Virginité et traditions
Chapitre 1
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Virginité et traditions — Chapitre 1

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Virginité et traditions

Chapitre 1

Virginité et traditions
Je suis sur le trottoir perdu dans la foule des badauds, j'assistais à ce qui pour mon esprit agnostique était un défilé folklorique. Ta beauté m'a sauté aux yeux. Par la taille, tu dépassais légèrement les autres participantes. Mais ce qui m'a marqué le plus c'est tes longs cheveux blonds aux grandes boucles libres qui descendaient de dessous la mantille jusqu'au milieu de ton dos. Dans tes grands yeux à l'iris bleu pastel délavés, la pupille noire se déplaçait suivant ton regard.
Durant tout le temps ou tu as été à ma vue je ne t'ai pas lâché des yeux, subjugué sur place. Un bref instant ton regard a croisé le mien, enfin c'est ce qu'il m'a semblé. La procession a poursuivi son chemin. Je suis resté là sans bouger, les chants liturgiques bourdonnaient encore à mes oreilles. Quand la foule des spectateurs s'est dispersé, j'étais encore les yeux dans le vague l'esprit songeant à cette madone entrevue quelques minutes.
Sur la route des vacances, tout fier dans ma voiture acquise, aussitôt obtenu le permis, je me rendais seul chez ma grand-mère pour y passer quelques jours comme tous les ans. Bloqué sur un parking par la procession, je n'ai pas eu d'autre choix que suivre ce défilé de croyants et d'attendre sa fin pour poursuivre ma route.
Enfin j'ai réagi, ayant toujours en tête cette fille, Je voulais savoir qui elle était, je suis allé au bar, le seul du village et je me suis renseigné sur cette coutume. J'ai appris que cette fête se renouvelait tous les ans à la même date depuis la nuit des temps. Seules les jeunes filles vierges y prenaient part.
Après avoir pris un café, j'ai repris la route. Encore une quinzaine de kilomètres et j'arrive chez ma grand-mère. Durant tout le reste du chemin j'ai rêvé de cette apparition, ressassant sans cesse son image de madone.
— Hé bien mon garçon, tu as perdu ta langue ? Je t'ai connu plus bavard.
— Pardon mamie, je pense à cette procession qui m'a retardé dans un village, la Roche Trouée je crois. J'ai été impressionné par tout ce monde. Surtout par un groupe de filles habillée de blanc et entouré de personnages lugubres. J'ai eu l'impression de voir un troupeau d'oies qu'on envoie à l'abattoir.
— Ce n'est pas la Roche Trouée ce village, mais Le Roc Percé. Je connais bien ce village, j'y ai habité un certain temps. Tous les ans dans ce village, on célèbre la virginité des jeunes filles de seize à vingt ans. Le mariage était la seule porte de sortie honorable pour elles. C'était un honneur d'y participer dès seize ans. Pour les garçons la chasse était ouverte, pour nous les filles, il fallait faire un choix et mener l'élu devant l'hôtel.
Cette procession tourne dans ma tête comme les bras d'un moulin, et l'apparition me broie le ventre. Dans ma chambre ce soir-là je tergiverse le sexe dans la main et l'extrême envie de soulager la pression d'une part, et de l'autre de respecter cette promesse de virginité de la déesse entrevue. Une sorte de solidarité en somme. Au petit matin j'ai fini par m'endormir toujours le sexe dans la main et ayant finalement vaincu mon désir d'éjaculation. Le supplice de Tantale revisité a ma sauce.
J'émerge d'entre les bras de Morphée à onze heures. Quand j'arrive dans la cuisine mon bol m'attend sur la table, ma grand-mère fatiguée d'attendre est allée dans son jardin s'occuper de ses fleurs et de son potager.
— Ah ! te voilà je vois bien que tu es en vacances pour te lever si tard. Tu as déjeuné ?
— Bonjour mamie, non je vais attendre le repas de midi, je n'ai pas faim pour le moment.
— Viens alors, on va cueillir les haricots verts.
Nous travaillons un bon moment ensemble puis mamie va préparer le repas tandis que moi je finis la cueillette. Tout seul, mon imagination repart vers la blonde aperçue hier. Incroyable elle m'a percuté l'esprit aussi fort que si j'avais cogné un mur de plein fouet. Je divague rêvant de me promener, fier comme un coq, avec elle accrochée à mon bras. Mes hormones associées à ma libido je suis de nouveau à l'étroit dans mes jeans. Décidément je n'ai qu'une solution pour calmer cet ouragan érotique, la retrouver, faire sa connaissance et avec de la chance un lien se crée ou je passe mon chemin délivré de mes obsessions.
Je m'appelle Clotaire, hé oui mes parents sont férus d'histoire, je me contente de « Clôt » (prononcer Clotte) moins historique. Je culmine à un mètre soixante-dix-neuf, suivant les saisons je varie entre soixante-dix et soixante-douze kilos sans lests vestimentaires. Cheveux châtains, les pointes mi-longues peignées en arrière sont blondes. Mes récents dix-huit ans me gonfle de l'orgueil des jeunes adultes, seulement dans mon esprit, car dans la réalité je manque souvent d'assurances.
— Clotaire tu rentres manger le repas est prêt.(ma grand-mère s'obstine à m'appeler par mon prénom complet bien qu'elle sache ma préférence pour mon diminutif)
— Deux minutes mamie, il me reste trois ou quatre plants à voir.
Le panier sous le bras je rentre dans la maison. Mes narines détectent aussi tôt mon plat favori quand je suis ici, du veau marengo.
— Je t'ai préparé, du veau, je l'ai cuisiné hier, réchauffé c'est toujours meilleur.
— Oh Mamie tu me gâtes, je vais encore faire le gourmand.
Durant le repas, ma grand-mère le meuble de bavardages les petits cancans du village, je l'écoute de loin en loin, elle me cite par ci-par là un ou une du bourg avec qui j'ai joué par le passé.
Je lui réponds par bribes de phrases, par oui ou par non. Dans ma tête la blonde tourne en apparitions mentales qui me perturbent. En fin du repas je n'y tiens plus j'annonce à mamie.
— Mamie, cet après-midi je retourne au Roc Percé cette histoire de tradition séculaire m'intrigue, je vais enquêter et je vais en faire un rapport pour mes études.
— Comme tu voudras mon garçon, je pense que c‘est un sujet original, je crois même qu'il n'y en a pas d'autre en France comme celui-là.
Je n'allais pas dire à grand-mère que j'allais essayer de trouver cette fille qui m'a tapé dans l'œil. Dans ma petite voiture je refais le chemin à l'envers. Arrivé au centre du village je vais au bar. Aujourd'hui il est presque vide et je réalise qu'il fait épicerie. Je commande une menthe à l'eau et interroge la serveuse. Mais elle n'est pas d'ici, elle demande à une personne âgée occupée côté épicerie à faire ses emplettes un panier à la main.
— Dites moi Angèle, la procession de dimanche tu sais depuis quand elle existe ?
La dite Angèle lève son nez des rayons et s'approche du comptoir.
— Je ne sais pas trop, je sais que c'est très ancien j'ai même entendu dire qu'avant c'était un truc païen. Pourquoi tu me demandes ça ?
— C'est le monsieur ici qui m‘a posé la question.
— Bonjour jeune homme. Je peux savoir pourquoi vous vous intéressez à cette procession.
— Bonjour madame je m'appelle Clotaire, mais appelez moi Clôt. Voilà je fais des études de journalisme et je crois que c'est un sujet qui mérite un reportage.
— Eh bien mon garçon tu vas pouvoir remonter loin dans le temps, il va falloir fouiller dans les archives pour trouver d'où ça vient. Va donc voir à la mairie et à l'église Monsieur le curé doit en savoir un peu sur le sujet.
— Et les participantes comment sont-elles sélectionnées.
— Dès qu'elles ont seize ans les jeunes filles sont admises, libre à elle de participer. Beaucoup ont hâte, la première fois, c'est un peu une reconnaissance de leur état de fille à marier. Les fois suivantes la motivation tombe un peu plus chaque année, arrivé à vingt ans on fait déjà figure de vieille fille, très peu y participent à cet âge.
— Merci madame pour ces informations. Je peux vous offrir un café ? ça me fera plaisir.
— Ma foi, pour une fois que j'ai quelqu'un à qui parler.
— Assoyez vous donc, dites moi comment avez-vous vécu cet évènement pour la première fois.
— J'étais heureuse, j'allais faire partie des filles bonnes à marier, à cette époque là on se mariait jeune, les parents étaient fiers de voir leur fille trouver chaussures à leurs pieds très tôt. Je savais qu'après ce jour les garçons allaient s'intéresser à moi et s'ingénier pour me faire la cour. Combien m'ont tourné autour à cette époque je ne sais plus, certains lourdauds, d'autres empressés, forts en gueule, les timides regardaient de loin, ils me suivaient des yeux longtemps. Il y avait aussi les galants qui faisaient des ronds de jambes à n'en plus finir. Et il y a eu celui qui est devenu mon mari. Je l'ai connu j'avais presque dix-huit ans dans un bal. Le jour où il m'a approché ce fut pour prendre un importun par le col de sa chemise et le mettre dehors. Il est revenu vers moi, il m'a dit de me méfier de ce gars-là, c'était un type qui ne songeait qu'à culbuter les filles qui lui plaisaient. Il m'a avoué qu'il m'avait repérée mais se demandait comment m'aborder. Nous avons passé le reste de la soirée ensemble, six mois plus tard on se mariait, il a été l'amour de ma vie. Hélas il est parti il y a un an et demi, il me manque terriblement.
— Je vous crois, vivre avec quelqu'un si longtemps, la séparation doit être dure. Je vous remercie beaucoup pour ces confidences. Comment vous appelez vous déjà. J'aimerais aussi rencontrer celles qui ont participé cette année pour avoir leur avis.
— Moi c'est Angèle. Aller demander au bedeau il doit connaître certaines d'entre elles.
— Merci beaucoup Angèle, Je suis content d'avoir fait votre connaissance.
— Je ne vous connais pas vous n'êtes pas d'ici.
— Non je suis venu chez ma grand-mère pour quinze jours, j'y viens tous les étés.
Me voilà donc avec deux projets qui sont liés, retrouver ma blonde et faire un reportage sur une vieille tradition. J'ai rencontré le bedeau qui m'a orienté vers une jeune fille à l'autre bout du village. Elle s'appelle Manon et elle m'a confié que cette année elles étaient onze dont trois de seize ans dont elle. Elle m'a donnée l'adresse de sa cousine qui a dix-huit ans. Elle est allée dans sa chambre chercher une photo d'elle. Le choc ! C'était elle, ma blonde, plus jeune sur la photo de deux ou trois ans.
— J'aimerais vous voir touts les deux pour en parler, c'est pour un reportage.
— Donnez moi votre téléphone, je lui en parle et vous appelle.
— Merci mademoiselle, c'est gentil à vous d'accepter. À tantôt.
Je rentre chez Mamie le cœur joyeux, je vais rencontrer ma blonde. Et je me prends à rêver d'elle à nouveau, la serrer dans mes bras, l'embrasser, la câliner avec ferveur, la caresser tout en tendresses, découvrir son corps et attendre ardemment qu'elle s'ouvre à mon amour et accepte ou demande une relation intime. À peine rentré je monte dans ma chambre et sortant mon ordinateur je commence avec frénésie à taper du texte alignant tant les faits que mes sentiments en nombreux paragraphes. Je me relisais quand Mamie m'appelle pour dîner.
— Alors Clotaire cette enquête arrives tu à quelque chose.
— Oui, j'ai parlé avec une dame d'un certain âge qui m'a raconté comment elle a vécu ça et comment elle a rencontré son mari. J'espère rencontrer deux jeunes filles qui ont participé cette année, j'attends un coup de téléphone, pour savoir si elles veulent bien témoigner. Pour remonter dans le temps je crois que je vais devoir consulter les archives de l'église et du département.
— Hé bien mon garçon je crois que tu as trouvé de quoi t'occuper durant toutes tes vacances.
— Merci pour ce bon dîner, je retourne prendre mes notes tant que tout est frais dans ma tête. Bonsoir Mamie.
Je tape sur ma machine encore un bon moment. Enfin fatigué je me couche. Bien évidemment l'esprit ne supporte pas la vacuité, voilà que je rêve encore de la blonde. Une ritournelle qui me mène jusqu'au milieu de la nuit. C'est étrange quand même, pour n'importe quelle autre fille je me serais masturbé vigoureusement, là je reste la main serrée sur mon sexe en érection, restant esclave d'un désir inassouvi. Je me surprends à rêver. Elle me câline se frotte contre moi comme une chatte en rut. Et moi je reste près d'elle, n'osant attenter à sa virginité, mais avec de ces idées lubriques dans la tête au point d'en avoir honte, face à sa pureté virginale.
Le lendemain, je me rends aux archives départementales. L'hôtesse qui me reçoit m'oriente d'emblée vers les archives de la commune de Roc Percé. Informée du sujet de ma recherche, elle me conseille plusieurs ouvrages, notes mes emprunts et m'indique une table ou m'installer.
Je commence par le plus récent daté du dix-huitième siècle, il y est fait mention à plusieurs reprises de cette procession durant la révolution, interdite puis rétablie en mode républicaine. Je n'ai rien trouvé sur ses origines.
Remontant dans le temps, je finis par trouver dans un incunable don d'un châtelain, une mention de l'événement. Il renvoie à un manuscrit de l'époque Gallo-romaine conservé dans un couvent, malheureusement disparu aujourd'hui. Mes recherches infructueuses m'ont fait remonter au quatorzième siècle, avec une petite chance je trouverais le manuscrit à la Bibliothèque Nationale de France. Je demande les photocopies certifiées des pages qui m'intéressent.
Je remercie la bibliothécaire pour son aide et je rentre chez Mamie.
— Alors tu as fait bonne pêche Clotaire ?
— Oui et non Mamie, j'ai trouvé un texte de la révolution, puis un autre du quatorzième siècle, qui fait mention d'un manuscrit de l'époque Gallo-romaine. Mais je ne sais pas s'il existe toujours.
— Ce n'est déjà pas mal, de remonter si loin dans l'histoire.
— Tant que je n'ai pas trouvé l'origine véritable de cette procession, ça n'a pas de valeur, il faudra aller au bout. Sinon j'aurais travaillé pour rien.
— Et ou vas-tu chercher Maintenant ?
— À La BNF je vais faire une demande par internet, s'ils ont quelque chose, je vais y aller en personne.
— Hé bien bon courage.
Dans ma chambre, je complète mon dossier. Je tente une demande de recherche à la BNF.
En début d'après midi, je reçois un appel de Manon et me donne rendez-vous au bar avec Sarah à dix-sept heures trente. Et voilà je connais le prénom de ma blonde. Je suis tout émoustillé et impatient de faire enfin sa connaissance.
Il est dix-sept heures quinze quand j'entre dans le bar, je commande une bière et m'installe à une table au fond de la salle à l'opposée de l'épicerie. Passé la demie de quelques minutes les deux filles entrent dans le bar. Manon me voit et donne un coup de coude à sa compagne. Sarah me voit et ouvre de grands yeux de surprise, elle m'a reconnu je crois. Je me lève pour les accueillir.
— Je vous remercie d'être venue parler de vous à un inconnu. Je m'appelle Clotaire, mais on m'appelle Clo.
— J'ai expliqué à Sarah pourquoi vous souhaitiez nous rencontrer, et nous sommes curieuses aussi de connaître l'histoire de la procession.
— En premier lieu je vous offre une consommation.
— Diabolo menthe pour moi, déclare Manon.
— Pour moi aussi.
— Je n'ai pas encore trouvé, mais ça doit remonter à l'époque Gallo-romaine. J'ai trouvé une mention à la bibliothèque du département. Voilà pour l'origine, mais j'aimerais entendre vote avis sur le sujet. Enfin vous surtout Sarah, Manon m'a déjà donné son point de vue.
— C'est la troisième année que je participe et c'est la dernière, la première fois j'étais heureuse, j'accédais à un statut qui fait rêver les plus jeunes, cette année je faisais presque figure de vieille fille avec mes dix huit ans passés, il n'y avait qu'une autre de mon âge, si je participe l'année prochaine, je serais la seule sans doute. Mes parents vont tenter de me persuader, je n'en ai plus envie. Voilà. Je vous ai remarqué, j'ai croisé votre regard durant la procession, vous étiez en retrait à nous observer.
— Bravo pour la mémoire, oui en effet, je me rendais chez ma grand-mère pour quinze jours de vacances et j'ai été bloqué durant un long moment avec ça.
— Je me souviens bien, vous aviez l'air éberlué par tout ce déploiement de traditions.
— Appelez mois donc Clo et je propose qu'on se tutoie. Je ne m'attendais pas du tout à voir ça. J'étais contrarié par le retard que j'allais avoir. Sarah tu dépassais toutes les autres d'une demi tête, c'était difficile de ne pas te remarquer, sans parler de ta beauté.
— Et voilà, un compliment de dragueur.
— Ah non Sarah, je suis sincère, hein Manon tu ne vas pas dire le contraire.
— C'est vrai, si j'étais aussi belle, je n'aurais qu'à choisir mes prétendants. Tu dois avoir plein de gars qui te font la cour.
— Tu parles, rien que des casses pieds, ou des lourdauds qui me jettent des « je t'aime » à la figure, comme des crachats au sol.
— Tu verras le jour ou il aura un à te plaire tu n'auras d'yeux que pour lui. Manon tu dois en rêver aussi, d'un garçon qui s'intéresse à toi.
— Comme toutes les jeunes filles je pense, après tout, la procession est une mise en avant pour nous.
Durant ces quelques mots échangés avec Manon, Sarah me regardait avec attention, je prenais soin de regarder Manon plutôt qu'elle.
— Sarah, je ne voulais pas t'offusquer, je disais seulement le fond de ma pensée. Je ne suis ici que pour mon reportage et j'ai la chance de le faire entre deux jolies filles. Et toi Manon tu participeras l'année prochaine ?
— Je n'aurais pas beaucoup le choix mes parents vont l'exiger.
— Bon je vous remercie d'être venue. S'il vous revient quelque chose à l'esprit, voici ma carte.
Je tends une carte de visite à chacune d'elle et on se sépare.
Moins de deux heures se sont écoulées, je reçois un appel de Sarah.
— Clôt ? J'ai autre chose à te dire, on se retrouve en haut du bourg sous le roc percé, demain matin neuf heures. Gare ta voiture sur le parking avant d'entrer dans le village, un panneau indique le début du sentier.
— D'accord, j'y serai.
Ainsi donc le nom du village vient de ce lieu dit. Je prends mon sac à dos y range mon appareil photo, un bloc note et mon smartphone, j'y vais à pied, un peu de marche ne fera pas de mal.
Sur les lieux je découvre la fameuse roche percée. Je suis sur une sorte de plateforme. Il s'agit d'un promontoire finissant en lame rocheuse étroite, sous la dernière pointe apparaît une ouverture en ovale parfait. Je sors mon appareil photo et mitraille cette exceptionnelle vue. Je vois Sarah qui monte le petit sentier et me rejoint.
— Clôt, il est beau notre rocher hein ?
— Ce genre de paysage doit être rare, celui-ci est spectaculaire, il est unique en son genre je pense, avec cet ovale parfait, c'est comme s'il avait été sculpté.
— Voilà j'ai voulu te revoir seule, parce que tu m'as fait beaucoup d'effets l'autre jour et encore hier. Comme tu n'es que de passage, je craignais ne plus te revoir.
— Comme je te l'ai dit tu m'as impressionné et je suis heureux de ton initiative.
— Voilà, je me jette à l'eau, le jour de la procession, j'ai eu comme un coup au cœur quand je t'ai aperçu, et hier, j'avais comme des sueurs simplement d'être face à toi et même ici maintenant je me sens toute chose. J'avais envie de te revoir seule.
— Ça me fait tout drôle d'être avec toi, j'ai envie de te prendre dans mes bras. Pour tout te dire le reportage est un prétexte pour te retrouver.
— Je ne me suis donc pas trompée, ton regard sur moi avait éveillé mes soupçons.
Elle s'avance vers moi et viens se coller contre moi. Elle me ceinture la taille et me tends les lèvres.
— Tu es sûre ? ce baiser risque de changer nos vies.
— S'il te plaît, j'en rêve.
Je pose mes lèvres sur les siennes, sa bouche s'entrouvre, sa langue vient chercher la mienne, un merveilleux combat érotique s'engage, mêlant nos salives. Je lui passe la main autour du cou lui caressant la nuque. Dans mon pantalon mon organe se réveille et dans mon cerveau une bataille est engagée pour tenter de le maîtriser, c'est perdu d'avance, l'excitation est trop forte.
Sarah doit se rendre compte de l'effet qu'elle me fait, la voilà qui frotte son ventre contre le mien, balançant son pubis en avant, appuyant fermement sur la protubérance qui est à son maximum.
— Viens.
Elle me prend la main et me conduit au bout de la plateforme, elle s'engage dans un passage étroit et escalade les roches une sorte d'escalier aux marches géantes et irrégulières. Je la suis et en deux minutes nous sommes dans l'ovale de la roche. Vers le sud-ouest la vue est bouchée par les rocailles. Vers le nord-est la grande marche ou nous sommes s'arrête net sur une très forte pente rocheuse et la vue plonge vers le village d'où l'on vient et bien au-delà.
— Assis toi là me dit-elle,
J'obtempère, la roche ressemble à un banc de faible hauteur qui relie les deux côtés de l'ovale, elle s'agenouille et commence à défaire mon pantalon, elle en sort avec un air triomphant ma verge en grande forme. Elle la prend en main et l'observe attentivement, puis sans hésiter elle s'installe à califourchon sur moi. Elle me prend la tête et m'embrasse avec une ferveur. Ses reins font des aller-retours sur mon ventre.
Elle me souffle à l'oreille.
— J'ai envie de toi, prends moi.
— Sarah tu es sûre, c'est ce que tu veux ?
— Oui je te veux, là maintenant, si toi aussi tu le veux bien.
— Oh Sarah, mon amour, je ne rêve que de ça.
Elle se relève et saisissant ma verge, elle la présente à son minou et se laisse empaler dessus. On se regarde au fond des yeux, mon amour a la bouche ouverte et exhale son souffle. Son visage exprime une joie infinie. La pénétration est totale, Je suis au fond d'elle, je réalise qu'elle n'a pas de culotte, elle commence une danse du ventre allant et venant d'avant en arrière, mon sexe en elle est trituré, malaxé, l'exercice de la masturbation solitaire m'a heureusement appris à me contrôler. Sarah se donne avec vigueur, ses mains sur mes épaules, les jambes en avant. La voilà qui crie son plaisir la bouche ouverte, je la tiens par la taille. Ses râles montent crescendo. Je m'écrie.
— Sarah je viens.
Sa seule réaction est de continuer avec acharnement. Quand du fond de mon ventre fuse la première pulsion, je pousse un râle de plaisir, Sarah, cesse de bouger, ma verge engloutie, elle se serre contre moi poitrine contre poitrine, La tête sur mon épaule, ses cris se sont mués en longs soupirs, Son corps entier tremble comme une feuille. Je me vide en elle, pulsion après pulsion.
Au bout d'un temps de répit, elle se détache de moi, me regarde dans les yeux.
— Clôt tu es désormais mon amour, mon homme à jamais. Tu m'as donné ta sève et je suis à toi. Regarde, tu vois le village en bas ? Il y a sûrement quelqu'un qui nous a observé. D'en bas on nous voit à contre-jour, on ne peut pas nous reconnaître. Une fille du village s'est donnée à un homme, comme à chaque fois ça va jaser. Tout le monde va se demander qui, à nous de rester discrets. Tu sais c'est le défi que lancent régulièrement les filles qui viennent ici avec un garçon. Je ne te l'ai pas dit avant, tu aurais refusé de te donner en spectacle. Mais je voulais ça pour notre première fois.
— Et comment feras tu pour le cacher, on va nous attendre en bas.
— J'ai dit à ma mère que j'allais chez une copine passer la journée. Toi tu redescends par là ou tu es venu, ce sentier est rarement utilisé.
Ma verge expulsée, Sarah se lève, et me tend la main pour que je fasse de même. On redescend les énormes blocs jusqu'à la plateforme. Je la serre dans mes bras, l'embrasse avec une ferveur religieuse.
— J'ai remarqué, tu n'as pas de culotte. Tu avais bien l'intention de me faire l'amour.
— Oui, Tu as vu il n'y a que dans cette position qu'on peut faire quelque chose, j'ai voulu m'asseoir sur toi, sentir ton sexe entrer en moi, la montée de la jouissance et l'apothéose quand tu as joui en moi. Je voulais que ce soit nous deux, donnant et prenant notre plaisir. Maintenant redescendons, je te rappelle cet après-midi tu m'offriras une balade en voiture. Je sais ou on pourra être tranquille tous les deux.
Une dernière fois elle me tend les lèvres. Je la serre fort dans mes bras et on se sépare. L'après-midi nous l'avons passé au fond d'une combe, sur les bords d'un ruisseau, le soleil réchauffait nos corps. Parce que dès son arrivée, Sarah s'est totalement déshabillée et est allée se baigner nue.
— Viens me dit-elle, l'eau est tiède, elle fait du bien.
— Tu aimes te baigner nue ?
— Oui, j'ai découvert cette clairière en ramassant des mûres il y a trois ans. J'ai mis ma main dans l'eau, j'ai eu envie de me baigner, depuis, je viens souvent ici en été, je prends un livre et je pratique le bronzage intégral.
Nous avons passé toute l'après-midi entre baignades, embrassades et moment intimes langoureux à souhaits, je ne me souviens plus combien de fois on s'est aimé, par contre j'ai encore en mémoire la douceur de sa peau, la souplesse de sa poitrine et la rigidité de ses tétons. Par-dessus tout, j'ai adoré la vue de son sexe presque glabre de jeune fille, le plaisir de le lécher avant d'y voir disparaître mon vit et l'extrême bonheur de me vider dans ce chaud creuset.
À la nuit tombée, on s'est quitté à l'entrée du village. Je suis rentré chez ma grand-mère, heureux et triste à la fois. Les trois jours qui me restaient ont été des vacances dans les vacances. C'est le cœur déchiré que j'ai quitté ma grand-mère et mon amour.
Nous avons tenu une correspondance, puis officialisé notre fréquentation, il n'y a pas eu de mariage dans l'urgence, la cérémonie a eu lieu deux ans plus tard quand j'ai fini mes études et trouvé un travail. Notre premier bébé est né sept mois après, soi-disant prématuré, Sarah avait hâte de connaître une première grossesse.
Mes recherches sur la tradition du village de Roc Percé, je n'en ai pas trouvé de traces à la BNF. Mais dans les registres de l'évêché, il est fait mention d'une tradition tribale reprise par l'église durant le neuvième siècle pour en faire une tradition religieuse.
J'ai proposé mon reportage aux journaux. J'ai également publié un opuscule dûment documenté. Ça m'a rapporté des subsides qui ont aidé à d'aménager notre petit logement.
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plemagne
30 mai 2026 à 09:06
Sujet très original et texte excitant. A lire et relire.
Soyez respectueux
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Photo de profil de Ced67220
Ced67220
4 octobre 2023 à 12:35
Top génial bravo
Soyez respectueux
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