un silence qu'elle a fini par rompre.
— À quoi tu penses ?
— À rien. Enfin, si ! À tout ça. À ce que je vais découvrir des paysages que je ne connais pas. À ce qu'on va passer du temps ensemble tous les trois. Apprendre à se connaître.
Tout en continuant à marcher, j'ai posé ma main sur son épaule.
— Ça me fait plaisir de partir avec vous. Très.
— À moi aussi. Et ça me fait plaisir que ça te fasse plaisir.
On a levé nos regards l'un vers l'autre.
Nos mains sont spontanément, parties à la rencontre l'une de l'autre. Se sont prises. Gardées quelques instants. Lâchées.
On s'est souri.
* * *
Élodie était tout particulièrement à cran. Et conduisait sur les chapeaux de roues.
— Tu vas nous mettre dans le fossé, si tu continues.
— Il y a pas de risque. Je sais ce que je fais.
— Attention !
Elle a donné un grand coup de frein pour éviter une voiturette qui sortait d'un parking. A baissé sa vitre.
— Connard ! T'es bourré ou quoi ?
— Mais qu'est-ce t'as aujourd'hui ?
— Rien ! Enfin si ! Il y a que l'autre animal de Philibert m'est retombé dessus et que j'ai craqué. Je m'étais bien juré que non, mais j'ai craqué. Comme une imbécile. En tout cas qu'il aille pas s'imaginer que ça va être comme avant. Que je vais rester à baver devant lui en attendant qu'il veuille bien me faire la faveur d'un coup de queue. J'ai une vie en dehors de lui, moi ! Et, pour commencer, je t'emmène là-bas.
— Où ça, là-bas ?
— Dans un square, à deux pas d'une maison de retraite. T'as plein de petits vieux à traîner dans les parages du coup. Qu'un couple se pointe et t'en as toujours à venir aussitôt faire semblant de lire le journal sur le banc d'en face.
Ça n'a effectivement pas loupé. On était à peine installés, elle avait à peine eu le temps de cacher sa tête dans mon cou, j'avais à peine eu le temps de commencer à la caresser qu'il en a surgi un, l'air faussement indifférent.
Elle a chuchoté à mon oreille.
— Qu'est-ce qu'il fait ? Raconte-moi !
— Il hésite. Il fait semblant. Ah, ça y est ! Il s'assied. Il déploie un journal.
— Je te le disais. Je te l'avais pas dit ? Il est âgé ?
— À mon avis, quatre-vingts. Peut-être même un peu plus.
— Quel vieux vicelard !
Elle m'a posé une main sur le genou.
— Pelote-moi les seins ! Ils adorent ça en général.
Je m'y suis employé. D'abord à travers le tissu du petit haut. Et puis dessous.
— Il fait quoi ?
— Il jette tout un tas de coups d'œil. En essayant que je le voie pas faire.
— J'adore. Ça m'excite. Vas-y ! Sors-moi un néné !
Dont elle l'a laissé profiter un court instant avant de le rapatrier, très vite, comme si elle venait de découvrir brusquement qu'il était dehors.
— Il bande, tu crois ?
— J'ai pas l'impression, non !
— Peut-être qu'il peut plus, mais qu'il en crève quand même d'envie...
Je me suis aventuré sous la robe.
Elle s'est pressée très fort contre moi.
— Fais-lui voir ! Que j'ai pas de culotte, fais-lui voir...
J'ai fourragé dessous. Et constaté.
— Tu mouilles. Comme une vraie petite cochonne que tu es.
Un doigt. Un autre.
Elle s'est cabrée.
— Oh, c'est bon. Non, mais comment c'est bon !
Elle a doucement gémi.
— Il regarde ?
— Il te quitte pas des yeux.
— Je vais jouir, Alex, je vais jouir.
De mon autre main, j'ai fait remonter la robe le long des cuisses. Plus haut. Encore plus haut.
Et elle a déferlé dans mon cou. Elle y est restée un long moment, haletante.
— Il fait quoi ?
— Il se lève. Il s'en va.
— Et pas besoin de t'en faire qu'il va revenir. Tous les jours. Dans l'espoir que...
Elle s'est redressée.
— Mais ça, c'est pas demain la veille. À cause de l'autre, là, Philibert. Il veut qu'on parte. Tous les deux. Quelques jours. Pour faire le point. Quel point ? On l'a déjà fait, le point. Dix mille fois. Je veux pas qu'il m'étouffe. Je veux qu'il me laisse vivre. C'est pourtant clair, non ?
* * *
Moi aussi, je partais. Avec Isabelle. Et Catherine.
Ce que j'ai annoncé, le soir même, à Margaux.
Qui a fait la grimace.
— Les deux ?
— Ben oui, pourquoi ?
— Parce que. Parce que, si elles sont très complices et sans préjugés, si ça leur pose pas de problème de te partager, ça se passera bien et vous allez bien vous éclater tous les trois. Mais si elles ont, chacune de son côté, des vues plus sérieuses sur toi, ça risque de devenir vraiment très très compliqué et de finir en eau de boudin.
Elle a haussé les épaules.
— Tu verras bien, n'importe comment. Et puis, de toute façon, les choses se passent rarement comme on pensait qu'elles allaient se passer.
Son téléphone a sonné.
— Allô... Oui.
Son visage s'est éclairé.
— Ben oui, tu peux passer. Bien sûr que tu peux passer.
Elle a raccroché.
— C'était Florian. Il a fait, en un rien de temps, des progrès tout à fait spectaculaires, lui. Il suffisait juste de donner l'impulsion. Il est doué. Vraiment très doué. Pas autant que toi, non, mais presque. Ce qui fait que... tu sais ce que je me suis dit ?
— Non, mais je vais le savoir.
— C'est que vous pourriez conjuguer vos talents. Parce qu'avoir vos mains, vos lèvres, vos deux queues à me courir ensemble dessus. À s'occuper ensemble de moi, alors ça, ça, c'est un truc...
Elle a fait claquer sa langue contre son palais.
— Mais un truc...
Elle m'a jeté un coup d'œil en bas.
Et elle a ri.
— C'est une perspective qui te laisse pas indifférent, on dirait.
— Ah, ben, ça, il y a de quoi.
— J'en étais sûre. J'étais sûre que tu serais partant.
— Et donc, je reste là, à l'attendre avec toi ?
— Holà ! Pas si vite ! Faut d'abord que je lui en parle à lui. C'est la moindre des choses.
— Ah, parce que tu l'as pas fait...
— Pas encore, non. Je t'ai réservé la primeur. Cela étant, je suis bien convaincu qu'il sera tout aussi enthousiaste que toi.
— Ben justement alors ! On pourrait bien maintenant.
— Non, non, non, non. De toute façon, c'est le genre de choses auxquelles il faut d'abord penser longuement avant. Dont il faut d'abord caresser voluptueusement encore et encore l'idée.
Elle m'a poussé vers la porte.
— Allez, file ! Va profiter de tes vacances avec tes copines. On verra ça à ton retour.
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Utilisateur supprimé
3 mars 2024 à 18:08
c'est parfait j'adore cette histoire que je continue avec plaisir
Soyez respectueux
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