Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Vous croyez aux esprits ? — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Vous croyez aux esprits ?
Chapitre 1
Ce qui me pousse à explorer des lieux soi-disant hantés, ce n'est pas vraiment l'optique de pouvoir y croiser une entité. A vrai dire, je ne crois pas aux fantômes. S'ils existaient, on aurait une preuve depuis longtemps, non ? Je veux dire, une vraie preuve, pas un témoignage ou une vidéo trafiquée, juste une preuve qui mettrait tout le monde d'accord. Je ne pense pas que tous ceux qui croient avoir rencontré des esprits sont des menteurs. Le cerveau peut nous jouer beaucoup de tours. Mais voilà, pour moi, les fantômes n'existent pas. Alors pourquoi est-ce que je me rends dans des lieux hantés, avec une caméra et tout autre type de matériel, me direz-vous ? Je suis un grand fan d'histoire et les lieux hantés en sont souvent chargés. Alors j'agrémente le tout avec la recherche de fantômes dans le but de faire plus de vues. Je sais, ce n’est pas très honnête, mais que voulez-vous, il faut bien que je finance mon matériel.
Me voilà à penser comme un de ces vidéastes hypocrites, en réalité mes revenus me servent surtout à me payer des jeux vidéo.
Quoi qu'il en soit, j'ai repéré il y a quelques jours un lieu plutôt intéressant. Un manoir laissé à l'abandon avec une histoire particulièrement intéressante. Appartenant à un homme noble du nom de Henry de Castiel, la belle vie qu'il avait avec son épouse a très vite tourné au drame. En effet, Henry ayant découvert que sa femme Jeanne le trompait avec un autre homme, il l'aurait purement et simplement étranglée à mort avant de la jeter dans le puits du domaine. Depuis, Jeanne reviendrait hanter les lieux. Une histoire plutôt sordide n'est-ce pas ? J'ai trouvé de nombreuses histoires similaires dans mes recherches, mais celle-ci m'a plus attiré. Inutile de tergiverser, je dois me préparer : l'exploration est prévue pour ce soir.
Après avoir récupéré toutes mes affaires, j'ai directement rejoint ma voiture. Me voilà en train de rouler dans la campagne du Sud-Ouest. Le manoir est à deux trois heures de chez moi, j'arriverai là-bas en fin d'après-midi, ce qui me laissera le temps de préparer le matériel et faire une première visite des lieux en journée. Le coin est perdu, peu de maisons aux alentours et les villages les plus proches ne comptent que quelques centaines d'habitants. J'arrive enfin sur les lieux, mais je décide de me garer plus loin. Inutile de dire que je n'ai pas vraiment demandé d'autorisation pour venir visiter le lieu alors je préfère ne pas me faire remarquer même si les passages dans le coin se font très rares surtout au coucher du soleil. J'arrive à me faufiler habilement à l'intérieur du domaine en escaladant la clôture qui est encore plutôt bien conservée. Le jardin n'a cependant pas été tondu depuis un moment, ce n'est pas étonnant pour un lieu laissé à l'abandon.
J'aperçois un puits plus loin, probablement celui de l'histoire, je décide de m'y rendre. Malheureusement, il a été condamné. Un peu déçu, je me rabats sur le manoir. Il est plutôt imposant, recouvert à moitié par des lianes. Quelques volets sont fermés, quelques fenêtres sont ouvertes et quelques vitres sont brisées. Bon, il est probablement temps d'entrer.
La visite en plein jour des lieux ne me fait pas frissonner. L'intérieur a été plus ou moins saccagé et pillé, je retrouve même des graffitis sur certains murs. Je suis plutôt déçu, je hais les personnes qui salissent des lieux historiques de cette façon. Il y a suffisamment de bâtiment sans vie de notre époque à souiller de peinture, pourquoi s'attaquer aux lieux qui ont encore du charme ? Un peu ronchon, j'installe une première caméra dans l'entrée puis dans la cuisine. Je continue ma visite des lieux, certaines pièces sont mieux gardées que d'autres, je suis satisfait de voir que la chambre matrimoniale est encore très bien conservée. J'y installe une autre caméra. Je retourne dans le salon après avoir fait le tour des lieux. Ce n'est pas parfait, mais certaines choses valent le coup d'œil. Je me décide de patienter calmement jusqu'à ce que la nuit tombe.
Quelques heures plus tard, après une petite sieste, je me décide de faire une deuxième exploration. La nuit apporte une deuxième atmosphère aux lieux, plus oppressante. J'aime ce sentiment à vrai dire, je me sens vivant. Le moindre bruit me fait frissonner, même si c'est très souvent un animal nocturne ou le bois qui travaille. J'ai un capteur EMF qui me sert à, comme son nom l'indique, capter les ondes électromagnétiques dans la main gauche et ma caméra dans l'autre main. Etant donné que le coin est perdu, si jamais le capteur réagit, alors ça veut dire que j'ai peut-être trouvé quelque chose d'intéressant. Enfin, si ce n'est pas la caméra ou mon téléphone qui interfère, ce qui arrive souvent.
— Est-ce qu'il y a quelqu'un avec moi en ces lieux ?
Je sais, c'est la phrase clichée, ne me jugez pas.
— Je suis venu en ces lieux pour rentrer en contact avec une entité. Si vous le souhaitez, vous pouvez me faire un signe en faisant un bruit ou en faisant réagir mon appareil.
Rien. Je monte les escaliers pour atteindre le couloir où se trouvent les différentes chambres.
— Je souhaiterais rentrer en contact avec Jeanne de Castiel. Je ne vous veux aucun mal, je souhaite simplement discuter, j'imagine que vous vous sentez seule en ces lieux qui vous ont fait souffrir par le passé.
Mon appareil réagit légèrement lorsque je m'approche de la chambre matrimoniale. Est-ce une coïncidence ? Probablement, mais cela éveille tous mes sens. Mon cœur bat, j'entre finalement dans la chambre. Il fait plus froid que dans les autres pièces, phénomène qui ne s'était pas produit lors de ma visite en plein jour. Moi, qui étais pourtant si convaincu de l'inexistence de fantôme, me mets à douter. Mes différentes explorations n'ont jamais rien donné, voilà que deux événements étranges se suivent. J'avale ma salive.
— Jeanne de Castiel, êtes-vous avec moi ? Pouvez-vous me faire un signe si c'est le cas ?
La porte dans mon dos se referme. Je sursaute. Comment douter à présent ? Je n'ai pas ressenti de courant d'air et le timing est bien trop suspect pour que ce soit un hasard, surtout avec les précédents événements. Je suis excité et effrayé. Excité parce que j'ai peut-être la chance d'apporter au monde une preuve de l'existence des fantômes. Effrayé parce que mon expérience en films d'horreur me hurle que ce n'est pas toujours une bonne idée de rentrer en contact avec un esprit. Une voix féminine me sort de mes pensées.
— Êtes-vous capable de me voir ?
Je me retourne et je l'aperçois. Une femme, assise sur le lit au centre de la pièce. Je suis bouche bée, je ne la quitte pas des yeux, mais je n'arrive pas à articuler le moindre mot. C'est bel et bien Jeanne de Castiel, j'avais épié ses différents portraits durant mes recherches, mais je veux bien avouer que ces derniers étaient loin de retranscrire sa véritable beauté. Merde, je suis sérieusement en train de complimenter un fantôme ? En même temps, c'est une très belle femme. Ses cheveux de jais qui descendent jusqu'à la moitié de son dos sont parfaitement lisses, j'imagine qu'un esprit n'a pas à se coiffer le matin. Son visage transcrit une certaine mélancolie, sa peau est claire et ses yeux bleus sont profonds. Je distingue tout de même de la joie dans son regard, après tout maintenant qu'elle a la confirmation que je peux la voir, elle doit être heureuse de ne plus être seule. Elle porte une robe de chambre blanche qui dessine des courbes plutôt agréables.
Jeanne de Castiel était connue pour sa beauté et pour son corps envoûtant. C'est pour cela que son mari l'avait épousée d'ailleurs, elle qui n'était pas issue d'une famille particulièrement riche.
— Vous n'êtes pas très bavard pour quelqu'un qui souhaitait rentrer en contact avec moi, me lance-t-elle avec une mine boudeuse.
— Pardonnez-moi, bredouillé-je. C'est que je ne m'attendais pas à réellement voir un fantôme, je visite des lieux soi-disant hantés depuis longtemps et ça n'est jamais arrivé jusqu'à maintenant.
— J'en suis la première étonnée. Je n'ai jamais réussi à interagir avec des visiteurs auparavant.
— Pardonnez-moi, bredouillé-je. C'est que je ne m'attendais pas à réellement voir un fantôme, je visite des lieux soi-disant hantés depuis longtemps et ça n'est jamais arrivé jusqu'à maintenant.
— J'en suis la première étonnée. Je n'ai jamais réussi à interagir avec des visiteurs auparavant.
Le fantôme de la jeune femme se redresse finalement du lit, un faible sourire dessiné sur ses jolies lèvres. Cela me permet d'observer entièrement sa silhouette. Je ne sais pas quoi en penser, elle est loin de l'image des fantômes que je me faisais. Je les imaginais plutôt effrayants, avec des visages déformés, une peau ridée et des yeux jaunes terrifiants. Et pourtant, je me retrouve avec une femme qui se montre gentille, accueillante et particulièrement séduisante. Jeanne s'approche de moi et je n'ose bouger. Elle semble vouloir tenter quelque chose. C'est sa main claire qu'elle relève jusqu'à ma joue avant d'enfin se décider à la toucher. Je frissonne, elle aussi. Son visage s'illumine d'un magnifique sourire, elle a l'air vivante.
— Cela fait une éternité que je n'ai pas ressenti ça. La sensation de toucher quelqu'un d'autre, toucher un homme. J'en suis toute...
Elle ne finit pas sa phrase, mais je distingue de la rougeur sur ses joues. Je ne distingue pas ce qui la différencie d'une personne vivante. Elle peut me toucher, je peux la toucher, elle éprouve des émotions et rougit même. Serait-ce mal de la trouver séduisante ? Je n'ai jamais eu de pensées nécrophiles, ça me dégoûte même beaucoup. Mais peut-on vraiment qualifier ça de nécrophilie ? Un cadavre n'est en rien comparable à la Jeanne que j'ai devant moi. Je culpabilise, mais le tabou de la situation me chauffe les joues et le bas-ventre. C'est à nouveau la voix angélique de la jeune femme qui me sort de mes pensées.
— Puis-je vous demander une faveur ?
— Oui, allez-y, murmuré-je, le souffle légèrement coupé par cette présence féminine si proche.
— Je voudrais vous embrasser, cela fait si longtemps...
— Oui, allez-y, murmuré-je, le souffle légèrement coupé par cette présence féminine si proche.
— Je voudrais vous embrasser, cela fait si longtemps...
Je ne sais pas quoi répondre. Mais ça serait mentir de dire que je n'en ai pas envie. Je lui annonce ma réponse d'un signe favorable de la tête. Elle pose ses douces lèvres sur les miennes, je ferme les yeux. Le baiser est plutôt prude, seules nos lèvres se touchent. Mais je me surprends à déposer mes doigts sur le haut de ses hanches, contact qu'elle apprécie étant donné que je la sens frémir. Nos lèvres se quittent une première fois. Mes yeux n'arrivent pas à quitter les siens. Cette fois, c'est moi qui initie un deuxième baiser. Elle ne me repousse pas. J'y mets plus d'ardeur, je me surprends même à glisser ma langue entre ses lèvres pour y forcer l'entrée. Elle se laisse encore faire. Son corps est étonnamment chaud, je sais bien que je me répète, mais elle n'a rien d'une morte, elle me semble presque plus vivante que les femmes que j'ai fréquentées. Mes mains osent aller plus loin dans le contact. Je caresse ses hanches avec plus d'entrain, je les glisse aussi dans son dos.
Je sens qu'elle apprécie alors je continue. Je la resserre contre moi de façon assez soudaine, ce qui lui fait échapper un léger cri de surprise. Pour autant, elle ne quitte pas mes lèvres, elle y met même beaucoup d'entrain. Elle s'est totalement laissée envahir par l'instant présent et moi également. Et pourtant, c'est ce moment qu'elle choisit pour quitter mon étreinte. Pour autant, elle ne cesse pas de me regarder dans les yeux. Son regard n'est plus rempli de timidité, c'est son excitation qui a pris place.
— Faites-moi l'amour, je vous en supplie, j'en ai rêvé pendant tellement d'années, me dit-elle tandis qu'elle relève le bas de sa robe de nuit pour me faire découvrir son intimité.
Elle ne porte pas de sous-vêtements, je l'avais un peu deviné à vrai dire. Je ne me fais pas prier, je n'ai plus envie de penser à la moralité de toute cette histoire. Je la désire, elle me désire, c'est tout ce qui compte pour l'instant. Je la rejoins et j'enserre ses hanches, cette fois pour la soulever. Elle rit. Je la pose sur le lit, elle se laisse faire et écarte déjà les jambes. Je ne compte pas la pénétrer tout de suite, je veux faire durer les choses. Je soulève complètement sa robe de nuit pour la dénuder complètement. Son corps est magnifique. Ses seins sont ronds et d'une taille respectable. Une de mes mains se décide à aller les découvrir. Ils sont fermes, je les préfère comme ça. Je frôle plusieurs fois ses tétons qui sont gonflés par l'excitation. J'embrasse son ventre plat puis ma langue atteint un de ses seins. Je la sens soupirer de plaisir, ce qui m'encourage à continuer. Je joue avec ses seins, autant avec ma main qu'avec ma bouche.
Je les embrasse, je suçote ses tétons à tour de rôle, je m'amuse même à les mordiller, ce qui pousse Jeanne à se crisper légèrement sans pour autant me dire d'arrêter. Je ne sais pas comment on faisait l'amour dans son temps, mais je compte bien lui faire goûter tout le plaisir de la baise moderne. Mes lèvres redescendent le long de son ventre, j'atteins rapidement son pubis légèrement velu. Je contourne son intimité pour embrasser ses cuisses délicieuses. Jeanne s'impatiente, elle glisse sa main dans mes cheveux et me pousse directement jusqu'à ses lèvres. Je les embrasse, son jus est délicieux. Ma langue en récupère le plus possible, elle explore les recoins de son antre.
— Oh oui, comme ça... Oui, ici... Continuez...
Encouragé par les gémissements et les paroles de ma douce, j'approche de son clitoris. Ma langue joue avec son bouton gonflé, ses gémissements sont plus bruyants. Je ne délaisse pas sa fente pour autant, c'est un premier doigt qui a pris la relève. Je le fais entrer et sortir à un rythme modéré, mais que j'accélère progressivement. J'y ajoute un deuxième doigt, ses gémissements laissent place à des cris. Ma main libre lui caresse les seins à tour de rôle, ce qu'elle semble apprécier. Je ne lui laisse aucun répit, je compte bien la faire jouir. C'est ce qui arrive peu de temps après, je la sens trembler puis un long cri s'échappe de sa bouche, elle se crispe de plaisir. Je me lèche les doigts et les lèvres pour ne laisser aucune goutte de son jus m'échapper. Je me glisse sur le lit pour l'embrasser, elle ne me repousse une nouvelle fois pas. Elle semble aux anges, je veux bien l'imaginer, cela doit faire des siècles qu'elle n'a pas pu se faire plaisir avec un homme. Je la sens renaître.
— C'est à mon tour de m'occuper de vous, je vous veux dans ma bouche...
C'est bien ce que j'espérais. Je reste allongé, mais elle se redresse. Elle pose ses deux mains sur mon jean. Même s'ils n'existaient pas à son époque, elle ne prend pas trop de temps à trouver comment le défaire. Voilà qu'il glisse le long de mes cuisses. Mon caleçon, lui, est largement déformé par mon érection. Je ne dirais pas que mon membre est d'une taille ahurissante, mais il n'a jamais été un frein pour donner du plaisir aux femmes, au contraire. Elle me défait mon sous-vêtement. De mon côté, j'en profite pour enlever mon pull et mon t-shirt afin de me retrouver aussi nu qu'elle. Je la vois se lécher les lèvres, j'apprécie cette attention. Elle me fait un sourire avant de totalement se concentrer sur ma verge. C'est d'abord sa main qui crée un premier contact. Elle me décalotte complètement, ce qui fait totalement apparaître mon gland rose. Elle pose un premier coup de langue dessus, puis elle agite sa bouche, comme pour en discerner le goût.
Elle semble satisfaite, un deuxième coup de langue plus appuyé me caresse le bout du membre. J'en frémis, elle apprécie. Elle pose un premier baiser sur mon gland puis un deuxième. Enfin, ses lèvres se décident à engloutir mon membre. C'est vraiment très agréable. Une de ses mains caresse la base de mon membre dressé tandis que ses lèvres coulissent de bas en haut, le long de ma hampe. Une de mes mains vient se poser sur sa chevelure de jais pour la caresser, mais aussi lui signifier que j'apprécie ce qu'elle me fait. Elle en profite pour accélérer le mouvement. Une de ses mains me caresse les bourses tandis qu'elle s'active pour me donner le plus de plaisir avec ses lèvres. Elle est douée, j'imagine que, de son vivant, elle a eu l'occasion de beaucoup pratiquer. Sa langue tourne autour de mon gland alors qu'elle est en train de le suçoter. Elle relève les yeux vers moi avec un air qui transpire autant l'excitation que la perversité.
Je la vois, avec sa main libre, en train de se caresser la vulve bien humide. C'en est trop pour moi, je sens la jouissance arriver. Je lui dis et sa seule réaction est d'accélérer encore plus le mouvement. Elle aspire littéralement mon pénis entre ses lèvres, elle en gémit de plaisir. Je n'arrive plus à tenir, je déverse dans ma bouche quelques flots de sperme sans pouvoir retenir un râle de plaisir bruyant. Je crois qu'une femme ne m'avait jamais aussi bien sucé. Jeanne fait en sorte de me nettoyer complètement le gland avant de se détacher de mon membre : elle a tout avalé. Elle s'allonge contre moi, sourire aux lèvres. Je sens bien dans son regard qu'elle n'est pas entièrement satisfaite. Moi non plus d'ailleurs. Je sais très bien ce qu'il va se passer ensuite, mais pour l'instant je dois récupérer un peu.
Elle me regarde, elle transpire le désir. J'en profite pour approcher une de mes mains de son intimité que je commence à caresser. Elle soupire de plaisir, sans arrêter de me regarder dans les yeux. Une de ses mains vient me caresser le membre avec douceur histoire de recommencer à me stimuler petit à petit. Je l'embrasse langoureusement, j'aime ses lèvres, j'aime sa langue, je la désire. Je me redresse, ma verge a repris du poil de la bête. Elle est sur le dos, j'en profite pour me glisser entre ses jambes. Elle prend l'initiative de diriger sa main sur mon sexe, qu'elle attire elle-même vers son intimité. Un petit coup de reins m'aide à rentrer, je n'ai pas besoin de forcer, Jeanne est tout humide. On gémit de plaisir en même temps, ce qui nous arrache un petit rire. Je commence les va-et-vient tout en embrassant sa poitrine. Elle gémit, encore et encore, de plus en plus fort. J'accélère alors la cadence, je sens que c'est ce qu'elle souhaite.
Elle m'attrape les fesses et participe aux efforts.
— Plus fort, plus fort, faites-moi l'amour !
J'y mets toute mon énergie, la sensualité a laissé place à de la fougue sauvage, mais ça ne me déplaît pas et elle non plus. Le claquement de nos ébats doit probablement résonner dans tout le manoir tout comme les cris de Jeanne. J'interromps nos affaires que quelques instants, simplement pour la retourner. Je la prends en levrette, elle semble avoir apprécié l'initiative. Mes mains sur le creux de ses hanches, je peux y mettre encore plus de force. Elle hurle à en perdre la tête. Je lui claque la fesse, de quoi la faire rougir. Elle crie de surprise, mais m'incite à recommencer. La fausse pureté que se donnaient les nobles à cette époque ne faisait que réprimer des envies bien plus profondes. Jeanne les libère complètement, pour mon plus grand plaisir. Je me surprends à titiller son anus avec mon pouce et à ma plus grande surprise, il est déjà un petit peu élargi. Jeanne ne me fait aucune remarque, elle est trop occupée à crier son plaisir à la terre entière.
Quelqu'un est déjà passé par ce trou, comme quoi peut-être que je me fais une fausse idée sur la noblesse d'antan.
Quoi qu'il en soit, ça me pousse à sortir mon membre viril de son entrejambe, pour le déposer à l'entrée de son rectum. Je pousse, Jeanne en a le souffle coupé, je vois ses mains s'agripper aux draps du lit matrimonial. Si son mari pouvait voir que même en tant que fantôme, sa femme se faisait tringler par d'autres, il essaierait de la tuer une deuxième fois. Cette fois, c'est donc son fondement que je ramone avec vigueur. Les cris de plaisir de Jeanne reprennent leur place, peut-être même plus forts, ce que je ne pensais pas possible. L'intérieur de son cul est plus serré que ce que je ne pensais, elle ne devait pas non plus être une experte de la sodomie. Mais ça ne fait qu'accentuer mon plaisir, je me sens parfaitement à ma place, comme une clé qui s'engouffre dans sa serrure. Je saisis la chevelure de Jeanne pour la forcer à se cambrer un peu plus, tandis que mon autre main serre d'appui sur ses hanches afin de faciliter mes coups de reins.
— J'en deviens folle ! Oui ! Remplissez-moi le fondement, c'est trop bon !
Ses paroles sont la limite qui me fait jouir, elle hurle de plaisir, elle jouit également. Mon sperme remplit son rectum, au point où lorsque je retire enfin mon sexe après quelques secondes d'orgasme intense, j'en vois déjà des gouttes en sortir. Je m'écroule sur le lit aux côtés de Jeanne, qui semble vidée de son énergie, mais également aux anges. Elle m'embrasse tendrement.
— De mon vivant, je n'ai jamais pris autant de plaisir... Merci infiniment.
— C'est moi qui dois vous remercier, vous avez été une amante extraordinaire.
— C'est moi qui dois vous remercier, vous avez été une amante extraordinaire.
Elle me gratifie d'un sourire plein de tendresse puis je finis par m'endormir, totalement lessivé.
A mon réveil, Jeanne n'est plus là. Je m'habille puis la cherche dans tout le manoir, mais aucune trace d'elle. Peut-être ne peut-elle apparaître que la nuit ? J'avoue être plutôt triste, je voulais au moins lui dire au revoir. Je me rassure en me disant que cette baise torride l'a peut-être littéralement envoyée au septième ciel. Un sourire me déforme les lèvres.
Je remballe mon matériel et quitte les lieux. En observant dans ma voiture les enregistrements de ma caméra. Je m'y vois en train de faire l'amour seul, dans le vide. Cela me fait un peu rire, mais je suis convaincu que tout ça s'est bien passé. Je crois que je n'en parlerais jamais à personne : c'est mon secret. Quoi qu'il en soit, ça a été une expérience formidable qui ne me quittera jamais, je pense que je viendrais faire un tour dans le coin de temps en temps pour voir si Jeanne a réellement disparu. Allez, il est temps de rentrer.
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