Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Dans la maison vide — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Dans la maison vide
Chapitre 2
Enfin ! Enfin j'allais pouvoir me faire baiser !
Tout en m'agenouillant devant lui en abaissant son short pour faire jaillir son dard pas plus imposant que le mien, je me remémorai la quinzaine d'accouplements que j'avais déjà connus. Comment lui dire que j'étais plutôt actif ? Que mon plaisir était plutôt d'enculer mes potes homos ? Même si j'aimais autant sucer qu'être sucé. Bien que je préférais sucer, car ma fierté me dictait de plutôt faire jouir trop vite en bouche un partenaire en prenant l'air goguenard de celui qui croit avoir une bouche irrésistible, que d'être moi-même précoce en bouche amante…
Posséder le petit cul d'un garçon de mon âge était une véritable passion. Qui m'interpela vite quand je voyais l'intensité de leur plaisir d'enculé. Alors, un soir, j'avais autorisé un pote à me prendre alors que j'étais déjà en pleine sodomie. Être la saucisse entre deux beaux pédés avait été une révélation que je me mis à répéter à la moindre occasion.
Ma bouche avala son gros gland gluant. Je le dégustai en grognant bestialement. J'entendis à peine son « je vois que tu aimes vraiment cela, petit pédé ! ». Comment pouvait-il en douter ? Son bonbon était si délectable que même un hétéro aurait pris son pied !
Enfin, peut-être pas quand même…
Il caressa mes cheveux. Il releva son bassin pour enfoncer sa hampe plus profondément dans ma bouche. J'entamai une fellation que je voulais savante tout en me doutant bien qu'elle était médiocre.
Il ne s'en offusqua pas, m'encourageant, me guidant, dirigeant la fellation en possédant ma bouche.
— C'est bien. Je vois que tu aimes cela. Ce n'est pas mal pour un minet. Tu es prometteur ! Lèche mes couilles !
Comment abandonner ce membre si savoureux ? Je résistai. Il répéta, plus sèchement, son instruction. Déçu, je m'exécutai.
Ses bourses étaient poilues, grosses, lourdes. D'abord je n'y trouvai aucun plaisir. Et puis… Le voir se balancer sous mes coups de langue, réaliser intuitivement qu'Emilien me confiait ce qu'il a de plus sensible, les gober l'une après l'autre… J'y pris peu à peu plaisir.
Il me laissa avaler à nouveau sa hampe que je tentai de prendre entièrement en bouche. Sans succès.
— Le fantasme de la gorge profonde… Ne t'embarrasse pas de cela, ça n'a en réalité pas grand intérêt. Apprends plutôt à bien sucer un gland, à bien pomper une queue, à bien lécher des couilles, à déguster un anus. Tu as déjà léché un cul ?
— Euh… Oui…
— Parfait. Montre-moi ce que tu sais faire !
Emilien se retourna pour se tenir contre le mur chaud de la maison vide, reculant son fessier incroyablement musclé, écartant les jambes pour révéler son petit anneau rosé.
Je retins à grand peine la pulsion de dévorer l'anneau anal. Son cul était trop superbe pour ne pas être flatté. Mes mains s'emparèrent de ses fesses et le pétrirent. Ce coup-là, c'est lui qui grogna.
— Je ne l'attendais pas, celle-là ! dit-il. C'est bien. Tu me surprends. Vas-y, pelote mon cul ! Tu fais cela bien !
— Si tu me laisses faire je pourrais le prendre !
— Sûrement pas ! Tu m'enculeras quand tu auras appris à être endurant ! Je ne veux pas que tu me fécondes à peine entré en moi !
Sa réponse me surprit. Elle sous-entendait qu'il n'était pas là pour me baiser une fois et disparaitre, mais qu'il avait bien l'intention de me prendre et me reprendre, de m'éduquer, de faire de moi un pédé bien plus expérimenté. Cela m'allait ô combien !
Après avoir caressé et pétris ses épaules, ses fesses, ses hanches, ses flancs, j'approchai mon gland de son anus. Il frémit au doux contact.
— Non mon beau ! Mon cul t'est pour l'instant interdit ! Si tu te montres doué, dans quelques jours tu pourras peut-être espérer m'enculer. En attendant prouve-moi que tu es un vrai pédé et lèche-moi le cul !
C'était donc cela ! La preuve ultime de mon homosexualité ! Seuls les homos pratiquent l'anulingus. Quoique, était-ce si certain ? J'allais donc lui prouver que j'en étais un vrai, de pédé !
Je dégustai son anus avec férocité, étonné de constater avec quelle rapidité il s'assouplissait. Le puissant mâle aimait de toute évidence autant se faire prendre que prendre un bon petit cul. L'un n'empêchait pas l'autre. Moi qui doutais de ma virilité parce que j'aimais être enculé, je retins dans un coin de ma tête cet exemple. On peut-être viril et passif. Bonne nouvelle !
Il gémissait en continue. Il finit par se dégager brusquement pour m'attraper, me soulever et me poser de dos sur la table. Instinctivement je relevai et écartai les jambes pour lui offrir mon fondement. Il plongea sa langue dans ma raie et me lécha avidement en grognant alors que je babillai en montant dans les aigus.
Cruel, il me lécha un bon moment sans que sa langue n'approche de mon anus. Mes bourses y passèrent entre deux ravages de mon périnée. Je me mis à le supplier de lécher mon petit trou.
Le bout de sa langue commença enfin à en faire le tour, dans de doux mouvements extérieurs circulaires. C'était magique ! Et intolérable. Je le conjurai d'enfoncer sa langue. Ses yeux brillaient. Il s'amusait de mon impatience.
Enfin sa langue salua l'intérieur de mon anus. Je criai de bonheur !
Les mouvements circulaires s'enfoncèrent de plus en plus profondément. Je sentis que ma corolle se détendait. Elle était si impatiente d'être comblée !
Ma main entama un mouvement masturbatoire. Elle fut sèchement chassée par une tape méchante.
— Je t'interdis de te toucher, garçon ! Si tu recommences à vouloir te branler, je te laisse comme ça, en plan.
— Non ! Pitié !
— Cela dépend de toi ! Ma règle est simple et claire : il t'est interdit de te masturber pendant que je te baise. Tu jouiras quand je l'aurais décidé. Compris ?
— Oui ! Mais le plus tard possible !
— Hein ?
— Je veux que tu me baises longtemps !
— Petit enculé ! Gourmand avec cela ! Ne t'inquiète pas, tu vas déguster.
Emilien reprit son anulingus, plus bestial. Il grognait, je gémissais. Puis un doigt sévère s'immisça dans mon conduit. Je criai. Autant de surprise que de douleur et de bonheur. Un gros majeur de travailleur entièrement en moi ! Quelle joie ! Surtout quand il commença à s'agiter de l'intérieur pour assouplir mon conduit rectal. Il me préparait divinement ! Je me laissai faire !
Sa bouche reprit la mienne. Il me doigta longuement tout en me roulant des pelles intenses auxquelles je répondais, bravache.
Un doigt. Puis deux.
J'étais aux anges, la bouche et l'anus comblé par cet homme féroce.
Je crus à un mauvais rêve quand il me délaissa brusquement pour aller fouiller dans sa caisse à outil. Je fus rassuré quand il en sortit un flacon de lubrifiant et qu'il s'enduisit largement son magnifique phallus.
Il retourna vers la table. Je relevai à nouveau les jambes que je coinçai sur ses épaules. Le corps enflammé de désir anal, je sentis sa chair faire pression contre ma corolle. C'est moi qui avançai mon bassin pour faire entrer d'un coup son gland en moi.
Une vague douloureuse. Je me concentrai pour l'évacuer. Quand je me sentis prêt, sans avoir eu besoin de concertation, il commença à s'enfoncer en moi en disant :
— Bon petit cul de minet ! Oui, tu as un délicieux petit cul ! Tu aimes ça, c'est évident. Pas d'impatience, je vais te prendre entièrement. Tu es fait pour être enculé !
Mon esprit me souffla que j'étais fait pour plein d'autres choses aussi, mais j'acceptai tout à fait qu'être enculé faisait partie de ma nature.
J'en fus d'autant plus convaincu une fois entièrement emmanché. Ses lèvres se firent chatte quand son sexe se faisait guerrier. Il m'embrassa avec tant de douceur que la douleur finit par s'estomper.
Les va et vient démarrèrent quelques minutes plus tard. D'abord doucement, puis avec plus de vigueur.
Emilien me sodomisa longuement, multipliant les positions. Il me retourna à plusieurs reprises, me prenant et me reprenant. En levrette, en missionnaire, en cuillère, debout en appui comme je pouvais.
Si au départ c'est lui qui dirigeait l'enculade, peu à peu mon cul se mit à anticiper ses coups de queue, à aller chercher la pénétration. Ce n'étais plus le minet qui se faisait mettre mais un couple qui copulait de toutes ses forces.
J'étais à nouveau de dos sur la table à me faire pilonner le cul quand brusquement mon éjaculation explosa. Emilien se cala bien au fond de moi pour laisser le feu d'artifice séminal se dérouler. Jamais je n'avais juté une telle quantité de sperme. Pendant combien de temps m'avait-il pris ?
Aucune idée. Bien plus longtemps que lors de mes jeux de garçons avec les potes !
Quand j'atterris enfin sur le tarmac de la réalité, je vis son magnifique visage souriant. Il se pencha. Il récolta une perle de sperme et la goûta. La mimique de son visage et son grognement satisfait affirmaient qu'il appréciait sa saveur. Alors il repartit récolter le fruit de son effort physique, mais cette fois il vint m'embrasser pour le partager entre garçons.
Il ne restait plus grande trace sur ma peau quand il stoppa.
— A moi maintenant. Tu t'accroches beau garçon ?
— Vas-y ! Fais-toi du bien !
Je ne croyais pas si bien dire. Emilien remit du lubrifiant puis me mitrailla avec une intensité incroyable. La chaleur douloureuse de l'enculade me tétanisa tout en me faisait râler avec force. Il se déchaina entre mes fesses. Je fus secoué comme jamais, m'accrochant à ce que je pouvais. La sauvagerie de son coït anal était effrayante. Et prodigieuse à la fois. Mon corps criait qu'il fallait arrêter. Mon être le suppliait de continuer !
Il me féconda en criant, jouissant tout au fond de moi en me secouant sans plus aucun ménagement. Je m'accrochai à son cou, me faisant bombarder encore à l'intérieur. Je lisais l'intensité de sa jouissance sur son visage extatique et sur son corps agité de soubresauts. Et c'est mon petit cul qui encaissait tut cela !
Alors que son orgasme ralentissait, je me demandais bien dans quel état pouvaient être mes fesses. Les coups de boutoir cessant, je ne ressentais qu'une merveilleuse chaleur, un bonheur total à avoir été si généreusement comblé.
Il s'affaissa sur moi, épuisé. Cette fois c'est moi qui l'embrassai, voluptueusement, murmurant qu'il avait été génial, que son orgasme avait été époustouflant.
Il finit par sourire et répondre à mes baisers. Il prit tout son temps avant de sortir de moi pour laisser sa semence s'écouler désagréablement hors de mon conduit.
Sans aucune pudeur il releva et écarta mes jambes pour examiner le champ de bataille.
— Tu as vraiment un très beau cul, fait pour être possédé. Ton œillet est grand ouvert, tout rouge, mais il a l'air en parfait état. Ne t'inquiète pas, il va se refermer. On va pouvoir remettre cela sous peu.
La panique qui traversa mes yeux ne lui échappa pas.
— Pas tout de suite, beau garçon ! Ne sois pas impatient ! Mais ne te fais pas d'illusion : dans quelques heures tu seras grave en manque et tu me supplieras de revenir te prendre.
— Tu crois ?
— L'habitude ! Tu verras. Tu vas faire une toilette intime. Je veux que tu sois tout propre de là-dedans ! Moi je vais retourner au boulot : j'ai d'autres clients qui attendent mon expertise. Je reviendrai après, en soirée.
— Des clients du genre jeune et beau gosse ? Que tu vas défoncer aussi ?
— Si seulement tu pouvais avoir raison ! Non. Malheureusement. Des comme toi, ça ne coure pas les rues. C'est pour cela que je vais revenir. Perfectionner ton éducation. Si cela te va, bien sûr.
Emilien se nettoya la verge avec un linge humide puis se rhabilla. Son short et son maillot avaient séché. Il avait un look très masculin, mais sans indécence.
Alors que son sperme coulait le long de ma cuisse, je lui demandai combien je lui devais.
— Pour t'avoir baisé ?
— Non. Pour m'avoir dépanné. T'es con !
— Je suis rémunéré. Au centuple ! Et même que tu vas payer encore !
— J'y compte bien ! Mais je te dois quelque chose.
— Oui, tu as raison. Tu me dois quelque chose. Un baiser !
Emilien m'embrassa avec une douceur étonnante, dans un baiser d'une grâce nouvelle et étonnante. Comment le même homme avait-il pu me ravager la bouche avec une telle sauvagerie pour, peu après, m'offrir une telle suavité ?
Il éclata de rire en se dégageant : je rebandais complètement…
— Tu es aussi chaud que moi, mon beau. C'est pour cela que l'on n'en a pas fini, toi et moi ! Approche-toi du tuyau d'arrosage : je vais te nettoyer.
Son sourire enjôleur me convainquit d'obtempérer. Je me penchai en avant tout en reculant mon fessier et en écartant les jambes. Une délicieuse eau chauffée par le soleil vint nettoyer mon orifice et mes cuisses. Emilien me nettoya attentivement, pour finir par peloter mon petit cul redevenu tout propre.
Mon érection, elle, n'avait pas faiblie.
Il m'embrassa à nouveau, flatta ma croupe, mon sexe et mes couilles, puis pivota pour récupérer sa boite à outil et se diriger vers sa camionnette.
Je lis l'inscription sur le véhicule : « dépannages en tous genres ». Si j'avais un échauffement anal, il pourrait immédiatement venir me dépanner !
Je restai nu, mains sur les hanches, à voir le véhicule quitter notre propriété et disparaitre au loin. Dans ma tête la chanson de Polnareff revint. C'est là, face au portail de la maison vide que les paroles commencèrent à se forger dans mon esprit excité. La version intime définitive arriva un peu plus tard, mais je n'en étais pas très loin :
« Je me souviens moi du bel Emilien, c'était l'automne à la maison.
Je me souviens moi de ce technicien, c'était l'automne pour mon plafond.
Le temps n'est plus où pleuraient toutes les eaux, quand tu étais dans la maison,
Il a tant plu depuis tant de saisons, le temps n'est plus aux jolis blonds.
Moi dans la maison vide, dans la chambre vide je passe l'été à écouter
Cette symphonie qui était si belle et qui me rappelle un amour infini
Moi dans la maison vide, dans la chambre vide je passe ma vie à regretter
Mes chevauchées sur ton dard, face-à-face,
Quand tu m'aiguillonnes, quand tu me pilonnes.
Je me souviens de ce maillot trempé, collé, moulé aux pectoraux.
Je me souviens moi de son effet gonflé dans mon short tout en émotions !
Et chaque année lorsque l'année est finie, je ressens la force de son membre
Quand il me prit avec fougue dans le lit, union des râles dans cette chambre.
Moi dans la maison vide, dans la chambre vide, je passe la nuit à écouter
Cette symphonie, aujourd'hui finie et qui me rappelle ce mâle surréel.
Moi dans la maison vide, dans la chambre vide je passe ma vie à exulter
Au souvenir des profonds face-à-face
Quand tu m'aiguillonnes, quand tu me pilonnes.
Je me souviens de ma fière nudité, tu me disais « quel beau garçon ! »
Je me souviens moi de ton effet gonflé quand je montrais mon beau sillon !
Et chaque année lorsque l'année est finie, je ressens la force de son membre
Qui prit mes fesses, y était enfoui.
Moi dans la maison vide, dans la chambre vide, je passe ma vie à rejouer
Cette symphonie qui était si belle et qui me rappelle un amour fini
Moi, moi, moi, moi, dans
Dans la maison vide, dans la chambre vide, je passe ma vie à faire couiner
Les garçons chaudasses qui m'offrent leur ass,
Comme toi, premier homme, je les dépuçonnent."
Pendant les heures qui suivirent je remis un peu d'ordre dans la maison. Je préparai mon lit pour le recevoir plus confortablement : il ne m'avait pas dit que mon dos était zébré du poinçon des lattes de la table en bois…
Il revint avant la tombée de la nuit. Je le déshabillai immédiatement en caressant la puissance de son anatomie. J'étais à nouveau fébrile et en totale érection, comme il l'avait annoncé avec un puissant besoin de remettre cela.
En préalable je le suçai encore. Il me dispensa de l'anulingus qui, pourtant, m'aurait fait plaisir. Il distilla de nombreux conseils pour bien lécher et bien sucer. Je m'appliquai du mieux que je pouvais.
Nous nous comprîmes d'instinct pour la suite. Il se coucha sur le dos sur mon lit. Je grimpai sur son corps et m'empalai lentement, face à lui.
Après une belle chevauchée, je tournai casaque et m'empalai à nouveau, mais dos à lui. Autant j'avais apprécié de monter et descendre sur son piston en me tenant à son torse musclé, autant je me réjouissais des brusques mitrailles qu'il envoyait dans mes fesses alors que j'avançais au trot sur lui, mains derrière la nuque, en totale liberté.
Il me prit encore plus longtemps que dans l'après-midi, me faisant découvrir des positions nouvelles ou des variantes plus jouissives les unes que les autres. J'étais son jouet. Mais un jouet qui se jouait de son corps pour déguster encore et encore. Toujours ouvert et soumis à ses instructions. Toujours actif et espiègle en participant de tout mon être.
A nouveau j'exultai. A nouveau je fus fécondé. Nous sombrâmes dans un commun sommeil lubrique, enlacés, lovés l'un contre l'autre.
Dans la nuit son membre retrouva le chemin de mes fesses. Il me pénétra en cuillère, délicieusement, sans va et vient, juste pour que le sabre retrouve son fourreau.
Au réveil il avait disparu.
Cette année-là il revint m'éduquer et m'ensemencer une vingtaine de fois. Nos rapports étaient sauvages, débridés, aussi lubriques que ludiques.
Il disait que j'apprenais vite. Avec un maître comme lui, comment pouvait-il en être autrement ?
Il aimait mes petites fesses qu'il pelotait sans cesse. J'aimais son sexe que je suçais et prenais avec passion. Nous adorions nos corps à corps, nous ébattre sans retenue, suer l'un contre l'autre, l'un en l'autre. Nous ne pouvions qu'être nus, avant, pendant, après nos copulations. Nous partagions autant de tendresse que d'animalité, notre libido étant passionnée.
Comme promis il me permit de le branler en se soumettant entièrement à mes caresses. Je crus que j'avais été doué quand je le fis jouir par une magnifique giclée. Mais quand, à son tour, il me masturba, je compris la médiocrité de mes gestes. Ses doigts sur ma peau, dans ma bouche, dans mes fesses, étaient des fées ! Des fées pour soumis qui mit deux heures à jouir tellement ses caresses étaient onctueuses et enchanteresses.
Emilien m'enseigna à coïter avec toutes les variations d'intensité, du plus sauvage au plus raffiné. Il m'enseigna aussi la lascivité masculine la plus élégante et la plus subtile. Je m'astreignis à être le meilleur élève possible.
Notre relation dura huit magnifiques années. Nos rapports ne cessèrent d'évoluer au fur et à mesure que je prenais de la masse musculaire. Après une première année à être uniquement passif, dès la seconde nous fûmes réversibles sur le plan fellatoire. Et plus tard anal.
La première fois que je le sodomisai fut un incroyable souvenir, autant pour lui que pour moi. Une nouveauté jouissive qui en appela d'autres.
Lors de notre dernière année d'ébats débridés dans la maison toujours aussi vide que mes parents m'avaient abandonnée les rôles furent parfaitement équilibrés. Ma masse musculaire n'avait plus grand-chose à envier à la sienne.
Il disparut brusquement. Les gens du village dirent qu'il était parti dans l'hiver s'installer en Amérique du Sud. Je n'en su jamais plus. Nous ne nous devions rien, n'étant que des complices d'orgasmes répétés lors de mes vacances.
Je me plus à imaginer qu'il était tombé amoureux d'un beau Chilien et qu'il l'avait suivi là-bas. Pourquoi un Chilien ? Pourquoi pas.
Dans la maison vide, dans ma chambre vide, je passai la nuit à me souvenir de cette symphonie charnelle, aujourd'hui finie et qui me rappelait quand il me pilonnait, quand en moi il exultait, quand nos orgasmes se mélangeaient.
Bien sûr j'emmenai des amis dans ma maison vide. Nous folâtrâmes nus et nous aimâmes sans retenue. Mais rien ne fut aussi intense que ces moments passés avec Emilien.
Même quand je vins avec les trois hommes qui, à un moment ou un autre, partagèrent des tranches de ma vie, rien, absolument rien ne valait ce que j'avais vécu là. Au contraire, deux de mes relations pourtant douces et sincères s'achevèrent après un séjour dans cette maison. Le contraste était trop fort, les ébats trop fades.
La plupart de mes amis proposaient de rénover et meubler la maison. Je ne voulais pas. Je ne le pouvais pas. C'était ma maison, ma maison vide, vide de tout, sauf des sens. Le plaisir de nos sens avait été d'autant plus fort que la maison était vide.
C'était stupide. C‘était inexplicable, indicible. C'était ma vie, mon passé.
Je crus cette maison maudite. Pourtant je redevenais ce jeune homme frêle et naïf à chaque fois que j'y retournai. Je redevenais moi-même. Je me ressourçais. J'y prenais les grandes décisions de ma vie car là tout était clair et évident.
Ma caverne, mon alcôve.
Et pourtant. Les grandes choses dans votre vie entrent souvent par effraction. Une fuite d'eau et Emilien était apparu. Emilien avait fait de moi un homme.
Une liaison internet fut enfin possible si loin de tout. Je pris un abonnement. Débit médiocre, mais suffisant pour surfer sur mes sites habituels de rencontres entre hommes.
D'abord je gardai mes pseudos et indiquai que j'avais changé de lieu. Mais mon descriptif de gay urbain ne correspondait plus du tout à ce que je ressentais là. Je commençai à changer des choses. Puis réalisai qu'il y avait tout, ou presque, à changer.
Alors je créai un nouveau pseudo. Je me présentai comme un homme dans la force et la puissance, musculaire et sexuelle, de l'âge. J'indiquai le nom de mon village. Je signalai que j'étais toujours nu chez moi, ce que quelques voisins savaient déjà. Et surtout j'invitai exclusivement des jeunes hommes à venir découvrir, nus, leur vraie nature. Je leur proposai de transmettre mon expérience mâle. Des jeunes, exclusivement des jeunes.
Le lendemain de la création de ce nouveau profil, je me trouvai totalement nul. Qu'est-ce qu'il me prenait de jouer les Pygmalion ? Mais le soir même trois jeunes m'envoyaient des messages. Rapidement ils me firent part de leurs incertitudes, soit sur leur sexualité, soit sur leur savoir-faire sexuel. Et de leur volonté de se dépasser.
Je les rassurai délicatement, leur disant comme Emilien me l'avait dit que ces doutes, ces réserves, ces timidités, ces précocité étaient normales. Et qu'avec de la pratique, dans un total respect, je pouvais les aider à avancer sur le chemin de leur harmonie sexuelle.
Emilien avait toujours été un peu rustre et direct. Je décidai d'être élégant et subtil, tout en étant également direct. Ce qui va sans dire va mieux en le disant, mais adroitement. Un peu de délicatesse dans ce monde de brutes ne peut que faire du bien ! Un fondement d'une sexualité épanouie…
Un premier garçon de dix-neuf ans osa venir me voir. Il suait à grosses gouttes en marchant d'un pas très incertain. Petit bonhomme tout maigrichon et tout timide, ses gestes légèrement efféminés et sa voix douce ne laissaient guère de doute sur son orientation sexuelle. Parfaitement puceau, il tremblait devant moi sans oser me regarder.
Je l'interrogeai : pourquoi était-il venu ? Je le poussai dans ses retranchements. Je l'amadouai en étant courtois, en étant prévenant. Juste vêtu d'un short court en coton gris, je voyais bien ses yeux balayer ma musculature, effrayé et envieux.
Je lui fis peu à peu prononcer chaque mot cru qui correspondait à ses fantasmes. Je lui fis raconter sans tabou ses séances de masturbation en me précisant quel type de film porno gay il matait, quels type d'acteurs, quelles positions lui faisaient le plus d'effet.
Après une bonne heure tranquille de mise à nu de ses fantasmes, je lui lançai, d'un voix chaude :
— Déshabille-toi. Entièrement.
Il hésita. Il était rouge pivoine.
— Mets-toi tout nu si tu es un homme, histoire de voir où nous en sommes…
Il sourit. Il me dit qu'il connaissait la chanson. Cela le détendit. Il s'exécuta.
Une énorme bosse bien visible déforma mon short quand je vis apparaitre son dard droit et déjà gluant. Mon plaisir ne lui échappa pas, qui déglutit de crainte et de désir en la voyant.
— Viens devant moi. Montre-toi. Exhibe-toi. Excite-toi. Excite-moi.
Il s'exécuta, les joues toujours rouge, le corps en feu. Il me présenta ses fesses une fois, deux fois. Il les écarta devant moi pour que je voie sa corolle rosée. Une merveille ! Il se pencha en me tournant le dos, une fois, deux fois, trois fois, écartant davantage les cuisses.
Si je l'avais autorisé en deux coups de poignet il aurait joui sur moi. Puis serait parti en courant.
— La règle élémentaire avec moi est simple : il t'est interdit de te toucher. Si ta main touche ton sexe, on arrête là et tu rentres chez toi. C'est clair ?
— Oui. D'accord.
— Très bien. Tu sais que tu es beau ? Super mignon !
— Ah ?
Je le rassurai sur sa beauté. Je ne mentais pas. Il était craquant, jeune mâle en rut comme je l'avais moi-même été à la même place.
Je lui fis dire ce qu'il attendait de moi, de quoi il avait peur, ce qu'il voulait que je fasse de son corps. Ce qu'il avoua était touchant. Il avait tant de pulsions à exprimer !
Je l'autorisai enfin à ôter mon short. Je n'eus pas besoin de donner d'indication pour que mon sexe entre immédiatement entre ses lèvres. Ses petits grognements aigus étaient touchants.
Il fallut quelques séances pour que ses fellations deviennent agréables. Je me refusai à l'obliger à me faire un anulingus ; j'en gardai un souvenir ambigu quand Emilien avait exigé cela dès le début. Il serait bien assez tôt pour qu'il ait envie de me lécher la rondelle.
En revanche, moi, je dégustai farouchement son délicieux petit cul, le laissant vierge trois fois avant qu'il n'éjacule sous le coup du plaisir offert par ma langue bien enfoncée dans sa corolle détendue.
Quand il se sentit prêt il osa me demander de le sodomiser. Je refusai plusieurs fois de suite, me contentant de masser son conduit de l'intérieur à l'aide d'un, puis de deux doigts. Vint enfin le moment où je l'informai que j'allais le sodomiser. Il en était si impatient que j'avais eu peur qu'il ne se donne à un autre homme. Cela aurait été rageant !
Je pris grand soin, et grande patience, pour éduquer son superbe cul au plaisir sodomite. Il s'y montra extrêmement doué en encaissant de mieux en mieux quelle que soit la position adoptée. Cela me permit de le chevaucher en y mettant une intensité croissante.
Il vint me voir un soir d'été en me demandant de l'enculer une dernière fois, sans retenue. Il avait rencontré un garçon qu'il avait osé aborder. Il s'était déjà embrassés et caressés au point de se faire mutuellement jouir dans leur pantalon. Ils s'en étaient mis partout, honteux de leurs vêtement tâchés et gluants. Mais rapidement ils s'étaient repris et s'étaient avoué qu'ils avaient aimé.
Amusé, je lui demandai quelle serait la suite. Il répondit que, tout comme moi j'avais su le faire parler de ses désirs inavoués, il en avait fait de même avec son ami. Ils s'étaient promis de se masturber ensemble d'abord, face à face, mutuellement ensuite, avant de se sucer, d'avaler et d'essayer la sodomie.
Leur relation m'avait l'air d'être partie sous d'agréables auspices. Je mis toute ma fougue, longuement, sauvagement, dans son petit cul avant de lui dire adieu.
En réalité cela m'arrangeait car j'avais au même moment un autre jeunot à éduquer.
C'était à croire qu'ils se passaient le mot. En quelques années j'en déflorai plus d'un, je dotai les autres d'expériences plus intenses et plus profondes.
Ce ressourcement dans ma maison vide et ce défoulement éducatif me réconcilièrent avec ma propre vie. Professionnellement je me sentis mieux et le succès arriva. Sentimentalement je compris que je n'avais pas besoin d'attachement trop fort. Mon moteur était le désir secret que je pouvais lire dans les yeux d'un garçon qui osait se mettre à nu pour franchir le pas.
En ville je réalisai que je ressentais quasiment le même bonheur en éduquant des hétéros quadra ou quinquagénaires qui franchissaient sur le tard le Rubicon de leur homosexualité refoulée. La beauté anatomique en moins. La volonté et l'endurance en plus. Les dérives vers des séances légèrement sadomasochistes avec croix de Saint André, sling et cuir égayaient de plus en plus fréquemment ces relations pour la plupart suivies dans le temps. Il fallait juste que je planifie cela pour varier les plaisirs.
Les jeunes c'était dans ma maison vide. Les matures c'était dans mon appartement en ville.
Je viens d'arriver. La maison est en état. Une femme de ménage du village l'a, comme toujours, nettoyée avant que j'arrive. Tout est propre, en ordre. Parfait.
Ce soir un jeune gars de dix-huit ans vient me rejoindre. Il m'a contacté via le site, a mis le temps pour exprimer son désir, mais a fini par y aller franco. Il a déjà tout expérimenté avec des jeunes de son âge, mais se trouve médiocre au lit.
Surtout, il s'est dit attiré par des hommes matures, dans la force de l'âge, musculairement développés. Avec les nombreuses photos de nu que je diffuse sans hésiter, il m'a affirmé que je corresponds à son critère de recherche.
Nous avons topé pour une séance sans retenue, mais dans le noir. Exceptionnellement j'ai accepté, un scenario particulièrement chaud en tête.
Mais si je n'ai pas voulu imposer ma propre règle du jeu en dehors des accouplements sans retenue, c'est parce qu'il m'a donné son vrai prénom : Emilien.
Et si c'était lui qui revenait ?
Tout en m'agenouillant devant lui en abaissant son short pour faire jaillir son dard pas plus imposant que le mien, je me remémorai la quinzaine d'accouplements que j'avais déjà connus. Comment lui dire que j'étais plutôt actif ? Que mon plaisir était plutôt d'enculer mes potes homos ? Même si j'aimais autant sucer qu'être sucé. Bien que je préférais sucer, car ma fierté me dictait de plutôt faire jouir trop vite en bouche un partenaire en prenant l'air goguenard de celui qui croit avoir une bouche irrésistible, que d'être moi-même précoce en bouche amante…
Posséder le petit cul d'un garçon de mon âge était une véritable passion. Qui m'interpela vite quand je voyais l'intensité de leur plaisir d'enculé. Alors, un soir, j'avais autorisé un pote à me prendre alors que j'étais déjà en pleine sodomie. Être la saucisse entre deux beaux pédés avait été une révélation que je me mis à répéter à la moindre occasion.
Ma bouche avala son gros gland gluant. Je le dégustai en grognant bestialement. J'entendis à peine son « je vois que tu aimes vraiment cela, petit pédé ! ». Comment pouvait-il en douter ? Son bonbon était si délectable que même un hétéro aurait pris son pied !
Enfin, peut-être pas quand même…
Il caressa mes cheveux. Il releva son bassin pour enfoncer sa hampe plus profondément dans ma bouche. J'entamai une fellation que je voulais savante tout en me doutant bien qu'elle était médiocre.
Il ne s'en offusqua pas, m'encourageant, me guidant, dirigeant la fellation en possédant ma bouche.
— C'est bien. Je vois que tu aimes cela. Ce n'est pas mal pour un minet. Tu es prometteur ! Lèche mes couilles !
Comment abandonner ce membre si savoureux ? Je résistai. Il répéta, plus sèchement, son instruction. Déçu, je m'exécutai.
Ses bourses étaient poilues, grosses, lourdes. D'abord je n'y trouvai aucun plaisir. Et puis… Le voir se balancer sous mes coups de langue, réaliser intuitivement qu'Emilien me confiait ce qu'il a de plus sensible, les gober l'une après l'autre… J'y pris peu à peu plaisir.
Il me laissa avaler à nouveau sa hampe que je tentai de prendre entièrement en bouche. Sans succès.
— Le fantasme de la gorge profonde… Ne t'embarrasse pas de cela, ça n'a en réalité pas grand intérêt. Apprends plutôt à bien sucer un gland, à bien pomper une queue, à bien lécher des couilles, à déguster un anus. Tu as déjà léché un cul ?
— Euh… Oui…
— Parfait. Montre-moi ce que tu sais faire !
Emilien se retourna pour se tenir contre le mur chaud de la maison vide, reculant son fessier incroyablement musclé, écartant les jambes pour révéler son petit anneau rosé.
Je retins à grand peine la pulsion de dévorer l'anneau anal. Son cul était trop superbe pour ne pas être flatté. Mes mains s'emparèrent de ses fesses et le pétrirent. Ce coup-là, c'est lui qui grogna.
— Je ne l'attendais pas, celle-là ! dit-il. C'est bien. Tu me surprends. Vas-y, pelote mon cul ! Tu fais cela bien !
— Si tu me laisses faire je pourrais le prendre !
— Sûrement pas ! Tu m'enculeras quand tu auras appris à être endurant ! Je ne veux pas que tu me fécondes à peine entré en moi !
Sa réponse me surprit. Elle sous-entendait qu'il n'était pas là pour me baiser une fois et disparaitre, mais qu'il avait bien l'intention de me prendre et me reprendre, de m'éduquer, de faire de moi un pédé bien plus expérimenté. Cela m'allait ô combien !
Après avoir caressé et pétris ses épaules, ses fesses, ses hanches, ses flancs, j'approchai mon gland de son anus. Il frémit au doux contact.
— Non mon beau ! Mon cul t'est pour l'instant interdit ! Si tu te montres doué, dans quelques jours tu pourras peut-être espérer m'enculer. En attendant prouve-moi que tu es un vrai pédé et lèche-moi le cul !
C'était donc cela ! La preuve ultime de mon homosexualité ! Seuls les homos pratiquent l'anulingus. Quoique, était-ce si certain ? J'allais donc lui prouver que j'en étais un vrai, de pédé !
Je dégustai son anus avec férocité, étonné de constater avec quelle rapidité il s'assouplissait. Le puissant mâle aimait de toute évidence autant se faire prendre que prendre un bon petit cul. L'un n'empêchait pas l'autre. Moi qui doutais de ma virilité parce que j'aimais être enculé, je retins dans un coin de ma tête cet exemple. On peut-être viril et passif. Bonne nouvelle !
Il gémissait en continue. Il finit par se dégager brusquement pour m'attraper, me soulever et me poser de dos sur la table. Instinctivement je relevai et écartai les jambes pour lui offrir mon fondement. Il plongea sa langue dans ma raie et me lécha avidement en grognant alors que je babillai en montant dans les aigus.
Cruel, il me lécha un bon moment sans que sa langue n'approche de mon anus. Mes bourses y passèrent entre deux ravages de mon périnée. Je me mis à le supplier de lécher mon petit trou.
Le bout de sa langue commença enfin à en faire le tour, dans de doux mouvements extérieurs circulaires. C'était magique ! Et intolérable. Je le conjurai d'enfoncer sa langue. Ses yeux brillaient. Il s'amusait de mon impatience.
Enfin sa langue salua l'intérieur de mon anus. Je criai de bonheur !
Les mouvements circulaires s'enfoncèrent de plus en plus profondément. Je sentis que ma corolle se détendait. Elle était si impatiente d'être comblée !
Ma main entama un mouvement masturbatoire. Elle fut sèchement chassée par une tape méchante.
— Je t'interdis de te toucher, garçon ! Si tu recommences à vouloir te branler, je te laisse comme ça, en plan.
— Non ! Pitié !
— Cela dépend de toi ! Ma règle est simple et claire : il t'est interdit de te masturber pendant que je te baise. Tu jouiras quand je l'aurais décidé. Compris ?
— Oui ! Mais le plus tard possible !
— Hein ?
— Je veux que tu me baises longtemps !
— Petit enculé ! Gourmand avec cela ! Ne t'inquiète pas, tu vas déguster.
Emilien reprit son anulingus, plus bestial. Il grognait, je gémissais. Puis un doigt sévère s'immisça dans mon conduit. Je criai. Autant de surprise que de douleur et de bonheur. Un gros majeur de travailleur entièrement en moi ! Quelle joie ! Surtout quand il commença à s'agiter de l'intérieur pour assouplir mon conduit rectal. Il me préparait divinement ! Je me laissai faire !
Sa bouche reprit la mienne. Il me doigta longuement tout en me roulant des pelles intenses auxquelles je répondais, bravache.
Un doigt. Puis deux.
J'étais aux anges, la bouche et l'anus comblé par cet homme féroce.
Je crus à un mauvais rêve quand il me délaissa brusquement pour aller fouiller dans sa caisse à outil. Je fus rassuré quand il en sortit un flacon de lubrifiant et qu'il s'enduisit largement son magnifique phallus.
Il retourna vers la table. Je relevai à nouveau les jambes que je coinçai sur ses épaules. Le corps enflammé de désir anal, je sentis sa chair faire pression contre ma corolle. C'est moi qui avançai mon bassin pour faire entrer d'un coup son gland en moi.
Une vague douloureuse. Je me concentrai pour l'évacuer. Quand je me sentis prêt, sans avoir eu besoin de concertation, il commença à s'enfoncer en moi en disant :
— Bon petit cul de minet ! Oui, tu as un délicieux petit cul ! Tu aimes ça, c'est évident. Pas d'impatience, je vais te prendre entièrement. Tu es fait pour être enculé !
Mon esprit me souffla que j'étais fait pour plein d'autres choses aussi, mais j'acceptai tout à fait qu'être enculé faisait partie de ma nature.
J'en fus d'autant plus convaincu une fois entièrement emmanché. Ses lèvres se firent chatte quand son sexe se faisait guerrier. Il m'embrassa avec tant de douceur que la douleur finit par s'estomper.
Les va et vient démarrèrent quelques minutes plus tard. D'abord doucement, puis avec plus de vigueur.
Emilien me sodomisa longuement, multipliant les positions. Il me retourna à plusieurs reprises, me prenant et me reprenant. En levrette, en missionnaire, en cuillère, debout en appui comme je pouvais.
Si au départ c'est lui qui dirigeait l'enculade, peu à peu mon cul se mit à anticiper ses coups de queue, à aller chercher la pénétration. Ce n'étais plus le minet qui se faisait mettre mais un couple qui copulait de toutes ses forces.
J'étais à nouveau de dos sur la table à me faire pilonner le cul quand brusquement mon éjaculation explosa. Emilien se cala bien au fond de moi pour laisser le feu d'artifice séminal se dérouler. Jamais je n'avais juté une telle quantité de sperme. Pendant combien de temps m'avait-il pris ?
Aucune idée. Bien plus longtemps que lors de mes jeux de garçons avec les potes !
Quand j'atterris enfin sur le tarmac de la réalité, je vis son magnifique visage souriant. Il se pencha. Il récolta une perle de sperme et la goûta. La mimique de son visage et son grognement satisfait affirmaient qu'il appréciait sa saveur. Alors il repartit récolter le fruit de son effort physique, mais cette fois il vint m'embrasser pour le partager entre garçons.
Il ne restait plus grande trace sur ma peau quand il stoppa.
— A moi maintenant. Tu t'accroches beau garçon ?
— Vas-y ! Fais-toi du bien !
Je ne croyais pas si bien dire. Emilien remit du lubrifiant puis me mitrailla avec une intensité incroyable. La chaleur douloureuse de l'enculade me tétanisa tout en me faisait râler avec force. Il se déchaina entre mes fesses. Je fus secoué comme jamais, m'accrochant à ce que je pouvais. La sauvagerie de son coït anal était effrayante. Et prodigieuse à la fois. Mon corps criait qu'il fallait arrêter. Mon être le suppliait de continuer !
Il me féconda en criant, jouissant tout au fond de moi en me secouant sans plus aucun ménagement. Je m'accrochai à son cou, me faisant bombarder encore à l'intérieur. Je lisais l'intensité de sa jouissance sur son visage extatique et sur son corps agité de soubresauts. Et c'est mon petit cul qui encaissait tut cela !
Alors que son orgasme ralentissait, je me demandais bien dans quel état pouvaient être mes fesses. Les coups de boutoir cessant, je ne ressentais qu'une merveilleuse chaleur, un bonheur total à avoir été si généreusement comblé.
Il s'affaissa sur moi, épuisé. Cette fois c'est moi qui l'embrassai, voluptueusement, murmurant qu'il avait été génial, que son orgasme avait été époustouflant.
Il finit par sourire et répondre à mes baisers. Il prit tout son temps avant de sortir de moi pour laisser sa semence s'écouler désagréablement hors de mon conduit.
Sans aucune pudeur il releva et écarta mes jambes pour examiner le champ de bataille.
— Tu as vraiment un très beau cul, fait pour être possédé. Ton œillet est grand ouvert, tout rouge, mais il a l'air en parfait état. Ne t'inquiète pas, il va se refermer. On va pouvoir remettre cela sous peu.
La panique qui traversa mes yeux ne lui échappa pas.
— Pas tout de suite, beau garçon ! Ne sois pas impatient ! Mais ne te fais pas d'illusion : dans quelques heures tu seras grave en manque et tu me supplieras de revenir te prendre.
— Tu crois ?
— L'habitude ! Tu verras. Tu vas faire une toilette intime. Je veux que tu sois tout propre de là-dedans ! Moi je vais retourner au boulot : j'ai d'autres clients qui attendent mon expertise. Je reviendrai après, en soirée.
— Des clients du genre jeune et beau gosse ? Que tu vas défoncer aussi ?
— Si seulement tu pouvais avoir raison ! Non. Malheureusement. Des comme toi, ça ne coure pas les rues. C'est pour cela que je vais revenir. Perfectionner ton éducation. Si cela te va, bien sûr.
Emilien se nettoya la verge avec un linge humide puis se rhabilla. Son short et son maillot avaient séché. Il avait un look très masculin, mais sans indécence.
Alors que son sperme coulait le long de ma cuisse, je lui demandai combien je lui devais.
— Pour t'avoir baisé ?
— Non. Pour m'avoir dépanné. T'es con !
— Je suis rémunéré. Au centuple ! Et même que tu vas payer encore !
— J'y compte bien ! Mais je te dois quelque chose.
— Oui, tu as raison. Tu me dois quelque chose. Un baiser !
Emilien m'embrassa avec une douceur étonnante, dans un baiser d'une grâce nouvelle et étonnante. Comment le même homme avait-il pu me ravager la bouche avec une telle sauvagerie pour, peu après, m'offrir une telle suavité ?
Il éclata de rire en se dégageant : je rebandais complètement…
— Tu es aussi chaud que moi, mon beau. C'est pour cela que l'on n'en a pas fini, toi et moi ! Approche-toi du tuyau d'arrosage : je vais te nettoyer.
Son sourire enjôleur me convainquit d'obtempérer. Je me penchai en avant tout en reculant mon fessier et en écartant les jambes. Une délicieuse eau chauffée par le soleil vint nettoyer mon orifice et mes cuisses. Emilien me nettoya attentivement, pour finir par peloter mon petit cul redevenu tout propre.
Mon érection, elle, n'avait pas faiblie.
Il m'embrassa à nouveau, flatta ma croupe, mon sexe et mes couilles, puis pivota pour récupérer sa boite à outil et se diriger vers sa camionnette.
Je lis l'inscription sur le véhicule : « dépannages en tous genres ». Si j'avais un échauffement anal, il pourrait immédiatement venir me dépanner !
Je restai nu, mains sur les hanches, à voir le véhicule quitter notre propriété et disparaitre au loin. Dans ma tête la chanson de Polnareff revint. C'est là, face au portail de la maison vide que les paroles commencèrent à se forger dans mon esprit excité. La version intime définitive arriva un peu plus tard, mais je n'en étais pas très loin :
« Je me souviens moi du bel Emilien, c'était l'automne à la maison.
Je me souviens moi de ce technicien, c'était l'automne pour mon plafond.
Le temps n'est plus où pleuraient toutes les eaux, quand tu étais dans la maison,
Il a tant plu depuis tant de saisons, le temps n'est plus aux jolis blonds.
Moi dans la maison vide, dans la chambre vide je passe l'été à écouter
Cette symphonie qui était si belle et qui me rappelle un amour infini
Moi dans la maison vide, dans la chambre vide je passe ma vie à regretter
Mes chevauchées sur ton dard, face-à-face,
Quand tu m'aiguillonnes, quand tu me pilonnes.
Je me souviens de ce maillot trempé, collé, moulé aux pectoraux.
Je me souviens moi de son effet gonflé dans mon short tout en émotions !
Et chaque année lorsque l'année est finie, je ressens la force de son membre
Quand il me prit avec fougue dans le lit, union des râles dans cette chambre.
Moi dans la maison vide, dans la chambre vide, je passe la nuit à écouter
Cette symphonie, aujourd'hui finie et qui me rappelle ce mâle surréel.
Moi dans la maison vide, dans la chambre vide je passe ma vie à exulter
Au souvenir des profonds face-à-face
Quand tu m'aiguillonnes, quand tu me pilonnes.
Je me souviens de ma fière nudité, tu me disais « quel beau garçon ! »
Je me souviens moi de ton effet gonflé quand je montrais mon beau sillon !
Et chaque année lorsque l'année est finie, je ressens la force de son membre
Qui prit mes fesses, y était enfoui.
Moi dans la maison vide, dans la chambre vide, je passe ma vie à rejouer
Cette symphonie qui était si belle et qui me rappelle un amour fini
Moi, moi, moi, moi, dans
Dans la maison vide, dans la chambre vide, je passe ma vie à faire couiner
Les garçons chaudasses qui m'offrent leur ass,
Comme toi, premier homme, je les dépuçonnent."
Pendant les heures qui suivirent je remis un peu d'ordre dans la maison. Je préparai mon lit pour le recevoir plus confortablement : il ne m'avait pas dit que mon dos était zébré du poinçon des lattes de la table en bois…
Il revint avant la tombée de la nuit. Je le déshabillai immédiatement en caressant la puissance de son anatomie. J'étais à nouveau fébrile et en totale érection, comme il l'avait annoncé avec un puissant besoin de remettre cela.
En préalable je le suçai encore. Il me dispensa de l'anulingus qui, pourtant, m'aurait fait plaisir. Il distilla de nombreux conseils pour bien lécher et bien sucer. Je m'appliquai du mieux que je pouvais.
Nous nous comprîmes d'instinct pour la suite. Il se coucha sur le dos sur mon lit. Je grimpai sur son corps et m'empalai lentement, face à lui.
Après une belle chevauchée, je tournai casaque et m'empalai à nouveau, mais dos à lui. Autant j'avais apprécié de monter et descendre sur son piston en me tenant à son torse musclé, autant je me réjouissais des brusques mitrailles qu'il envoyait dans mes fesses alors que j'avançais au trot sur lui, mains derrière la nuque, en totale liberté.
Il me prit encore plus longtemps que dans l'après-midi, me faisant découvrir des positions nouvelles ou des variantes plus jouissives les unes que les autres. J'étais son jouet. Mais un jouet qui se jouait de son corps pour déguster encore et encore. Toujours ouvert et soumis à ses instructions. Toujours actif et espiègle en participant de tout mon être.
A nouveau j'exultai. A nouveau je fus fécondé. Nous sombrâmes dans un commun sommeil lubrique, enlacés, lovés l'un contre l'autre.
Dans la nuit son membre retrouva le chemin de mes fesses. Il me pénétra en cuillère, délicieusement, sans va et vient, juste pour que le sabre retrouve son fourreau.
Au réveil il avait disparu.
Cette année-là il revint m'éduquer et m'ensemencer une vingtaine de fois. Nos rapports étaient sauvages, débridés, aussi lubriques que ludiques.
Il disait que j'apprenais vite. Avec un maître comme lui, comment pouvait-il en être autrement ?
Il aimait mes petites fesses qu'il pelotait sans cesse. J'aimais son sexe que je suçais et prenais avec passion. Nous adorions nos corps à corps, nous ébattre sans retenue, suer l'un contre l'autre, l'un en l'autre. Nous ne pouvions qu'être nus, avant, pendant, après nos copulations. Nous partagions autant de tendresse que d'animalité, notre libido étant passionnée.
Comme promis il me permit de le branler en se soumettant entièrement à mes caresses. Je crus que j'avais été doué quand je le fis jouir par une magnifique giclée. Mais quand, à son tour, il me masturba, je compris la médiocrité de mes gestes. Ses doigts sur ma peau, dans ma bouche, dans mes fesses, étaient des fées ! Des fées pour soumis qui mit deux heures à jouir tellement ses caresses étaient onctueuses et enchanteresses.
Emilien m'enseigna à coïter avec toutes les variations d'intensité, du plus sauvage au plus raffiné. Il m'enseigna aussi la lascivité masculine la plus élégante et la plus subtile. Je m'astreignis à être le meilleur élève possible.
Notre relation dura huit magnifiques années. Nos rapports ne cessèrent d'évoluer au fur et à mesure que je prenais de la masse musculaire. Après une première année à être uniquement passif, dès la seconde nous fûmes réversibles sur le plan fellatoire. Et plus tard anal.
La première fois que je le sodomisai fut un incroyable souvenir, autant pour lui que pour moi. Une nouveauté jouissive qui en appela d'autres.
Lors de notre dernière année d'ébats débridés dans la maison toujours aussi vide que mes parents m'avaient abandonnée les rôles furent parfaitement équilibrés. Ma masse musculaire n'avait plus grand-chose à envier à la sienne.
Il disparut brusquement. Les gens du village dirent qu'il était parti dans l'hiver s'installer en Amérique du Sud. Je n'en su jamais plus. Nous ne nous devions rien, n'étant que des complices d'orgasmes répétés lors de mes vacances.
Je me plus à imaginer qu'il était tombé amoureux d'un beau Chilien et qu'il l'avait suivi là-bas. Pourquoi un Chilien ? Pourquoi pas.
Dans la maison vide, dans ma chambre vide, je passai la nuit à me souvenir de cette symphonie charnelle, aujourd'hui finie et qui me rappelait quand il me pilonnait, quand en moi il exultait, quand nos orgasmes se mélangeaient.
Bien sûr j'emmenai des amis dans ma maison vide. Nous folâtrâmes nus et nous aimâmes sans retenue. Mais rien ne fut aussi intense que ces moments passés avec Emilien.
Même quand je vins avec les trois hommes qui, à un moment ou un autre, partagèrent des tranches de ma vie, rien, absolument rien ne valait ce que j'avais vécu là. Au contraire, deux de mes relations pourtant douces et sincères s'achevèrent après un séjour dans cette maison. Le contraste était trop fort, les ébats trop fades.
La plupart de mes amis proposaient de rénover et meubler la maison. Je ne voulais pas. Je ne le pouvais pas. C'était ma maison, ma maison vide, vide de tout, sauf des sens. Le plaisir de nos sens avait été d'autant plus fort que la maison était vide.
C'était stupide. C‘était inexplicable, indicible. C'était ma vie, mon passé.
Je crus cette maison maudite. Pourtant je redevenais ce jeune homme frêle et naïf à chaque fois que j'y retournai. Je redevenais moi-même. Je me ressourçais. J'y prenais les grandes décisions de ma vie car là tout était clair et évident.
Ma caverne, mon alcôve.
Et pourtant. Les grandes choses dans votre vie entrent souvent par effraction. Une fuite d'eau et Emilien était apparu. Emilien avait fait de moi un homme.
Une liaison internet fut enfin possible si loin de tout. Je pris un abonnement. Débit médiocre, mais suffisant pour surfer sur mes sites habituels de rencontres entre hommes.
D'abord je gardai mes pseudos et indiquai que j'avais changé de lieu. Mais mon descriptif de gay urbain ne correspondait plus du tout à ce que je ressentais là. Je commençai à changer des choses. Puis réalisai qu'il y avait tout, ou presque, à changer.
Alors je créai un nouveau pseudo. Je me présentai comme un homme dans la force et la puissance, musculaire et sexuelle, de l'âge. J'indiquai le nom de mon village. Je signalai que j'étais toujours nu chez moi, ce que quelques voisins savaient déjà. Et surtout j'invitai exclusivement des jeunes hommes à venir découvrir, nus, leur vraie nature. Je leur proposai de transmettre mon expérience mâle. Des jeunes, exclusivement des jeunes.
Le lendemain de la création de ce nouveau profil, je me trouvai totalement nul. Qu'est-ce qu'il me prenait de jouer les Pygmalion ? Mais le soir même trois jeunes m'envoyaient des messages. Rapidement ils me firent part de leurs incertitudes, soit sur leur sexualité, soit sur leur savoir-faire sexuel. Et de leur volonté de se dépasser.
Je les rassurai délicatement, leur disant comme Emilien me l'avait dit que ces doutes, ces réserves, ces timidités, ces précocité étaient normales. Et qu'avec de la pratique, dans un total respect, je pouvais les aider à avancer sur le chemin de leur harmonie sexuelle.
Emilien avait toujours été un peu rustre et direct. Je décidai d'être élégant et subtil, tout en étant également direct. Ce qui va sans dire va mieux en le disant, mais adroitement. Un peu de délicatesse dans ce monde de brutes ne peut que faire du bien ! Un fondement d'une sexualité épanouie…
Un premier garçon de dix-neuf ans osa venir me voir. Il suait à grosses gouttes en marchant d'un pas très incertain. Petit bonhomme tout maigrichon et tout timide, ses gestes légèrement efféminés et sa voix douce ne laissaient guère de doute sur son orientation sexuelle. Parfaitement puceau, il tremblait devant moi sans oser me regarder.
Je l'interrogeai : pourquoi était-il venu ? Je le poussai dans ses retranchements. Je l'amadouai en étant courtois, en étant prévenant. Juste vêtu d'un short court en coton gris, je voyais bien ses yeux balayer ma musculature, effrayé et envieux.
Je lui fis peu à peu prononcer chaque mot cru qui correspondait à ses fantasmes. Je lui fis raconter sans tabou ses séances de masturbation en me précisant quel type de film porno gay il matait, quels type d'acteurs, quelles positions lui faisaient le plus d'effet.
Après une bonne heure tranquille de mise à nu de ses fantasmes, je lui lançai, d'un voix chaude :
— Déshabille-toi. Entièrement.
Il hésita. Il était rouge pivoine.
— Mets-toi tout nu si tu es un homme, histoire de voir où nous en sommes…
Il sourit. Il me dit qu'il connaissait la chanson. Cela le détendit. Il s'exécuta.
Une énorme bosse bien visible déforma mon short quand je vis apparaitre son dard droit et déjà gluant. Mon plaisir ne lui échappa pas, qui déglutit de crainte et de désir en la voyant.
— Viens devant moi. Montre-toi. Exhibe-toi. Excite-toi. Excite-moi.
Il s'exécuta, les joues toujours rouge, le corps en feu. Il me présenta ses fesses une fois, deux fois. Il les écarta devant moi pour que je voie sa corolle rosée. Une merveille ! Il se pencha en me tournant le dos, une fois, deux fois, trois fois, écartant davantage les cuisses.
Si je l'avais autorisé en deux coups de poignet il aurait joui sur moi. Puis serait parti en courant.
— La règle élémentaire avec moi est simple : il t'est interdit de te toucher. Si ta main touche ton sexe, on arrête là et tu rentres chez toi. C'est clair ?
— Oui. D'accord.
— Très bien. Tu sais que tu es beau ? Super mignon !
— Ah ?
Je le rassurai sur sa beauté. Je ne mentais pas. Il était craquant, jeune mâle en rut comme je l'avais moi-même été à la même place.
Je lui fis dire ce qu'il attendait de moi, de quoi il avait peur, ce qu'il voulait que je fasse de son corps. Ce qu'il avoua était touchant. Il avait tant de pulsions à exprimer !
Je l'autorisai enfin à ôter mon short. Je n'eus pas besoin de donner d'indication pour que mon sexe entre immédiatement entre ses lèvres. Ses petits grognements aigus étaient touchants.
Il fallut quelques séances pour que ses fellations deviennent agréables. Je me refusai à l'obliger à me faire un anulingus ; j'en gardai un souvenir ambigu quand Emilien avait exigé cela dès le début. Il serait bien assez tôt pour qu'il ait envie de me lécher la rondelle.
En revanche, moi, je dégustai farouchement son délicieux petit cul, le laissant vierge trois fois avant qu'il n'éjacule sous le coup du plaisir offert par ma langue bien enfoncée dans sa corolle détendue.
Quand il se sentit prêt il osa me demander de le sodomiser. Je refusai plusieurs fois de suite, me contentant de masser son conduit de l'intérieur à l'aide d'un, puis de deux doigts. Vint enfin le moment où je l'informai que j'allais le sodomiser. Il en était si impatient que j'avais eu peur qu'il ne se donne à un autre homme. Cela aurait été rageant !
Je pris grand soin, et grande patience, pour éduquer son superbe cul au plaisir sodomite. Il s'y montra extrêmement doué en encaissant de mieux en mieux quelle que soit la position adoptée. Cela me permit de le chevaucher en y mettant une intensité croissante.
Il vint me voir un soir d'été en me demandant de l'enculer une dernière fois, sans retenue. Il avait rencontré un garçon qu'il avait osé aborder. Il s'était déjà embrassés et caressés au point de se faire mutuellement jouir dans leur pantalon. Ils s'en étaient mis partout, honteux de leurs vêtement tâchés et gluants. Mais rapidement ils s'étaient repris et s'étaient avoué qu'ils avaient aimé.
Amusé, je lui demandai quelle serait la suite. Il répondit que, tout comme moi j'avais su le faire parler de ses désirs inavoués, il en avait fait de même avec son ami. Ils s'étaient promis de se masturber ensemble d'abord, face à face, mutuellement ensuite, avant de se sucer, d'avaler et d'essayer la sodomie.
Leur relation m'avait l'air d'être partie sous d'agréables auspices. Je mis toute ma fougue, longuement, sauvagement, dans son petit cul avant de lui dire adieu.
En réalité cela m'arrangeait car j'avais au même moment un autre jeunot à éduquer.
C'était à croire qu'ils se passaient le mot. En quelques années j'en déflorai plus d'un, je dotai les autres d'expériences plus intenses et plus profondes.
Ce ressourcement dans ma maison vide et ce défoulement éducatif me réconcilièrent avec ma propre vie. Professionnellement je me sentis mieux et le succès arriva. Sentimentalement je compris que je n'avais pas besoin d'attachement trop fort. Mon moteur était le désir secret que je pouvais lire dans les yeux d'un garçon qui osait se mettre à nu pour franchir le pas.
En ville je réalisai que je ressentais quasiment le même bonheur en éduquant des hétéros quadra ou quinquagénaires qui franchissaient sur le tard le Rubicon de leur homosexualité refoulée. La beauté anatomique en moins. La volonté et l'endurance en plus. Les dérives vers des séances légèrement sadomasochistes avec croix de Saint André, sling et cuir égayaient de plus en plus fréquemment ces relations pour la plupart suivies dans le temps. Il fallait juste que je planifie cela pour varier les plaisirs.
Les jeunes c'était dans ma maison vide. Les matures c'était dans mon appartement en ville.
Je viens d'arriver. La maison est en état. Une femme de ménage du village l'a, comme toujours, nettoyée avant que j'arrive. Tout est propre, en ordre. Parfait.
Ce soir un jeune gars de dix-huit ans vient me rejoindre. Il m'a contacté via le site, a mis le temps pour exprimer son désir, mais a fini par y aller franco. Il a déjà tout expérimenté avec des jeunes de son âge, mais se trouve médiocre au lit.
Surtout, il s'est dit attiré par des hommes matures, dans la force de l'âge, musculairement développés. Avec les nombreuses photos de nu que je diffuse sans hésiter, il m'a affirmé que je corresponds à son critère de recherche.
Nous avons topé pour une séance sans retenue, mais dans le noir. Exceptionnellement j'ai accepté, un scenario particulièrement chaud en tête.
Mais si je n'ai pas voulu imposer ma propre règle du jeu en dehors des accouplements sans retenue, c'est parce qu'il m'a donné son vrai prénom : Emilien.
Et si c'était lui qui revenait ?
Fin
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Une amie dit de moi que je suis un cérébral. Entre nous, pas dans toutes les situations... Mais je ne conçois pas de plaisir sexuel sans un puissant désir, sans prendre le temps d'une sensualité envoutante qui décuple la jouissance. C'est ce que j'essaie de retranscrire dans mes histoires. Si cela touche un lecteur, je suis un homme heureux ! Merci encore !