Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Anna, une vie bien remplie — Chapitre 2 · Un inconnu dans le train
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Anna, une vie bien remplie
Chapitre 2 · Un inconnu dans le train
Il est quand même gonflé ce type. On ne se connaît pas, on ne s'est pas parlé, pas même échangé un seul regard, et là il s'installe à côté de moi, profite de mon sommeil, qu'il ne soit pas réel ne change rien à l'affaire, et défait un bouton de mon chemisier. Incroyable. Culotté, le gars. Je le suis aussi, heureusement. Tiens d'ailleurs quelle est celle que j'ai mise en me levant ce matin ? Le string noir à dentelles. Je l'aime bien, en plus il est raccord avec mon soutien-gorge. Il est doux, ne me serre pas trop et la ficelle s'immisce avec délicatesse entre mes fesses, laissant le soin à la jupe de me les caresser quand je marche. Qu'est-ce qui m'arrive là, je suis en train de penser à ma culotte pendant qu'un gros pervers se permet de me toucher, de commencer à me déshabiller. Tu fais quoi là. Allez bouge-toi. Jamais personne ne m'a fait ça. La sagesse, que dire, le simple bon sens plutôt, devrait me faire me lever, lui en coller une en ameutant tout le train. Case prison, mon gars.
Direct.
Mais je ne fais rien, je laisse faire. Pourquoi ? L'impression d'être en sécurité ici, même si je suis toute seule dans ce compartiment, on est quand même en plein jour dans un train rempli de gens, le soleil peut-être aussi qui me réchauffe à travers la vitre, l'envie de me sentir libre, le besoin de ne rien faire comme avant, peut-être tout cela, je ne sais pas.
En tout cas, je ne bouge pas. Et même si mon cœur s'est soudainement mis à battre plus fort quand il a enlevé le bouton de mon chemisier, j'arrive à respirer presque tranquillement.
Dommage, il est sur le côté, je ne peux pas le voir, mais j'imagine son air inquiet, la prudence dans ses gestes, son difficile immobilisme pour ne pas me réveiller, mais aussi son regard sur ma poitrine naissante que le premier bouton défait a laissé apparaître. Peut-être aussi qu'il s'en fout. Et se dit « Tentons le coup, qui ne risque rien n'a rien ». Il est peut-être joueur, en plus d'être pervers. Genre des remords plutôt que des regrets. Étrangement, moi je sens que le risque est de son côté, pas du mien. Donc je laisse faire. Après tout, pensé-je en souriant, qui ne risque rien n'a rien.
Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé depuis ce premier bouton détaché, quelques minutes, plusieurs dizaines, le temps s'est comme figé pour moi. Une sorte d'arrêt sur image. C'est aussi pour cette sensation du temps qui s'est arrêté que je reste là impassible. La situation est un peu stressante, mais en même temps agréable, car je la maîtrise. Il suffit que j'ouvre les yeux, pour que tout s'arrête, et que je les laisse fermés pour que l'aventure, la surprise, l'inconnu arrivent. Ce qui est sûr c'est que je me sens bien. Je suis un peu hors sol, hors du temps. Même le bruit du train a disparu pendant tout ce temps.
Lui en tout cas a de la suite dans les idées. Je sens sa main sur le deuxième bouton. Une main plus maladroite que pour le premier. Pas tremblante, mais plutôt gauche. L'émotion sans doute, le désir d'aller plus loin le rend nerveux probablement, ou bien est-ce la peur, un bouton, ça peut se détacher tout seul, deux, ça devient improbable. Difficile pour lui de nier n'y être pour rien si je venais à me réveiller. Je me fais un film là, mais lui en ce moment il continue sa route, en plus du bouton qu'il a détaché, il écarte lentement mon chemisier. Je sens l'étoffe caresser ma peau et l'air chaud venir sur ma poitrine. Il a dû dévoiler une grande partie de mon soutien-gorge. Noir, et en dentelles, comme mon string. Avec un léger liseré doré. Ce n'est pas pour rien que je ferme bien mon chemisier, car ce soutif soutient, mais dévoile aussi beaucoup.
La dentelle laisse tout passer, le souffle de l'air tout comme ses yeux à lui qui doivent maintenant découvrir ma peau laiteuse, la courbure de mes seins, l'espérance de mon joli petit mamelon rose. Je frissonne tout d'un coup. Pas de me sentir un peu mise à nue, mais du souffle que je sens sur moi. Le sien sans aucun doute. Que je sais chaud de désir, d'envie de me toucher, de s'emparer de mes seins, de les tenir dans sa main, de les caresser puis de les embrasser. Son désir, je le sens bien. Ca devient aussi le mien, maintenant. Mais qu'est-ce qui m'arrive ? Je perds pied.
Et pourtant je reste immobile, sage, comme je l'ai toujours été. Mais pas cette fois, là je me laisse découvrir, par un inconnu. Qui pourrait être mon père, qui est bien loin des hommes qu'on désire, un vieux, au ventre loin d'être plat. Non, ça suffit. Je préfère fermer les yeux, et laisser mes sens me guider.
Ses doigts maintenant s'aventurent. Ils frôlent l'échancrure de mon soutien-gorge, caressent ma gorge, s'immiscent sous l'étoffe, s'approchent de mon mamelon que je sens se durcir. Mon Dieu, je mouille, je suis pleine de désir. J'abandonne. Je le laisse faire. Va. Je suis à toi. Fais ce que tu veux.
Il doit sentir mon abandon. Car sa main se glisse maintenant dans mon soutien-gorge, enveloppe un de mes seins, deux de ses doigts entourent mon mamelon, le frottent doucement. Un va-et-vient, une caresse, des frôlements, une légère pression. Que c'est bon.
Sa main continue sa caresse sur mon sein, puis sur l'autre, titille puis pince chacun de mes mamelons. C'est maintenant son autre main qui se balade, elle touche ma cuisse et la frôle tout doucement. Je garde mes yeux fermés. Je laisse les mains de cet inconnu faire leur chemin. Une enveloppe un de me seins, l'autre frôle puis caresse et s'enfonce entre mes cuisses. Je les écarte. Je sais qu'il sait que je ne dors pas. Il s'enhardit. Va vers ma culotte. La touche. La caresse, l'écarte doucement. Sa main est sur ma vulve. Elle est mouillée, trempée. Comme jamais. Je suis pleine de désir. Jamais je n'ai vécu ça. L'interdit. La nouveauté. Ce compartiment où je suis toute seule, mais devant lequel j'imagine que d'autres pourraient me voir. Moi une jeune femme sage, se foutant complètement d'être surprise, les jambes nues qui maintenant s'écartent face à la main d'un inconnu.
Sa bouche s'approche de mes seins. Il embrasse leur naissance, ses lèvres montent lentement sur leur courbure, s'approchent de mon mamelon. Un de ses doigts s'enfonce dans ma chatte. Toute humide. Que c'est bon. J'écarte de plus en plus mes cuisses. Ma jupe est toute remontée. Je sens mes fesses sur la banquette. Branle-moi s'il te plaît, enfonce ton doigt bien profond, avais-je envie de lui dire.
Sa langue maintenant tourne lentement autour de mon mamelon, pendant qu'un de ses doigts s'enfonce dans ma chatte, tourne autour de mes lèvres tout humides. Je sens sa paume s'appuyer comme mon clito, bien dressé, plein de désir. Il la frotte doucement dessus. Je soulève un peu mes fesses. Vas-y fort mon vieux. Mon souffle s'accélère. Mon cœur bat à rompre. Il appuie, frotte sa main sur mon sexe, je sens le plaisir monter. Mes yeux fermés sont pleins de lumière jaune, orange avec des taches vertes qui s'étendent comme des ondes à la surface de l'eau. Ah que c'est divin.
Soudain, il prend une de mes mains et l'approche de ses cuisses, la met sur sa braguette. Il bande dur, le salaud. Je la sens bien raide, sa bite. J'ouvre la fermeture éclair, dégage son sexe de son slip, le prends dans ma main. Je le branle doucement. Son gland est plein de mouille. Je monte et descends. Comme lui avec ses deux doigts qu'il a désormais mis dans ma chatte, bien profond. Il continue toujours à frotter mon clitoris, tourne dessus avec sa paume. Il a encore mon sein dans sa bouche et maintenant une main sous mes fesses. Je ne vais pas tenir, mon Dieu que c'est bon.
— Continue plus fort, lui dis-je. Les premiers mots que je lui adresse.
Sa main se met à accélérer. Je n'en peux plus. Je sens le plaisir monter d'un coup. Je soulève mes fesses pour m'enfoncer dans sa main, pour sentir ses doigts me pénétrer plus encore. Je donne des coups de reins, monte et redescends pour mieux m'enfoncer.
Je jouis. Je ferme la bouche pour ne pas crier, ne pas hurler devant cette onde de chaleur qui monte d'un coup de mes cuisses vers mon cerveau.
Ma main s'est arrêtée sur sa bite, je la serre fort. Mon corps tremble.
Il enserre ma main de la sienne et la guide pour branler son sexe. Il accélère, de plus en plus vite. Je sens son plaisir venir, il lâche un petit râle puis son sperme inonde mes doigts.
Je jouis. Je ferme la bouche pour ne pas crier, ne pas hurler devant cette onde de chaleur qui monte d'un coup de mes cuisses vers mon cerveau.
Ma main s'est arrêtée sur sa bite, je la serre fort. Mon corps tremble.
Il enserre ma main de la sienne et la guide pour branler son sexe. Il accélère, de plus en plus vite. Je sens son plaisir venir, il lâche un petit râle puis son sperme inonde mes doigts.
Je retire ma main. Elle est toute gluante. Blanche de son plaisir.
Quelques minutes après, je lui demande :
— Vous n'auriez pas un kleenex, s'il vous plaît.
Il se met à chercher dans son sac posé à côté de lui, qu'il avait sans doute mis là pour assurer une certaine protection au regard des éventuels voyageurs passant dans le couloir. Bien maigre barrage, pensais-je en voyant sa faible hauteur. Il déchire le paquet et m'en tend un.
— Un seul ? Ca ne va pas suffire. Vous avez donné sans compter, lui dis-je en souriant. A moins que je ne m'essuie sur votre pantalon.
Il me tend le paquet. Il doit tenir à son fut.
La voix du contrôleur indiquant notre arrivée prochaine accélère mon nettoyage rapide. Lui, peu inquiet approche ses doigts de son nez. Puis de sa bouche. Miam, dit-il en les léchant, l'air satisfait.
— Tu peux me donner ton numéro de téléphone, me demande-t-il alors que j'ouvre la porte pour partir.
Il ne doute de rien le bougre. Je lui réponds :
— Moi, ce que je veux c'est juste votre main, la droite. Vous me la laissez et je vous file mon numéro.
J'ai vu dans ses yeux plein d'incompréhension. En souriant, je suis partie, laissant ses quelques neurones tenter de faire des jonctions impossibles. La vie est belle, Paris me voilà, même si j'ai les jambes un peu molles. Je ne vois pas bien pourquoi.
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