Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
[Vraq] Bienvenue aux studios Redmoon — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
[Vraq] Bienvenue aux studios Redmoon
Chapitre 1
Il est 6 h matin et pourtant la journée bat déjà son plein dans les studios Redmoon.
Avec seulement deux oranges et un café noir dans l'estomac, la présidente filait à toute allure dans son bureau pour régler les problèmes qui s'amoncelaient déjà alors que le soleil n'avait toujours pas fini de se lever, lui. En passant dans une salle d'attente, une secrétaire l'arrêta. « Mademoiselle Watson ! Les dossiers des nouvelles postulantes.
— Merci Helena, répondit-elle sans même jeter un œil à l'épaisse farde qu'on venait de lui remettre. »
— Merci Helena, répondit-elle sans même jeter un œil à l'épaisse farde qu'on venait de lui remettre. »
Maintenant qu'elle avait stoppé sa course, Wtason reprit son souffle et passa en revue les nombreux sièges occupés autour d'elle. Il y avait pratiquement une dizaine de jeunes femmes de toutes formes et tailles qui patientaient tranquillement sans trop se regarder, les yeux sur leurs téléphones, à l'exception de deux en train de somnoler et une de bouquiner. « On dirait qu'il y a foule ce matin.
— Oui, la moitié du groupe d'aujourd'hui. Ils font des travaux sur la ligne onze du métro et les gens sont obligés de prendre la voiture ou le bus pour venir ici. Les filles ont dû vouloir éviter l'heure de pointe pour venir en avance.
— Je vois. Qui s'occupe des entretiens aujourd'hui ?
— Gina et El Chupapezon.
— Quand tu les verras, dis-leur que s'ils veulent s'envoyer en l'air entre deux candidates, qu'ils éteignent la caméra.
— Bien, cheffe. »
— Oui, la moitié du groupe d'aujourd'hui. Ils font des travaux sur la ligne onze du métro et les gens sont obligés de prendre la voiture ou le bus pour venir ici. Les filles ont dû vouloir éviter l'heure de pointe pour venir en avance.
— Je vois. Qui s'occupe des entretiens aujourd'hui ?
— Gina et El Chupapezon.
— Quand tu les verras, dis-leur que s'ils veulent s'envoyer en l'air entre deux candidates, qu'ils éteignent la caméra.
— Bien, cheffe. »
Pendant qu'elles discutaient, certaines candidates avaient levé les yeux pour reluquer la patronne de Redmoon et s'il n'y avait pas eu la directrice de casting pour l'indiquer, jamais elles ne l'auraient reconnue. Une chemise trop grande enfoncée à la va-vite dans un jean délavé et une vieille paire de baskets, voilà ce que portait la dirigeante d'un des plus gros studios pornos pour aller bosser. Il fallait dire que mademoiselle Watson n'avait jamais été portée sur les vêtements féminins et réciproquement, les vêtements féminins n'étaient jamais portés sur elle, à moins qu'ils ne soient nécessaires pour une scène mais dans ces cas-là, ils finissaient vite au sol et n'avaient pas le temps d'être usés. Si on rajoute à ça des cheveux courts laissant sa nuque au frais, on croirait presque qu'il s'agit d'un homme. Presque. Car s'il y avait un endroit où sa chemise ne flottait pas, c'est au niveau de son 95D. « Je crois que c'est tout, conclut Helena. Bonne journée.
— Merci, à toi aussi. »
— Merci, à toi aussi. »
Sitôt remerciée, sitôt repartie à toute allure vers son bureau où son assistant faisait les cents pas. « Ah, vous voilà mademoiselle. Journée chargée aujourd'hui, c'est le chaos un peu partout !
— Comme tous les jours, Simon, fit-elle comme s'il s'agissait d'une banalité en entrant. Enfin arrivée à sa destination, elle prit quelques minutes pour s'installer confortablement dans le grand fauteuil en cuir, posant ses pieds sur son plan de travail, son sac et ses dossiers négligemment étalés à côté de ses baskets. Elle était si bien qu'elle aurait pu se rendormir là, tout-de-suite. En tous cas, s'il n'y avait pas eu Simon pour la rappeler à l'ordre en toussotant pour signaler sa présence en face d'elle. « Bon, soupira Watson, quels sont les catastrophes qui nécessitent mon attention à six heures du mat' ?
— Tout d'abord, le propriétaire de la villa Cardellini a appelé, il y a eu un dégât des eaux et on ne peut pas tourner parce que les ouvriers sont en train de réparer.
— Combien de tournages sont touchés ?
— Ça sera arrangé d'ici demain, donc un seul : Lesbian diner club.
— Qui réalise ?
— Holly Gardner.
— Demande-lui si elle a déjà tourné les scènes en chambre, si c'est pas le cas il y a une autre maison où Dick Wayne tourne à quelques rues. Elle n'aura qu'à en emprunter une. Sinon, qu'elle me rappelle dans la matinée. Quoi d'autre ?
— Big Badwolf a été arrêté cette nuit par la police dans le parc Monsouris pour troubles à l'ordre public. Il a passé la nuit en cellule de dégrisement mais monsieur Cardin a payé sa caution, il cuve dans un des décors inutilisés du studio trois.
— Il tourne aujourd'hui ?
— Une scène pour My werewolf stepbrother avec Dee Dee Simmons.
— Fais-lui prendre un bain glacé pour lui remettre les idées en place, colle-lui un collier antipuces et dis à Simmons de s'épiler le maillot, on ne sait pas où il a traîné pendant la nuit. Problème suivant.
— Kylie Kinkaid exige qu'on revoie son contrat pour lui ajouter une prime de risque lors des scènes avec des tentacules parce qu'elles sont, selon elle, ingérables.
— Tu diras à cette greluche prétentieuse qu'il me poussera une paire de couilles le jour où je lui paierai une prime de risque. Ajoute à ça que des tentacules magiques ça se dresse pas comme un putain de clébard et que si elle veut chouchouter sa chatte, elle peut déjà arrêter de s'enfiler des centaures en dehors de ses heures de boulot. Et enfin, rappelle-lui que je ne la force pas à tourner avec des tentacules, si elle ne veut plus le faire, elle n'a qu'à le dire à Pierre qui la redirigera vers d'autres productions. Suivant. »
— Comme tous les jours, Simon, fit-elle comme s'il s'agissait d'une banalité en entrant. Enfin arrivée à sa destination, elle prit quelques minutes pour s'installer confortablement dans le grand fauteuil en cuir, posant ses pieds sur son plan de travail, son sac et ses dossiers négligemment étalés à côté de ses baskets. Elle était si bien qu'elle aurait pu se rendormir là, tout-de-suite. En tous cas, s'il n'y avait pas eu Simon pour la rappeler à l'ordre en toussotant pour signaler sa présence en face d'elle. « Bon, soupira Watson, quels sont les catastrophes qui nécessitent mon attention à six heures du mat' ?
— Tout d'abord, le propriétaire de la villa Cardellini a appelé, il y a eu un dégât des eaux et on ne peut pas tourner parce que les ouvriers sont en train de réparer.
— Combien de tournages sont touchés ?
— Ça sera arrangé d'ici demain, donc un seul : Lesbian diner club.
— Qui réalise ?
— Holly Gardner.
— Demande-lui si elle a déjà tourné les scènes en chambre, si c'est pas le cas il y a une autre maison où Dick Wayne tourne à quelques rues. Elle n'aura qu'à en emprunter une. Sinon, qu'elle me rappelle dans la matinée. Quoi d'autre ?
— Big Badwolf a été arrêté cette nuit par la police dans le parc Monsouris pour troubles à l'ordre public. Il a passé la nuit en cellule de dégrisement mais monsieur Cardin a payé sa caution, il cuve dans un des décors inutilisés du studio trois.
— Il tourne aujourd'hui ?
— Une scène pour My werewolf stepbrother avec Dee Dee Simmons.
— Fais-lui prendre un bain glacé pour lui remettre les idées en place, colle-lui un collier antipuces et dis à Simmons de s'épiler le maillot, on ne sait pas où il a traîné pendant la nuit. Problème suivant.
— Kylie Kinkaid exige qu'on revoie son contrat pour lui ajouter une prime de risque lors des scènes avec des tentacules parce qu'elles sont, selon elle, ingérables.
— Tu diras à cette greluche prétentieuse qu'il me poussera une paire de couilles le jour où je lui paierai une prime de risque. Ajoute à ça que des tentacules magiques ça se dresse pas comme un putain de clébard et que si elle veut chouchouter sa chatte, elle peut déjà arrêter de s'enfiler des centaures en dehors de ses heures de boulot. Et enfin, rappelle-lui que je ne la force pas à tourner avec des tentacules, si elle ne veut plus le faire, elle n'a qu'à le dire à Pierre qui la redirigera vers d'autres productions. Suivant. »
Pendant que Simon continuait de l'assommer avec des problèmes qui requérait plus l'expérience d'un prof' de collège que d'une cheffe d'entreprise, Watson se distrayait avec les dossiers qu'Helena lui avait remis. Plusieurs humaines, une louve-garou, deux sirènes
Un autre dossier retint son attention. « Simon, coupa-t-elle en lui donnant la farde intitulée Lily Hawkins, prends ça et appelle Philips, je veux qu'il se renseigne sur elle.
— Un problème ?
— La fiche mentionne qu'elle n'a aucune expérience dans le X, je veux m'en assurer.
— Cela va faire des frais.
— M'en tape, je préfère dépenser dix mille balles pour une enquête inutile que de risquer une infiltration de la concurrence.
— Je m'en occupe de suite. »
Les vraies, celles mi-femme mi-oiseau, pas celles à moitié poisson
et une minotaure. « Un dossier intéressant, pensa-t-elle, il y a encore peu de femmes minotaure dans le circuit et leurs gros atouts sont aussi juteux que le marché autour de la lactophilieLa fétichisation du lait et de la lactation
, avec un peu de chance, elle fera une bonne recrue. » Un autre dossier retint son attention. « Simon, coupa-t-elle en lui donnant la farde intitulée Lily Hawkins, prends ça et appelle Philips, je veux qu'il se renseigne sur elle.
— Un problème ?
— La fiche mentionne qu'elle n'a aucune expérience dans le X, je veux m'en assurer.
— Cela va faire des frais.
— M'en tape, je préfère dépenser dix mille balles pour une enquête inutile que de risquer une infiltration de la concurrence.
— Je m'en occupe de suite. »
S'il était une qualité que mademoiselle Watson possédait et appréciait chez elle, c'était son petit côté parano. La plupart des gens diraient que c'est un défaut mais dans son esprit, c'est ce qu'on peut avoir de mieux quand on fait ce job. Elle disait toujours que quand on se trompe neuf fois sur dix, on évite plus d'emmerdes que quand on a raison neuf fois sur dix. Quant à Desmond Philips, ses services coutaient la peau du cul, mais au moins lui était fiable, efficace et discret. « Autre chose, Simon ?
— Non, mademoiselle.
— Enfin ! Lâcha-t-elle dans un petit cri de soulagement en s'étirant dans son fauteuil. Bon, les rendez-vous d'aujourd'hui ?
— Monsieur Cardin à dix heures pour vous parler de Badwolf, madame Shirley à treize pour préparer la prochaine réunion sur le budget alloué aux chaînes orientées LGBTQ+, Acacia Siberia à quinze pour le rattachement de Morning Woodknot à notre studio et Chick-a-go Bull à seize heures trente pour la finalisation de son contrat avec nous.
— Formidable, ironisa Watson. Dis, peut-être que je me trompe mais on n'a pas des gens payés exprès pour négocier le rattachement d'un studio indépendant à notre label et les contrats de nos futures stars ?
— Euh… oui, c'est vrai, mais mademoiselle Siberia a exigé de discuter directement avec vous des questions éthiques concernant la protection des intérêts des dryades au sein d'une entreprise humaine. Quant à monsieur Bull, il a accepté de signer dans notre studio à la seule condition d'un entretien avec vous.
— Simon ?
— Oui mademoiselle Watson ?
— Si jamais Moon revient un jour pour nous expliquer qu'elle vit dans un monastère au sommet d'une montagne et passe son temps à méditer et boire du lait de yak, rappelle-moi de lui dire que je ne lui en veux plus de nous avoir plantés là du jour au lendemain.
— Très bien mademoiselle.
— Bon. Sur ce, je crois que j'ai mérité une petite pause. Merci mon cher Simon. Quand tu auras appelé Philips, tu irais me chercher une tasse de thé à la menthe et un éclair au chocolat s'il te plait ?
— Entendu. »
— Non, mademoiselle.
— Enfin ! Lâcha-t-elle dans un petit cri de soulagement en s'étirant dans son fauteuil. Bon, les rendez-vous d'aujourd'hui ?
— Monsieur Cardin à dix heures pour vous parler de Badwolf, madame Shirley à treize pour préparer la prochaine réunion sur le budget alloué aux chaînes orientées LGBTQ+, Acacia Siberia à quinze pour le rattachement de Morning Woodknot à notre studio et Chick-a-go Bull à seize heures trente pour la finalisation de son contrat avec nous.
— Formidable, ironisa Watson. Dis, peut-être que je me trompe mais on n'a pas des gens payés exprès pour négocier le rattachement d'un studio indépendant à notre label et les contrats de nos futures stars ?
— Euh… oui, c'est vrai, mais mademoiselle Siberia a exigé de discuter directement avec vous des questions éthiques concernant la protection des intérêts des dryades au sein d'une entreprise humaine. Quant à monsieur Bull, il a accepté de signer dans notre studio à la seule condition d'un entretien avec vous.
— Simon ?
— Oui mademoiselle Watson ?
— Si jamais Moon revient un jour pour nous expliquer qu'elle vit dans un monastère au sommet d'une montagne et passe son temps à méditer et boire du lait de yak, rappelle-moi de lui dire que je ne lui en veux plus de nous avoir plantés là du jour au lendemain.
— Très bien mademoiselle.
— Bon. Sur ce, je crois que j'ai mérité une petite pause. Merci mon cher Simon. Quand tu auras appelé Philips, tu irais me chercher une tasse de thé à la menthe et un éclair au chocolat s'il te plait ?
— Entendu. »
Alors qu'il sortait, une autre silhouette fit son apparition dans l'encadrure de la porte. « Hum… Mademoiselle Watson ?
— Bon, bah pour ma pause détente, c'est raté, soupira-t-elle. Entre Suzie. »
— Bon, bah pour ma pause détente, c'est raté, soupira-t-elle. Entre Suzie. »
Suzie Whistle entra en ondulant sa longue queue écailleuse sur le tapis, ses hanches remuant de gauche à droite comme un pendule hypnotisant tout comme ses seins qui eux remuaient de haut en bas. La jolie lamia
— Et bien euh… mademoiselle Watson, je… »
Une femme serpent donc
enroula sa queue en un petit monticule circulaire avant de se poser dessus comme s'il s'agissait d'un siège. « Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?— Et bien euh… mademoiselle Watson, je… »
La jeune femme rougissait à vue d'œil et devenait presqu'aussi écarlate que le motif d'œil en écailles qui ornait son dos, le reste étant dans des tons plus carmin ou marron sombre, et son regard évitait soigneusement de croiser celui de sa patronne. « Écoute, Suzie, si c'est une mauvaise nouvelle, j'en entend depuis une demi-heure, alors une de plus ou de moins…
— Je… commença-t-elle en respirant un bon coup, je voudrais… un congé.
— Encore ?! Tu ne devais pas tourner cette semaine ?
— Oui, siffla Suzie tout bas. C'est… ma mue.
— Raaah Suzie, j'ai plus souvent mes règles que tu n'as de mues et pourtant j'ai raté moins de jours de boulot que toi sur toute ma carrière.
— Je suis désolée, mademoiselle, déclara l'actrice toute honteuse et les yeux humides.
— Nan mais t'excuse pas, c'est la nature, on n'y peut rien. C'est juste qu'avec toi, la nature choisit toujours le pire moment. Bon, on est quel jour aujourd'hui ? Demanda la patronne en tapotant les doigts sur le bureau.
— Mercredi.
— Bon, bah prend le reste de la semaine. Tu reviendras lundi. Je préviendrai Pierre quand je le verrai.
— Merci cheffe.
— Pas besoin de me remercier. »
— Je… commença-t-elle en respirant un bon coup, je voudrais… un congé.
— Encore ?! Tu ne devais pas tourner cette semaine ?
— Oui, siffla Suzie tout bas. C'est… ma mue.
— Raaah Suzie, j'ai plus souvent mes règles que tu n'as de mues et pourtant j'ai raté moins de jours de boulot que toi sur toute ma carrière.
— Je suis désolée, mademoiselle, déclara l'actrice toute honteuse et les yeux humides.
— Nan mais t'excuse pas, c'est la nature, on n'y peut rien. C'est juste qu'avec toi, la nature choisit toujours le pire moment. Bon, on est quel jour aujourd'hui ? Demanda la patronne en tapotant les doigts sur le bureau.
— Mercredi.
— Bon, bah prend le reste de la semaine. Tu reviendras lundi. Je préviendrai Pierre quand je le verrai.
— Merci cheffe.
— Pas besoin de me remercier. »
Au moment où Suzie allait s'en aller, Watson l'arrêta. « Ah, tant que tu es là. Tu me ferais pas une petite faveur ?
— Une faveur ? Vous voulez dire, pour mon congé ?
— Non, ça c'est déjà réglé. Je pensais juste que… non, c'est bon, oublie ça.
— Dites-moi, cheffe.
— Ben… c'est juste que tout le monde raconte que tu fais des cunis d'enfer et qu'aucune de tes partenaires n'a eu besoin de simuler pour prendre son pied. Et comme je vais avoir une journée stressante, j'ai pensé que tu pourrais me faire un petit massage relaxant avec ta langue… »
— Une faveur ? Vous voulez dire, pour mon congé ?
— Non, ça c'est déjà réglé. Je pensais juste que… non, c'est bon, oublie ça.
— Dites-moi, cheffe.
— Ben… c'est juste que tout le monde raconte que tu fais des cunis d'enfer et qu'aucune de tes partenaires n'a eu besoin de simuler pour prendre son pied. Et comme je vais avoir une journée stressante, j'ai pensé que tu pourrais me faire un petit massage relaxant avec ta langue… »
Le visage de la demoiselle ophidienne s'illumina et sa langue frétilla dans un sifflement qui émoustilla la directrice. « Si je comprends bien, il s'agit juste de s'amuser entre filles, en dehors du travail.
— C'est ça. Juste une meuf qui a besoin qu'on s'occupe d'elle et qui rendra la faveur à sa copine quand elle aura fini sa mue.
— Si c'est que ça… »
— C'est ça. Juste une meuf qui a besoin qu'on s'occupe d'elle et qui rendra la faveur à sa copine quand elle aura fini sa mue.
— Si c'est que ça… »
Suzie fit demi-tour et referma la porte derrière elle, puis disparut derrière le grand bureau en acajou, zigzaguant entre les meubles dans une reptation silencieuse, sexy et sensuelle que Watson ne put hélas pas saisir. Par jeu, la lamia usait de son instinct de prédatrice pour surprendre sa supérieure, désormais sa cible, qui se dressa pour scruter la pièce à sa recherche. Sa surprise survint lorsqu'elle sentit son séant serré par sa serpentine subalterne polissonne qui s'était insinuée sous son fessier.
« Petite futée ! »
Suzie venait de déboutonner le jean de Watson, le baissant jusqu'aux chevilles, accrochant la culotte bleue avec, exposant son magnifique cul doux et ferme. L'humaine écarta les jambes, impatiente d'expérimenter les talents de la performeuse dont toutes les partenaires féminines faisaient l'éloge. Dans un premier temps, la langue de Suzie remua pour mieux humer l'excitation de sa patronne et la rangea pour en savourer son odeur puis, dans un second temps, la ressortit pour titiller de ses deux pointes les lèvres gonflées et légèrement humides. Elle savait y faire, avant même de faire carrière dans le X, la lamia avait eu quelques relations avec des filles et bien compris l'utilité de son organe ophidien pour les faire jouir, par la suite sa popularité n'avait fait que grimper grâce à Redmoon. Beaucoup d'actrices demandaient à travailler avec elle, d'acteurs aussi d'ailleurs, mais c'était rare, pas que Suzie soit homosexuelle et réfractaire aux hommes, elle trouvait juste plus plaisant de satisfaire une femme avec sa langue et ici, c'était la directrice du studio en personne, une légende dans le milieu, tant pour sa carrière courte mais variée devant la caméra que celle de dirigeante d'un studio renommé qui avait su se faire une place de choix dans l'industrie avec un franc parler et une décontraction surprenante pour une femme qui entre dans la trentaine, une attitude que le conseil d'administration avait fini par accepter après que les différents producteurs historiques de Redmoon la portèrent à la tête de l'entreprise. Or, à cet instant, cette même cheffe d'entreprise était penchée sur son bureau, le visage posé sur ses bras croisés, pantalon baissé à se faire avaler la chatte par une couleuvre. Sa technique était parfaite, dès que la langue fendue toucha ses lèvres, elle ne put contenir un gémissement qui lui fit oublier tous les problèmes de cette journée et plus encore lorsque Suzie atteignit son clitoris. Heureusement, la pièce était insonorisée, personne ne l'entendait gémir alors qu'on lapait son entrejambe avec une dextérité insoupçonnée. Proche de l'orgasme, Watson repoussa le visage de Suzie avant de tirer sa basket de la jambe droite de son jean, puis s'étala sur le bureau, un pied sur le bord, l'autre pendant, les cuisses écartées dans une position plus confortable. « Comme ça tu vas pouvoir me la bouffer proprement » lança-t-elle, ce que sa partenaire fit sans se faire prier, s'insinuant entre les chairs ouvertes, s'infiltrant sans aucune résistance dans cette chatte délicieuse, centimètre par centimètre, touchant presque le fond. C'était comme un tentacule, mais, plus doux, plus précis, un scalpel ciblant les zones les plus sensibles de son sexe. Watson se noyait dans le plaisir, elle ne gémissait plus, elle criait, des sons stridents intermittents entrecoupés d'invectives du genre Oh putain oui !, C'est trop bon ! ou Mets-la tout au fond !, les mains fermement accrochées aux cheveux roses comme une bouée de sauvetage. Ça faisait que quelques minutes, même pas dix, et l'humaine était déjà aussi écarlate que les écailles de la lamia, au bord des larmes, en sueur, la respiration saccadée. Cette langue frémissait en elle, comme si elle avait sa volonté propre, un serpent entre les dents d'un autre, stimulant son point G, passant sa cervelle au court-bouillon aromatisé à l'ocytocine. Elle faillit défaillir quand l'orgasme finit de lui griller les neurones, hurlant à pleins poumons, le corps secoué de spasmes frénétiques, manquant d'arracher une poignée de cheveux à celle qui était toujours en train de lui faire son bouche-à-bouche spécial.
Toujours sous le coup de quelques soubresauts, répliques du séisme qui l'avait agitée, Watson reprenait lentement son souffle. Suzie s'était relevée, essuyant d'un revers de la manche ses lèvres et son menton encore dégoulinants. La demoiselle fit le tour du bureau et se pencha vers sa patronne pour l'embrasser. « C'était comment ?
— Hm, pas mal. Répondit-elle avant que les deux femmes n'éclatent de rire.
— On se reverra lundi alors, après ma mue.
— Ça marche.
— J'ai hâte de savoir si toi aussi, tu es douée autant qu'on le dit.
— Comparée à toi, je suis une débutante.
— On verra ça. À plus, cheffe. »
— Hm, pas mal. Répondit-elle avant que les deux femmes n'éclatent de rire.
— On se reverra lundi alors, après ma mue.
— Ça marche.
— J'ai hâte de savoir si toi aussi, tu es douée autant qu'on le dit.
— Comparée à toi, je suis une débutante.
— On verra ça. À plus, cheffe. »
Tandis qu'elle sortait, Whistle recroisa Simon devant la porte, un plateau à la main. Il la salua et se présenta devant sa supérieure débraillée et affalée sur le bureau en acajou, les cuisses encore ouverte, puis posa près d'elle, sur la pile de papiers, l'en-cas qu'il avait apporté. « Votre thé avec un éclair au chocolat mademoiselle, annonça son assistant en ne prêtant pas attention à la position scabreuse de son employeuse.
— Crème fraîche ou pâtissière ?
— Pâtissière.
— T'es le meilleur, Simon. »
— Crème fraîche ou pâtissière ?
— Pâtissière.
— T'es le meilleur, Simon. »
Il est 8 h 15 aux studios Redmoon et la matinée de sa présidente, mademoiselle Booby Watson, prend une direction des plus agréables.
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Commentaires ()
Univers très bien recréé d'ailleurs.
Puis boum, je découvre un bestiaire fantastique !
Encore une idée très originale.
Bravo !
@Slaanesh Oui, c'est quelqu'un que j'aimais beaucoup aussi.
@Wedreca Pour ce vraq et le précédent, j'ai eu un petit coup de pouce niveau inspiration ^^
Alors, voilà :
Tu m'étonneras toujours, Pygmalion !
Tu trouves toujours des idées plus barrées les unes que les autres. Cette fois-ci, c'est un bestiaire érotique que tu nous proposes (et oui, moi aussi, j'ai repéré les tentacules :P).
Bravo pour ce récit des plus... lunaire ^^'.
Vais faire de drôles de rêves… ^^
Et je n'ai pas collé de tentacules, je les ai mentionnées, une seule fois. C'est pas pareil.
Et évidemment, tu n'as pas pu t'empêcher d'y coller des tentacules... ;)