Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un Trio de Rêve. — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un Trio de Rêve.
Chapitre 1
Un trio de rêve.
Allongés sur une minuscule crique de sable grossier, à l'ombre d'un bouquet de chênes verts, l'eau bleue et scintillante du lac de Sainte-Croix nous caresse les pieds et rafraîchit comme elle peut nos corps cuits à point par la canicule qui pèse de tout son poids sur le rythme de la vie alentour, réduite aux gestes les plus sobres. Les campings autour du lac débordent de touristes et ressemblent à des ruches dont les abeilles auraient été anesthésiés ; depuis plusieurs jours une chape de plomb s'est abattue sur la région et l'eau du lac, si elle rafraîchit sur l'instant, elle s'évapore l'instant d'après.
Mais je manque à tous mes devoirs, sans doute l'effet du four sur mes neurones : à mes côtés ma chère et tendre, Gabrielle et moi-même, Jérôme, nous approchons la quarantaine ; nous avons la particularité de ne pas être des vacanciers mais des autochtones, des indigènes diraient certains. Nous possédons un petit mas isolé sur le plateau au sud du lac hérité des parents de Gabrielle où nous cultivons la lavande et élevons quelques brebis. Avant la récolte de la lavande nous sommes descendus vers cette petite crique espérant y trouver le calme et quelque fraîcheur.
Le silence absolu qui nous entoure est tout à coup perturbé par un clapotis qui pourrait ressembler au bruit de rames sur l'eau ; redressés, nous apercevons en effet le bout du nez d'un canoë en plastique jaune qui vient s'échouer sur la rive, à nos pieds. A son bord une jeune femme engoncée dans son gilet de sauvetage qui semble aussi surprise que nous.
— Je suis désolée, nous dit-elle, je naviguais le long de la berge et je ne vous avais pas vu.
— Ce n'est rien lui répond Gabrielle, venez donc vous mettre à l'ombre, vous me semblez brûlée par le soleil.
— Volontiers, je vous remercie.
Débarrassée de son gilet de sauvetage, apparaît alors une femme d'une trentaine d'années, au corps moulé dans un maillot de bain une pièce, les membres rosis par les coups de soleil, elle se précipite vers l'ombre bienfaisante, Gabrielle lui tend une serviette sur laquelle elle s'assied.
— Merci, je suis navrée, vraiment, je m'appelle Amélie.
Les présentations faites, Gabrielle propose à Amélie de la crème solaire, ce qu'elle accepte avec plaisir ; les deux femmes papotent pendant qu'Amélie étale la crème côté face et nous apprenons que cette jeune femme est en vacances seule et loge dans un gîte à Aiguines, village à quelques encablures du lac. Lorsqu'elle a terminé elle se tourne et Gabrielle se propose de lui appliquer la crème côté pile.
Je détaille le corps d'Amélie qui me tourne le dos, c'est une belle plante légèrement ronde, le genre à m'ouvrir l'appétit, j'ai cru deviner un joli sourire sur un visage plaisant, couronné d'une chevelure brune frisottante.
J'aperçois les mains de Gabrielle quitter le haut du dos et les épaules d'Amélie et poursuivre l'application de la crème sur les fesses et les cuisses rebondies de la belle qui n'en ont manifestement aucun besoin ; celle-ci semble cependant apprécier au point d'écarter imperceptiblement les jambes de façon à laisser place aux mains et aux doigts fouineurs de ma femme dont je connais depuis longtemps la fringale sexuelle, jusque-là dirigée vers les mâles, mais qui semble aujourd'hui s'étendre à ses consœurs.
Le massage devient caresse, les pouces empruntent la raie des fesses et descendent lentement vers l'intimité d'Amélie, mais pour rester dans les limites raisonnables d'une friction à la crème solaire, Gabrielle se sent obligée d'arrêter, alors que ma bite commence à se réjouir de la situation, en gonflant sensiblement le volume de mon maillot de bain, ce qui n'a pas échappé aux deux nouvelles amies ; des sourires embarrassés crispent leurs visages alors que je suis certain qu'elles ne demandaient que cela. Pour détendre l'atmosphère je propose que l'on aille se rafraîchir dans l'eau à la température hospitalière où nous nageons sagement pendant quelques minutes. Amélie nous propose ensuite de la rejoindre au ponton où elle doit rendre son canoë et boire une bière à la brasserie voisine.
Autour de ce breuvage salutaire nous faisons plus ample connaissance, nous apprenons sans surprise qu'elle vient de la capitale et Gabrielle qui ne quitte pas des yeux le corps décidément très attractif de la parisienne lui propose de venir diner au mas si elle n'a rien de prévu, ce qu'elle accepte volontiers.
Nous parcourons les quelques kilomètres qui nous séparent de la maison en silence, nos esprits occupés à se remémorer les nuits similaires à celle qui s'annonce où des hommes sont venus satisfaire les impératifs sexuels de madame, d'abord dans un rôle passif de voyeur en ce qui me concerne, pour terminer en troisième larron pour de doubles pénétrations inoubliables. Gabrielle a dû deviner ce à quoi je pense, de ses doigts experts elle me câline doucement la queue dont l'amplitude atteint son maximum lorsque nous arrivons. Mais nous décidons de rester sages, se réservant pour la nuit qui nous attend.
Nous entendons arriver la voiture d'Amélie, elle en descend et nous rejoint sur la terrasse ; c'est l'heure où le soleil décline, à l'opposé les sommets des Alpes accueillent ses derniers rayons rougeoyants et nous offre un spectacle d'une sublime beauté qui ne laisse personne indifférent ; émue, Amélie nous serre dans ses bras, à la mode actuelle qui paraît un peu bizarre au monde paysan et nous embrasse. Je les laisse faire quelques pas dans les rangs de lavande, le temps de mettre la dernière main au diner ; lorsque je reviens, je les vois se tenant la main, telles des ombres chinoises devant l'horizon. Les cigales se sont tues depuis un moment, les grillons ne stridulent pas encore, les brebis nous ont quitté pour l'estive, c'est à nouveau le silence absolu.
Ce n'est pas l'heure du sexe, l'ambiance sereine et bucolique invite au flirt, au badinage, aux amourettes, le diner se passe dans cette atmosphère paisible et détendue, les regards de chacun s'illuminent lorsqu'ils se croisent, la conversation légère effleure des sujets frivoles, les sourires complices ouvrent la porte à quelques attouchements mal réprimés, chaque minute qui passe est un pas de plus vers les plaisirs qui les attendent ; les appétits rassasiés, la fringale sexuelle va prendre le relais et Gabrielle en prend les commandes.
Elle se lève, nous tend les mains et nous attire vers elle, embrasse fougueusement Amélie sur la bouche puis moi ensuite, elle lui murmure à l'oreille suffisamment fort pour que j'entende :
— Viens, allons prendre une douche pendant que Jérôme va nous mâter et prendre des photos.
La salle de bains et la chambre sont contigües, un petit fenestron permet de voir les deux pièces de l'une à l'autre, je m'installe comme à l'habitude de façon à voir les donzelles se déshabiller ce qu'elles font avec l'habilité de pros, pour la première fois je vois le corps d'Amélie magnifique et d'une ressemblance étonnante avec celui de ma chérie. Même taille, même gabarit, des rondeurs similaires, seuls les seins sont différents petits en forme de poire pour Amélie, ronds et mieux fournis pour Gabrielle.
Sous la douche « mes » deux compagnes se comportent comme des femelles en chaleur, les corps se frôlent se caressent, les mains scélérates tartinent le gel douche sur les monts et dans les vallées de chair, volcans au bord de l'implosion, au bout de ces mains les doigts ondoyants s'invitent dans les méandres de leurs vulves, celle de la parisienne libre de tout poil, celle de la paysanne bien touffue, allez savoir pourquoi ! Mais je m'égare.
Je bande, mais je me garde bien de me caresser la queue gardant mes éjaculations pour ces dames, plus tard. Ces deux salopes sont maintenant passées au séchage, les serviettes empruntent les mêmes parcours que les mains tout à l'heure récoltant sans doute au passage leur lot de cyprine qui ne doit pas manquer comme au bout de mon gland ce liquide transparent et élastique que j'attrape et porte à ma bouche. Elles sortent de la salle de bain, jetant un œil à mon érection et sautent sur le lit comme des gamines, je prends place avec mon matériel et je les vois déjà se léchant mutuellement la chatte.
Je ressens alors une sensation bizarre ; lorsque ma femme reçoit ces messieurs et que je les contemple en train de baiser, j'ai l'impression d'être dépossédé de mon bien, même si je sais que je vais me joindre à eux pour une double pénétration de rêve, mais là rien de tel, bien au contraire, il me semble les posséder toutes les deux !
Le 69 débridé est maintenant complété par les doigts d'Amélie ans le vagin de ma femme et les siens dans l'anus de sa partenaire. De mon poste d'observation j'aperçois les corps se tendre, s'arquer, j'entends des gémissements de plus en plus perceptibles, des soubresauts les agitent comme des pantins, elles jouissent.
C'est le moment pour moi d'entrer en jeu. Je sors de mon repaire, installe promptement la caméra dans la chambre et je vais rejoindre ce couple assoupi dans les vapeurs de vagins en feu, drogués à la cyprine. L'accueil du mâle dominant dans ce magma de chairs en sueur est mitigé ; pas de refus, mais pas non plus de précipitation. Je les laisse donc reprendre leurs esprits en caressant les deux paires de seins si dissemblables, Amélie la première s'empare de mon pénis au garde à vous avant de s'en approcher et de récupérer délicatement la petite goutte au bout du gland puis de l'avaler comme s'il s'agissait d'un bâtonnet de glace, les doigts de Gabrielle, enfin revenue sur terre, me caressent les couilles pleines, mais l'envie de partager ma queue avec sa copine est la plus forte et je suis aux anges, pompé par ces deux déesses du sexe qui se remettent à l'ouvrage avec conviction.
Craignant d'éjaculer tout de suite, je leur demande d'arrêter, d'un commun accord je les vois se mettre côte à côte en position de levrette ; j'ai devant moi deux magnifiques postérieurs pour le prix d'un ! Dans mon pénis, le sang ne fait qu'un tour, il n'a jamais été confronté à une telle situation, il s'est déjà frotté à d'autres bites dans la chatte de ma femme mais là ce sont deux chattes qui s'offrent à lui.
Le gland vient caresser les grandes lèvres de l'invitée, remonte vers son anus trop tentant et l'humecte de sa propre cyprine, d'un œil j'aperçois Gabrielle se masturber ardemment, la tête chercheuse de ma queue s'engouffre dans le puits inondé et le pénètre d'un coup, jusqu'aux couilles, ça coulisse à merveille, ce n'est pas une pénétration c'est un bain de jouvence dans une piscine de cyprine ; ma bite enfin récompensée de sa patience fait quelques mouvements lents dans ce paradis tropical, qu'elle délaisse un instant pour s'engouffrer dans le voisin et ainsi de suite ; je suis aux anges derrière ces croupes rebondies, équipage de juments en chaleur, qui l'une après l'autre accueille la belle bite du cocher. Elles détectent en moi une éjaculation imminente et approchent leurs bouches gloutonnes qui récoltent tour à tour les jets de sperme avant de nettoyer ma queue, méticuleusement.
Bienvenue dans le monde de la béatitude d'après sexe. Nos trois corps enchevêtrés reposent sur la couche surchauffée, mon sexe ramolli dans les mains de mes deux poupées dont les visages reposent sur chacune de mes épaules ; la présence d'Amélie m'est douce ; lorsque Gabrielle invite un mâle, la double pénétration terminée, je n'ai qu'une hâte : que ce mec dégage au plus vite. Là, rien de tel, je suis comblé, sensation étrange que d'être câliné par des anges gardiens au paradis des émotions charnelles.
La nuit fût envoûtante, d'une ivresse érotique inconnue à ce jour, Amélie s'est révélée être une incroyable salope qu'aucunes limites ne semblaient rebuter, Gabrielle assoiffée de nouvelles pratiques y adhérait avec passion, je profitais à ma grande satisfaction à cette démence orgiaque qu'une parisienne venait ajouter à notre répertoire.
Le lendemain matin, après le petit déjeuner, nous avons convenu qu'Amélie quitterait son gîte pour terminer ses quelques jours de vacances au mas, près de nous.
La récolte de la lavande a commencé et nous occupe la journée, la parisienne est soumise au même rythme de travail que nous, le soir et la nuit sont réservés aux joies du sexe, aux découvertes lubriques, à l'assouvissement de nos passions mutuelles. Mais tout a une fin… Le dernier soir fût moins sauvage que les autres, plus appliqué, où l'espoir ouvrait la porte aux regrets.
Amélie a dû nous quitter la mort dans l'âme. Lorsque sa voiture a disparu derrière un nuage de poussière pour rejoindre les affres de la capitale, nous nous sommes retrouvés, Gabrielle et moi, bizarrement amputés d'une part de nous-mêmes. Faut-il y voir autre chose que le sexe…?
L'amour, par exemple ?
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