Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Et si l'amour n'était pas mort — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Et si l'amour n'était pas mort
Chapitre 1
Il y a très, très longtemps, Mireille et moi avons été très intimement intimes. Mais la vie puis nos parcours personnels et professionnels en ont voulu autrement et comme on le dit souvent, il n'y a que les montagnes qui ne peuvent se rencontrer.
En effet. Plus de cinquante ans se sont écoulés et voilà qu'au hasard des rencontres sur un réseau social, nous nous sommes retrouvés. C'est surtout moi, qui un jour, ai remarqué son nom et mon envie de la savoir toujours là, m'a donné l'audace de la contacter. Mais, elle vit en France, moi à l'étranger à dix mille kilomètres d'elle. Pour ma part, je ne suis pas libre et je pense qu'elle ne l'est pas non plus. Donc, je lui ai lancé une invitation, à laquelle elle a répondu et c'est comme ça que nous avons retissé le lien d'amitié.
Après deux ans environ d'échanges par ce même réseau social, nous avons eu très envie de nous revoir pour de bon. Alors, avec ma compagne, nous avons décidé de venir passer quelque temps en vacances en terre française. D'autant que l'un et l'autre avons, aussi, de la famille à visiter. Comme ça, en tout cas, nous ferons d'une pierre deux coups.
Quelques semaines plus tard :
Alors après avoir fait le tour de nos deux familles, quelque peu dispersées sur le territoire, nous revenons dans le sud, chez mon ami Michel, qui a eu la gentillesse de nous offrir l'hospitalité pour une semaine.
Pendant le week-end :
A l'occasion de la fête votive de son village, il a regroupé la majeure partie des copains et copines de l'époque de notre jeunesse ainsi que la plupart des musiciens de l'orchestre que je n'avais plus vus depuis la fin des années soixante-dix.
Donc, pour cette soirée, il nous a tous réunis dans l'immense parc de la commune, où se déroulait, ce soir-là, une soirée de gala, suivie d'un bal, mais aussi et surtout, pour avoir la joie de nous retrouver et de partager, tous et toutes ensemble, cette soirée.
Pour ma part, elle a été riche en émotions, toutes sortes d'émotions et la plus intense, est, et restera celle où Mireille est arrivée, en compagnie de son chéri, pour nous accueillir. Mais, à l'instant où elle m'a pris dans ses bras pour m'embrasser, je crois que les larmes n'étaient pas très loin de couler.
Un peu plus tard dans la soirée après le spectacle.
L'orchestre nous invite à retrouver la piste de danse. A notre table, ça papote, ça papote. Il y a tant de choses à se dire. Les souvenirs refont surface. L'ambiance est fantastique et nous rigolons bien ensemble. Quand tout à coup, Mireille, qui est assise juste à côté de moi, me demande de la faire danser sur cette superbe chanson de Michelle Torr « emmène-moi danser ce soir ». Je ne peux lui refuser ça, mais je demande quand même à son compagnon s'il me permet.
Sans problème, il accepte. Donc, nous voilà quelques secondes plus tard, avalés par le flot de danseurs.
Aussitôt, nous nous collons l'un à l'autre et nos regards se croisent immédiatement. Un sourire est apparu sur ses lèvres. Un sourire qui pour moi, voulait dire tellement de choses que je n'ai pas résisté plus de deux secondes. Mes lèvres ont rejoint les siennes et nous avons échangé un baiser, un très long baiser.
Et là ;
— Ça fait tellement longtemps que j'en avais envie. Je ne t'ai jamais oublié.
— Tu sais Mireille, moi aussi ! Tu te souviens après la tournée avec Serge, nous nous sommes retrouvés et tu m'avais gentiment expliqué que ça n'était pas le bon moment, car je venais juste d'être papa et que ma place était auprès de ma fille.
— Oui je m'en souviens très bien.
— Eh bien, je regrette d'avoir suivi ton conseil. Car quelques mois plus tard, sa mère me quittait pour d'autres aventures. Et des aventures, il y en a eu bien plus qu'il ne le fallait.
— Je comprends très bien. Mais, je ne pouvais pas le deviner.
— Je le sais bien et je ne t'en veux pas. C'est pas grave. Mais, pendant longtemps, ça m'a chagriné tu sais !
— Maintenant tu as l'air d'être heureux avec ta compagne ?
— Oui... même très heureux.
— Alors, c'est magnifique.
— Et toi ?
— Moi aussi, je suis heureuse maintenant. Vlad est un homme charmant. Mais, ça n'a pas toujours été rose aussi. J'ai connu, un peu, la même mésaventure que toi.
— Pourquoi, ton chéri t'a aussi trompée ?
— Eh oui, mon mari de l'époque a eu, lui aussi, des aventures... Mais bon, c'est du passé !
— Une petite question, Mireille : Pourquoi ce baiser ?
— Ce baiser ? Parce que ça me fait un plaisir fou de te retrouver et aussi, parce que j'ai encore au fond de mon cœur, dans un petit recoin, des sentiments qui sont toujours là depuis bien plus longtemps que cette époque.
— Ah bon ?
— Tu te souviens fin des années soixante, quand Michel avait son premier orchestre ?
— Oui bien sûr et...
— Nous étions sortis ensemble pendant un moment !
— Oui, je m'en souviens. C'était bien. Et... tu as disparu comme ça. Tu t'es envolée, je ne sais où.
— Pas loin ! Simplement mon père ne voulait pas que je fréquente un musicien. Ça faisait pas bonne figure, à l'époque. J'en ai été malade longtemps. A cette époque, il n'y avait pas les portables. Donc, pas possible de savoir où et comment tu allais. Tu ne peux pas savoir combien j'ai versé de larmes.
— C'est vache ça ! Et par Chris, la sœur de Michel ?
— Ça aurait été la guerre, s'il avait appris que j'aurais pu te revoir, tu vois ?
— Oui, je vois très bien. Mais, c'est vrai que tu n'avais que quinze ans et moi, je crois vingt-et-un.
— En plus ! C'est aussi, un peu, pour ça. En tout cas, ça m'a gâché la vie longtemps. Enfin, jusqu'à ce qu'on se retrouve à Bagnols. Et là, toi, tu n'étais plus libre.
— Je comprends. Et, la suite de l'histoire, tu la connais. Je te l'ai raconté tout à l'heure.
— Si, tu savais combien je regrette de ne pas t'avoir dit oui ce jour-là.
— C'est la vie ! Si on pouvait tout savoir à l'avance, on ne ferait pas certaines bêtises.
— Ça, c'est vrai. Et aujourd'hui, qu'on se retrouve à nouveau et on est, une fois de plus, pas libres toi et moi. Mais, j'ai encore envie de toi.
— Moi aussi ma chérie. J'ai terriblement envie de te faire l'amour.
— Pas ici ?
— Et pourquoi pas ? Tu connais bien le parc comme moi ! Puisqu'on y venait flirter. On peut discrètement s'éclipser et aller nous cacher là-bas dans les fourrés.
— Oui... allons-y !!!
— Tu sais Mireille, moi aussi ! Tu te souviens après la tournée avec Serge, nous nous sommes retrouvés et tu m'avais gentiment expliqué que ça n'était pas le bon moment, car je venais juste d'être papa et que ma place était auprès de ma fille.
— Oui je m'en souviens très bien.
— Eh bien, je regrette d'avoir suivi ton conseil. Car quelques mois plus tard, sa mère me quittait pour d'autres aventures. Et des aventures, il y en a eu bien plus qu'il ne le fallait.
— Je comprends très bien. Mais, je ne pouvais pas le deviner.
— Je le sais bien et je ne t'en veux pas. C'est pas grave. Mais, pendant longtemps, ça m'a chagriné tu sais !
— Maintenant tu as l'air d'être heureux avec ta compagne ?
— Oui... même très heureux.
— Alors, c'est magnifique.
— Et toi ?
— Moi aussi, je suis heureuse maintenant. Vlad est un homme charmant. Mais, ça n'a pas toujours été rose aussi. J'ai connu, un peu, la même mésaventure que toi.
— Pourquoi, ton chéri t'a aussi trompée ?
— Eh oui, mon mari de l'époque a eu, lui aussi, des aventures... Mais bon, c'est du passé !
— Une petite question, Mireille : Pourquoi ce baiser ?
— Ce baiser ? Parce que ça me fait un plaisir fou de te retrouver et aussi, parce que j'ai encore au fond de mon cœur, dans un petit recoin, des sentiments qui sont toujours là depuis bien plus longtemps que cette époque.
— Ah bon ?
— Tu te souviens fin des années soixante, quand Michel avait son premier orchestre ?
— Oui bien sûr et...
— Nous étions sortis ensemble pendant un moment !
— Oui, je m'en souviens. C'était bien. Et... tu as disparu comme ça. Tu t'es envolée, je ne sais où.
— Pas loin ! Simplement mon père ne voulait pas que je fréquente un musicien. Ça faisait pas bonne figure, à l'époque. J'en ai été malade longtemps. A cette époque, il n'y avait pas les portables. Donc, pas possible de savoir où et comment tu allais. Tu ne peux pas savoir combien j'ai versé de larmes.
— C'est vache ça ! Et par Chris, la sœur de Michel ?
— Ça aurait été la guerre, s'il avait appris que j'aurais pu te revoir, tu vois ?
— Oui, je vois très bien. Mais, c'est vrai que tu n'avais que quinze ans et moi, je crois vingt-et-un.
— En plus ! C'est aussi, un peu, pour ça. En tout cas, ça m'a gâché la vie longtemps. Enfin, jusqu'à ce qu'on se retrouve à Bagnols. Et là, toi, tu n'étais plus libre.
— Je comprends. Et, la suite de l'histoire, tu la connais. Je te l'ai raconté tout à l'heure.
— Si, tu savais combien je regrette de ne pas t'avoir dit oui ce jour-là.
— C'est la vie ! Si on pouvait tout savoir à l'avance, on ne ferait pas certaines bêtises.
— Ça, c'est vrai. Et aujourd'hui, qu'on se retrouve à nouveau et on est, une fois de plus, pas libres toi et moi. Mais, j'ai encore envie de toi.
— Moi aussi ma chérie. J'ai terriblement envie de te faire l'amour.
— Pas ici ?
— Et pourquoi pas ? Tu connais bien le parc comme moi ! Puisqu'on y venait flirter. On peut discrètement s'éclipser et aller nous cacher là-bas dans les fourrés.
— Oui... allons-y !!!
Alors, c'est comme des voleurs que nous quittons le bal et sans trop de chichis, bien cachés dans le fond des bois, nous mettons notre désir à l'épreuve.
Après quelques caresses, bien appliquées, je me trimballe un manche d'enfer. Aussitôt, Mireille ôte cette magnifique robe papillon, qui me rappelle celle qu'elle portait à Bagnols, il y a cinquante ans. Car, je n'oublierai jamais comment mes mains s'étaient invitées par les larges ouvertures de ses manches pour lui caresser ses seins. Des seins, qui cinquante ans après, sont toujours aussi fermes.
Que l'invitation est belle. Elle est, encore, plus belle que jamais. Nous allons, enfin, faire l'amour ensemble. Car, à l'époque, nous n'aurions jamais risqué de coucher ensemble. Alors, nous nous allongeons sur l'herbe. Il y fait bon. Nous entendons, au loin, la musique de l'orchestre, qui nous donne encore plus d'élan pour nous aimer. Nos deux corps se mélangent et la jouissance nous envahit tour à tour.
Après un long quart d'heure de bonheur intense et avoir joui en elle, nous restons immobiles, collés l'un à l'autre, à nous cajoler, comme des gamins, et profiter de cet instant, que nous aurions pu vivre bien avant.
Quelques minutes plus tard :
— Merci Régis. C'était merveilleux.
— Tu n'as pas à me remercier. Nous sommes tous les deux responsables de ce que nous venons de faire.
— Tu vois ! Je ne voulais plus y croire, mais je t'aime encore.
— Moi aussi Mireille. Les années sont passées, mais les sentiments se sont, à nouveau, réveillés.
— Oui oui... Malheureusement, maintenant, il nous faut retrouver les autres et faire, comme si !
— Eh oui. Mais pour moi, ce ne sera plus jamais comme avant.
— Pour moi aussi. Notre amour repartira dans l'anonyme. Par contre, promets-moi de nous contacter régulièrement lorsque vous serez repartis.
— Oui ma chérie. Car tu resteras, à jamais, ma chérie. Celle avec qui j'aurai dû faire ma vie, il y a cinquante ans.
— S'il te plaît... ne remue plus le couteau dans la plaie, elle saigne assez comme ça.
— D'accord.
— Tu n'as pas à me remercier. Nous sommes tous les deux responsables de ce que nous venons de faire.
— Tu vois ! Je ne voulais plus y croire, mais je t'aime encore.
— Moi aussi Mireille. Les années sont passées, mais les sentiments se sont, à nouveau, réveillés.
— Oui oui... Malheureusement, maintenant, il nous faut retrouver les autres et faire, comme si !
— Eh oui. Mais pour moi, ce ne sera plus jamais comme avant.
— Pour moi aussi. Notre amour repartira dans l'anonyme. Par contre, promets-moi de nous contacter régulièrement lorsque vous serez repartis.
— Oui ma chérie. Car tu resteras, à jamais, ma chérie. Celle avec qui j'aurai dû faire ma vie, il y a cinquante ans.
— S'il te plaît... ne remue plus le couteau dans la plaie, elle saigne assez comme ça.
— D'accord.
Donc, nous nous rhabillons et retrouvons toute la bande de copains, de copines et nos conjoints respectifs, sans même que quelqu'un ne soulève la moindre question sur notre absence.
C'est vers deux heures du matin que cette superbe soirée se termine et après un dernier verre, pour fêter nos retrouvailles, nous nous quittons, en nous promettant de toujours garder le contact.
De notre côté, Mireille et moi avons eu presque les larmes aux yeux, lorsque nous nous sommes dit au revoir.
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