Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une exhib peut en cacher une autre. — Chapitre 1 · Les petits papiers.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Une exhib peut en cacher une autre.
Chapitre 1 · Les petits papiers.
Enfin les vacances ! Direction le sud-est pour un séjour à la mer où m'attendent déjà mes amis. Comme il est prévu que je reparte avec eux en voiture à la fin du séjour, c'est en train que je voyage aujourd'hui et que j'expérimente les chaudes journées d'été dans ces rames plus ou moins bien climatisées de la SNCF. Il n'y a pas grand monde sur le réseau en ce mardi matin. Mon voyage a débuté tôt par une liaison en TGV et, en ce milieu de matinée, c'est à bord d'un TER que je prends place pour rejoindre ma dernière correspondance où m'attendront mes amis pour rallier en voiture la côte méditerranéenne. Il n'y a presque personne dans ma rame, je m'installe confortablement sur un plot de deux fois deux places en vis-à-vis surplombant d'autres assises en contrebas. Je ne sais pas pourquoi, mais je préfère ces places en hauteur, ça me donne l'impression de voir loin et de ne pas être enfermée.
La saison se prête plus que toute autre aux petites robes d'été légères que j'affectionne tant. Celle que je porte aujourd'hui est fleurie, sur des tons rouge orangé, se boutonne de bas en haut sur l'avant et descend jusqu'à mi-cuisses. La chaleur m'a fait ranger jusqu'à la fin de l'été mes fidèles Converses, et c'est une paire de nus pieds à fines lanières de cuir naturel que je porte, mes ongles vernis d'un rouge assorti à ma tenue. Enfin, mes lunettes de soleil que vous connaissez déjà complètent mon "look" de vacancière, ces fameuses lunettes dont il m'est si difficile de me séparer.
Cette dernière correspondance est prévue pour durer une heure quinze. J'espère qu'il n'y aura pas de retard, car il fait déjà chaud et que je n'ai vraiment pas envie de faire attendre mes amis. Je pianote sur mon téléphone un message à leur attention pour leur donner de mes nouvelles et leur rappeler mon heure d'arrivée à la gare, mais aucune réponse, ils doivent encore dormir. Alors, pour passer le temps, je me connecte à un site d'histoires érotiques que j'ai découvert récemment et lance ma recherche. Mot clé : Train. Le moteur de recherche me propose plusieurs histoires, mais l'une d'elles retient particulièrement mon attention, l'histoire vraie d'un couple qui, comme moi, se rend sur la côte méditerranéenne en train...
Il y est question d'un jeu d'exhib et ça me plaît beaucoup, car au fond de moi, j'aimerais oser m'adonner à de telles pratiques. Mais ma timidité m'en empêche, mon récent trouble à la CAF n'a fait que renforcer ce désir, mais sans me donner réellement la force morale de le réaliser.
Cette histoire m'a tellement absorbée que je n'ai pas réalisé que nous nous étions arrêtés deux fois déjà et qu'un homme d'une trentaine d'années s'était installé en contrebas, sur un siège solo faisant face au mien dans la diagonale. D'apparence sportive, vêtu d'un short et d'un maillot de l'OM, il me regarde ou plutôt regarde mes jambes croisées, ma cuisse droite quasiment nue, découverte par le liseré de la robe que j'ai malencontreusement laissé remonter une nouvelle fois. Un frisson me parcourt le corps en prenant conscience de la situation, un frisson accompagné d'un doute, d'une gêne qui ressemble tant à celle que j'ai connue dans ce couloir de la CAF...
A la différence qu'aujourd'hui il n'y a que lui, moi et un couple de retraités un peu plus loin dans la rame qui semble ne pas se soucier de nous et qui d'ailleurs nous tourne le dos. Alors tout se bouscule dans ma tête et une chaleur intense commence à gagner mon ventre sans que je n'arrive à la contrôler. J'ai envie de me tordre, comme si une petite bête se réveillait en moi et s'étirait, mon ventre se contracte tout seul...
Respire Marjo, respire...
L'homme a vu que je l'ai repéré et détourne le regard. Je détourne alors le mien à mon tour pour regarder par la fenêtre le paysage qui défile. Du coin de l'œil, je sens ses yeux se poser à nouveau sur moi, comme des caresses sur ma peau. Sans le regarder, je me replonge dans mon smartphone et ouvre l'appareil photo. Il apparaît en plein écran, mais j'ai peur que ce soit flag, je referme alors vite l'appli et pose mon téléphone sur ma cuisse. J'ai un message : mes amis seront à l'heure à la gare. Encore cinquante-cinq minutes de trajet, c'est long et court à la fois, tout dépend de ce que je vais décider de faire de ce temps qu'il me reste, car, je dois encore une fois l'avouer, j'aime ces regards sur moi... Alors je me dis que je suis à quatre heures de chez moi, que je ne connais pas cet homme, qu'il ne va pas me sauter dessus dans le train et qu'une fois arrivée à la gare mes amis seront là... Je ne crains pas grand-chose en fait, alors pourquoi ne pas lâcher prise ?
Je tente de rester de marbre, mais au fond de moi, je ressens un bouillon de sensations intenses m'envahir. Malgré moi, mon bassin se met doucement en mouvement, comme si mes fesses étaient posées sur des tisons ardents. Ma cuisse droite glisse sur la gauche, révélant la moiteur de ma peau, mais aussi de mon entrecuisse sur lequel je sens maintenant pénétrer la brise légère de l'air. C'est à ce moment-là que mon voyeur se lève pour se rendre aux toilettes dont le box se situe entre lui et moi, tout juste à un mètre de son siège et à seulement deux ou trois mètres du mien. Il y est allé muni de son petit sac à dos et en ressort trois minutes plus tard. A mon grand étonnement, ce n'est pas vers son siège qu'il se dirige, mais vers le mien et me dit en murmurant :
— Vous pouvez y aller, la place est libre...
Je sens le rouge monter à mes joues et mon ventre passer en mode "surchauffe". Je ne sais plus quoi faire, car jusqu'à maintenant il n'y avait pas eu de contacts réels entre nous, juste des fantasmes de ma part sans que je ne sois sûre qu'ils soient partagés, mais là le doute n'est plus permis... Les Chinois disent qu'on a deux cerveaux : un cerveau pour l'intellect dans la tête et un autre pour les émotions dans le ventre. Je me sens prise entre les feux croisés de ces deux cerveaux qui se livrent maintenant une lutte sans merci pour savoir lequel sortira vainqueur de cette joute. L'affrontement de courte durée consacre le cerveau des émotions qui instantanément déconnecte celui de l'intellect dans ses fonctions de régulations morales. Mes jambes se décroisent, se lèvent et accompagnent le reste asservi de moi-même dans ce box sanitaire, simplement accompagnée de mon sac à main, pour voir ce qui se cache derrière ces mots : "la place est libre"...
Une fois à l'intérieur, un papier et un crayon posés à côté du petit lavabo me sautent aux yeux. Il est écrit dessus :
"J'aimerais beaucoup voir votre culotte"
Un spasme violent me traverse comme une décharge électrique de 100 000 Volts ! Je me sens assommée par cette phrase et la chaleur de mon ventre descend maintenant dans ma culotte que je sens s'humidifier. Je remonte ma robe et descends le petit bout de tissus blanc afin de m'installer sur l'assise des toilettes. Je ne peux m'empêcher de glisser un doigt, je suis trempée...
L'urine qui frappe ensuite la paroi de la cuvette libère pour un temps mon ventre d'une tension extrême et c'est sans laisser réfléchir mon cerveau d'en haut que je me rhabille et ressors du box, lunettes de soleil toujours sur les yeux, comme ultime rempart face à une réalité qui m'impressionne terriblement. Je regagne ma place et m'assois sur mon siège sans recroiser les jambes. Je prends machinalement mon téléphone pour vérifier mes messages, je n'en ai pas. Je relève la tête et derrière mes verres tintés regarde mon voyeur. Ses yeux sont perçants et me fixent, il attend...
Et ce n'est que quand il perçoit un début d'écartement de mes cuisses qu'il baisse son regard en entrouvrant la bouche comme s'il s'attendait à voir apparaître un phénomène rare et mystérieux...
En le fixant toujours, afin de ne rien perdre de ce moment intense pour moi d'être ainsi observée par les yeux d'un inconnu, j'abaisse ma jambe gauche et relève la droite en écartant mes cuisses autant que le liseré de ma robe me le permet. Mon voyeur entame à son tour un mouvement sensuel de bassin alors qu'il découvre l'intégralité de mon entrecuisse, et je vois apparaître au niveau de son bas-ventre une bosse jusqu'ici absente de mon discernement. Très émoustillée par ce petit jeu, mais ne voulant pas, plus que ça, en donner l'impression, je referme les cuisses et les croise à nouveau l'une sur l'autre en me replongeant dans mon portable. C'est ainsi que celui des toilettes reprend, l'homme s'y engouffrant à nouveau pour en ressortir presque instantanément. Une fois retourné s'asseoir à sa place, je me lève à mon tour sans le regarder et entre dans le box où mes yeux foncent sur le petit bout de papier :
"Votre culotte est mouillée non ? Vous oseriez la retirer ?"
Mais qu'est-ce que tu es en train de faire Marjo ? me dis-je en plaçant mes mains sur mes joues. Cette question, c'est celle de mon cerveau d'en haut qui tente de reprendre le dessus alors que déjà celui d'en bas guide ces mêmes mains vers mes hanches en passant sous ma robe pour faire glisser l'élastique de ma culotte vers le bas. Celle-ci retirée, je la roule en boule et la glisse dans mon sac à main avant de ressortir et de retourner à ma place au moment où le train entre en gare et s'arrête. Les portes s'ouvrent. Personne ne descend, mais un homme d'âge mûr monte et va s'asseoir non loin de mon voyeur, mais de l'autre côté du wagon, si bien qu'il ne peut pas me voir, étant cachée de ses yeux par plusieurs rangées de sièges. Une fois le train reparti, je sens mon rythme cardiaque s'accélérer au moment de prendre ma décision...
Mais c'est un sentiment hypocrite de ma part, car ma décision est déjà prise, et c'est les yeux plongés à nouveau dans son regard que je contemple mon inconnu s'émouvoir encore à la réouverture de mes cuisses lui dévoilant à présent une vulve et une toison pubienne non glabres, mais à la pilosité entretenue depuis la veille par mon esthéticienne en prévision de ce séjour.
Je sens plus que jamais ce courant d'air si frais, dans la chaleur ambiante du wagon, caresser les muqueuses trempées de mon intimité et me sens presque sale du spectacle obscène que j'offre à cet homme... Mais ça me plaît tellement ! Je le dévore en train de me dévorer de ses yeux pénétrant mon intimité, et je ressens maintenant une excitation telle que j'ai très envie de me toucher... Mais il est temps maintenant de refermer les cuisses, l'incendie deviendrait trop grand si je n'y prenais pas garde. Mon inconnu se lève pour la troisième fois et entre dans les toilettes, une barre désormais non dissimulable déformant son short. Ce court moment de solitude est salutaire et me permets de reprendre mes esprits, mais à sa sortie je me lève pour prendre instantanément sa place et aller lire ce qu'il attend désormais de moi :
"Avant de descendre du train, j'adorerais sentir votre culotte... S'il vous plaît."
Je suis au bord de l'orgasme en lisant ces mots et le simple fait d'imaginer cet homme sentir ma culotte me donne presque l'impression d'être déjà léchée...
C'est plus fort que moi, mes doigts glissent le long de ma fente et deux d'entre eux s'immiscent en moi, pénétrant et s'agitant dans ma chatte pendant que tout mon corps est secoué par les mouvements du train entrant visiblement en gare. Avant que celui-ci ne s'arrête, assise maintenant sur l'abattant de la cuvette et profitant des sifflements des freins pour couvrir le son de mes gémissements, mes doigts habiles me procurent un orgasme fulgurant. Sentant que le train va bientôt s'arrêter, j'utilise ma culotte pour essuyer ma vulve trempée afin de récompenser mon voyeur en la déposant à côté de son petit papier. Saisissant son crayon et profitant de l'arrêt total du train, j'écris au-dessous de ses phrases un simple : "Elle est pour vous, merci...", avant de remettre ma robe en place et de sortir des toilettes sans même regarder dans sa direction.
C'est plus fort que moi, mes doigts glissent le long de ma fente et deux d'entre eux s'immiscent en moi, pénétrant et s'agitant dans ma chatte pendant que tout mon corps est secoué par les mouvements du train entrant visiblement en gare. Avant que celui-ci ne s'arrête, assise maintenant sur l'abattant de la cuvette et profitant des sifflements des freins pour couvrir le son de mes gémissements, mes doigts habiles me procurent un orgasme fulgurant. Sentant que le train va bientôt s'arrêter, j'utilise ma culotte pour essuyer ma vulve trempée afin de récompenser mon voyeur en la déposant à côté de son petit papier. Saisissant son crayon et profitant de l'arrêt total du train, j'écris au-dessous de ses phrases un simple : "Elle est pour vous, merci...", avant de remettre ma robe en place et de sortir des toilettes sans même regarder dans sa direction.
Toujours de dos à lui, j'entends la porte des sanitaires se refermer et comprends qu'il n'a pas tardé à aller vérifier si j'avais répondu favorablement à sa demande...
C'est libérée de toute cette tension sexuelle par mon orgasme que je m'assois à nouveau sur mon siège pour reprendre mon portable et regarder l'heure. Il me reste encore environ une demi-heure de trajet et je me demande bien ce que mon bel inconnu va encore pouvoir me demander... Mais alors que je regarde par la fenêtre le train redémarrer, je le vois lui, marchant sur le quai ! Cherchant des yeux mon attention, il me fait un petit signe de la main et un cœur de ses doigts comme pour me remercier, mais, en cet instant, ce n'est plus mon cerveau du bas qui commande, mais bien celui du haut qui reprend le contrôle ! Ce dernier n'a même pas le temps de se demander qui a bien pu entrer dans les toilettes à sa place que la porte se déverrouille et qu'un homme en sort, celui-là même qui est monté dans le train il y a à peine un quart d'heure ou vingt minutes...
Je suis pétrifiée sur mon siège, ma respiration s'emballe. L'homme, assez grand, élancé et aux cheveux en brosse plus que grisonnants, ne retourne pas à sa place, mais s'assoit à celle occupée jusqu'ici par mon voyeur. Il me regarde derrière ses petites lunettes de vue. Ses yeux plutôt sages ne semblent pas être ceux d'un homme pervers et libidineux, mais tout de même ceux d'un homme qui semble avoir compris le petit jeu coquin qui s'est joué dans ce wagon et qui ne verrait peut-être aucun inconvénient à entrer dans la partie ?
Il n'y a qu'une façon de le savoir, aller aux toilettes...
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Commentaires ()
C'est tout le pouvoir de l'imagination :)
Je prends souvent des trains Intercités. Les places, en côte à côte, y sont numérotées. Avec réservation. Pour moi, le voyage commence bien avant... le voyage lui-même. Mon imagination s'élance. Qui sera ma voisine? Parce que c'est toujours, dans ma tête, forcément une voisine. Je brode, je rêve, j'invente. Le moment venu, si j'ai la chance que c'en soit effectivement une, je me raconte sa vie. En toute discrétion. Je la mets en situation. Je vis avec elle une foule de choses. Elle ne sait pas. Elle n'en saura jamais rien.
Merci beaucoup pour votre commentaire @Exorium :)
Nulle dentelle n'est sans doute plus sensuelle que celle dont tu imprègnes ton parfum...
Nulle dentelle n'est sans doute plus sensuelle que celle dont tu imprègnes ton parfum...
Ceci dit, histoire très excitante, et je te remercie infiniment de l'avoir diffusée.
Je pars lire la suite avec ardeur.
Bises.
Lolo 51 ans.
Concernant votre questionnement, c'est mentionné "fantasme" dans les indications ;)
Ceci dit, histoire très excitante, et je te remercie infiniment de l'avoir diffusée.
Je pars lire la suite avec ardeur.
Bises.
Lolo 51 ans.
Ceci dit, histoire très excitante, et je te remercie infiniment de l'avoir diffusée.
Je pars lire la suite avec ardeur.
Bises.
Lolo 51 ans.