Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Careses humides — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Careses humides
Chapitre 1
Plus que deux heures avant mon rencart, le premier depuis ma rupture, mon stress ne cessait de croître. Rien ne s'avérait simple, de la tenue à adopter à la stratégie à développer pour qu'aucune broutille ne compromette ma carrière par la suite, puisque j'avais rendez-vous avec mon supérieur hiérarchique.
Délaissant mon mug en équilibre instable sur une pile de magazines féminins, je me dirigeai vers la salle de bains. Nonchalamment, en marchant, ma robe d'intérieur glissa au sol, pour me laisser nue, sur le pas de la porte entre les deux pièces. Le grand miroir du placard me renvoya une image furtive, mais valorisante, celle d'une femme au tout début de la trentaine, avec un corps plus épanoui, une apparence plus aboutie, une assurance non feinte.
Assise sur le bord de la baignoire, avec comme accompagnement sonore la chute de l'eau dans la baignoire, je continuai à décortiquer la situation du jour, les yeux perdus dans le vide, un doigt tournant nonchalamment dans l'onde tiède, trop tiède. Un tour dans le sens des aiguilles d'une montre du robinet avec la pastille rouge allait régler ce premier problème. Un laps de temps plus tard, je pénétrai debout dans l'eau déjà trop chaude, ce qui m'arracha un cri de surprise. Je récupérai le pommeau de la douche, changeai le réglage, dirigeai le jet vers mes pieds. Parfait, et un nouveau réglage de température plus tard, je finis par m'allonger, sans bouger, le pommeau collé à la peau, entre ma gorge et mes seins. L'eau affluait, entourant mon corps d'un voile humide et de bien-être, si reposant.
Fermant les yeux, m'étirant encore un peu, toujours avec le pommeau en main, j'allai de mon cou à mes épaules, en effleurant lentement ma poitrine de l'autre main et presque sans m'en apercevoir, je dirigeai le jet chaud de mon ventre à mon sexe. Très imperceptiblement, le bassin se creusa, ondula. Puis mes jambes s'allongèrent lentement et mes pieds se posèrent en appui sur le rebord émaillé, de chaque côté de la robinetterie couleur argent, qui me renvoyait une image très déformée. Progressivement, sous la caresse diffuse, mais précise, mes cuisses s'entrouvrirent pour laisser un libre accès à mon sexe, qui se mit à palpiter sous la pression délicate et agréable de l'exaltant liquide. La sensation était bouleversante, un plaisir étrange, inexorable qui se répandit doucement dans mon corps cambré, comme à la recherche d'une langue toute douce et agile à la fois.
Le rouge aux joues, le feu au corps, enfin je réussissais à tout oublier, offerte à une jouissance lénifiante qui s'exprima dans un gémissement à peine étouffé. En émergeant au fur et à mesure de cette volupté imprévue et déroutante, de ce premier orgasme depuis bien longtemps, j'ai su que le lâcher-prise de ce moment me montrait une voie plus dégagée, celle du “vivre pour soi”. Heureuse de cette prise de conscience, j'étais prête à affronter une nouvelle existence.
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