Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Parfois la nuit — Chapitre 2 · Nuancier incarnat
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Parfois la nuit
Chapitre 2 · Nuancier incarnat
Le Croquant
Nuancier incarnat
Nuancier incarnat
"Is there a bal tonight?" demande Alfred à Herbert Von Krolock. Non, ce ne sera pas le bal des vampires ce soir, mais pour réchauffer cette longue longue nuit d'hiver, Poison Velours, femme libre s'il en est, invite tout le gratin libertin à une belle sauterie. Je m'y rends, un brin intimidée : ce sera la première apparition de la Fucking Queen dans le monde, et les amas de corps n'ont pas l'art de l'émouvoir. Mais la reine compte bien tirer son épingle du jeu!
Tout le monde est arrivé, les présentations sont faites. De petits groupes de convives se forment, entre amis ou curieux de découvrir les sangs neufs.
J'ai salué tout le monde, sauf toi. Toi, bel Andalou aux longs cheveux de jais et aux vêtements d'un autre temps, c'est toi que je désire. Je ne te connais que de réputation: tu te nommes Azzo, on te surnomme le Croquant. Tes dons d'orgasmes mordants excitent toutes les imagination, mâles, femelles ou autres. Il doit en être de même pour toi: je suis Lucyfanny, alias Fucking Queen, et si je ne suis jamais venue dans ces soirées mondaines auparavant, un certain nombre de convives ont su trouver la sente glissante menant à mon baldaqueen et me propager une aura sulfureuse dans le milieu.
J'orbite en observatrice autour de ta grâce lumineuse. Quelle prestance, cela frise l'arrogance ! Plusieurs femmes minaudent en satellites dans ta zone d'attraction. Tu déverses ton accent hidalgo dans des histoires cocasses et cochonnes, elles boivent tes paroles en riant. La Fucking Queen te happe des yeux.
Je traverse la salle pour chercher un verre de ces grands crus de vin rouge qui font l'écarlate des soirées de notre hôtesse .
— Vois moi, ordonnai-je mentalement!
Enchanteresse pécheresse, je te captive...
Poitrine nue sous capeline de fourrure grenat, jupe de gitane rubis à la fente interminable, serre taille noir, bas jarretelles et bottes de cuir côté cotillons. Poitrine bombée à outrance, tétons fiers , chevelure rousse insolente et petit cul cambré côté charnel... Tu me vois, immanquablement !
Nos mirettes se trouvent le temps de t'infliger un battement de cils et un petit sourire en coin, et je tourne la tête, mine de rien.
T'ignorant royalement, la Fucking Queen sent dans sa chute de reins ton mâle regard qui la croque.
Poitrine nue sous capeline de fourrure grenat, jupe de gitane rubis à la fente interminable, serre taille noir, bas jarretelles et bottes de cuir côté cotillons. Poitrine bombée à outrance, tétons fiers , chevelure rousse insolente et petit cul cambré côté charnel... Tu me vois, immanquablement !
Nos mirettes se trouvent le temps de t'infliger un battement de cils et un petit sourire en coin, et je tourne la tête, mine de rien.
T'ignorant royalement, la Fucking Queen sent dans sa chute de reins ton mâle regard qui la croque.
Je m'esquive dans la salle de bain et jette un œil que tu saisis au vol: tu envoies un baiser de la main. Baiser soufflé vers toi, je ferme la porte.
Le bain est prêt, vaporeux et parfumé, merci Poison Velours mon amie pour cette suprême délicatesse.
La Fucking Queen se dévêt, à l'exception du serre taille qu'elle conserve, accentuant ses courbes femelles.
La Fucking Queen se dévêt, à l'exception du serre taille qu'elle conserve, accentuant ses courbes femelles.
Je me glisse dans l'onde brûlante et j'écoute les bruits en provenance du salon; un hululement de plaisir féminin, un rire grivois d'homme, brouhaha.... Je ferme les yeux et m'échappe.
La Fucking Queen se livre à l'apesanteur en aspirant lentement l'élixir dans son verre.
La Fucking Queen se livre à l'apesanteur en aspirant lentement l'élixir dans son verre.
À peine la dernière goutte bue, j'entends la porte s'ouvrir et se refermer, le tintement de deux verres qui s'entrechoquent. Tu apportes encore de cet opulent château Angélus couleur sang attisant nos soifs réciproques.
— Vous m'attendiez ô My Queen ?
— Oui, Azzo le Croquant, chuchotai-je sans lever le voile de mes paupières.
— Oui, Azzo le Croquant, chuchotai-je sans lever le voile de mes paupières.
Clapotis d'une main pénétrant le liquide... Frémissement de l'eau qui se répercute de mon épiderme à mes intimes profondeurs... Bruits feutrés des vêtements qui se retirent...
La Queen te regarde te dénuder à travers l'ombre de ses cils.
Tu es fascinant, Croquant, muscles saillants, regard noir d'enfer et sourire de paradis aux crocs étincelants, face à moi, bientôt nu... Tu sais qu'à la dérobée je ne perds pas une miette du spectacle, et tu exhibes ton pieu impétueux, sourire fier..
La Queen te regarde te dénuder à travers l'ombre de ses cils.
Tu es fascinant, Croquant, muscles saillants, regard noir d'enfer et sourire de paradis aux crocs étincelants, face à moi, bientôt nu... Tu sais qu'à la dérobée je ne perds pas une miette du spectacle, et tu exhibes ton pieu impétueux, sourire fier..
Puis tu t'avances et effleures mes lèvres carmines d'un baiser. Tes mains couvrent la surface de l'eau, jouant à faire frissonner mes mamelons corails que tu excites de tes pincements. Tu plonges la main pour visiter les cieux qui s'écartent devant toi.
Embrassades encore, je saisis ta belle verge et ouvre la bouche en invitation.
À califourchon sur la baignoire, ton gland pourpre lèche l'ourlet de mes lèvres. Je m'en délecte alors, plongeant enfin mes yeux dans les tiens, mes mains à l'affût des caresses et griffures qui auront raison de toi.
Mais tu stoppes la mise en bouche. Je te regarde, vibrant, intense...
À califourchon sur la baignoire, ton gland pourpre lèche l'ourlet de mes lèvres. Je m'en délecte alors, plongeant enfin mes yeux dans les tiens, mes mains à l'affût des caresses et griffures qui auront raison de toi.
Mais tu stoppes la mise en bouche. Je te regarde, vibrant, intense...
Tu me rejoins dans la baignoire.
Nous trinquons et buvons ce nectar que tu as apporté en laissant encore nos mains découvrir nos grains de peaux .
Je viens explorer ton torse des doigts et des lèvres, puis je me livre à quelques morsures sur tes tétons bandés et dans ton cou, imprimant ta peau des marques rouges de mon désir animal.
Et puis la Fucking Queen s'agenouille pour faire émerger ses fesses,cambrée croupe tendue vers toi, aguicheuse:
Nous trinquons et buvons ce nectar que tu as apporté en laissant encore nos mains découvrir nos grains de peaux .
Je viens explorer ton torse des doigts et des lèvres, puis je me livre à quelques morsures sur tes tétons bandés et dans ton cou, imprimant ta peau des marques rouges de mon désir animal.
Et puis la Fucking Queen s'agenouille pour faire émerger ses fesses,cambrée croupe tendue vers toi, aguicheuse:
— Fais-moi sentir ta langue où tu veux !
Tu lippes le petit cercle, vicieux !
— Fais-moi sentir tes doigts où tu veux !
Tu crochètes la source d'ivresse, sorcier !
— Fais-moi sentir ton pal comme tu veux !
Tu me le fais sentir, glissant du clitoris à l'anus, prenant malin plaisir à me faire jouir de langueur, sans t'enfoncer, poussant légèrement aux portes s'ouvrant devant toi !
— Fais moi sentir tes crocs !
Tu les plantes dans ma nuque, je sens la pointe de tes canines sur le point de percer ma peau fine ! Dans le même mouvement tu me pénètre d'un coup profond ! Et ça m'excite à en crever !
Croquant, quel joli nom pour un amant !
Croquant, quel joli nom pour un amant !
Mais, coquin, tu m'as réservé une surprise! Je croyais t'avoir attiré dans ma cachette, mais tu as invité ton bel acolyte Lestat à te suivre ici avec un léger décalage. J'ignore si tu sais que je connais déjà la bête.
Le jeune homme à la longue chevelure claire, la peau très blanche et des yeux d'un vert hyalin contraste avec toi, brun ténébreux, mais vous êtes éblouissants tous les deux. Beautés complémentaires et surnaturelles, corps exquis, esprits malins, je suis aux anges !
Lestat s'adosse à la porte et la referme à clé cette fois. C'est une bouteille de bordeaux entière qu'il a apporté.
Il semble hypnotisé par le ballet obscène auquel s'adonne les deux amants, et son regard vicieux les fait redoubler d'ardeur.
Le jeune homme à la longue chevelure claire, la peau très blanche et des yeux d'un vert hyalin contraste avec toi, brun ténébreux, mais vous êtes éblouissants tous les deux. Beautés complémentaires et surnaturelles, corps exquis, esprits malins, je suis aux anges !
Lestat s'adosse à la porte et la referme à clé cette fois. C'est une bouteille de bordeaux entière qu'il a apporté.
Il semble hypnotisé par le ballet obscène auquel s'adonne les deux amants, et son regard vicieux les fait redoubler d'ardeur.
— Ô my Queen, je désire me joindre à vous, le permettrez-vous ?
Je suis en transe, percée par ton dard et acquiesce d'un oui des plus équivoques!
Azzo le Croquant me porte aux nues et puis se retire, murmurant à mon oreille :
— Je suis heureux que mon invité te plaise, viens, allons lui suçoter le chibre ensemble !
Des volutes s'évaporent de nos corps au sortir de l'eau et nous enlaçons Lestat dans un nuage de baisers. Notre chaleur humide se propage au nouvel arrivant par tous les pores et le voici bientôt nu, et dans le même émoi émoi que nous.
Nous jouons de son érection dans des entrelacs de langues. Et je suis ébahie de sa rigidité extrême lorsque je l'engorge en même temps que le Croquant s'engage entre ses reins.
Les deux mâles ont bien vite une éjaculation simultanée mais le voyage aux confins de la luxure ne fait que commencer. Ils embrassent copieusement leur Queen, partageant le goût du sperme resté sur sa langue.
Nous jouons de son érection dans des entrelacs de langues. Et je suis ébahie de sa rigidité extrême lorsque je l'engorge en même temps que le Croquant s'engage entre ses reins.
Les deux mâles ont bien vite une éjaculation simultanée mais le voyage aux confins de la luxure ne fait que commencer. Ils embrassent copieusement leur Queen, partageant le goût du sperme resté sur sa langue.
Lestat m'attire à lui, se collant dans mon dos. Il baise ma nuque, pétrit mes petits seins fermes d'une main de velours et titille mon clitoris gonflé de l'autre.
— Regarde à genoux, Azzo!
Le Croquant obéit sans broncher, il a trouvé un maître semble t'il... Et la maîtrise est bel et bien au rendez-vous: la Queen ne peut retenir un jet de cyprine qui s'écrase sur le visage du jeune homme à ses pieds. Il lui lance un regard ivre de sexe en passant sa langue sur ses lèvres pour recueillir les quelques gouttes de gelée royale.
La Queen empoigne alors la tignasse d'Azzo et le presse sur son sexe. Lestat continue de jouer en virtuose dans la fente.
La Queen empoigne alors la tignasse d'Azzo et le presse sur son sexe. Lestat continue de jouer en virtuose dans la fente.
— Bois, Azzo, bois à la Fontaine jusqu'à l'ivresse , feule le vampire !
Je suis ensuite transportée, littéralement : ils me soulèvent et font glisser leurs phallus toujours raides entre mes deux orifices.
La Fucking Queen ne sait pas encore lequel d'entre eux... Mais l'invocation cérébrale de cette double pénétration imminente lui fait libérer des flots de son miel sur les deux pieux.
Lorsqu'elle se tourne à peine vers le Croquant pour le bécoter, le choix est fait. Il se plante dans sa vulve flamboyante et le blond Lestat l'empale tout doucement. Le petit trou se dilate autour de ce gland, la Fucking Queen écume de plaisir, il s'enfonce alors profondément.
La Fucking Queen ne sait pas encore lequel d'entre eux... Mais l'invocation cérébrale de cette double pénétration imminente lui fait libérer des flots de son miel sur les deux pieux.
Lorsqu'elle se tourne à peine vers le Croquant pour le bécoter, le choix est fait. Il se plante dans sa vulve flamboyante et le blond Lestat l'empale tout doucement. Le petit trou se dilate autour de ce gland, la Fucking Queen écume de plaisir, il s'enfonce alors profondément.
Ils coulissent en elle dans une harmonie rythmique et un concert de rugissements. Leur frénésie s'inscrit sur leurs peaux: elle lacère leurs dos de ses griffes incarnats, et les couvre de baisers mordants.
Ils finissent en l'immobilisant bien serrée entre eux, tendus en arcs dans ses profondeurs, et les canines de part et d'autre de ses épaules.
Ils finissent en l'immobilisant bien serrée entre eux, tendus en arcs dans ses profondeurs, et les canines de part et d'autre de ses épaules.
C'est la fin du bal, ils jouissent tous ensemble et restent ainsi un moment, la furie de cette fornication débridée cédant enfin la place à la douceur et l'apaisement post-coïtal.
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Commentaires ()
Ma chère amie, ma mie si bonne,
Je suis moi même un homme affable,
Vous m'offrez de croquer la pomme,
Vous m'invitez à votre table...
Une table où l'on fait ripaille,
Des plus grands mets jamais goûtés,
Des plus grands crus à la médaille,
Des meilleurs mots jamais pensés...
Alors sachez bien qu'aujourd'hui,
En osant déchirer le voile,
De ma pudeur je vous dit OUI,
J'accepte de me mettre à poil...
Pour vous My Queen je le relève,
Ce défi juste envers moi même,
De goûter la chair de vos lèvres,
Par des mots doux ou bien obscènes...
Je me dois de vous faire honneur,
Pour tout l'honneur que vous me faites,
De profiter de ce bonheur,
D'être convié à votre fête ❤️
Alors, me voilà, rattrapant mon retard...
Et quelle délicieuse saveur a ce premier texte à rattraper... Ma Queen, vous vous surpassez... Car si votre style est comme toujours parfait, vous semblez, cette fois, croquer dans le cru, avec délectation ma foi.
Et après l'ivresse de cette lecture endiablée, me voilà comblée par vos commentaires si flatteurs.
Alors, mon cher Lestat... La Queen a raison : point de course ou de concours ici, mais juste le plaisir des mots... sur nos peaux. Alors, s'il vous plaît, cher vampire, dites oui à la Queen... et son histoire, continuez...
Et merci Wedreca, savoir que vous aimez mon univers me fait bigrement plaisir, moi qui suis pantoise devant le vôtre...
J'ai lu, le superbe volume 2 d'Erika et Armand... Et l'humilité, ok, mais vous n'avez rien d'une pâle figure. D'ailleurs en lisant le second de votre Clara, j'avais eu moi aussi une impression de petitesse et m'étais interrogée sur le bien-fondé de Parfois la nuit. Et j'ai finalement conclue que tout ceci n'est qu'un jeu mais pas une course ou un concours. A chacun son. style: c'est par la variété qu'on évite l'ennui. (Mais quand même, Wedreca est impressionnante, c'est vrai)
Je vous avoue avoir la pression My Queen...
Je viens ce soir de recevoir une magnifique leçon d'écriture qui me force à l'humilité...
Mais je saisi votre proposition... En espérant ne pas faire pâle figure dans votre univers des sens , ce qui est un vrai défi je vous l'assure...
Un bain tel que celui ci My Queen... délice de senteurs et de volupté... Quel régal !
Un régal également de retrouver Lucyfanny si libre et libérée dans ce milieu libertin si prompt à l'accepter telle qu'elle est...
A bientôt Lucyfanny... Intrépide et pétillante Fucking Queen...