Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Quickie sans lendemain — Chapitre 1 · Les quickies de Wed
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Quickie sans lendemain
Chapitre 1 · Les quickies de Wed
Par cette belle journée, encore ensoleillée pour quelques heures, assise à la terrasse d'un café, la femme sirotait son Perrier citron tout en observant les passants défiler sous ses yeux…
À quarante ans passés, moulée dans son tailleur parfaitement ajusté, Hélène était ce que l'on peut appeler une très belle femme (une milf, diront certains). Sa jupe, relevée au-dessus du genou, laissait apparaître le galbe parfait de ses longues jambes croisées. Quant à ses sandales à talons hauts, décorant magnifiquement de jolis pieds aux ongles vernis, elles ajoutaient sans conteste la touche "classe et sexy" parachevant admirablement le tableau. Mais si le chignon blond dégageait une nuque qui ne demandait qu'à être baisée, aucune bouche ne s'y aventurait plus.
Car Hélène était seule… désespérément seule…
Après son divorce, il y a plus d'un an, elle n'avait plus jamais goûté au plaisir d'une peau contre la sienne… et malgré les apparences, cela lui manquait terriblement.
"Tu n'as pas de cœur ! Une beauté froide, voilà ce que tu es ! Personne n'osera t'aborder… jamais !", avait lâché son ex-mari lors d'une de leurs dernières disputes.
Si, sur le coup, cela l'avait piquée dans son orgueil, à présent, elle prenait réellement conscience des mots durs qu'il avait eus pour elle. Plus d'un an qu'aucun homme n'avait tenté sa chance : un an sans contact charnel… un an sans amour !
Si, sur le coup, cela l'avait piquée dans son orgueil, à présent, elle prenait réellement conscience des mots durs qu'il avait eus pour elle. Plus d'un an qu'aucun homme n'avait tenté sa chance : un an sans contact charnel… un an sans amour !
Alors, quand l'homme à la table d'à côté la fixa du regard, un sourire aux lèvres, elle sentit son cœur s'emballer… comme cela ne lui était pas arrivé depuis longtemps.
Décroisant puis recroisant ses jambes, elle sentit même poindre le début d'une moiteur bien significative. Cela ne lui ressemblait pas, et pourtant, elle ne pouvait détacher son regard de celui qui osait le contact.
Puis, le plus naturellement du monde, l'homme se leva pour venir à sa rencontre. Sa main sur le dossier de la chaise d'en face, ses attentes étaient on ne peut plus claires.
— Puis-je ?
— Heu… Oui, bien sûr…
— Heu… Oui, bien sûr…
Décontenancée, Hélène n'avait pas trop su quoi répondre. Alors, c'est sans doute son cœur, affolé dans sa poitrine, qui avait répondu à sa place. Elle avait d'ailleurs l'impression que l'homme pouvait l'entendre battre comme un fou, de là où il était.
Beau, grand, la quarantaine lui aussi, son regard perçant était littéralement en train de déstabiliser Hélène… de la déshabiller, même… et elle adorait ça !
Ses yeux bleus, pareils à deux lagons, agissaient comme un aimant sur ceux de la femme. Et quand bien même elle arrivait à s'en détacher, ce n'était que pour tomber sur sa bouche, si sexy qu'elle imaginait déjà des tas de choses s'y promener.
Ses yeux bleus, pareils à deux lagons, agissaient comme un aimant sur ceux de la femme. Et quand bien même elle arrivait à s'en détacher, ce n'était que pour tomber sur sa bouche, si sexy qu'elle imaginait déjà des tas de choses s'y promener.
Alors que la conversation durait depuis un bon moment et qu'il avait déjà su la captiver et même la faire rire, Hélène ne pouvait nier qu'à présent, elle n'écoutait absolument plus rien. Plus que les mots, tout ce qui lui importait à l'instant était ses lèvres charnues qui l'hypnotisaient comme un appel physique mi-sensuel, mi-sauvage.
Puis une certaine chaleur emplit son ventre. Les yeux d'Hélène étaient à présent posés sur les mains viriles du bel inconnu, dont elle approchait les siennes, millimètre par millimètre, comme pour ne pas effrayer l'animal.
C'est lorsqu'elles entrèrent en contact et que leurs doigts se mélangèrent qu'Hélène se sentit couler. Un cap était franchi : elle le voulait à elle… contre elle… en elle !
***
Le sol jonché de leurs habits, la chambre d'hôtel ressemblait à un champ de bataille. À peine étaient-ils entrés que l'homme avait plaqué Hélène contre le mur de l'entrée pour l'embrasser fougueusement. Puis l'attrapant par la taille, il l'avait soulevée pour la poser sur un petit meuble, à hauteur idéale.
Relevant sa jupe jusqu'à ses hanches, il y avait glissé la main pour atteindre son antre bouillant. Et tandis qu'il la doigtait, à l'en faire gémir sans honte, ses doigts à elle étaient partis à l'assaut de la bosse dans son pantalon. Tout y était passé : boucle de ceinture, bouton, braguette… Aucun obstacle n'avait résisté à la main déchaînée qui avait enfin fini par se glisser dans le caleçon de l'Apollon.
Tout en continuant d'embrasser son amant, elle avait tenu fermement la chose qui n'avait cessé de grossir entre ses doigts. Puis, n'y tenant plus, elle avait lâché ses lèvres pour s'agenouiller devant le membre dressé.
Que sa verge était belle… Qu'elle semblait appétissante…
Elle l'avait alors sucé comme jamais elle n'avait sucé. Telle une affamée de sexe, elle s'était goinfrée de cette bite, à en perdre le souffle. Il fallut que ce soit lui qui la détache de force de sa queue ne demandant qu'à gicler.
Il l'avait ensuite portée jusqu'au lit où, enfin, ils s'étaient mutuellement arraché leurs vêtements dans un furieux et sulfureux combat. Puis, c'est après un cunnilingus qui faillit lui faire perdre la raison, qu'Hélène avait repris les rênes.
Chevauchant à présent son amant, les mains posées sur son torse musclé, le sexe dur coulissait dans le sien, au rythme de son bassin. Son chignon avait libéré sa crinière féline, et ses ongles rouges mordaient dans cette peau ferme et satinée. Sauvage et libérée, entre les mains de cet homme, Hélène se sentait plus femme que jamais.
Elle aurait voulu que l'instant dure une éternité. Mais au fond de son esprit, tout au fond, une petite voix résonnait. Car Hélène le savait… elle savait que tout cela n'était pas vrai…
***
Au petit matin, la lumière qui filtrait entre les rideaux caressa la peau d'Hélène avant d'atteindre ses yeux pour la réveiller. Encore enveloppée des sensations de la veille, elle émergea difficilement. Son bel amant était là, le corps dénudé, beau comme un dieu grec… trop beau pour être vrai.
On pouvait dire que l'agence ne s'était pas foutue d'elle : l'homme correspondait parfaitement à ses critères. On ne lui avait pas menti sur la qualité du service. Si tous leurs employés mettaient la même passion à l'ouvrage, ils méritaient vraiment leur réputation.
Se sentir aimée et désirée avec tant d'ardeur avait été si délicieux. Mais maintenant que le rêve était fini, Hélène ne se sentait pas le courage d'affronter la réalité. Alors, même si la prestation comprenait le petit déjeuner au côté de l'homme de ses rêves, elle ne s'en sentait pas la force. Elle préférait encore garder à l'esprit les derniers moments qu'elle avait ressentis comme presque sincères. Et puis… elle avait son avion à prendre, de toute façon…
Alors, elle attrapa ses affaires et, après un bref passage à la salle de bain, elle referma délicatement la porte derrière elle et sortit.
***
Installée dans l'avion, Hélène regardait par le hublot. Les yeux dans le vague, les images de la nuit lui procuraient déjà une sensation de manque. Une boule au ventre et les yeux s'humidifiant, elle se demandait encore pourquoi elle s'était infligée ça. Pourquoi avoir voulu tricher ? Ça faisait tellement mal, après coup.
L'hôtesse venait de finir sa présentation des consignes de sécurité quand Hélène sortit machinalement son téléphone, resté éteint depuis la veille. Elle l'alluma pour vérifier une dernière fois sa messagerie avant le décollage. C'est à ce moment-là qu'elle entendit le tintement de la notification. C'était l'agence d'escorts :
Puis, l'avion prit de la vitesse, et bientôt ses roues ne touchèrent plus le sol…
Hélène resta là, figée, les yeux rivés sur son écran. Cette fois, les larmes se mirent à couler pour de bon. Son cœur s'arrêta alors pour laisser place à la rage, à la douleur…
… et à cette terrible envie de hurler.
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Commentaires ()
C'est un récit original et l'écriture est plaisante. Cette Hélène existe forcément quelque part. Une tranche de vie qui s'achève en surprise. Mais contrairement à d'autres je n'y vois pas de tristesse. Certainement, je l'espère pour elle, cette femme comprendra qu'une nouvelle vie était possible. Une nouvelle chance...
Bravo :)
En effet, votre vision de la fin peut être heureuse, ouvrant sur une nouvelle vie pour elle. C'est sans doute comme ça qu'il faut la voir.
En tout cas, merci pour votre lecture @Gwastell. C'est toujours un plaisir de recevoir un nouveau commentaire 😊.
Même si je sais que la fin est douloureuse 😞
Mais non, mais non, dis pas ça 😅.
Aaaaah... Ouais, bah je suis sûrement trop limité pour ta plume, c'est pas la première fois que je ne comprends pas la fin 😅
Je dirais simplement que la toute fin me rend un peu confus : elle prend l'avion mais regrette que son escort ne soit pas là le soir ? Alors qu'elle l'a vu la veille ? Ou bien elle était en train d'imaginer ladite nuit, et le message éteint son rêve ?
À la toute fin, on apprend qu'il n'y a jamais eu d'escort, et que c'était bien un inconnu qui l'a abordée, et qu'elle aurait pu vivre une belle histoire avec lui 😞. Mais malheureusement, comme elle est partie avant qu'il ne se réveille, elle n'a pas ses coordonnées, et ne le reverra sûrement jamais.
Du coup, tu vas trouver cette fin encore plus cruelle 😋.
Dans tous les cas, merci beaucoup pour ton commentaire, Zeltron 😘.
Merci encore une fois pour ton commentaire, @"Dumanoir" 😌.
J'ai l'impression que tu es en train de te goinfrer de mes quickies 😅. Attention à l'indigestion 🤢.
Merci beaucoup pour votre commentaire, @"Alain grad" 😊.
Super bien. :)
Merci beaucoup, @RandolphCarter 😘.
Merci pour ton com, @Pantaï 😘.