Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Détournement théâtral — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Détournement théâtral
Chapitre 1
Hommage à Edmond Rostand...
Chère lectrice, cher lecteur,
Il y a quelques temps me prit l'envie de détourner certaines tirades célèbres de théâtre. Vous verrez ici mon premier essai :
Cyrano de Bergerac, Acte I, scène 4
Où la tirade du nez devient une ode aux seins...
Il y a quelques temps me prit l'envie de détourner certaines tirades célèbres de théâtre. Vous verrez ici mon premier essai :
Cyrano de Bergerac, Acte I, scène 4
Où la tirade du nez devient une ode aux seins...
Ah ! non ! c’est un peu court, madame !
On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
En variant le ton, – par exemple, tenez :
Agressif : « Moi, madame, si j’avais un tel sein,
Il faudrait sur-le-champ que je vous le montrasse ! »
Amical : « Mais il doit tremper dans votre tasse
Pour boire, veillez à repousser ces tétons ! »
Descriptif : « C'est une vallée ! … Ce sont des collines! … Ce sont des monts !
Que dis-je, ce sont des monts ? … Ce sont des montagnes ! »
Curieux : « À quoi sert ce tissu décoré ?
De doux coussins, madame, ou de repose tête ? »
Gracieux : « Aimez-vous à ce point les animaux
Que maternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce coussin à leurs petites pattes ? »
Truculent : « Ça, madame, lorsque vous déambulez,
Pouvez-vous dévoiler charmant décolleté
Sans que des voisins ne crient de joyeuseté ? »
Prévenant : « Gardez-vous, votre poitrine exposée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « Faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa beauté au soleil ne se fane ! »
Pédant : « L’animal seul, madame, qu’Aristophane
Appelle Hippocampéléphantocamélos
Dut avoir sur poitrine tant de chair sans os ! »
Cavalier : « Quoi, ma mie, ces seins sont à la mode ?
Pour qui veut la douceur, c’est vraiment très commode ! »
Emphatique : « Aucun homme ne peut, sein magistral,
T'embrasser tout entier, monument sculptural ! »
Dramatique : « C’est raz-de-marée quand il baigne ! »
Admiratif : « Pour un corsetier, quelle enseigne ! »
Lyrique : « Est-ce une conque, êtes-vous un sirène ? »
Naïf : « Ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « Souffrez, madame, que nous le saluons,
C’est là ce qui s’appelle avoir du monde au balcon ! »
Campagnard : « Hé, ardé ! C’est-y un sein ? Nanain !
C’est queuqu’pomm' géant ou ben queuqu’potiron nain ! »
Militaire : « Pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « Voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, madame, ce sera le beau lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
« Les voilà donc ces seins qui des traits de leur dame
En montrent l’harmonie, en attisent la flamme»
– Voilà ce qu'à peu près, ma Dame, on aurait dit
Si les hommes avait un peu de lettres et d’esprit
Mais d’esprit, ô les plus lamentables des êtres,
Ils en ont rarement un atome, et de lettres
Ils n'ont que les trois qui forment le mot : sot !
Eussent-ils eu, d’ailleurs, l’invention qu’il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Vous servir toutes ces folles galanteries,
Qu'ils n’en eussent pas articulé le quart
De la moitié du commencement d’une, car
Je vous les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu’un autre vous les serve.
On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
En variant le ton, – par exemple, tenez :
Agressif : « Moi, madame, si j’avais un tel sein,
Il faudrait sur-le-champ que je vous le montrasse ! »
Amical : « Mais il doit tremper dans votre tasse
Pour boire, veillez à repousser ces tétons ! »
Descriptif : « C'est une vallée ! … Ce sont des collines! … Ce sont des monts !
Que dis-je, ce sont des monts ? … Ce sont des montagnes ! »
Curieux : « À quoi sert ce tissu décoré ?
De doux coussins, madame, ou de repose tête ? »
Gracieux : « Aimez-vous à ce point les animaux
Que maternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce coussin à leurs petites pattes ? »
Truculent : « Ça, madame, lorsque vous déambulez,
Pouvez-vous dévoiler charmant décolleté
Sans que des voisins ne crient de joyeuseté ? »
Prévenant : « Gardez-vous, votre poitrine exposée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « Faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa beauté au soleil ne se fane ! »
Pédant : « L’animal seul, madame, qu’Aristophane
Appelle Hippocampéléphantocamélos
Dut avoir sur poitrine tant de chair sans os ! »
Cavalier : « Quoi, ma mie, ces seins sont à la mode ?
Pour qui veut la douceur, c’est vraiment très commode ! »
Emphatique : « Aucun homme ne peut, sein magistral,
T'embrasser tout entier, monument sculptural ! »
Dramatique : « C’est raz-de-marée quand il baigne ! »
Admiratif : « Pour un corsetier, quelle enseigne ! »
Lyrique : « Est-ce une conque, êtes-vous un sirène ? »
Naïf : « Ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « Souffrez, madame, que nous le saluons,
C’est là ce qui s’appelle avoir du monde au balcon ! »
Campagnard : « Hé, ardé ! C’est-y un sein ? Nanain !
C’est queuqu’pomm' géant ou ben queuqu’potiron nain ! »
Militaire : « Pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « Voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, madame, ce sera le beau lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
« Les voilà donc ces seins qui des traits de leur dame
En montrent l’harmonie, en attisent la flamme»
– Voilà ce qu'à peu près, ma Dame, on aurait dit
Si les hommes avait un peu de lettres et d’esprit
Mais d’esprit, ô les plus lamentables des êtres,
Ils en ont rarement un atome, et de lettres
Ils n'ont que les trois qui forment le mot : sot !
Eussent-ils eu, d’ailleurs, l’invention qu’il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Vous servir toutes ces folles galanteries,
Qu'ils n’en eussent pas articulé le quart
De la moitié du commencement d’une, car
Je vous les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu’un autre vous les serve.
En espérant que ces quelques lignes vous auront fait sourire...
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