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✦ melpod La Déesse du Chaos XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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La Déesse du Chaos — Chapitre 2 · Le pacte faustien

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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melpod
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La Déesse du Chaos

Chapitre 2 · Le pacte faustien

Les prénoms ont été modifiés.
Un type sort des toilettes, clairement soulagé. On est contents pour lui, mais on est surtout contents que la place soit libre. On entre tous les deux et l'on referme la porte derrière nous, assourdissant le brouhaha de la fête. On tourne le loquet en gloussant comme deux gamins sur le point de faire une bêtise. Et c'est exactement ce qu'on est, des gamins, et exactement ce qu'on va faire, des bêtises. J'ignore encore à quel point. La pièce est petite, mais pas non plus exiguë. Derrière le WC, au fond, je remarque une petite saillie dans le mur, qui doit probablement servir à dissimuler tuyaux et mécanisme, mais la plomberie n'est pas du tout ce qui me passionne sur le moment, en tout cas pas littéralement.
Ce qui m'intéresse, c'est que cela fait comme une sorte de tablette carrelée, idéale et à bonne hauteur pour ce à quoi je vais devoir m'atteler afin de satisfaire madame. Éris s'adosse au mur à ma gauche, les bras croisés, le corps légèrement cambré pour que seules ses épaules soient en contact avec ce mur dont la propreté n'est pas techniquement avérée. Elle prend un air étonnamment sérieux, me fixe et suit toutes mes actions du regard – je le remarque par quelques brefs coups d'œil latéraux – elle se comporte comme une contremaîtresse contrôlant la qualité de mon travail. Sauf que là, on est dans la contremaîtrise de la toxicomanie. Je pile consciencieusement, car je ne veux pas me hasarder à blesser son joli nez.
Je coupe, je répartis, je resserre finalement en deux lignes que j'estime à peu près égales, glorieusement présentées sur cette tablette carrelée à l'hygiène certainement plus équivoque encore que celle du mur. « Je t'ai même préparé une paille propre, pas un vieux billet de 20 euros dégueulasse, tu vois comme je suis attentionné... », lui dis-je en extirpant ladite paille de la poche arrière de mon pantalon et en lui tendant.
Elle ne la saisit pas et semble même ne pas réagir du tout. Elle me fixe du regard, immobile, ses yeux noirs me transpercent. J'ai beau sentir une tension évidente, je ne décrypte ni son état d'esprit ni ses intentions. Quelqu'un frappe à la porte, certainement une urgence urinaire. Ça ne nous soucie ni l'un ni l'autre.
— Commence, me dit-elle, comme si c'était un ordre, et sans me quitter des yeux.
— Les filles d'abord.
— Non, vas-y, commence, me répète-t-elle sur un ton sans appel. Inutile de lancer un débat. Je crois que je ne l'ai jamais vue aussi sérieuse, même si cette moue de défiance m'est familière. Je range la paille qui lui était destinée et sors la mienne. Je me penche au-dessus de la tablette, sous son regard et son contrôle. Elle est bonne, peu coupée, le rush est immédiat. Je me retourne vers Éris, pour lui proposer à nouveau sa paille. C'est son tour, et puis ça fait des heures qu'elle me tanne pour ça, donc il y a bien un moment où elle va vouloir s'y mettre ? Ou alors je ne comprends vraiment rien à cette fille. A mon grand soulagement, un sourire vient à nouveau éclairer son visage. Elle se saisit de la paille et la glisse dans la poche arrière de son pantalon. Elle me demande sur un ton, ou bien parfaitement naturel, ou bien théâtralement ingénu : « Tu veux voir ma foufounette ?... ».
Je reste sans voix quelques microsecondes, conscient que rester sans voix plus que quelques microsecondes n'est ni une solution ni une bonne idée, et qu'il faut parfois se faire violence pour ne pas rater des occasions que l'on pourrait regretter toute sa vie.
— Alors... Oui, évidemment. Mais je ne peux pas t'assurer que je vais réussir à me contenter de la regarder...
— Pourquoi tu ne m'as pas embrassée, tout à l'heure ?
— Comment ?
— Juste avant qu'on vienne ici, mes lèvres étaient à deux centimètres des tiennes, tu ne m'as pas embrassée. Tu me kiffes pas ?
— Bien sûr que je te kiffe, Éris. Mais je ne savais pas si c'était mutuel, et je ne voulais pas... tu vois, imposer...
— Incroyable. Elle pose ses bras sur mes épaules, me tire à elle et ajoute : « C'est fascinant à quel point vous êtes nuls, les mecs, pour décoder les signaux les plus basiques — dans les deux sens, d'ailleurs, vous ne comprenez ni quand on dit non ni quand on dit oui... Sérieux, t'as pas capté que je te kiffais ?! Tu voulais que je fasse quoi de plus, pour te convaincre ? Que je me foute à poil devant tout le monde dans la baignoire de champagne ?... Pour moi, c'était quand même limpide, hein.
— Désolé, oui, tu as raison... Quoiqu'à poil dans la baignoire de champagne, franchement, l'idée me séduit. ».
Si ma réponse l'amuse, elle cache vraiment bien son jeu. Elle continue à me foudroyer de son regard noir, inquisiteur. Je balbutie : « Mais j'avais peur de te perdre.
— Me perdre ?!... dit-elle avant d'éclater de rire, puis de reprendre : y a une meuf, qui n'est pas ta meuf, mais qui sort avec toi au moins deux fois par semaine, en tortillant du cul et en te faisant systématiquement des blagues et des sous-entendus sexuels, et toi, t'as peur de la perdre ?! Mais t'as fait comment pour draguer, jusqu'ici ?... C'est un miracle que tu sois en couple, chéri. »
On se raccroche à ce qu'on peut, je suis enchanté qu'elle m'appelle « chéri » à son tour. Quand bien même elle a évidemment raison. C'est ridicule : je suis complètement aveugle et idiot. Et je ne vois qu'une seule stratégie possible pour tenter de reprendre une main minimale sur cette situation absurde. Ou à tout le moins pour cesser de me faire engueuler.
On entend à nouveau tambouriner à la porte. Tant pis pour les urgences urinaires des autres invités, car, dans l'immédiat, on a vraiment d'autres préoccupations. Je la regarde droit dans les yeux, ses bras autour de mon cou, collés l'un à l'autre dans ces chiottes n'évoquant pas le romantisme de manière immédiatement évidente. Et pourtant, je l'embrasse le plus délicatement possible, je me délecte du contact de ses lèvres sensuelles, j'en rêvais depuis si longtemps. Avant de lui dire, cette fois sans équivoque : « Oui, j'ai une grave putain de sa race d'envie de voir ta chatte.
— Tout de même. », répond-elle en me repoussant loin d'elle d'un geste brusque de la main contre mon torse. Je recule sous cette impulsion inattendue et m'adosse au mur qui lui fait face, sans la quitter des yeux. Elle retrouve tout à coup son sourire de joueuse redoutable. Inutile de dire que l'on se fout alors royalement des gens qui s'obstinent, par moments, à continuer de frapper à la porte. Allez pisser dehors, ou peu importe, je ne sais pas, dans la baignoire de champagne s'il le faut, ou trouvez d'autres chiottes, mais foutez-nous la paix. Ce que l'on est en train de vivre, à ce moment précis, est tellement plus important que vos pitoyables problèmes de vessie.
Elle déboutonne son pantalon de cuir moulant avec un calme inversement proportionnel à mon excitation. Ses hanches ondulent pour parvenir à le baisser, lentement, sensuellement. Je suis hypnotisé par les quelques centimètres de peau qui se dévoilent peu à peu. Au fur et à mesure de la progression de cet effeuillage, je découvre sa minuscule culotte en dentelle rose, sous laquelle je ne devine que quelques poils pubiens qui dessinent une ligne verticale, discrète, graphique. Elle continue, tranquillement, en me regardant la convoiter, puis s'arrête finalement lorsque son pantalon n'est qu'à quelques centimètres à peine en dessous de son entrejambe, en en révélant juste assez. Elle se cambre un peu plus et pose doucement ses mains à plat contre le mur. Ses ongles rouges luisent sous la lumière blafarde des toilettes. Mon regard se relève vers le sien. Sa bouche est toujours souriante, mais son regard incandescent.
Sans la quitter des yeux, je m'approche, légèrement tremblant sous l'effet du cocktail d'excitation, de pudeur et de conscience aiguë de la chance incroyable que j'ai de vivre ce moment, sur lequel je fantasme depuis si longtemps. J'approche ma main, la pose sur sa culotte et commence à la caresser aussi doucement que possible. Elle entrouvre la bouche, comme gémissant en silence. Toujours sans la quitter des yeux, je lui dis, « Ce n'est pas complètement sec, par ici... ». Elle saisit ma main dans la sienne, je n'ai probablement pas dit le bon truc, encore une fois, c'est vrai que ce n'était pas la vanne du siècle, merde, quel con ! Je suis en train de tout gâcher... Mais non, une nouvelle et totale erreur de jugement : elle guide ma main pour la plonger résolument dans sa culotte.
Je sens le contact de la peau douce de son pubis contre mes doigts, je sens l'étroite bande de poils lisses, elle guide ma main encore plus bas, je sens le contact de ses lèvres tièdes et humides, elle lâche ma main, repose la sienne doucement contre le mur, je la caresse, je sens mes doigts frayer leur chemin petit à petit entre ses lèvres moites, elle inspire profondément, ce qui fait gonfler ses seins magnifiques, elle ferme les yeux et ouvre sa bouche encore davantage, je sens la cyprine couler sur mes doigts... Je suis dans des chiottes de teuf, certes, mais je suis au paradis.
Ça tambourine à nouveau à la porte, et cette fois en mode véner. On rit tous les deux.
— Bon, va pas falloir s'éterniser non plus...
— C'est bien dommage.
— On reviendra..., dit-elle en extirpant la paille de sa poche arrière.
Entravée par son pantalon baissé, elle se met à genoux sur le rabat de la lunette des toilettes. J'admire ses fesses, enchanté. Elle sort sa paille de la poche arrière de son pantalon, prend sa trace, bascule la tête en arrière, reste quelques secondes sans bouger, goûtant l'effet quasi instantané. Je lui mets une petite claque sur les fesses, ludique, elle émet un petit cri – un peu surjoué, mais tellement érotique – tandis que les coups redoublent à la porte. Elle remet sa culotte en place, remonte son pantalon, et je regarde ses fesses disparaître progressivement sous le cuir noir bien tendu. On est à nouveau présentables. Elle lèche son doigt, le laisse traîner sur la tablette carrelée pour récupérer tout ce qui pouvait rester, puis le passe sur ses gencives, sensuellement, en me regardant droit dans les yeux. Elle passe enfin lentement sa langue sur ses lèvres et ses gencives, ce qui n'arrange pas mon érection. Elle me dit : « On y va ?...
— On y va. »
Elle ouvre le loquet, puis la porte. Face à nous, une fille clairement saoulée par notre monopolisation interminable des toilettes.
— Ah tout de même !...
— Eh, c'est pas parce que t'es pas incontinente qu'il ne faut pas respecter les maladies des autres, lui répond Éris en sortant, la tête haute.
Je sors derrière elle, avec bien moins d'éclat, gêné, mais intérieurement mort de rire, et je vois bien que la fille, encore plus furieuse, fixe l'énorme bosse qui déforme mon pantalon, bien plus prononcée que celle que causait la cigarette électronique de Romain. Elle désapprouve tout ce que l'on incarne, tout ce que l'on représente, en plus d'être dégoûtée a priori parce qu'elle suppose par avance qu'elle va trouver dans ces toilettes. En fait, rien. Mais en tout cas, c'est comme cela que je décode son attitude. A ce stade, la probabilité que l'on aille boire un verre ensemble et que l'on échange nos 06 me semble faible, mais c'est le dernier de mes soucis. Je ne sais déjà plus à quoi elle ressemble.
On se dirige à nouveau vers la pièce jouxtant le dance floor, où se trouve la baignoire à bulles. Éris me dit, avec la nonchalance avec laquelle on parlerait de la météo du jour : « J'ai la chatte trempée. Toi, ça va ?...
— Ça fait un peu mal, mais je pense survivre. »
Elle pouffe, en jetant un regard oblique vers mon entrejambe. C'est son truc. Quelle que soit la circonstance, elle rit. Alors que moi, je fais semblant, mais en réalité ce n'est pas que ça me fait un peu mal, c'est que je suis à 100% obnubilé par la douleur infernale qu'elle a provoquée chez moi. Et elle le sait. Et elle rit. Et je la déteste. Et je l'adore.
On arrive enfin dans la pièce du bar, elle me dit : « Regarde... en faisant un mouvement de menton pour me désigner une blonde qui s'avance vers nous.
— Eh ben quoi ?
— C'est une vioque comme toi, mais elle est fraîche. T'as tes chances.
— T'es vraiment une peste. Tu mérites des claques.
— Dis pas ça, ça me fait mouiller encore plus ! » dit-elle en me regardant tout en mordillant sa lèvre inférieure. C'est tellement surjoué, mais tellement sexy. Je convoque toutes les ressources que j'ai en moi pour ne pas paraître émoustillé, et pour construire une façade stoïque d'impassibilité face aux éléments déchaînés qui, je crois – mais je suis un mec, je ne décode pas toujours tout bien – cherchent explicitement à me provoquer. Non, là, je crois que je décode bien. Je relève le défi, et réponds sur un ton que j'espère complètement détaché : « Tu m'épuises. C'est Chloé, une vieille copine.
— Tu vois, je t'avais bien dit qu'elle était vieille.
— Je sais exactement où je vais te mettre des claques, si tu continues comme ça.
— J'adore l'idée !!! (elle fronce les sourcils, surjouant à nouveau) J'espère que ce n'est pas que de la gueule ? Rassure-moi ?...
— Je ne relève même pas, Éris. Chloé c'est une copine productrice de musique, bisexuelle et flamboyante, bien connue pour ça dans tout Paris. Et, oui, elle est fraîche, comme tu dis.
— Tu me la présentes ? dit-elle en s'accrochant à mon bras avec ce sourire coquin et ravageur contre lequel je n'ai jamais pu lutter.
— Vous devriez bien vous entendre, j'en suis sûr. »
Chloé m'a aperçu, et se dirige vers nous. Elle m'embrasse, je fais les présentations, puis elle embrasse Éris. Elle prend un peu de recul, et la regarde méthodiquement, presque techniquement, avec concupiscence et appréciation, de haut en bas, au-delà de la limite du gênant : « Où tu l'as encore trouvée celle-là ? Tu as toujours aussi bon goût.
— Je trouve aussi, dis-je sans être très fier de ma réponse objectivante, pas très woke. Mais après tout ce que m'a dit Éris, j'estime qu'elle l'a bien cherché et que je rentre juste dans son jeu.
— Je ne savais pas que vous vous connaissiez, je lui faisais justement remarquer que vous étiez bonne et de son âge, rétorque Éris, comme elle seule peut oser.
— Tu me plais déjà, toi. », lui répond Chloé immédiatement fascinée par la jeune effrontée. Et surtout par une jeune effrontée aussi bonne. On ne va pas la faire à l'envers à cette vieille routarde de Chloé : elle a bien remarqué qu'il s'était passé quelque chose, que les tétons d'Éris sont un peu trop durs sous son top noir décidément indécent, que mon sexe est toujours un peu trop gonflé dans mon pantalon. Mais elle a l'élégance de faire comme si de rien n'était. Elle engage la conversation sur l'état du monde de la culture, quelque chose d'aussi générique que ça. Je ne saurais plus dire, c'était il y a dix ans. Mais l'une comme l'autre m'ayant séparément confessé à multiples reprises qu'elles se considéraient comme sapiosexuelles, je fais le malin. Je réponds à Chloé par une phrase bien sentie, à l'humour pseudo-subtil et pseudo-savant, bref : une phrase juste pédante comme il faut, mais quand même (j'espère !) assez drôle. Ouf : elles rient. Soulagement, car je n'étais pas sûr de mon coup. Je me détends. Quand soudain, Éris reprend son sérieux et dit à Chloé : « Quand il parle comme ça, j'ai envie de le sucer.
— Moi aussi !!! C'est dingue, hein, ce truc qu'il a avec la langue...
— Mais ouaiiiis, je suis d'accord ! »
Les deux rient à nouveau, ayant trouvé une connivence qui se construit essentiellement à mes dépens, mais avec une affection incontestable. Moi, je ne sais plus si je bande d'abord et rougis après, ou l'inverse. En tout cas, j'ai perdu tout contrôle sur la conversation. Non pas que je m'en plaigne : je suis heureux qu'elles m'aient temporairement écarté de leur échange, car je suis à court de bons mots à placer, le sang n'irriguant plus très efficacement mon cerveau.
— Tu vas vraiment le sucer, ce soir ? Ou tu te la pètes, mais tu vas te dégonfler ?...
— A ton avis ? répond Éris, avec un sourire de défiance, et sans la quitter des yeux.
— Je pourrai regarder ?
— Oui, répond-elle après une légère pause. Mais commençons par danser...
Je ne sais plus où me mettre ni comment cacher mon érection monumentale. Heureusement que l'on se dirige vers la pièce la plus sombre de ce gigantesque atelier.
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Oberon
11 mai 2026 à 10:41
Très intéressant et excitant, j'aime le style très ironique.
Vivement la suite.
Soyez respectueux
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