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✦ Agnès Dechâtel Le ring de la honte XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Le ring de la honte — Chapitre 4 · La fois où je suis invité à la boxe

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Agnès Dechâtel
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Le ring de la honte

Chapitre 4 · La fois où je suis invité à la boxe

Rappel : À la demande de mon petit copain, Geoffrey — un spécimen vraiment tordu — j'ai baisé avec Yannick, un boxeur avec une absence de matière grise remarquable. Le but ? Lui dire que, malgré sa prestation athlétique, Geoffrey reste un meilleur coup que lui.


 Oui, Geoffrey n'est pas très net dans sa tête. C'est un pervers sadique, et franchement, à en juger par ses exigences, je crois qu'il frôle la psychopathie.
 
Yannick, de son côté, est en couple avec Jennifer, cette grande perche détestable. On aurait donc pu penser qu'il serait difficile de l'attirer dans mes filets séducteurs. Mais non, il a suffi de quelques sourires et de me trémousser un peu pour que monsieur oublie toute notion de fidélité. Il faut dire que, en plus d'être irrésistible, Yannick est aussi malin qu'un plot de signalisation. Une vie de coups de poing et de combats ne l'a pas arrangé, mais bon, au moins il sait à quoi sert sa queue. Ça, je lui accorde.
 
Maintenant, Geoffrey a cessé de me harceler avec ses demandes absurdes, et je peux enfin respirer un peu. Un semblant de normalité que j'espère durer. 

Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes !
 
 Quelques jours plus tard, je rentre chez moi, me sentant littéralement flotter sur un petit nuage de soie et de luxe. Et pour cause : j'ai déniché deux robes Gucci lors d'une vente privée si exclusive que je suis sûre que même les influenceuses les plus à la mode n'ont pas reçu d'invitation.
 
 La première robe est une pure merveille. Longue, élégante, un tissu somptueux . Elle épouse mes courbes avec une précision dingue. Je n'ai aucun doute qu'en la portant, je vais faire des envieuses. Mes "amies" n'auront plus qu'à faire semblant de sourire tout en essayant de ravaler leur jalousie rageuse.
 
 La deuxième robe… ah, celle-là est un pur délice de provocation. Courte, audacieuse, à la frontière entre la vulgarité et la sophistication, mais suffisamment bien coupée pour que l'on comprenne immédiatement que c'est une pièce de créateur. Mes jambes y sont mises en valeur de façon presque scandaleuse, mais avec une touche de glamour qui fait toute la différence. Peut-être un peu trop osé pour être portée en public ? Qui sait ? Pour l'instant, elle est parfaite pour défiler devant le miroir de ma chambre. Et rien, absolument rien, ne pourrait entamer ma bonne humeur.
 
 Mon téléphone retentit, me tirant de ma contemplation un peu narcissique. Si quelqu'un doit me distraire de mes robes, il a intérêt à avoir une bonne raison. Un rapide coup d'œil au numéro, et je soupire intérieurement. Yannick. Eh bien, je suppose que ça pourrait être divertissant.
 
 — Allô, Agnès ?
 — Oui, c'est bien moi.
 — J'ai repensé à ce que tu m'as dit…
 
Un sourire étire mes lèvres. Le pauvre garçon est toujours en train de ruminer mes critiques ? Comme c'est adorable… et un peu pathétique.
 
 — Ah oui ? À propos de quoi ?
 — Que… que j'avais moins assuré que ce que t'espérais.
 
J'éclate de rire, un rire bref, coupant. Il a vraiment besoin de se torturer avec ça ?
 
 — C'est vrai… Mais ne te prends pas trop la tête. J'ai quand même trouvé ça… intéressant. C'est juste que pour parvenir à la hauteur de mes attentes, eh bien… ce n'est pas donné à tout le monde.
 
 Un silence. J'imagine la gêne qui doit perler sur son front. Enfin, il reprend, presque suppliant :
 
 — Ouais, bon, j'aimerais que tu me donnes une seconde chance pour te prouver que je peux mieux faire.
 
Je reste silencieuse. La fougue avec laquelle il m'a baisée sous les gradins me revient en mémoire, et je me mords la lèvre inférieure. Est-ce que ça vaut vraiment le coup de replonger ? Je n'ai plus Geoffrey qui me met la pression, alors... ce serait juste pour le plaisir.
 
 Une pure gourmandise.
 
 Et franchement, suis-je du genre à refuser un dessert supplémentaire quand il s'annonce aussi… alléchant ?
 
 — Allô ? Agnès, t'es là ?
 
 Sa voix me ramène à la réalité, avec cette sonorité un peu perdue qu'il traîne. Je lève les yeux au ciel avant de répondre, jouant avec ma décision comme on savoure le dernier carré de chocolat.  
 
 — Oui, je t'écoute. Bon, d'accord, je te donne une autre chance.  
 — Super !
 
 Je peux presque l'entendre se réjouir comme un gamin à qui on vient d'offrir un bonbon. Le crétin.
 
 — Mais cette fois, pas dans un endroit public.
 — Ouais, je pensais au club.
 
 Je suis abasourdie par sa stupidité.
 
— Non, Yannick, » je répète en articulant chaque mot comme si je m'adressais à un enfant de cinq ans, « je viens de te dire : pas dans un endroit public.
 — Ouais, mais ça va bientôt fermer. Il n'y aura que toi et moi.  
 
Je prends une longue respiration pour ne pas exploser de rire ou de frustration. Est-ce qu'il comprend seulement la notion de "public" ?
 
 — Je préférerais chez toi.
 — Y a du monde chez moi.
 
Je soupire. Bien sûr qu'il y a du monde chez lui. Ce serait trop simple sinon.
 
 — Tu pourrais leur demander de partir, non ?
 — C'est pas possible, c'est des gens de la famille.
— Ah, d'accord, » dis-je en prenant un ton faussement enthousiaste. « Dans ce cas, tu pourrais leur demander de nous regarder baiser. Ça pourrait être marrant, non ? Et puis on pourrait même leur demander leur avis sur tes performances, histoire de vérifier si t'es vraiment à la hauteur ?
 — Quoi ? Mais je… tu crois que ?
 
Je roule des yeux. Il est vraiment incapable de comprendre l'ironie.
 — Je plaisante, Yannick. Bon, très bien, on se voit au club. Mais si je vois ne serait-ce qu'une personne, je fiche le camp sur-le-champ.
 — T'inquiète pas, il sera vide. Viens à sept heures.
 — Bon, à tout à l'heure alors. Et Yannick ?
 — Oui ?
 — Essaie de ne pas te prendre trop de coups sur la tête avant notre rendez-vous. Je ne voudrais pas avoir l'impression de coucher avec un légume.
 
Je coupe la communication, un sourire narquois aux lèvres. Maintenant que je n'ai plus le "devoir" de coucher avec lui, rien ne m'empêche de lui balancer quelques vacheries. Franchement, ça fait un bien fou…
 
 Je le retrouve à l'entrée du club de boxe, et, comme je m'y attendais, il n'a pas fait beaucoup d'efforts pour me séduire. T-shirt basique, jean quelconque, comme si sa simple carrure devait faire tout le travail. C'est presque touchant dans sa simplicité… ou risible, selon l'angle.
 
 Il me fait entrer avec une carte, et comme promis, le club est désert. Au moins, il a réussi à accomplir quelque chose ce soir.
 
 — Alors, y a un endroit correct pour faire l'amour ici ? Ou tu comptes me plaquer contre un sac de frappes ?
— Bah… j'pensais plutôt qu'on pourrait le faire sur le ring.
Je le regarde, un sourcil levé. Ah, vraiment ? Il est sérieux ?
 
 — Le ring ? C'est ton idée du romantisme ?
 — Ouais, c'est cool, non ?
 
Je retiens un soupir. Il ne voit vraiment pas plus loin que ses poings.
 — C'est vrai, je suppose que ça a un sens. Tu te bats là, tu veux y baiser aussi. Une espèce de territoire symbolique, je suppose. Tu mets les mecs au tapis et après, tu prends leur nana.
 — Hein ? Non… j'ai jamais fait ça, moi.
— C'était une métaphore, Yannick. Mais bref, tu vois le genre. Tu domines, tu humilies, tout ça.
— J'sais pas si c'est comme ça que je vois les choses.
— En fait, tu veux juste marquer ton territoire. Le ring, c'est ton domaine. Baiser ici, c'est ta manière de montrer que tu règnes sur cet endroit. Non ? 
— Ben, le club, il est à Bernard, en vrai.
Je cligne des yeux. Évidemment, il prend tout au premier degré.
— Je parle mentalement, Yannick. C'est ton terrain, là où tu montres que t'es le patron. Et peut-être que, dans ta tête, toutes les filles qui entrent ici devraient se dire que le champion, c'est toi, et que c'est toi qui les baiseras.
 — Ouais, j'sais pas trop. Peut-être.
 
Je l'ai définitivement perdu.Inutile de lui signaler qu'il y a sans doute une part d'homosexualité refoulée dans son fantasme. Si ça lui fait plaisir de me baiser sur le ring, je n'ai rien contre. J'espère juste que ce n'est pas aussi inconfortable que ça en a l'air. 
 
Je jette un coup d'œil autour de moi, un mélange de curiosité et de légère répulsion. Les sacs de frappes suspendus, des gants et des bandages éparpillés négligemment sur les bancs, et cette odeur de sueur rance qui imprègne l'air. C'est un endroit brut, viril, aux antipodes de l'univers coquet, raffiné et délicat dans lequel je baigne. Mais ce contraste me fait frissonner.
 
 — Alors c'est ici que tu fais ta petite démonstration de boxe ? Je demande en me glissant sous les cordes du ring.
 
 Je sens son regard me suivre de près, absorbé par chacun de mes gestes. Et je ne peux pas m'empêcher d'apprécier ça. C'est presque trop facile de le captiver.
 
 — Ouais. J'ai mis plein de mecs KO ici, mais moi, j'suis jamais tombé, dit-il, gonflant le torse comme un coq dans son poulailler.
 
 Oh, regarde-moi ça, monsieur le champion. Il pense vraiment que ça va m'impressionner ? C'est presque attendrissant de le voir se vanter ainsi alors que choisir la couleur de mon vernis à ongles est bien plus intéressant que d'écouter ses glorieux récits de bagarres. Enfin, c'est quand même mignon, mais uniquement parce que son QI se décompte sur les doigts d'une main.  
 
 — Jamais, hein ? je rétorque avec une pointe de sarcasme, tout en m'asseyant négligemment sur un des coins du ring, jambes croisées, l'air faussement intéressé.
 — Presque jamais ! Et quand ça arrive, je me relève direct, répond-il, convaincu que ça va m'impressionner.
 — Oh, je vois. Et t'as vraiment envie de baiser ici, hein ? Sur ce ring plein de sueur et de sang ?
 — Grave ! Ça va être énorme.
 
 Je laisse un silence s'installer, puis je fais mine de réfléchir.
 
 — Hmmm… Le truc, c'est que je ne suis pas sûre que ce soit une si bonne idée. Ce ring a probablement vu des litres de transpiration et de… fluides divers. Pas vraiment le genre d'endroit glamour, tu vois ce que je veux dire ? 
 — Mais non, t'inquiètes ! C'est propre ici, j'te jure !
 — Ah bon ? Et tu sais ça comment ? Tu fais ça souvent ici ?
 
 Il rougit un peu, visiblement pris au dépourvu.
 
 — Non, jamais encore, répond-il, un peu gêné.
 
 Je m'avance vers lui, mon sourire se faisant plus félin.
 
 — Oh, donc je suis ta première sur ce ring ? Quel honneur. J'espère juste que tu sauras te montrer… à la hauteur, pour me remercier de ce privilège.
 
 Son regard brille d'excitation, et il est clair qu'il est guidé par ses instincts les plus primaires. Je m'approche de lui avec une lenteur calculée, l'embrassant avec fougue. J'aime sentir sa langue maladroite essayer de dominer la mienne. Mes mains glissent le long de son torse, appréciant la fermeté de ses muscles.
 
 D'un geste sec, je lui retire son t-shirt, révélant son torse musclé. Les fameuses "tablettes de chocolat" qu'il doit passer ses journées à sculpter. Je passe ma langue sur ses abdos, goûtant la sueur légèrement salée sur sa peau, alors que mes ongles laissent des marques rouges sur son corps, comme une signature. Il frissonne.
 
 Je descends plus bas, défaisant sa ceinture d'un geste habile. Son jean tombe au sol, révélant son boxer noir. Je souris en voyant la bosse évidente sous le tissu. Je me mets à genoux devant lui, posant mon nez contre sa verge à travers le tissu. Je respire profondément, inhalant son odeur musquée et virile. De mes lèvres, j'effleure son sexe, sentant sa chaleur à travers le tissu. Je glisse lentement ma main dans son boxer, le sentant se tendre d'excitation. Puis, sans le quitter des yeux, je fais descendre son caleçon, dévoilant enfin ce qu'il avait tant envie de montrer.
 
 — Putain d'allumeuse !
 
 Le ton de Yannick n'a rien de subtil, mais bon, il n'est pas exactement célèbre pour son éloquence. Son sexe est maintenant exposé devant moi, dressé comme un menhir gaulois. Je commence à le branler doucement, savourant la texture chaude et ferme sous mes doigts.  
 
 Je me penche et prends son gland dans ma bouche. Son gémissement me dit qu'au moins, il sait apprécier l'effort. Très vite, ses mains se perdent dans mes cheveux, me forçant à aller plus loin. Avant même que j'aie le temps de protester, il pousse sa queue jusqu'à ma glotte, me coupant presque le souffle.
 
 — T'es une vraie petite salope, tu sais ça ?
 
 Je souris intérieurement. "Salope" ? La façon dont il le dit, ça sonne presque comme un compliment. Je continue à le sucer, avec avidité. Mon propre désir monte lentement, et je sens mon entrejambe devenir de plus en plus humide. Qui aurait cru qu'un idiot pareil pourrait avoir cet effet sur moi ?  
 
 D'une main, je commence à me caresser. Mais à peine ai-je le temps de me perdre dans mon propre plaisir que Yannick, impatient et grossier, me pousse de nouveau sa queue dans la bouche. Je le suce, mais commence à avoir la mâchoire un peu fatiguée. Il est temps de passer à autre chose.
 
 Je me relève.
 
 Jennifer est là. Juste devant moi, les yeux brûlants de colère.  
 
 Oh… Chié.
 
 — Jennifer, qu'est-ce que tu…
 
 Je n'ai même pas le temps de finir ma phrase qu'une gifle me frappe en plein visage. La violence du coup me fait vaciller sur mes talons. Je m'accroche à la corde du ring, la joue en feu, tandis que ma dignité en prend un sacré coup. Rouge de honte, je tente de garder contenance, mais c'est plus facile à dire qu'à faire quand on se fait frapper par une harpie.
 
 — Arrête ça ! On peut parler, non ?  
 — Genre, tu sais faire autre chose que sucer ?
 
 Ah, génial. Maintenant, elle joue les comiques. Je ravale ma fierté, même si une part de moi a envie de lui retourner sa gifle.
 
 — Écoute, je crois que tu prends cela trop au sérieux. Euh… On voulait s'amuser un peu, c'est tout.
 
 Je sais que nier ne sert à rien. Elle m'a surprise en plein acte, et franchement, essayer de mentir serait insultant pour ma propre intelligence. Mais est-ce qu'elle doit vraiment en faire tout un drame ? Sa réaction est disproportionnée, et vraiment agaçante.
 
— C'est lui qui m'a appelée, dis-je, essayant d'apaiser la situation. Je n'aurais jamais fait le premier pas. T'imagines bien !  
 — Ouais ? Parce que d'après lui, c'est toi qui l'as chauffé samedi dernier. Et apparemment, vous avez baisé.
 
 Merde, ils peuvent pas fermer leur gueule tous ces mecs à la con ? Qu'est-ce qui leur prend de raconter à tout le monde avec qui ils baisent.
 
 — Je l'ai pas allumé, ni même dragué… je passais juste le voir s'entraîner, tu sais, comme une bonne amie, tentai-je avec une innocence feinte. Et… et tu sais comme il est sexy quand il transpire.. J'ai pas pu résister, mais c'était juste un moment. Un coup de tête. Je te le jure.
 
 Je vois bien dans ses yeux que mon petit plaidoyer n'a aucun effet. En fait, elle se fiche royalement de ce que je raconte. Ça ne sert qu'à l'énerver. Sa colère, déjà bien présente, semble maintenant atteindre des sommets. Mon cœur se met à tambouriner alors que je comprends que la situation est sur le point de dégénérer.
 
 Elle s'avance, me touche du doigt en hurlant :
 
 — Il m'a même dit que tu t'es plainte ! Que t'as dit qu'il t'avait pas assez bien baisée, espèce de salope !
 
 Ah ! Il a vraiment tout raconté à sa copine, histoire qu'elle vienne m'enguirlander. Bravo, vraiment. Belle démonstration de courage et de maturité. Une petite vengeance minable de sa part en me livrant à cette furie, quel con.
 
 — C'est que… non, il baise très bien. Je voulais juste, pas paraître trop affamée, c'était pour rire. 
— J'adore ton sens de l'humour. Maintenant, tu vas goûter au mien, j'ai préparé des gants. 
— Des… gants ? Pourquoi des gants ?
— Sérieusement ? T'es aussi bête que tu en as l'air ? Pour se battre, évidemment.
— Attends, attends… Je veux pas me battre !
— Ce que tu veux, Agnès, je m'en claque. T'as deux choix : soit tu te bats, soit je te démolis jusqu'à ce que tu ne puisses plus bouger. Et crois-moi, je te tabasserai tellement fort que même ta mère ne pourra pas te reconnaître après ça. Tu veux te défendre ou tu préfères que je t'écrase sans résistance ?
— Mais… attends… c'est ridicule ! Pourquoi tu veux qu'on se batte ?
— Pourquoi ? Parce que je veux te faire mal, ça te suffit pas comme raison ? Et, si tu veux une motivation, j'ai une petite surprise pour toi si je gagne.
— Une surprise ? Quel genre de surprise ?
— Tu verras bien. Mais si tu me bats – peu probable, mais bon – alors tu peux partir d'ici comme t'es entrée. Comme une vraie petite salope contente d'elle-même.
— Euh… ouais… non. On va juste se calmer, ok ? Moi, je vais partir, et toi, tu te détends. Ça marche pour tout le monde.
— T'as vraiment pas pigé. La porte est fermée, princesse. T'as deux options : soit tu te bats, soit je te massacre.
— Mais… mais j'ai aucune chance ! C'est complètement déloyal !
— Ah, déloyal ! Venant de ta part c'est débile… Mais t'inquiètes, je te propose un deal : je me bats avec une main dans le dos. Ça te paraît plus équitable ?
 
 Une main dans le dos ? Elle me prend vraiment pour une boloss. Erreur fatale, ma chère. J'ai pratiqué le tennis pendant des années, et mon coup droit est redoutable, il n'est pas rare que je marque un ace au service. Ce soir, je vais lui offrir un beau petit souvenir : un joli coquard. Elle n'a vraiment aucune idée de ce qui l'attend.
 
 — Bon d'accord, je dis, feignant l'hésitation.
 
 Jennifer, elle, ne cache pas son excitation brutale. Son visage se tord en une grimace presque animale, impatiente de m'écraser comme si j'étais son sac de frappes.
 
 — Quoi, tu crois que tu vas m'impressionner avec tes airs ? J'vais te réduire en bouillie. Yannick m'avait dit que t'étais une petite pétasse, mais je pensais pas que t'étais à ce point stupide !
 — Disons que j'aime relever les défis.
 
 Jennifer s'approche, me regardant comme si elle allait me dévorer vivante. Je sens son souffle rageur sur mon visage, mais je garde mon calme.  
 
 — Et, Jennifer, une dernière chose. Si je gagne, je prends Yannick. Il sera à moi, et toi, tu disparais de sa vie. Définitivement.
 
 C'est un peu cruel. Après tout je n'ai pas l'intention de rester avec Yannick bien longtemps. Mais je veux marquer le coup. Montrer que c'est moi la numéro 1. Jennifer ne le prend pas bien. Ses yeux s'écarquillent, et son visage devient cramoisi de colère.
 
 — Quoi ?! T'as du cran, salope ! J'vais te faire bouffer ces mots ! T'entends ?! Quand j'en aurai fini avec toi, tu pourras plus jamais ouvrir ta grande gueule ! Mais d'accord…
 
 Elle serre ses poings dans ses gants, prête à me sauter dessus comme une brute incontrôlable. Je sens aussi la rage dans sa voix, et ça me fait doucement sourire. Elle n'a même pas hésité. Son arrogance la perdra, j'ai presque pitié pour elle, mais je n'aime pas les petites impudentes.
 C'est aussi un peu inquiétant… Avoir une telle confiance en elle… Mais c'est impossible qu'elle gagne avec une main dans le dos, elle est juste d'une outrecuidance épouvantable. Une bonne occasion de lui remettre les pieds sur terre.
 
 — Tu vas regretter de m'avoir provoquée, Jennifer. Mais je crois que tu as bien besoin d'une petite leçon d'humilité…
 
 Elle me lance un regard de braise, comme si elle voulait me brûler sur place. Moi, je jette un coup d'œil à ma tenue, certes, pas vraiment idéale pour une bagarre. J'ai une jupe mi-longue plissée en satin d'un bleu profond qui descend jusqu'à mes genoux. Mes jambes sont recouvertes de collants opaques noirs qui ajoutent une touche de charme, mais ne sont guère utiles pour encaisser les coups. En haut, un chemisier en soie blanc cassé, légèrement transparent. Une fine ceinture en cuir marron. Aux pieds, j'ai chaussé des escarpins noirs à talons hauts qui accentuent ma démarche, mais sont déconseillés pour un pugilat. Je pense qu'on pourrait dire que je suis peut-être un peu trop habillée pour la situation... Cela dit, je dois être la combattante la plus gracieuse et élégante que cette arène de la boxe ait jamais vue.
 
 En comparaison, Jennifer est habillée comme une sauvage, comme si elle sortait tout droit de la jungle. Un ensemble de sport délavé par des années d'usure, imprégné de sueur et de poussière. Ses cheveux ressemblent à une forêt vierge inexplorée, un amas désordonné de mèches rebelles se battant dans un chaos capillaire. Et aux pieds, des baskets avec de la boue séchée, beurk.
 
 Je commence à retirer mes escarpins. Mais elle dit : « Non, reste comme ça. Tu t'es habillé comme une salope pour te faire baiser. Alors, assume. »
 
 Elle me jette des gants de boxe, je les enfile, sentant le cuir contre ma peau. Yannick s'est installée à un coin du ring. Il est sans doute pro-Jennifer, il ne faut pas à ce que je m'attende à de l'aide de sa part. Je m'approche de Jennifer, la mettant au défi de donner le premier coup, mais je ne suis pas idiote, je maintiens ma garde. Elle me donne un coup de poing que je pare facilement, et avec les gants de boxe, je ne sens presque rien.
 
 —  Sérieusement, c'est tout ce que t'as ? Tu me déçois, Jenni, je m'attendais à un défi et tu vas juste prendre une raclée.
 
 Paf ! Je lui assène un coup droit, observant avec satisfaction la grimace qui déforme son visage. Je vois sa tête partir en arrière, ses yeux s'écarquiller de surprise. Un uppercut suit rapidement, avec la même efficacité. Elle vacille, et je ne peux m'empêcher d'en rajouter :
 
 — T'as l'air d'avoir mal… Mais ne pleures pas tout de suite, ou qu'est-ce que tu feras quand Yannick te larguera pour moi ?
 — Ferme-la ! grogne-t-elle en serrant les dents.
 
 Elle reste sur le ring, toujours avec une main dans le dos, déterminée à jouer le jeu jusqu'au bout. J'admire cette obstination à respecter ses promesses. Cependant, cela ne la rend pas plus sympathique pour autant. Je poursuis avec un crochet du gauche, même si je ne suis pas habituée à utiliser ce bras. Malgré cela, je vois Jennifer vaciller, à deux doigts de tomber. Un jeu d'enfant, elle m'a clairement sous-estimée. En fait, je suis certaine que je pourrais la vaincre même à la loyale.
 
 — Alors on souffre ? Tu te rends compte que tu vas perdre ton mec ?  
 — T'as pas encore gagné salope.
 
 Je lui décoche un uppercut cinglant. C'est vraiment trop facile, je suis plus forte, plus sexy, plus maligne. Je ne peux m'empêcher de la narguer :
 
 — T'sais, je suis pas sûre que tu retrouves un autre mec après. Vu la façon dont je vais t'écrabouiller la figure.
 
 Je donne quelques coups qu'elle parvient difficilement à parer de son bras. Je continue à la dominer sur le ring avec une confiance insolente.  
 
 — Tu sais que ça a été un jeu d'enfant pour qu'il te trompe ? Il ne s'est même pas inquiété pour toi. Et tu sais pourquoi ? C'est parce qu'en réalité, il te baisait par pitié. Tu n'es qu'un passe-temps pour lui.
 
 Je tourne autour d'elle pour chercher une ouverture.
 
 — Quand je t'aurai cassé la gueule, je vais terminer ce que je suis venue faire ici : je vais me taper ton mec. Parce qu'il baise bien, et tu ne le toucheras plus jamais. Je pense même qu'on va le faire devant toi, pour que tu voies à quel point t'es minable. Tu vas comprendre que tu as cherché des crosses avec la mauvaise fille et tu vas le regretter amèrement, pauvre conne.
 
 — Ha ha ha !
 — Ça te fait rire ?  
 — Ouais… Je voulais voir de quoi t'étais capable. Et à part parler, t'es vraiment une merde.
 
 Qu'est-ce qu'elle veut dire ? Je vais lui éclater la tronche, on verra bien si elle trouve ça drôle. Je donne une droite, mais cette fois elle l'esquive et BAM ! Elle contre-attaque avec une vitesse que je n'avais pas prévue. Son poing s'écrase sur ma joue. C'est rapide. Et douloureux.  
 
 — Qu'est-ce que… ?
 
 Avant que je puisse réagir, elle enchaîne avec une autre droite dans ma mâchoire. Ma tête part en arrière, et je sens mes oreilles siffler. Je recule instinctivement, mais trop tard. Elle me balance un uppercut dans le ventre, me coupant le souffle. La douleur est vive, intense, et je me plie en deux, tentant de récupérer.  
 
 — T'as bien rigolé, hein ? Mais là, on arrête de jouer, princesse. Tu vas regretter d'être montée sur ce ring, murmure-t-elle, une étincelle sadique dans les yeux.
 
Je me redresse tant bien que mal, ma respiration difficile. Elle est plus forte que je ne le pensais. Mais bon sang, je ne vais pas lui laisser la victoire. Pas question. Je remonte ma garde, prête à recevoir une autre attaque, mais Jennifer a une aura de victoire autour d'elle. Elle me fixe, un sourire carnassier aux lèvres.
— Allez, Agnès, continue à faire la maline. Vas-y, parle encore de Yannick, j'adore ça, crache-t-elle en s'approchant dangereusement.
Je dois réagir vite, mais le choc de ses derniers coups m'a secouée. Elle avance lentement, comme un fauve prêt à me bondir dessus. Il faut que je reprenne l'avantage, sinon…
À suivre…
 PS : Jennifer est plus retorse que je le pensais… Mais elle est quand même pas capable de me battre un bras dans le dos, hein ? Donnez un like, si vous voulez parier sur moi !
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Agnès Dechâtel
14 octobre 2024 à 16:18
Merci !

Oui, la suite arrive bientôt, mercredi.
Et la fin de cette aventure, samedi. :)
Soyez respectueux
Répondre
beau gosse 35 ans
14 octobre 2024 à 07:01
Bonjour, cette histoire est vraiment excitante. Bientôt la suite?
Soyez respectueux
Répondre

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Hétéro
✦ Jane Does Le bal des hypocrites XSTORY
Le bal des hypocrites
Chapitre unique
Par Jane Does
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Hétéro

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