Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
S3 : Alekna, Celle qui reste — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
S3 : Alekna, Celle qui reste
Chapitre 1
Alekna, Celle qui reste
Eté 2006 (Saint-Pétersbourg, Russie)
Eté 2006 (Saint-Pétersbourg, Russie)
« Le sentiment de culpabilité est un aiguillon puissant » Paul Auster, écrivain américain
Chacun affronte le deuil et sa part de responsabilité à sa façon mais le plus grand risque est de s’isoler de ceux qui nous restent, on peut facilement perdre le fil de sa vie et faire des choix bien regrettables. On doit savoir faire la part des choses et accepter ce que l’on peut se reprocher et ceux qui justement n’est pas notre faute.
— Arghhhh
— Ohhggh
Les coups pleuvent d’un côté comme de l’autre, aucunes ne veux lâcher prise, c’est comme un combat de boxe, elles se rendent coup pour coup, il fait de plus en plus chaud, la transpiration coule dans les décolletés et sur les cuisses.
Les proches et le public retiennent leurs souffles, certains sont même proche du torticolis à force de tourner la tête de droite à gauche pour suivre la balle jaune que se renvoient chacune des deux joueuses.
La russe Anastasia Pivovarova se démène pour ne pas perdre contre son adversaire biélorusse Sacha Lebedeva d’un an sa cadette. La russe ne peut pas s’incliner dans ce tournoi junior féminin à Saint-Pétersbourg avec tout un public qui la soutient mais surtout avec la présence du président Vladimir Poutine.
Mais Sacha ne l’entend pas de cette oreille, elle a tellement fait de sacrifice pour arriver jusque-là, elle doit gagner pour son père, sa petite sœur. Pour son pays, dont le président Loukachenko, s’est lui aussi déplacé pour voir la nouvelle prodige du tennis biélorusse. Sans oublier les observateurs de l’académie Bollettieri qui la supervise depuis le début du tournois. Elle n’est plus qu’à quelques coups de raquette de la Floride.
La russe Anastasia Pivovarova se démène pour ne pas perdre contre son adversaire biélorusse Sacha Lebedeva d’un an sa cadette. La russe ne peut pas s’incliner dans ce tournoi junior féminin à Saint-Pétersbourg avec tout un public qui la soutient mais surtout avec la présence du président Vladimir Poutine.
Mais Sacha ne l’entend pas de cette oreille, elle a tellement fait de sacrifice pour arriver jusque-là, elle doit gagner pour son père, sa petite sœur. Pour son pays, dont le président Loukachenko, s’est lui aussi déplacé pour voir la nouvelle prodige du tennis biélorusse. Sans oublier les observateurs de l’académie Bollettieri qui la supervise depuis le début du tournois. Elle n’est plus qu’à quelques coups de raquette de la Floride.
Sacha envoi un coup droit sur le revers de son adversaire qui lui répond d’un passing de revers dans son carré. La biélorusse feint le coup droit avant d’opter pour l’amortie obligeant Anastasia à un sprint pour redresser la balle in extrémis. Cette dernière tombant après un rebond juste au bon endroit devant Sacha qui d’une impulsion pied droit envoie un revers retourné des deux mains, long de ligne. La trajectoire de la balle semble un moment trop long mais elle touche terre juste devant la ligne de fond de court sans que la russe ne puisse la reprendre. C’est terminé, elle a gagné.
Une immense clameur s’empare du Peterburgskiy Sportivno-Kontsernyy Kompleks (SKK) où a été délocalisé la finale en vue de la venue des deux chefs d’Etats, Sacha est fier de marcher dans les pas de tous ces athlètes soviétiques qui ont triomphé dans cette salle lors des jeux de Moscou en 1980.
La jeune femme de dix-neuf ans lève les bras vers le ciel en tenant à bout de bras sa raquette avant de se tourner vers son camp à qui elle envoie milles baisers. Son père Alexeï a les yeux embués à côté de sa petite sœur Alekna qui est extatique dans les tribunes. La jeune femme se tourne ensuite vers la tribune présidentielle à qui elle adresse une révérence comme toute jeune femme patriotique doit faire aux dirigeants de la mère patrie.
La jeune femme de dix-neuf ans lève les bras vers le ciel en tenant à bout de bras sa raquette avant de se tourner vers son camp à qui elle envoie milles baisers. Son père Alexeï a les yeux embués à côté de sa petite sœur Alekna qui est extatique dans les tribunes. La jeune femme se tourne ensuite vers la tribune présidentielle à qui elle adresse une révérence comme toute jeune femme patriotique doit faire aux dirigeants de la mère patrie.
Viens le temps des discours des dirigeants avant la remise du trophée. Le président Poutine se félicitant de la vitalité du sport russe et biélorusse qui ramènera les deux pays sur le devant de la scène sportive. Il cite les exemples des tenniswomans russe tel Sharapova, Myskina ou Kuznetsova mais aussi des Biélorusses Yakimova ou de leur ainée Natasha Zvereva. Le Président Loukachenko enchaînant sur le formidable travail de coopération entre les deux pays dont Sacha est l’un des meilleurs exemples. Il a rappelé qu’elle est née à Vitsebsk non loin de la frontière du grand frère russe. Le président biélorusse vante les vertus de la famille et donc du formidable travail d’Alexeï et de son épouse Iryna qui ont formés un cocon familial avec la petite sœur de Sacha : Alekna. Dans le respect de la morale et de la religion orthodoxe. Il a rappelé ensuite que c’est Alexeï, ingénieur chez Rosatom qui lui a fait frapper ses premières balles. Le président remerciant ensuite son homologue qui il y a quatre ans a offert l’hospitalité de son pays à la famille Lebedev via le grand groupe énergétique Gazprom afin de pouvoir faire vivre le rêve de Sacha.
C’est ensemble qu’ils remettent le trophée à la jeune femme qui bien entendu remercie les deux dirigeants, son pays mais aussi son pays d’adoption. La jeune femme remercie ensuite le public de Saint-Pétersbourg avant de rendre un hommage ému à son papa qui lui a fait découvrir le plaisir de ce sport et la volonté de se dépasser chaque jour mais aussi de toujours croire en ses rêves même les plus fous. Puis elle remercie chaleureusement sa petite Alekna qui depuis toujours lui transmet sa vitalité et sa force.
C’est sous les applaudissements nourris du public qu’elle peut rejoindre sa famille en coulisse. Son père l’y attend avec Alekna. Elle les trouve en compagnie de deux personnes de l’académie Bollettieri si l’on en croit le logo sur leurs pochettes. C’est justement un homme d’une cinquantaine d’années avec les cheveux poivre et sel qui s’adresse à elle en premier dans un russe parfait :
— Bonjour Sacha, je suis Nikolaï Zemtsov de l’académie Bollettieri et voici ma collègue Heather Pryce-Ward. Nous avons été absolument impressionnés par ton niveau tennistique et ta science du jeu. Et comme je le disais à ton père il y a quelques instants, je suis sûr qu’au bout de quelques mois dans l’académie de Nick tu deviendras aussi douée que Maria Sharapova. Nous avons surtout d’excellent anciens joueurs et joueuses qui pourront te conseiller sur tes choix de carrière.
— Merci beaucoup monsieur Zemtsov. Je travaille dure chaque jour pour atteindre mes objectifs. Si l’académie peut m’aider à les atteindre, c’est un élément dont je tiendrais compte avec mon clan avant de prendre toute décision.
— Tu as bien raison Sacha commente madame Pryce-Ward là aussi dans un russe parfait, la famille est toujours de bon conseil. En tout cas ta maturité et ton côté réfléchi sont des aspects que nous savons appréciés à l’académie. Le mental c’est souvent ce qui fait la différence entre une bonne joueuse et une très grande championne. En tout cas nous n’allons pas vous déranger plus longtemps, nous avons vous laisser fêter dignement ce titre. Monsieur Lebedev vous avez notre carte, rappelez-nous quand votre famille aura pris sa décision. Comme on le dit chez vous, Otlichnaya rabota !
— Spasiba madame ! Lui répond son père. Nous ne manquerons pas de vous recontacter assez vite.
— Pajalousta Ser Lebedev, Skuchat. Lui répond monsieur Zemtsov
Ils tournent ensuite les talons pour se diriger vers la sortie pendant que les trois membres de la famille Lebedev se font un câlin collectif avant que Sacha n’aille prendre une bonne douche. Son père a décidé de les inviter pour fêter l’évènement dans un restaurant très chic de la ville : Gogol sur Malaya Morskaya Ulitsa à égal distance entre le musée de l’Ermitage et la Cathédrale Saint-Isaac.
C’est donc attablé devant son bœuf à la Strogonoff avec du Rachmaninov joué en fond par un pianiste avec des serveurs en tenue d’apparat çà et là que la jeune biélorusse peut vraiment enfin échanger avec ses proches à commencer par sa petite sœur :
— Tu as été incroyable Starshaya sestra, la russe n’avait aucune chance contre toi, comment tu l’as baladée sur le court. Elle mérite bien cela, cette Podonok, elle avait qu’à pas dire du mal de…
— Alekna ! Gronde leur père, je ne t’ai pas élevé comme ça. Où as-tu pu apprendre cette insulte ? Non ne me dit pas, je parie que c’est encore madame Borozemska qui a insulté son mari.
— Sois content papa enchaîne Sacha dans un grand éclat de rire, que la petite n’est retenue que ce mot, parce que je peux te dire, madame Borozemska, elle en a dit bien plus. En même temps, elle a raison, son mari ne sait que rester sur son canapé à boire de la vodka et à regarder les matchs du Dynamo Moscou. En plus d’être un ivrogne comme elle dit, il a mauvais goût. Il aurait pu supporter de vraies équipes comme le Zénith, le CSKA ou le Lokomotiv.
— Oui je sais ma grande, personne n’est parfait. Bon en tout cas je ne suis pas ici pour parler de madame Borozemska mais plutôt pour lever mon verre à ma fille prodigue. Toi aussi Alekna tu feras de grandes choses je le sais. Sacha tu as été sensationnel durant tout le tournoi, c’est incroyable, c’est comme si tu deviné à l’avance les déplacements de tes adversaires, comment tu as réussi pareille prouesse ?
Sacha le regarde puis Alekna et pouffe de rire tout comme sa sœur qui prend une couleur rouge pivoine sous le regard interloqué de leur père.
— Quoi ! Qu’est-ce que je n’ai pas saisis ? Pourquoi vous riez ? Boljemoï ! Ne me dis pas Alekna que tu as espionné les adversaires de ta sœur. Mais vous êtes folle cela aurait pu vous coûter cher.
— Ne m’engueule papa dit Sacha je n’étais pas au courant au départ. Juste avant mon premier tour, Alekna est venue me voir et m’a dit que je devrais jouer beaucoup de balle slicée. J’ai suivi son conseil et cela a marché. Je n’ai pas posé plus de question jusqu’à que je la vois sortir avec une perruque rousse et un foulard la veille de ma demi-finale. C’est là qu’elle m’a dit qu’elle allait voir les entraînements de veille de match.
— Ben quoi ! Grommèle Alekna, personne ne sait dire non à une petite fille et puis ces russes sont trop sur d’eux, on fera pareil avec les Américains quand on sera en Floride.
— Voyez-vous ça mademoiselle, apparemment tu as déjà décidé de la suite de la carrière de ta sœur on dirait. Tu en penses quoi Sacha ? C’est tout de même de ton avenir dont on parle.
— Moi je me range à l’avis de Don Alekna, si elle a décidé que ce serait la Floride, donc ce sera la Floride.
— Bon maintenant que nous avons réglé le sujet de ton avenir, il faut trancher ce que tu vas faire de ta soirée et croyez-moi j’ai ma petite idée enchaîne de façon très naturelle la petite Alekna. Il est pas mal le blond juste derrière, avec sa boucle d’oreille côté gauche ça lui donne un côté Hayden Christensen très mignon, tu en penses quoi Sacha ?
La jeune demoiselle tourne discrètement la tête et aperçoit un jeune homme attablé à un autre table qui la regarde à la dérobé de façon lui peu discrète.
— Il semble déjà très intéressé, bon ma chère sœur pas de folie dès le premier soir et tu rentres à minuit évidemment !
— Eh, mademoiselle Alekna, ce n’est pas censé être moi le père la réprimande gentiment Alexeï alors que Sacha cache difficilement un fou rire. Et puis il n’est pas venu lui parler que je sache.
— T’inquiète papa, ça je m’en charge lui répond tranquillement Alekna qui se lève pour aller parler au jeune homme.
Après quelques petites minutes, elle revient avec le jeune homme qui de plus près a vraiment les traits de l’interprète d’Anakin Skywalker mais façon L’attaque des clones. Avant même qu’il est pu ouvrir la bouche, c’est encore une fois Alekna qui le devance :
— Sacha, voici Sergueï qui est lui aussi un sportif dans son domaine, il aimerait beaucoup faire ta connaissance si papa est d’accord bien entendu.
— Alekna, qu’est-ce que j’ai déjà dit sur la politesse et sur le fait de laisser les gens s’exprimer eux-mêmes la reprit encore son père. Dobryy vecher Sergueï, moi c’est Alexeï le père de ses deux charmantes demoiselles. Veuillez excuser ma petite dernière enchaine-t-il tout en serrant la main du jeune russe d’une bonne poigne et tout en le regardant bien dans les yeux comme pour le jauger.
— Bonsoir monsieur, il n’y a pas de mal, cette petite est tellement pétillante, on pourrait tout lui pardonner et puis sans elle je n’aurai pas eu le courage d’aborder votre ainée répondit-il d’une voix baroque mais d’où pointe une légère nervosité tout en jetant de petit regard vers la brune de dix-neuf ans.
— Bon Sergueï il va falloir nous en dire un peu plus sur vous si vous voulez que je vous laisse fréquenter ma fille reprit Alexeï.
Le russe entreprend donc un peu maladroitement de raconter son histoire mais cela en est touchant pour la jeune Sacha. Il est originaire de Kazan, en plein cœur de la grande Russie dont il est réserviste des Forces Aériennes Russes. Il se prépare activement pour son tour du monde en montgolfière, son but étant de battre les treize jours du record établi par l’américain Steve Fossett.
Sacha le sent plus sûr de lui à mesure qu’il parle de sa passion et de son objectif.
Sacha le sent plus sûr de lui à mesure qu’il parle de sa passion et de son objectif.
Après près d’une heure à discuter, le père décide donc de ramener sa petite dernière à la maison pour laisser les deux jeunes faire connaissance, la gamine de douze ans faisant bien comprendre à son ainée de tout lui raconter plus tard.
Les deux jeunes se retrouvent seul pour la première fois. Au bout d’un longue minute, c’est Sergueï qui rompt le silence pour proposer une visite de la ville à la belle brune.
Très naturellement, ils se dirigent vers le Jardin d’Alexandre face au fleuve Neva. Tout en observant la fontaine de l’Amirauté au centre du parc, ils échangent sur leurs vies, leurs espoirs mais aussi leurs doutes face à l’échec et l’adversité. C’est quelque mètre plus loin au pied du Cavalier de Bronze que le jeune homme après avoir repoussé une mèche de cheveu de la jeune femme, l’embrasse pour la première fois du bout des lèvres laissant la jeune demoiselle aller chercher un second baiser un peu plus ardent.
Après de longues minutes, face au besoin d’oxygène ils détachent leurs lèvres mais reste toujours collés l’un à l’autre tout en discutant joyeusement. Mais comme pour la belle au bois dormant, il est bientôt temps pour Sergueï de ramener la jeune femme chez elle avant minuit.
Sacha semble étonnée devant le cabriolet du jeune russe, une authentique Lada Natacha de couleur rouge. Apparemment le père du jeune homme est un collectionneur et il est allé jusqu’en Allemagne acheter ce modèle non commercialisé en Russie.
Sacha semble étonnée devant le cabriolet du jeune russe, une authentique Lada Natacha de couleur rouge. Apparemment le père du jeune homme est un collectionneur et il est allé jusqu’en Allemagne acheter ce modèle non commercialisé en Russie.
Le jeune couple se revoit plusieurs fois par la suite mais ils se mettent d’accord pour ne pas aller trop vite même s’ils sont tous les deux pressés par le temps. Lui devant rejoindre l’Australie d’ici le début du mois d’août pour le départ de son tour du monde, tandis que la jeune femme doit rejoindre la Floride au début du mois de septembre. Les derniers entretiens et test ont été concluants.
En cette fin de mois de juin, le jeune homme a invité la jeune femme mais aussi Alekna pour une après-midi shopping au Passage Shopping Center de l’avenue Nevski. La jeune femme a toujours été émerveillé par ce centre commercial tout en longueur qui donne l’impression d’être à Paris dans les années trente. Et puis toutes ces boutiques de luxe, cela lui donnerait presque le tournis. Alekna est impressionnée par la verrière sur le toit qui laisse passer la lumière du soleil et procure une douce chaleur. Sergueï offre aux deux jeunes demoiselles des bracelets jumeaux en ambre rouge et verte (les couleurs du drapeaux biélorusses) du kiosque Tengin.
Ils passent un bon moment mais il est l’heure de rentrer. Leur père les attends toujours pour dîner à dix-neuf heures trente précises. De plus le jeune russe doit se rendre à un rendez-vous avec son équipe technique. Alekna semble quelques peu soucieuse alors que Sacha démarre la Mercedes Classe C2 couleur grise de leur père. Sergueï les suit à la sortie du parking avec sa Lada. Il suit le même chemin que sa petite amie jusqu’à l’interception après le pont Anitchkov, lui partant au sud sur Vladimirskyi Prospekt tandis que les deux demoiselles poursuivant vers l’Est pour rentrer à Sannikko.
Sacha s’étonnant du mutisme de sa jeune sœur, profite qu’il y a un ralentissement à la sortie pour interroger Alekna :
— Alekna, ça va ? Toi qui ne dis rien ce n’est pas normal, quelque chose ne va pas Mladshaya Sestra ?
— Tu sais qu’aujourd’hui cela fait quatre ans que Maman est partie lui répond d’une voix triste la jeune biélorusse
Un peu désarçonnée, Sacha tente quand même de garder son self-control pour répondre posément à sa sœur :
— Oui je sais, c’est pour ça que papa n’a pas voulu venir avec nous aujourd’hui, c’est dur surtout pour lui. Mais maman a fait son choix ! Elle a choisi son général et surtout elle a fait le choix de rester à Minsk. La vie n’est pas toujours juste mais comme papa me l’a dit un jour, ce qui compte le plus d’assumer nos choix et d’en être fière. Et plus important encore, il y a la famille et crois moi ma petite sœur, papa et surtout moi on sera toujours là pour toi.
La circulation se fluidifiant enfin elles peuvent entrer sur l’avenue Nevsky à l’intersection de la rue Sadovaïa. Le feu passant du rouge au vert, Sacha fait avancer la Mercedes derrière les deux voitures devant elle en regardant bien devant elle au moment où Alekna lui demande :
— Tu promets que tu seras toujours là pour moi ?
— Evidemment petite so…
— SACHA, ATTENTION, LE CA…
La jeune biélorusse ne peut pas voir la camionnette qui a grillé le feu rouge sur la droite de la rue Sadovaïa, au cri de sa sœur, elle a instinctivement ralenti mais pas suffisamment pour ne pas être percuté par l’avant. Sous-la violence du choc, la Mercedes est projetée sur l’autre voie juste devant un bus qui s’arrête à temps. La tête et les oreilles de Sacha bourdonnent. Elle a un horrible mal de crâne. En fait sa douleur vient de partout, Alekna semble inanimé comme une poupée de porcelaine sur sa droite. La jeune femme s’enfonce peu à peu dans les abymes. Elle ouvre imperceptiblement les yeux et reconnait les beaux yeux bleus de son petit ami qui la porte puis s’effondre de nouveau dans l’inconscience.
Elle ouvre à nouveau les yeux devant un bâtiment jaune avec une coupole verte. Elle a juste le temps de lire le mot Mariinskaya pour comprendre qu’elle est à l’hôpital situé au nord de l’avenue Nevsky. Elle reconnait des médecins en blouse blanche qui s’affaire autour de sa petite sœur dans le brancard d’à côté. Réunissant ces dernières forces, elles les conjurent de sauver sa sœur.
Elle ouvre à nouveau les yeux devant un bâtiment jaune avec une coupole verte. Elle a juste le temps de lire le mot Mariinskaya pour comprendre qu’elle est à l’hôpital situé au nord de l’avenue Nevsky. Elle reconnait des médecins en blouse blanche qui s’affaire autour de sa petite sœur dans le brancard d’à côté. Réunissant ces dernières forces, elles les conjurent de sauver sa sœur.
— S’il... vous plaît… sauver ma… sœur. Alekna ! Alek…na je t’en prie, bats-toi ma…belle, Alekn…
Avant de sombrer dans un long, un bien long sommeil.
Divers moments de sa vie défilent devant ses yeux, des réminiscences du passé. La jeune femme s’attend à voir une grande lumière blanche au bout du chemin et quelqu’un dans un halo de pureté pour l’accompagner mais elle se retrouve sur un banc du Zoo de Léningrad avec juste devant elle Alekna qui regarde un ours blanc. Sa jeune soeur se retourne et s’adresse à elle :
— Ah enfin, tu as fini par me rejoindre, tu as enfin détaché tes lèvres du beau Sergueï. En revanche vous en êtes encore à vous embrasser tous les deux. A cette allure tu seras déjà à Miami et tu ne sauras même pas s’il est bon au lit, le Russe !
— Je t’ai déjà dit de pas l’appeler comme ça lui répond-t-elle, on a décidé de prendre notre temps c’est tout. Je pense et il est d’accord avec moi que l’attente rendra ce moment magique. Je n’ai pas envie d’une partie de jambe en l’air qui dure cinq minutes dans un hôtel miteux de la rue Stoliarny.
— Comme tu veux, Sacha mais bon je te rappelle que tu as promis de m’apprendre à jouer au tennis comme toi avant qu’on ne parte en Floride donc au bout d’un moment va falloir tirer ton coup et passer à autre chose.
— Alekna ! Si papa t’entendait, je…
Elle est interrompue par une douleur lancinante sur le côté gauche qui lui vrille littéralement la tête. Sa petite sœur, toujours devant l’enclos, ne semble pas avoir remarqué son malaise. Elle enchaîne :
— Dis Sacha, tu crois que papa fréquente quelqu’un, je l’entends beaucoup parler de sa collègue Kamila, j’espère que ce n’est pas une jeunette d’une vingtaine d’année, je n’ai vraiment pas envie d’avoir une belle-mère qui a à peine dix ans de plus que moi. Sacha ! Sacha ! tu m’entends !
La jeune biélorusse veut répondre mais aucun son ne sort de sa bouche et puis cela ne semble pas être Alekna qui l’appelle, cela semble venir de bien plus loin. Rassemblant ses dernières forces, elle parvient enfin à remuer les lèvres :
— Alekna, tu l’entends cette voix ? D’où est-ce qu’elle vient ?
— C’est le moment pour toi de rentrer Starshaya sestra, embrasse notre père pour moi, on se revoit très vite et n’oublie pas que tu dois m’apprendre à jouer au tennis.
La brume commence à faire son apparition, de plus en plus épaisse. Alekna disparaissant peu à peu de son champ de vision. Sacha est brusquement ramené dans le noir avec toujours cette voix qui l’appelle. Elle décide de se concentrer dessus et peut entendre d’autre mots, d’abord une voix désincarnée, puis elle reconnait la voix de son père mais elle semble teintée d’une douleur et d’une inquiétude qu’elle ne connait pas chez lui :
— Sacha ! Ouvre les yeux s’il te plait, je t’en prie seigneur, ramène-moi ma fille.
La jeune femme décide d’obéir à la demande de son père et ouvre peu à peu les yeux pour découvrir au-dessus d’elle un plafond fait de carreau blanc avec un néon très impersonnel. La jeune tourne légèrement la tête sur le côté et peut voir son père qui la regarde d’un air soulagé, les yeux baignés de larmes et tenant fermement un tchotki (chapelet) dans sa main :
— Oh ma fille, tu es réveillée, Dieu soit loué ! Sergueï vite prévient les médecins héla-t-il vers le jeune russe qui est resté en arrière. La jeune femme parvient à le distinguer imperceptiblement. Elle remarque que ses mains sont bandées.
Le jeune homme sort et revient quelques instants plus tard suivis de plusieurs médecins accompagnés de plusieurs infirmières qui s’affairent tout de suite autour d’elle alors que celui qui doit être le médecin en chef s’adresse à elle :
— Bonjour Sacha, je suis le docteur Konstantin Prokofhov, est-ce que vous pouvez me dire votre nom et votre prénom s’il vous plait ?
— Sacha Lebedeva
— Très bien et savez-vous quels jours sommes-nous ?
Le docteur pose plusieurs questions pour vérifier sa mémoire, les infirmières vérifient ses constantes puis le médecin vérifie ses réflexes.
Au bout d’un petit moment, Sacha ne tenant plus, se tourne vers son père :
— Papa, tu peux me dire comment va Alekna s’il te plaît ?
Le regard hagard et atterré puis l’échange de regard qu’il a eu avec le médecin lui fait prendre comprendre de la gravité de la situation :
— Quoi ! Elle est gravement blessée c’est ça dit-elle pour se raccrocher à cet espoir
Le regard contrit et l’hésitation du médecin lui fait comprendre que le pire est arrivé, il se racle la gorge avant de lui annoncer :
— Mademoiselle Lebedeva, je suis désolé, nous avons fait le maximum mais ses blessures était trop grave. Votre sœur nous a quitté il y a deux jours. Mes condoléances les plus sincères.
— NON ! Crie Sacha tout en sanglotant.
Son père la serre fortement dans ses bras sans pouvoir calmer ses tremblements et sa peine immense. L’équipe médicale se retire discrètement pour les laisser affronter leurs deuils.
Grâce à Sergueï, elle peut reconstituer ce qui s’est passé, tout d’abord cette camionnette folle avec un conducteur imbibé de vodka, son taux d’alcool dépassant largement la normale. Comme lui a expliqué le médecin, son freinage lui a sauvé la vie mais cela n’aurait pas pu sauver sa sœur. La camionnette heurtant de façon presque frontale l’habitacle du côté droit de la Mercedes. Sergueï s’est largement entaillé les mains pour les sortir toute les deux de la voiture avant l’arrivée des secours, ce qui explique ses nombreux bandages. Mais même si elle a survécu, les conséquences sont lourdes pour elle. Avec en premier lieu, ce traumatisme crânien qui explique en grande partie ses bourdonnements constants. Elle a eu ensuite une hémorragie interne que les médecins ont pu juguler, mais ce sera plus long pour sa jambe droite qui a été salement amoché dans la collision.
Cela remet en cause ses aspirations de grande championne. Mais c’est le cadet de ses soucis à l’heure actuelle alors qu’elle va devoir se préparer à enterrer sa jeune sœur.
Cela remet en cause ses aspirations de grande championne. Mais c’est le cadet de ses soucis à l’heure actuelle alors qu’elle va devoir se préparer à enterrer sa jeune sœur.
C’est au cimetière orthodoxe de Smolensk sur l’île Vasilevsky qu’à lieu la cérémonie, même sa mère et son général ont fait le déplacement. Sacha ne veut en aucune façon parler à cette femme qui lui ressemble trait pour trait mais qui a lâchement abandonnée sa famille pour un autre homme. C’est toute en dignité dans sa robe noire qu’elle assiste à la cérémonie entre son père qui est aussi blanc qu’un linge et Sergueï qui l’a énormément secondé ces derniers jours pour tenir le coup.
La jeune femme dépose sur le cercueil de sa jeune sœur, une balle de tennis aussi jaune que l’éclat du soleil, symbole d’une passion commune entre Sacha et sa cadette. L’émotion la submerge. Elle finit par faire une crise de panique et quitte le cimetière, malgré ses béquilles en refusant la présence de Sergueï, préférant être seule pour affronter sa douleur indicible.
Il lui semble qu’elle a marché longtemps avant de se retrouver dans une clairière. Elle trébuche quand sa béquille s’enfonce trop dans le sol meuble et en se relevant, quelle n’est pas sa surprise de se retrouver en face d’Alekna qui rit aux éclats :
— Décidément tu es peut-être une grande championne sur un court mais pour ce qui est de coordonnée tes mouvements, ce n’est pas terrible.
Sa grande sœur veut répondre que c’est à cause des béquilles mais ceux-ci ne sont plus là et sa jambe est en parfait état. Elle regarde de nouveau sa sœur qui lui dit :
— Tu viens, c’est l’heure de l’entraînement de tennis, dépêche-toi, je veux vraiment être encore plus douée que toi.
Sacha la suit à travers un bosquet pour se retrouver sur le terrain de leurs enfances juste derrière chez ses parents à Vitebsk, comment est-ce possible ? Ils viennent de parcourir six cent trente kilomètres en quelques secondes. Sacha pose la question mais là encore Alekna ne répond pas et va s’installer de l’autre côté du terrain pour attendre que son aîné engage la partie de tennis.
Malgré l’incongruité de la situation, Sacha décide de jouer le jeu et passe un très bon moment mais à mesure que le temps passe, sa tête la lance de plus en plus et comme la première fois. La brume apparait à nouveau avant qu’elle soit ramenée par la voix de Sergueï. La jeune femme croit qu’il ne peut pas comprendre et décide de ne rien lui dire.
La vie reprend son cours avec une absence bien lourde, Alexeï s’abrutissant au travail pour noyer son chagrin et son désespoir. Sacha a commencé sa rééducation pour peut-être rejouer un jour au Tennis, mais elle n’y croit plus vraiment. Son contrat a été mis en stand-by le temps qu’elle retrouve ses moyens. Sergueï a repoussé son départ pour soigner ses coupures aux mains.
La jeune femme retourne souvent dans ce monde d’entre deux pour revoir sa sœur qu’elle a de plus en plus de mal à quitter à chaque fois sans compter ses horribles bourdonnements et ses maux de tête.
La jeune femme retourne souvent dans ce monde d’entre deux pour revoir sa sœur qu’elle a de plus en plus de mal à quitter à chaque fois sans compter ses horribles bourdonnements et ses maux de tête.
Sergueï a fini par se rendre compte que quelque chose cloche et il l’interroge un soir :
— Milaya, ça va ? Ça doit bien faire dix minutes que tu es pensive, je t’ai appelé au moins trois fois mais tu ne m’as pas répondu. Quelque chose ne va pas ?
— Si tout va bien, ne t’inquiète pas, j’étais juste dans mes pensées.
— Écoute je n’ai pas voulu t’en parler mais je m’inquiète pour toi. Tu sembles très souvent ailleurs et quand tu reviens à toi, tu sembles très enjouée, sans parler de tes saignements de nez récurent. Je pense que tu devrais aller voir le docteur Prokofhov pour t’assurer que tout va bien.
— Ne t’inquiète vraiment pas, je vais bien mais bon pour te faire rassurer je vais prendre rendez-vous mais je suis sûr qu’ils ne trouveront aucun problème.
Mais elle se leurre, les résultats de son IRM ont alarmés le docteur :
— Sacha, je vais être direct lui dit-il, apparemment à la suite de votre traumatisme crânien, un caillot s’est formé dans votre cortex, juste là vous voyez cette masse sombre ? J’ai besoin de savoir, est-ce qu’il vous arrive parfois d’avoir de violents maux de tête ou des saignements ?
— Oui
— Est-ce qu’il vous arrive d’avoir des absences ou de voir des choses qui ne devrait pas exister ?
La jeune femme hésite longtemps mais finit par hocher la tête.
— Bien je vois reprit le médecin tout en retirant ses lunettes en demi-lune pour regarder dans les yeux de Sacha. Que voyez-vous ?
La biélorusse d’une voix tremblotante leurs expliquent ce qu’elle voit et les lieux où elle s’est retrouvée.
Le médecin se racle de nouveau la gorge et s’adresse à elle d’une douce voix :
— Je comprends rassurez-vous, le confort que cela vous apporte depuis le drame que vous avez vécu mais vous devez comprendre que chaque jour qui passe, chaque fois que vous voyez ces images qui viennent de votre subconscient, cela fait grossir votre caillot et augmente le risque létal. Nous avons ici une très bonne équipe médicale, on peut tenter de le retirer et de ce fait on peut vous sauvez.
— Si l’ablation est réussie… je n’aurai plus ses visions enchaine Sacha d’une voix troublée.
A ses côtés Sergueï est encore plus mal à l’aise en comprenant que sa petite amie s’inquiète plus de ne plus voir sa sœur dans ses visions que de survivre.
A ses côtés Sergueï est encore plus mal à l’aise en comprenant que sa petite amie s’inquiète plus de ne plus voir sa sœur dans ses visions que de survivre.
Après la réponse positive du médecin à la question de la jeune femme, les deux prennent congés et rejoignent le loft du jeune homme sur l’île de Petrogradsky, sur Syezzhinskaya Ulitsa non loin de l’hôtel Velvet. Le voyage se fait dans un silence très pesant, chacun étant dans ses pensées.
Arrivée dans le loft, le jeune homme va vers le réfrigérateur et prend la bouteille de vodka Baïkal puis boit directement au goulot avant de le tendre vers la jeune femme qui boit à son tour avant de regarder le jeune homme bien silencieux :
— Vas-y dis-moi ce que tu as en tête, je ne supporte plus le silence depuis l’hôpital !
— Tu veux que je te dise quoi ? Que je ne comprends pas ton hésitation pour cette opération qui peut te sauver la vie ? Que je ne saisis pas non plus pourquoi tu ne m’as rien dis sur tes visions. Bon sang Sacha ! Tu as pensée à ton père et qu’est-ce qu’en penserait Alekna ?
— Ne parles pas d’Alekna ! tu ne peux pas comprendre, tu n’as jamais perdu personne dans ta vie, tu ne sais pas ce que c’est, tu ne sais pas l’enfer que je vis chaque jour depuis ce putain d’accident ? Tu ne peux pas savoir que je meurs chaque jour de plus en plus face à l’absence de ma sœur et que ces visions sont ma seule façon à la faire vivre. Alors ne dis pas que tu comprends alors que tu ne comprends strictement rien !
— Je n’ai pas connu une perte aussi terrible que toi dans ma vie mais j’ai aussi connu des deuils et j’ai dû les affronter. Tu dois aussi passer par là, c’est comme cela que tu en sortiras plus forte. Tu dois te faire opérer, il en va de ta vie Sacha.
— Laisse-moi vivre ou mourir comme j’en ai envie ! Et qu’est-ce que tu fous encore ici ? Tes mains sont guéries depuis un bon moment, alors va le faire ton tour du monde et laisse-moi ! Tu sais quoi ? Je me casse et tu n’as pas intérêt à me suivre !
Elle quitte le loft en trombe malgré les appels de son petit-ami, ex, enfin elle ne sait plus trop. Elle descend jusque dans le hall et se ravise. Son hésitation est palpable, Sergueï ne veut que son bien et elle s’est montrée terriblement injuste avec lui alors qu’il l’a soutenu de toute ses forces. Elle doit remonter s’excuser. Arrivée au niveau de sa porte, elle entend un air de guitare et la voix du jeune homme. Elle tend l’oreille et reconnait Even God de la chanteuse galloise Charlotte Church :
Even God can’t change the past
Oui elle le sait, ce qui s’est passé, s’est passé, elle ne pourra pas revenir en arrière, personne ne le peut.
I can see your face, even when I close my eyes.
Le visage d’Alekna ne la quitte jamais, elle est toujours avec elle en permanence.
If I lied, I Apologize
Elle a menti à Sergueï et elle s’en veut
Never go away, please stay here by my side.
Comme lui, elle ne veut pas s’en aller et juste rester ici à ses côtés.
Yes, I thought this pain would pass.
Cette douleur passera un jour, elle ne sait quand mais elle ne pourra pas l’affronter seul.
Alors que le russe susurre les dernières notes, la jeune recule un peu trop fort et son coude heurte la porte révélant sa présence. Elle entend du remue-ménage à l’intérieur, elle doit vite prendre ses jambes à son cou avant qu’il ne se rende compte qu’elle l’a entendu dans ce moment de fragilité. Mais elle n’est pas assez rapide et la porte s’ouvre sur un Sergueï torse nu, son tatouage de l’aigle bicéphale bien visible entre son épaule et le haut de son torse. Le jeune homme est content et troublée de la voir devant la porte, d’autant que le regard qu’elle jette vers sa guitare lui fait comprendre qu’elle l’a entendu chanter.
L’instant est fatidique, chacun se regarde et la jeune femme prend l’initiative de repousser le jeune homme tout en refermant la porte avec un coup de pied. Ils se placent contre le plan de travail, la jeune femme attrape son homme par l’arrière du crâne et commence à l’embrasser avec force tout en lui mordillant la lèvre. Le jeune homme ne reste pas inactif longtemps, passant sa main droite entre la veste en jean de la jeune femme et son débardeur noir, il accentue la pression faisant soupirer Sacha qui approfondit le baiser. Après quelques minutes à s’embrasser fiévreusement, la jeune femme reprend encore l’initiative, attrape le poignet de Sergueï pour le repousser sur le parquet, la biélorusse se plaçant à quatre pattes et remonte le long des jambes de son petit ami et empoigne fermement le paquet de plus en plus proéminent du russe recevant l’approbation du propriétaire du paquet en question. Sacha va jouer quelques instants avec puis avec dextérité elle lui déboutonne son jeans noir et attrape son membre à pleine mains. D’un regard affamé, la demoiselle pas si prude engloutit au fond de sa gorge la bite et entame une fellation tonitruante tout en lui griffant le torse avec ses ongles.
Pour Sergueï, la situation est follement érotique en se faisant sucer coucher sur son paquet par une jeune femme à la bouche vorace qui n’est pas loin à plusieurs reprises de lui faire lâcher la sauce mais il se maitrise pour pouvoir à son tour la gouter. Il la fait se relever et la porte jusque sur le plan de travail, lui déboutonne son jeans mais lui laisse sur les genoux et va se glisser entre ses jambes pour humer son odeur de femme et sentir l’humidité sous son boxer en dentelle noir. Le russe glisse rapidement un doigt dans ses replis intimes et comme elle l’a fait avec lui, il ne se montre guère plus tendre avec un doigtage d’un puis de plusieurs doigts. Il n’hésite pas non plus à légèrement mordre ses petites lèvres la faisant crier de plaisir puis à martyriser son clitoris d’un mouvement rapide et frénétique. Sacha l’aidant même de sa main à trouver le bon rythme.
Pour Sergueï, la situation est follement érotique en se faisant sucer coucher sur son paquet par une jeune femme à la bouche vorace qui n’est pas loin à plusieurs reprises de lui faire lâcher la sauce mais il se maitrise pour pouvoir à son tour la gouter. Il la fait se relever et la porte jusque sur le plan de travail, lui déboutonne son jeans mais lui laisse sur les genoux et va se glisser entre ses jambes pour humer son odeur de femme et sentir l’humidité sous son boxer en dentelle noir. Le russe glisse rapidement un doigt dans ses replis intimes et comme elle l’a fait avec lui, il ne se montre guère plus tendre avec un doigtage d’un puis de plusieurs doigts. Il n’hésite pas non plus à légèrement mordre ses petites lèvres la faisant crier de plaisir puis à martyriser son clitoris d’un mouvement rapide et frénétique. Sacha l’aidant même de sa main à trouver le bon rythme.
Mais les deux veulent passer aux choses sérieuses et la cavalcade va être très rythmée et très rude aussi. La jeune femme s’empalant sur le vit de son homme contre la bibliothèque avec les pieds dans les interstices du meuble. Le mouvement de leurs deux corps à l’unisson faisant vaciller l’édifice et tomber la moitié des livres sur le sol. Puis il la pénètre en missionnaire sur la table à manger, la tête et le haut du corps de Sacha pendant totalement dans le vide, le côté de la table lui rentrant dans le dos à chaque coup de butoir de Sergueï. Les assiettes, les couverts et la bouteille d’eau en verre se fracassant en mille morceaux sur le sol. La position de la cuillère sur le sol est torride mais aussi violente car la jeune femme plante de nouveaux ses ongles dans son dos tandis que le russe lui tire les cheveux et lui claque tellement la fesse droite qu’elle vire au rouge. La frustration, le stress et le ressentiment qu’ils ont tous les deux en eux s’expriment dans cet acte sexuel si fort. Mais ils n’oublient pas de s’embrasser avec passion pour autant, d’ailleurs c’est avec cette ardeur qu’il termine en levrette contre le parquet. Les coups de pine du russe donnent l’impression à la jeune femme de s’enfoncer de plus en plus dans le sol. Le parquet lui fait mal au bras, aux genoux et aux jambes mais pour rien au monde elle n’échangerait sa place. Elle se sent protégée à cet instant entre les bras puissants de l’aventurier. Il ne va d’ailleurs plus se retenir longtemps vu comme il souffle comme un ours, la jeune demoiselle ayant déjà jouie deux fois, le mat de Sergueï qui lâche la sauce dans la capote à l’intérieur de son vagin l’a fait partir une troisième fois aujourd’hui.
Après cette très intense union, le couple regarde autour de lui et vois que le loft est un véritable chantier et ils partent dans un fou rire avant de s’embrasser passionnément. Le jeune homme retrouvant un peu de force pour les mener jusque dans le lit slalomant entre les morceaux de verre, les boules de billards et le porte manteau qui est tombé en travers de l’entrée du couloir.
Au cours de la nuit, la jeune femme se réveille car elle a soif, Sergueï dort à poing fermé sur le ventre, le bras posé sur elle comme s’il voulait la protéger des mauvais rêves. Sacha se lève doucement pour ne pas réveiller son homme, ne portant qu’un tee-shirt du russe à l’effigie d’une équipe de hockey pour dormir. Elle avance prudemment au milieu du foutoir qu’ils ont mis en s’envoyant en l’air comme des sauvages. Alors qu’elle boit son verre d’eau devant le robinet, une voix l’interpelle :
— Décidément vous ne faites pas les choses à moitié tous les deux !
Cette voix, elle ne la connaît que trop bien désormais mais elle sait que si elle reste là, son état va empirer. Pendant ce temps, Alekna continue son monologue comme si le trouble de son aîné n’existe pas. Mais l’envie est trop forte, juste une dernière fois, cela ne peut pas plus aggraver son cas. Sacha engage alors la discussion jusqu’à ce qu’une douleur vive lui traverse la tête, c’est comme si on lui fendait le crâne en deux. Le sang jaillit fortement de ses narines et de sa bouche. Sa vision devient vitreuse puis carrément rouge. Elle entend la voix de Sergueï au loin qui l’appelle désespérément.
Le jeune homme dort profondément mais la sensation de quelque chose qui coule le tire du sommeil. C’est avec stupeur qu’il s’aperçoit que son bras droit est maculé du sang de sa compagne s’écoulant de son nez et de sa bouche. Des convulsions secouent la jeune femme. Le militaire qu’il est ne panique pas, malgré le sang il plonge sa main dans la bouche de Sacha pour qu’elle n’avale pas sa langue puis appelle les urgences de son bras libre.
En peu de temps ils arrivent. À la vue de l’état du loft et de la jeune femme, les sauveteurs pensent d’abord à une scène de violence conjugale qu’ils ont trop l’habitude de voir mais le jeune homme leur explique ce qu’il en est. Il leur dit bien de contacter de toute urgence le docteur Prokofhov.
Sur le chemin de l’hôpital, il appelle Alexeï qui va les rejoindre sur place où Sacha est vite prise en charge par l’équipe du neurologue de la jeune femme. Sergueï entreprend d’expliquer au père de famille la situation qui ne comprend pas pourquoi on ne l’a pas mis au courant plus tôt. Le jeune russe lui explique que sa fille ne sait pas encore ce qu’elle veut et qu’elle ne veutt pas lui infliger une nouvelle affliction. En le regardant droit dans les yeux, Sergueï lui fait part de sa pensée :
Sur le chemin de l’hôpital, il appelle Alexeï qui va les rejoindre sur place où Sacha est vite prise en charge par l’équipe du neurologue de la jeune femme. Sergueï entreprend d’expliquer au père de famille la situation qui ne comprend pas pourquoi on ne l’a pas mis au courant plus tôt. Le jeune russe lui explique que sa fille ne sait pas encore ce qu’elle veut et qu’elle ne veutt pas lui infliger une nouvelle affliction. En le regardant droit dans les yeux, Sergueï lui fait part de sa pensée :
— Monsieur, vous n’allez peut-être pas apprécier ce que je vais vous dire. Je sais que pour vous aussi le deuil est très compliqué. Sacha comprend que vous avez choisi de vous plonger dans le travail pour tenter d’effacer cela, mais vous avez aussi oubliez que vous avez aussi une autre fille qui ressent une immense peine. Pour elle, la seule façon de moins souffrir est de faire vivre sa sœur dans ses visions au risque que cela devienne un danger pour sa propre santé. Monsieur, il n’y a que vous qui puissiez la convaincre de l’utilité d’une telle opération, il en va de sa vie.
Le père de famille biélorusse après avoir été un peu désarçonné par ce que lui a dit le petit ami de sa fille, comprend qu’il a négligé l’unique membre de sa famille qu’il lui reste. Il doit se reprendre avant qu’il ne soit trop tard :
— Sergueï, merci déjà de t’être bien occupé de Sacha parce que je n’y arrivais pas et ensuite merci pour ce que tu viens de me dire. J’avais besoin de l’entendre. La mort d’Alekna a été très dur. La perte d’un enfant est le pire deuil qu’on puisse ressentir. Je te souhaite de ne jamais avoir à vivre ce que j’ai vécu. Je vais parler à Sacha en espérant qu’il ne soit pas déjà trop tard et lui dire que la vie continue et qu’elle doit continuer à vivre.
La jeune femme se trouve à cet instant entre deux mondes, l’endroit où elle se trouve ne ressemble à rien par rapport à tous les lieux où elle est déjà allée, tous semblent suspendu comme cet oiseau arrêté en plein vol. Le ciel est d’une couleur rouge vif tandis que des éclairs zèbrent le ciel, Alekna est là mais c’est la première fois que Sacha la voit soucieuse dans ses rêves, elle est de plus assez pressée :
— Ecoute Sacha, on n’a pas beaucoup de temps, à cet instant ta vie peut basculer du bon comme du mauvais côté. Je t’aime plus que tout ma sœur mais je ne veux pas encore te voir me rejoindre, vis ta vie sans regret Starshaya sestra. Je t’attendrai toujours ici mais je ne veux plus que tu cherches à venir me voir. Donc maintenant choisis le bon chemin et repart auprès de papa, il a besoin que l’une de nous sois encore là auprès de lui.
Aussi soudainement qu’elle est apparue, Alekna disparait dans la brume. Sacha retournant vers la voix qui l’appelle.
L’équipe du docteur Prokofhov réussi à stabiliser Sacha et le père de famille peut enfin aller lui parler dans la matinée. Sa fille est couchée dans son lit d’hôpital comme juste après l’accident, c’est un souvenir qui le hante et il doit faire ce qu’il faut pour que sa petite Sacha n’est plus à revenir ici.
La jeune femme remarque sa présence et tourne la tête vers son père qui s’avance, se penche et la prend dans ses bras.
La jeune femme remarque sa présence et tourne la tête vers son père qui s’avance, se penche et la prend dans ses bras.
— Sacha, ça va mieux ? Je suis tellement désolé de pas avoir été plus présent pour toi mais maintenant c’est fini je vais être là pour toi ma petite fille.
— Non papa, ne t’en veut pas ! Tu avais aussi un deuil à affronter. Je n’ai pas voulu te déranger avec mes problèmes.
— Ne pense plus jamais cela ! Jamais tu ne me dérangeras ! Jamais tu ne seras une gêne ma fille ! Parle-moi, dis-moi les choses comme avant…
Alexeï s’interrompt dans sa phrase, avant c’est quand Alekna était encore en vie. Il se reprend pour aborder le sujet le plus important :
— Pourquoi tu hésites avec cette opération ? Sergueï et le doc m’ont expliqué pour cette masse sombre dans ton crâne et pour tes visions.
La jeune femme commence à pleurer à chaude larmes et tente maladroitement d’expliquer ce qu’elle ressent :
— Je n’hésite… pas vraiment, je sais que c’est important. J’en ai compris les enjeux mais depuis… l’accident j’ai eu la chance de pouvoir revoir… Alekna et je n’ai pas réfléchi aux conséquences. C’était trop tentant, j’ai… pas su faire autrement. C’est trop dur papa, je n’arrive pas à vivre sans ma sœur… c’est… C’était ma sœur et je n’ai pas su la protéger ! Termine-t-elle dans un sanglot déchirant.
Son père la sert plus fort et lui glisse tout bas à l’oreille :
— C’est comme ça Sacha, la vie est très injuste. Elle ne méritait pas de mourir. Tu n’es pas responsable, seul cet ivrogne est le responsable de notre terrible chagrin. Nous devons avancer en souvenir de notre petite Alekna. Tu ne peux pas te punir pour quelques choses qui n’es pas ta faute. Alors s’il te plaît ma chérie, fait toi soigner.
— Oui papa tu as raison, je ne dois pas être égoïste, il faut aussi que je pense à toi. Je vais le faire, c’est ce qu’il y a de mieux.
Quelques heures plus tard, alors qu’on l’emmène au bloc. La jeune femme sent son anesthésie faire effet et commence à s’endormir.
Elle se retrouve les pieds dans du sable doré face à une mer d’une eau cristalline et un soleil à son Zénith qui la réchauffe malgré un petit vent. Elle est déjà venue ici et s’attend donc à entendre la voix de sa petite sœur, qui ne tarde pas à arriver :
Elle se retrouve les pieds dans du sable doré face à une mer d’une eau cristalline et un soleil à son Zénith qui la réchauffe malgré un petit vent. Elle est déjà venue ici et s’attend donc à entendre la voix de sa petite sœur, qui ne tarde pas à arriver :
— J’ai juste fais une petite entorse par rapport à ce que j’ai dit précédemment. J’ai pensé que Samara serait mieux pour une dernière plutôt que l’avenue Nevsky, je ne pense pas que tu es envie de garder comme dernier souvenir de moi, notre accident. Tu te rappelles Samara ?
— Comment je pourrais oublier nos dernières vacances avec Papa ? Eï-Bogou ! Il était tellement fier de sa nouvelle Mercedes qu’il n’a pas voulu qu’on prenne l’avion. Trente heures de route entre Saint-Petersbourg et Samara. On a passé la moitié du voyage à chanter du Tatu juste pour lui faire regretter son choix de la voiture.
— Et tu te rappelles son coup de soleil ?
— Oh oui ! On a passé deux soirées complète à lui retirer sa peau qui peler. C’était vraiment un moment formidable, j’ai toujours aimé ces moments en famille. Enfin j’aimais cela…
— Tu aimeras toujours ces moments ! Ta vie ne s’arrête pas parce que je suis morte Sacha ! Tu dois continuer à vivre ta vie, à aimer et à construire. Tu vivras ces moments encore avec papa, il va avoir besoin de toi tu le sais et puis un jour tu auras une famille à ton tour et c’est avec eux que tu auras ces souvenirs.
— Mais je crains de t’oublier ma petite sœur, Je ne veux pas t’oublier.
— Je vivrais à tout jamais à travers toi tant que tu m’auras toujours ici dit-elle tout en touchant son front, et ici enchaine-t-elle en lui touchant le cœur. Si un jour tu doutes ou que tu es triste, n’oublie jamais que tu n’es pas seule. Je serais toujours à tes côtés, tu n’auras qu’à penser au bon souvenir que nous avons vécu ensemble et tu retrouveras le sourire. Bon je veux juste profiter de cette dernière journée au soleil avec ma sœur, tu viens te baigner.
— Davaï lui répond Sacha
Ce fut une magnifique après-midi et quand est arrivé la brume, Sacha fit juste un signe de la main à sa petite sœur qui pour toujours resta sur cette plage au centre de la Russie. Elle a raison, c’est le meilleur souvenir qu’elle pouvait garder de sa sœur. Il est temps pour Sacha de revenir au présent et de mener sa vie.
26 juin 2019, Maternité BB Sophia, Stockholm
Il fait beau aujourd’hui dans le secteur de St-Eriksomradet au nord-ouest de la capitale suédoise. Sacha regarde la ville depuis sa chambre d’hôpital tandis qu’elle tient dans ses bras son petit Maksim. C’est son deuxième enfant avec Nils et son premier fils. Son mari ne doit pas tarder à arriver avec son père Alexeï et leur fille aînée Alekna.
Que de temps ont passé depuis cet été 2006, elle a changé de vie, n’a jamais pu ou eu envie de reprendre le tennis. Sergueï a fait son tour du monde, il s’en est fallu de quelques heures pour qu’il ne batte le record du monde, fichue tempête juste au-dessus du pacifique Sud. Leurs routes se sont séparées environ un an plus tard puis elle est partie en Italie faire du mannequinat et de la télé. Son père l’a suivi dans la botte italienne, ils sont toujours restés soudés depuis la mort d’Alekna.
Que de temps ont passé depuis cet été 2006, elle a changé de vie, n’a jamais pu ou eu envie de reprendre le tennis. Sergueï a fait son tour du monde, il s’en est fallu de quelques heures pour qu’il ne batte le record du monde, fichue tempête juste au-dessus du pacifique Sud. Leurs routes se sont séparées environ un an plus tard puis elle est partie en Italie faire du mannequinat et de la télé. Son père l’a suivi dans la botte italienne, ils sont toujours restés soudés depuis la mort d’Alekna.
La jeune femme est très fière de la réussite de son ex petit ami qui a fait fortune, il s’est marié et à trois beaux enfants qui lui ressemble. Il lui arrive de le croiser à certains galas de bienfaisance et cela lui fait bien rire quand elle voit son mari Nils se lancer par moment à un concours de virilité avec Sergueï. Elle l’aime bien en privé taquiner son époux avec les choses qu’elle a pu faire niveau sexuel avec son ex, cela rend Nils d’autant plus fougueux et endurant encore.
Le suédois est vraiment l’homme de sa vie, personne ne peut la comprendre comme lui et personne ne peut le comprendre comme elle. Ils partagent tous les deux un deuil commun. Lui aussi a eu la douleur de perdre son frère : Sven. Son grand-frère a chuté d’une falaise alors qu’il pratiquait l’escalade ensemble, mais cette terrible perte s’est accompagnée d’un énorme poids familial, celui de prendre la suite de son père en remplacement de son aîné à la tête du groupe LKAB. Autant dire qu’il n’a jamais pu profiter pleinement de son adolescence, cela explique aussi certains mauvais aspects de sa personnalité.
Ils ont tous les deux rendus hommages à leurs proches disparus mais de deux façons différentes, Sacha a tenu à donner à son aînée le prénom de sa sœur décédé comme une façon de donner un prolongement à la vie de sa sœur mais Alekna Petersson ne sera jamais Alekna Lebedeva bien entendu, cela la mère de famille biélorusse le sait. Nils n’a voulu le prénom de Sven qu’en second prénom. L’enfant qui dort dans ses bras s’appellera donc Maksim Sven Petersson.
Elle est revenue à Samara avec sa petite famille et son père pendant l’été 2022 sur cette fameuse plage, ils y ont passés un merveilleux moment en famille, elle y a construit ses propres souvenirs et c’est en regardant au loin qu’elle l’a vu. Le fantôme de sa sœur Alekna lui sourit comme pour lui montrer qu’elle est fière de son parcours et de sa vie. Alekna avait raison, Sacha ne l’a jamais oubliée, elle a juste appris à vivre avec son absence. La sœur ainée rend son sourire à sa petite soeur et comme dans sa dernière vision, lui fait juste un signe de la main avant que la silhouette d’Alekna ne s’estompe.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()