Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mon journal — Chapitre 1 · Week-end à Argelès-sur-mer
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Mon journal
Chapitre 1 · Week-end à Argelès-sur-mer
Introduction :
Il n'était pas forcément prévu que je vous raconte mon week-end de vacances à Argelès-sur-Mer début août mais, vu la tournure prise par les évènements, j'ai pensé que vous aimeriez justement en connaître les imprévus...
Celles et ceux qui me connaissent un peu au travers de mes histoires savent que quelque chose m'attire et me plait dans l'exhibition mais que ma nature, plutôt timide, m'empêche de vraiment me dévoiler. Alors je me suis fixée un challenge, que je me suis promise de relever durant ce court séjour à la mer, ne prendre dans ma valise ni soutien-gorge, ni haut de bikini et donc m'imposer de vivre durant ces quatre jours seins nus sous mes petites tenues estivales et topless à la plage.
Alors certaines personnes diront que ce n'est pas grand-chose, mais sachez que pour moi c'est déjà beaucoup, même si topless à la plage ce n'est pas de l'exhib, j'en conviens, et même si l'été beaucoup de femmes ne portent pas de soutien-gorge, j'en conviens également.
Enfin, pour clore cette introduction, j'espère que vous aimerez mon choix de vous raconter ce week-end à la façon d'un journal intime car, à la fin de celui-ci, j'ai éprouvé un grand besoin d'écrire, peut-être pour remettre en ordre toutes les émotions qui me traversaient l'esprit.
Bonne lecture...
Il n'était pas forcément prévu que je vous raconte mon week-end de vacances à Argelès-sur-Mer début août mais, vu la tournure prise par les évènements, j'ai pensé que vous aimeriez justement en connaître les imprévus...
Celles et ceux qui me connaissent un peu au travers de mes histoires savent que quelque chose m'attire et me plait dans l'exhibition mais que ma nature, plutôt timide, m'empêche de vraiment me dévoiler. Alors je me suis fixée un challenge, que je me suis promise de relever durant ce court séjour à la mer, ne prendre dans ma valise ni soutien-gorge, ni haut de bikini et donc m'imposer de vivre durant ces quatre jours seins nus sous mes petites tenues estivales et topless à la plage.
Alors certaines personnes diront que ce n'est pas grand-chose, mais sachez que pour moi c'est déjà beaucoup, même si topless à la plage ce n'est pas de l'exhib, j'en conviens, et même si l'été beaucoup de femmes ne portent pas de soutien-gorge, j'en conviens également.
Enfin, pour clore cette introduction, j'espère que vous aimerez mon choix de vous raconter ce week-end à la façon d'un journal intime car, à la fin de celui-ci, j'ai éprouvé un grand besoin d'écrire, peut-être pour remettre en ordre toutes les émotions qui me traversaient l'esprit.
Bonne lecture...
Vendredi 04 août :
Ouf ! Je suis enfin dans le train ! J'avoue être soulagée car même si je me suis levée tôt, partir en train depuis le centre-ville d'une grande métropole n'est jamais un exercice facile et réglé comme du papier à musique. Fidèle à mon challenge vestimentaire, je porte un petit top bleu dos nu et col ras de cou, un short en coton blanc et mes converses. Oui d'accord, j'ai déjà un peu chaud aux pieds en converses mais courir entre deux trains s'il le faut en nu pieds non merci !
Croyez-le ou pas, mais je me sens plutôt bien ainsi habillée. Je me sens à l'aise et pas du tout exubérante ou provocatrice, et même si je ne suis pas trop habituée à porter directement un top comme celui-ci sans soutien-gorge, j'avoue que ce n'est pas désagréable, car du fait qu'il soit assez moulant, je n'ai pas l'impression que mes seins soient totalement libres dessous. Sans compter le côté esthétique absolument désastreux de porter un tel haut avec un soutien-gorge forcément visible dans le dos...
Faute d'anecdotes intéressantes, je ne m'attarde pas plus que ça sur mon voyage en train et ses deux correspondances, si ce n'est pour vous avouer tout de même que j'y ai eu une pensée émue pour mes histoires récentes publiées sur Xstory. Mais pour être totalement honnête, impossible en cette saison et pour une telle destination d'imaginer pouvoir montrer ne serait-ce que le quart d'une culotte sans créer un scandale tellement il y a d'yeux potentiellement rivés sur tout le monde. De plus, m'étant à chaque fois installée sur un fauteuil sans vis à vis, je n'ai pas eu, par définition, de vis-à-vis qui puisse mater quoi que ce soit !
Arrivée à Argelès en fin de matinée, je rejoins mon hôtel à pied en parcourant environ cinq cents mètres et, une fois remplies les formalités administratives, je me jette sous la douche pour m'y rafraîchir et y délasser un corps et des articulations endoloris par le confort sommaire du voyage en seconde classe. Croyez-le ou pas mais j'ai pensé à tout et, une fois rhabillée de l'une de mes petites robes fleuries, chaussée de mes nus pieds et munie de mon sac de plage, je me rends directement chez le loueur de cycles le plus proche de l'hôtel chez qui j'ai réservé un vélo jusqu'au dimanche soir. Une fois véhiculée, direction la plage et dans un premier temps ses restos de bord de mer car j'ai faim et soif.
Cette robe ne m'offre pas du tout le même ressenti que le petit top de ce matin au niveau de mes seins qui ne sont plus tenus du tout. Même s'ils ne sont pas très gros, je les sens bouger au moindre mouvement et je sens également le tissu frotter sur mes tétons. Dans un premier temps c'est plutôt agaçant comme sensation mais je m'y habitue assez vite et j'avoue même éprouver un certain petit plaisir à sentir mes bouts durcir par moment. Je me dis quand même que si je ressens tout ça c'est aussi parce que je suis focus dessus et que ça fausse un peu les choses, mais au final je comprends peu à peu les femmes qui aiment ne pas porter de soutien-gorge, c'est vrai que c'est agréable. Ce qui me rassure aussi c'est que le serveur du resto n'a même pas semblé remarquer quoi que ce soit de suspect quand il m'a servie, comme quoi, c'est sûrement dans ma tête que je me fais des films !
Arrivée sur la plage, c'est pour moi le premier moment de vérité. Je me sens un peu stressée car il est 14h et qu'il y a du monde sur cette grande bande de sable, mais je tente de me dire que tout va bien se passer et surtout que je suis invisible cachée derrière mes lunettes de soleil. Avant de m'installer et tout en marchant, plutôt sur la partie arrière de la plage, je jette un coup d'œil à droite et à gauche et repère rapidement un groupe de personnes, visiblement trois couples en vacances ensemble, dont deux des trois femmes sont seins nus. Inutile de vous dire que je m'en rapproche instantanément pour installer ma serviette non loin d'eux en me disant que j'y passerais peut-être inaperçue...
A leur accent, ce sont des Espagnols qui ont passé la frontière pour venir prendre le soleil en France et, différence notable avec moi, ils sont tous bronzés comme s'ils avaient vécus nus au soleil depuis toujours alors que moi je suis blanche comme si on venait de me sortir d'un sac de farine ! Mais ce qui me rassure au fond c'est que, topless ou pas, il y a autour de moi des gens bronzés, d'autres qui ne le sont pas et encore d'autres qui sont tellement rouges qu'ils devraient se dépêcher de mettre un tee shirt s'ils veulent avoir une chance de se coucher sans trop de douleurs ce soir...
Alors j'installe ma serviette tranquillement entre les Espagnols et leurs voisins immédiats, un couple de retraités assis sur leur chaise pliante bien à l'ombre de leur grand parasol. Je sors mon bas de maillot de mon sac et fais glisser ensuite ma culotte sous ma robe avant de l'enfiler à son tour. Tu y es Marjo, me dis-je. C'est le moment ma grande ! Alors sans trop réfléchir je quitte ma robe par le haut et ressens immédiatement l'effet des rayons du soleil et le souffle d'un vent léger sur ma peau. Je sens que ce contraste subit et cette impression de me retrouver pour ainsi dire nue me donne la chair de poule et fait durcir mes tétons, et j'en suis presque gênée. Incapable de ne pas sonder les regards autour de moi, j'ai l'impression qu'une armée d'yeux camouflés derrière les verres opaques de leurs lunettes de soleil me détaillent de bas en haut jusqu'à presque me toucher.
Habitée d'un sentiment maintenant plus proche de la honte que de la gêne, j'en arrive à me demander ce que je fous là presque à poil au milieu de tout ce monde et je me pose rapidement sur ma serviette.
Je prends tout aussi vite ma crème solaire pour m'en recouvrir le corps en me disant qu'une telle tâche dénuée de toute réflexion me permettra sûrement de me vider la tête. Je n'ai pas l'habitude de me crémer les seins et ça me fait vraiment bizarre de le faire ainsi en public, j'aurais pu le faire à l'hôtel mais je n'y ai pas pensé... Sentir mes tétons pointer sous mes doigts me fait quelque chose et malgré l'effet du soleil réchauffant ma peau j'en ai encore des frissons.
Célibataire depuis quelques mois, j'avoue y trouver mon compte maintenant, sauf au moment de me passer de la crème solaire dans le dos ! Quelle horreur... Mais comment est-il possible que des ingénieurs capables d'envoyer des satellites dans l'espace n'aient jamais inventé un système pour que les célibataires puissent se crémer seuls dans le dos ! Alors je me contorsionne, je fais avec le dos de la main, le plat... jusqu'au moment où j'entends de plus en plus distinctement à côté de moi ces mots répétés :
Quieres ayuda ? Quieres ayuda ?”.
C'est l'une des trois espagnoles qui, visiblement émue par ma situation désespérée, me propose son aide...
Si ! Si ! Gracias ! lui dis-je dans mon Espagnol rudimentaire.
C'est alors que je sens son contact sur ma peau et que je m'abandonne à ses mains douces et rassurantes. Je crois qu'elle sent que je suis bien car elle ne s'arrête qu'au moment où je lui dis à nouveau dans sa langue : Gracias. Elle repart alors à sa place en me souriant, sous les yeux de son mari ou compagnon qui a, si l'on en croit l'expression béate lisible sur son visage, visiblement bien apprécié ce moment.
Au fond de moi, j'enrage presque de ne pas avoir été plus attentive à son regard, mais j'avoue m'être sentie tellement absorbée par le bien-être de ce qui ressemblait plus à un massage qu'à un “crémage” que je relativise ce manque d'attention. Quoiqu'il en soit, c'est bête mais je me sens moins seule et aussi moins gênée depuis cet instant, sans trop pouvoir expliquer pourquoi. C'est drôle comme ce type de chose qui m'aurait semblé jusqu'ici malaisant m'a mise à l'aise au contraire et m'aide à m'assumer. Car ces femmes n'en ont pas, elles, de complexes ! Alors pourquoi en aurais-je moi ? Alors, sans complexes, comme elles, j'ose maintenant exposer ma poitrine au soleil en m'accoudant sur ma serviette et en balayant du regard les alentours où, comme moi, les gens bronzent et sont juste bien. J'adore observer cette fourmilière géante de vacanciers, certains stagnent, d'autres bougent dans tous les sens, vont se baigner, reviennent à leur serviette.
Je sens par moment certains regards masculins insister un peu sur ma poitrine, sur mon ventre, sur mes cuisses... mais rien de tout ça n'est vulgaire en général, c'est même plutôt flatteur quand ça reste discret et fugace.
Fatiguée par le voyage et consciente qu'il est important de ne pas trop prendre le soleil le premier jour, je quitte la plage vers seize heures pour rentrer à l'hôtel. Demain j'ai envie d'aller à Collioure, c'est magnifique et c'est à peine à vingt-cinq minutes en vélo selon Maps. Alors je crois que ce soir je vais manger tranquillement à l'hôtel et me coucher tôt après une bonne douche.
Samedi 05 août :
Réveil tardif ce matin. Il est déjà 9h et la journée s'annonce, comme celle d'hier et de demain, belle sans être trop chaude. Après une douche et un petit déjeuner frugal, direction le garage à vélo munie de mon sac de plage. Vêtue simplement d'un short en jean et d'un crop top blanc, je me sens à l'aise pour pédaler et ainsi faire un peu de sport car pour moi, vacances ne rime pas avec laisser aller à ce niveau-là.
Cet endroit est magnifique, et ce qui me plait par-dessus tout c'est le côté artiste des lieux. Il y a des peintres partout, des artisans d'art... On a vite fait le tour de ce gros village et comme il est déjà presque midi, je choisis de m'assoir en terrasse d'un joli resto dont la carte riche en poissons me plait bien. Quelques messages à ma famille et à mes amis et me voilà servie, c'est délicieux. Je ne résiste pas à m'offrir une belle coupe glacée en dessert en me disant que les vacances sont aussi faites pour de petits excès culinaires...
Il y a deux plages principales ici, l'une se trouve entre le port et l'église et l'autre entre cette même église et le phare. C'est sur la première que je choisis de m'installer, à un endroit un peu plus proche de l'église que du port. Nouant ma serviette autour de la taille, je retire mon short et ma culotte pour enfiler mon maillot. Le public n'est pas du tout le même qu'à Argelès ici, je ne vois aucune femme seins nus et je suis subitement en proie au doute... A-t-on le droit ? De toute façon je n'ai pas le choix donc c'est réglé, mais encore une fois je ne suis pas à l'aise. Heureusement, mon crop top est plus facile à retirer et à remettre qu'une robe, et je me rassure en me disant qu'à la moindre réflexion ou au moindre sentiment de gêne je pourrais facilement en faire un haut de substitution. Mais au fond de moi j'en serais déçue car je sais que j'aurais le sentiment de ne pas être allée au bout de mon challenge.
Assise sur ma serviette, personne ne semble s'intéresser à moi. Ni une ni deux, je me remémore l'aisance des Espagnoles d'hier avec leur corps et je retire mon haut. Même en ce lieu différent et me renvoyant à quelque chose de plus prude qu'une station balnéaire comme Argelès, je ne me sens finalement pas aussi gênée qu'hier. Je prends tout de même un moment pour m'assurer, les yeux dissimulés derrière mes fidèles lunettes, que personne ne s'intéresse trop à moi de façon disons négative, mais tout va bien. Les quelques regards sur moi, principalement masculins, sont plutôt de nature bienveillante bien que tentés de s'attarder sur mes formes plus que de raison. Ce qui hier encore m'indisposait un peu et entretenait mon sentiment de gêne commence à s'estomper pour faire place à ce plaisir d'être regardée que je suis venue chercher ici, je dois l'avouer.
Je suis également plus à l'aise au moment de me crémer et décide aujourd'hui de faire l'impasse sur le dos, me contentant de protéger mes seules épaules. J'ose prendre plaisir à badigeonner mes seins de crème, à les masser et à en faire le tour de mes mains pour l'étaler de façon un peu plus ample qu'hier, sans pour autant tomber dans le vulgaire. Je sens toujours ces regards masculins sur moi, quasi tous cachés derrière leurs lunettes noires. Des hommes assis sur des chaises de plage ou sur leur serviette, au soleil ou sous un parasol, faisant tous mine de regarder au loin mais profitant certainement d'autre chose en réalité, trahis par leur immobilité...
Alors messieurs, sachez que ça m'excite d'imaginer vous faire bander...
Mais sachez aussi que, malgré tous vos efforts pour vous dissimuler, vous n'êtes jamais très discrets quand vous matez, car cette technique je la connais, je l'utilise aussi...
Mais sachez aussi que, malgré tous vos efforts pour vous dissimuler, vous n'êtes jamais très discrets quand vous matez, car cette technique je la connais, je l'utilise aussi...
Il est bientôt quinze heures et, à la différence d'hier, j'ai l'intention de me baigner aujourd'hui. Je me lève et passe entre les serviettes pour rejoindre la mer. L'eau est vraiment bonne et je n'ai pas trop de mal à y entrer. J'adore nager et j'avoue aussi adorer le contact direct des vagues sur ma poitrine. Je ne peux m'empêcher de prendre mes seins en main par moment pour ressentir leur contact et leur pointe durcie par l'association de l'eau, de l'air et du soleil. Après un bon moment à profiter, je décide de retourner à la serviette pour me laisser sécher par le soleil. Allongée et profitant de ces agréables sensations de fraicheur et de chaleur mêlées, il s'en faut de peu pour que je m'assoupisse, mais je suis interrompue dans ma rêverie par des bruits de bois et de ferraille non loin de moi, des bruits faits par un artiste installant son chevalet, son chariot de matériel et son parasol à quelques mètres de ma serviette.
— Je m'excuse de vous déranger madame. Me dit il.
— Ce n'est pas grave monsieur. Lui dis-je sans trop réfléchir.
— Ce n'est pas grave monsieur. Lui dis-je sans trop réfléchir.
Je suis en train de réaliser qu'il est certainement là depuis de nombreuses minutes déjà sans que je ne m'en sois aperçue et je sens monter dans mon ventre cette petite boule caractéristique qui veut dire que tout ça me plait. Il doit avoir la quarantaine, le cliché de l'artiste Bobo avec ses cheveux en bataille, sa barbe de trois jours et ses fringues estampillées commerce équitable. Il n'a pas de lunettes de soleil lui, et je peux donc percevoir son regard clair et profond, un regard d'observateur, curieux de ce qui l'entoure.
— J'ai commencé hier une série de fusains dans le village et aujourd'hui je suis là pour cette vue de l'église. Me dit-il.
— Ah OK ! Vous voulez peut-être que j'aille m'installer ailleurs alors ?
— Absolument pas ! Mais si vous restez, j'aimerais beaucoup vous intégrer à la vue, accepteriez-vous ?
— Je... Je ne sais pas j'ai... Je n'ai jamais fait ça et... et ça me gêne un peu en fait...
— Ah OK ! Vous voulez peut-être que j'aille m'installer ailleurs alors ?
— Absolument pas ! Mais si vous restez, j'aimerais beaucoup vous intégrer à la vue, accepteriez-vous ?
— Je... Je ne sais pas j'ai... Je n'ai jamais fait ça et... et ça me gêne un peu en fait...
En disant cela j'ai machinalement recouvert ma poitrine de mes bras croisés, comme reprise par une subite pudeur maladive.
— Je ne veux surtout pas vous mettre mal à l'aise mais je dois vous avouer qu'allongée comme vous étiez jusqu'ici, le tableau d'ensemble était magnifique.
Je ne sais pas quoi répondre... Je sens renaitre en moi cette confusion, ce paradoxe entre mes envies et ces fichues peurs pudiques. Je sais que je dois prendre une décision rapidement et au fond je me sens conne d'avoir toujours peur comme ça alors, comme dans mon histoire sur Xstory, je débranche le cerveau du haut pour laisser toute la place au cerveau du bas...
— Et vous faites quoi ensuite de vos dessins ?
— Je les expose dans ma galerie, et je les vends. Mais je vous promets que l'on ne pourra absolument pas vous reconnaitre si c'est ça qui vous inquiète.
— Et... ça va prendre longtemps car... je vais bientôt devoir rentrer à Argelès.
— Pas forcément si je commence par vous avant de dessiner le reste. Ce n'est pas dans mes habitudes de travail, mais pour vous immortaliser je suis prêt à tout remettre en question...
— Je les expose dans ma galerie, et je les vends. Mais je vous promets que l'on ne pourra absolument pas vous reconnaitre si c'est ça qui vous inquiète.
— Et... ça va prendre longtemps car... je vais bientôt devoir rentrer à Argelès.
— Pas forcément si je commence par vous avant de dessiner le reste. Ce n'est pas dans mes habitudes de travail, mais pour vous immortaliser je suis prêt à tout remettre en question...
Il est séducteur, séduisant, il parle bien, il touche là ma corde sensible... Comment refuser !
— D'accord...
— Alors détendez-vous, et reprenez simplement votre pose allongée de tout à l'heure. Au fait, je m'appelle Cédric.
— Et moi Marjorie, enchantée...
— Alors détendez-vous, et reprenez simplement votre pose allongée de tout à l'heure. Au fait, je m'appelle Cédric.
— Et moi Marjorie, enchantée...
Enchantée ! Mais qu'est-ce que je suis conne des fois avec ces mots bateaux qui sortent tous seuls... Je reprends la pose en m'allongeant et en fermant les yeux derrière mes lunettes.
— Vous êtes stressée, ça se sent... Détendez-vous Marjorie, respirez profondément et laissez vos bras étendus le long du corps... Tournez un peu la tête vers l'église si vous ne voulez pas que l'on distingue les traits de votre visage... J'aime beaucoup votre chevelure, me permettez-vous de venir en coiffer le haut de votre épaule droite ?
— Oui...
— Voilà... C'est parfait !
— Oui...
— Voilà... C'est parfait !
Là ce n'est plus une petite boule chauffante que j'ai dans le ventre, c'est une bombe prête à exploser... Il a raison, il faut que je respire et que je fasse le vide dans ma tête, mais là aucun doute à avoir sur les endroits où se posent ses yeux, ils se baladent sur tout mon corps et détaillent toutes mes formes pour les reproduire sur le papier... Si on m'avait dit hier avant mon départ que je servirais de modèle à un peintre, je ne serais peut-être pas partie, mais là j'y suis... Mon esprit divague et s'échappe par moment dans l'idée que je me fais du résultat final. J'ai des images qui s'impriment dans ma tête et je sens que plein de choses bougent dans mon ventre et même plus bas... Des choses douces, rondes et chaudes qui me caressent de l'intérieur, et c'est avec regret que j'accueille ses mots rompant le silence et m'annonçant que son travail est fini...
Comme sortie d'une torpeur enveloppante et tellement agréable, je me redresse lentement et réponds favorablement à son invitation de venir voir son travail. Encore sous l'effet envoutant de mes pensées, je n'ai pas de mots pour parler de ce que je vois et me sens bouleversée par les traits tantôt larges et tantôt fins donnant à mon corps une vie et une chaleur monochrome que je n'aurais jamais pu imaginer. Je me sens belle dans ses traits, magnifiée en tout cas par son regard et consciente, en fonction de certains détails, des parties de mon corps sur lesquelles il a pu longuement s'attarder... Oui je l'avoue, ça me plait énormément et ça m'excite même... ça m'excite car il n'a pas dessiné le bas de mon maillot et que je suis nue dans la vision qu'il a immortalisée de moi...
Conscient du trouble qui m'habite, il me remercie simplement en me donnant sa carte de visite où sont notées ses coordonnées ainsi que l'adresse de sa galerie. Il m'explique que demain il va y passer la journée et qu'il aimerait beaucoup m'y accueillir si je le souhaite, à l'heure que je veux, afin de pouvoir aussi me faire visiter son atelier, découvrir plus largement son travail et surtout me donner à voir son œuvre en cours qu'il va s'attacher à terminer maintenant.
Sans lui dire avec certitude s'il me sera possible d'honorer son invitation, je le remercie, en pesant bien mes mots, pour cette expérience “inédite et enrichissante” pour moi. Puis je prends congés de lui, de cette plage et de Collioure afin de rentrer à mon hôtel. Le trajet du retour est une bénédiction car pédaler ne demande aucune réflexion, c'est automatique, et ça me va très bien du fait que mon esprit soit ailleurs. Arrivée à l'hôtel, la douche me fait également un bien fou. Vêtue d'une petite robe bleue, je pars manger en bord de mer avant de retrouver ma chambre et mon lit aux alentours de vingt-deux heures. L'endormissement est laborieux et, je l'avoue, le sommeil ne vient qu'après un petit moment intime durant lequel mes doigts s'amusent, à l'image des fusains détaillant mes courbes cette après-midi, à contourner et caresser les formes de mon corps et à en stimuler les zones érogènes jusqu'à l'instant inéluctable...
Dimanche 06 août :
Je me sens toute chose ce matin à mon réveil vers huit heures, presque comme lors d'un lendemain de fête. Pourtant je n'ai pas bu d'alcool hier soir, juste vécue dans l'après-midi l'expérience inédite et extatique pour moi de servir de modèle à un peintre. Un peintre qui m'a invitée à visiter son atelier et sa galerie aujourd'hui, afin que je puisse également découvrir terminée l'œuvre pour laquelle j'ai été son modèle.
Je n'entretiens pas plus le mystère, il est évident que je vais y aller, l'endroit ne se situe qu'à quelques kilomètres de mon hôtel et je meurs d'envie de découvrir, au-delà de l'œuvre que Cédric a réalisé hier, toute l'étendue de son talent. Alors, vêtue de ma tenue d'arrivée que j'ai pu laver et sécher, je me mets en selle.
Un peu après dix heures, me voilà devant le portail ouvert d'une belle propriété à proximité d'Argelès. Je sonne et c'est Cédric en personne qui viens m'accueillir en m'expliquant que je pouvais entrer sans sonner car la visite de la galerie et libre. Laissant une grande bâtisse blanche sur notre gauche, nous nous rendons par un petit chemin balisé dans les arbres jusqu'à une dépendance en pierre dans laquelle se trouve d'un côté l'atelier de Cédric et de l'autre sa galerie d'exposition. Il devait se douter que je viendrais car au centre de sa galerie se trouve un chevalet noir mat portant fièrement un cadre rouge sang contenant le fusain réalisé hier après-midi et dont la seule vue vient instantanément me replonger dans un trouble aussi délicieux que dérangeant. Délicieux car j'aime ressentir ces bouleversements dans mon ventre qui m'ont amenée hier soir à me caresser jusqu'à l'orgasme.
Dérangeant car je me sens déjà sous l'emprise d'un charme et de désirs qui me dépassent et que j'ai peur de ne pas savoir maitriser.
Je me sens belle en regardant ces traits de fusain, plus encore qu'hier car magnifiée par le cadre environnant qui n'existait pas encore à mon départ de Collioures. Mais ici je ne suis plus seule, il y a dans cette galerie tant de personnages dénudés tous aussi magnifiés que moi...
Absorbée dans la contemplation de tous ces corps dont certains sont sensuellement, voir érotiquement entrelacés, j'en suis extraite par une proposition de toast. Cédric me tend une coupe de champagne et m'explique, tout en faisant le tour de sa galerie, qu'il aimerait poursuivre avec moi une collaboration dès le mois d'octobre dans le cadre d'un projet qui lui tient très à cœur. Je me sens totalement dépassée par les évènements et il le sent. Il s'empresse de me dire qu'il s'agit là d'un projet collectif de réalisation d'une grande fresque sur le thème des émotions et des expressions des corps et que nous serons plusieurs modèles, ou plutôt artistes selon ses mots, deux hommes et deux femmes, à entrer en résidence ici durant une semaine. Il ajoute que nous serons toutes et tous modestement rémunérés pour cela mais rémunérés tout de même, ainsi que logés, nourris et blanchis gratuitement.
Il me dit enfin qu'il souhaiterait une réponse mi-septembre au plus tard, de façon à me donner le temps de bien y réfléchir et de m'organiser professionnellement si l'aventure artistique m'intéressait.
Suite à ces mots, nous ne parlons plus de ça et terminons la visite par la découverte de son atelier. Celui-ci est aussi envoutant que ses œuvres. Cédric est très inspiré par le nu, ça se sent, et il excelle à immortaliser les expressions des corps, qu'ils soient masculins ou féminins. La visite terminée, il m'invite à échanger sur son projet autour d'un plateau de tapas et d'un verre de vin catalan. Face à mes appréhensions, il me répond simplement que c'est ça qu'il a aimé chez moi hier en me dessinant, cette impression que je n'étais pas totalement à l'aise mais tout de même désireuse de repousser mes limites et d'expérimenter... Il me raccompagne ensuite jusqu'à la sortie de la propriété en me demandant, une dernière fois, de bien réfléchir à sa proposition et en me redonnant sa carte de visite.
Le retour de collioure hier n'était rien question trouble comparé à celui que je vis là et j'avoue perdre pied dans cette mer d'émotions qui me submerge. Il est déjà treize heures quand j'arrive à mon hôtel et je ressens un intense besoin d'écrire. Besoin d'écrire tout ce qui s'est passé depuis mon arrivée vendredi afin de reprendre pied et de réorganiser mes pensées. Je sais au fond de moi que je ne ressortirais de l'hôtel que pour manger ce soir et pour repartir à la gare demain, alors je me décide à rapporter mon vélo chez le loueur et en profite au retour pour acheter un cahier en guise de journal intime.
De retour dans ma chambre j'écris, j'écris, et j'écris encore... Je n'ai pas faim et ne prends même pas le temps d'aller manger. Je me nourris de tous ces moments, des désirs nouveaux que je sens naître au plus profond de moi, et de cette proposition à laquelle il va falloir que je réponde par oui ou par non sans encore savoir ce que je vais décider... Alors pour ne pas y penser j'écris, j'écris jusqu'à tomber de fatigue...
Lundi 07 août :
Je vis le trajet du retour comme une zombie, n'arrivant plus à penser tellement mon cerveau sature d'informations et d'émotions. Arrivée au terminus de ce voyage de retour, j'appelle un taxi, me sentant trop épuisée pour faire à pied le trajet jusqu'à mon domicile. Enfin de retour chez moi, je m'affale dans mon canapé et m'y endors. A mon réveil il est déjà seize heures et je me sens complètement décalée, comme si je venais de me réveiller d'une longue nuit de sommeil. Assoiffée, je bois un grand verre d'eau pétillante et prends ensuite mon cahier pour en relire les lignes qu'il contient, les mots immortalisés lors de cette nuit passée quasi sans sommeil. Je ne sais pas encore si je vais accepter la proposition de Cédric mais pour l'heure, une chose est sûre, je prends mon ordinateur, l'allume et ouvre mon logiciel de traitement de texte sur ces mots :
Mon journal : Week-end à Argelès-sur-mer
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Commentaires ()
J'espère qu'on aura l'occasion d'échanger quelques mots à l'occasion.
Bonne continuation, hâte de lire la suite.
Il me tarde de connaître ta décision qu'en à l'invitation de ton artiste.
Encore merci pour cette belle plume.
Tous ces compliments me vont droit au cœur ❤️
Si cellememt j’etais aussi courageux que vous .
Je ne suis pas sûre d'être si courageuse que ça mais merci pour le compliment ;)
Le chapitre 2 de mon journal sera publié le 9 septembre.
Et tout concoure à vous poussez à réaliser vos envies d’exhibitionnisme. Tout d’abord, cette belle espagnole qui vous a troublée et aussi mise à l'aise pour votre première séance de siens nus à la plage. Ensuite, la rencontre avec cet artiste peintre.
Il ne vous reste plus qu'à retourner dans ce bord de mer en oubliant cette fois d'emporter des petites culottes en plus des soutiens-gorge. Peut-être juste prendre un string pour la plage avant de sauter le pas vers la nudité intégrale.
Et puis surtout accepter la proposition de ce peintre et participer à cette œuvre collective qui devrait vous offrir le plaisir de poser nue devant lui en compagnie d'autres personnes.
Après cela, vous aurez pris tellement de plaisir que vous aurez du mal à vous habiller pour sortir en rue.....enfin, c'est ce que je vous souhaite.
En vous lisant les choses ont l'air tellement simples et faciles, mais en réalité elles sont tellement dures... Merci pour vos encouragements en tout cas :)
Belle écriture, de la douceur, des évocations à peine nommées et l'imagination fait le reste.
Bravo c'est émouvant et très piquant aussi.
Vous avez du talent
Bravo pour ton écriture jolie texte
Ma décision n'est pas encore prise mais il me reste encore un peu de temps :pour la prendre :)