Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L’initiation d’Hélène, maîtresse d’école — Chapitre 8 · Le rêve éveillé
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L’initiation d’Hélène, maîtresse d’école
Chapitre 8 · Le rêve éveillé
Un souffle d'air chaud entre par la fenêtre entrouverte. La lumière dorée de l'après-midi s'allonge sur les murs clairs du salon. Hélène est allongée sur le canapé. Elle porte une robe d'été en coton léger, imprimée de fleurs dont le tissu froissé épouse les contours de son corps détendu. Le décolleté, un peu lâche, laisse entrevoir la naissance de sa poitrine. Un bouton s'est défait sans qu'elle s'en aperçoive. L'ourlet, remonté sur ses cuisses nues, dévoile la pâleur fine de sa peau. La robe semble avoir glissé toute seule, comme poussée par une main invisible.
Elle ne sait pas pourquoi elle est là, elle ne se souvient pas s'être assoupie. Le silence est dense, ouaté. Puis un son. La porte d'entrée s'ouvre. Des pas.
Elle ne bouge pas. Ses paupières, ses bras s'alourdissent aussi, comme si son corps tout entier flottait dans un entre-deux cotonneux, suspendu entre veille et sommeil. Son souffle est lent, presque régulier. Elle ne sait plus si elle rêve ou si elle est simplement là, abandonnée au moelleux du canapé, envahie par une torpeur douce. Mais dans cette somnolence trouble, une certitude s'impose. Elle sait déjà qui entre.
Elle ne bouge pas. Ses paupières, ses bras s'alourdissent aussi, comme si son corps tout entier flottait dans un entre-deux cotonneux, suspendu entre veille et sommeil. Son souffle est lent, presque régulier. Elle ne sait plus si elle rêve ou si elle est simplement là, abandonnée au moelleux du canapé, envahie par une torpeur douce. Mais dans cette somnolence trouble, une certitude s'impose. Elle sait déjà qui entre.
C'est comme si sa chair le reconnaissait avant sa pensée, comme si l'espace même du salon se modifiait à son approche. Elle n'a pas besoin de tourner la tête. C'est lui. L'homme de son trouble, de sa mémoire, de ce quelque chose qu'elle ne s'avoue pas encore vraiment. Éric.
Il ne dit rien. Il s'approche. Ses gestes sont calmes, précis, comme s'il avançait dans un sanctuaire. Hélène sent son cœur battre, mais dans le rêve, c'est un battement doux, presque tendre, loin de la panique. Elle ne tente pas de se couvrir. Au contraire, sa poitrine se soulève légèrement sous sa respiration, comme si elle voulait s'offrir à l'air, à la lumière, à lui. Sa robe, à peine refermée sur elle-même, glisse encore un peu.
Son corps, pourtant si souvent contenu, ne proteste pas. Il semble s'étirer vers la chaleur. Une chaleur naît entre ses cuisses, diffuse, lente, mais bien là, comme un feu ancien qui se remettrait à brûler. Elle sent cette chaleur grimper, s'élargir, la parcourir de l'intérieur. Elle a l'impression que sa peau l'appelle, qu'elle chuchote une invitation muette à être touchée, lue, apaisée. C'est comme si chaque pore était une attente, une supplique douce, offerte.
Il s'agenouille au bord du canapé. Elle voit ses mains s'approcher d'elle. Chaleureuses. Vivantes. L'une d'elles effleure sa joue avec une tendresse qui la désarme, son pouce suit la ligne de son visage, contourne la mâchoire, puis glisse sur sa gorge nue. Là où il la touche, sa peau s'échauffe, comme marquée d'une empreinte brûlante. Ce simple contact est une déflagration lente.
Hélène frissonne violemment. Un frisson qui remonte le long de son dos et fait trembler ses cuisses. Ses lèvres s'entrouvrent. Et elle pousse un gémissement, pas un soupir, pas une plainte, mais un vrai gémissement d'amante, chargé de faim, d'envie, de besoin. Un son qu'elle ne reconnaît pas, mais qui sort d'elle comme un appel ancien. Il ne dit rien. Il la regarde comme on regarde un paysage qu'on a toujours désiré atteindre. Hélène baisse les yeux, troublée, son souffle accroché à sa poitrine, les lèvres encore entrouvertes, battantes de désir.
Elle ouvre sa robe, comme on accomplit un geste déjà promis. Ses doigts ne tremblent presque pas, tant ce moment lui paraît inévitable.
Le coton fleuri glisse le long de ses épaules, caresse sa peau nue avec une tendresse sensuelle, puis se froisse au niveau de ses coudes avant de tomber en silence de chaque côté de son buste.
Elle la pousse sur les côtés, dénudant ses seins dans un geste volontaire, lent, habité.
Ils lui apparaissent soudain comme transformés : plus pleins, plus lourds, gonflés d'une attente ancienne, d'un désir contenu trop longtemps.
Le coton fleuri glisse le long de ses épaules, caresse sa peau nue avec une tendresse sensuelle, puis se froisse au niveau de ses coudes avant de tomber en silence de chaque côté de son buste.
Elle la pousse sur les côtés, dénudant ses seins dans un geste volontaire, lent, habité.
Ils lui apparaissent soudain comme transformés : plus pleins, plus lourds, gonflés d'une attente ancienne, d'un désir contenu trop longtemps.
Comme si, dans ce rêve, son corps exprimait enfin ce qu'elle avait toujours retenu. Ses tétons sont dressés, tendus, presque douloureux sous l'afflux de sang, vibrant d'une hypersensibilité nouvelle. Et alors, chose étrange, elle se voit d'en haut comme si son esprit quittait un instant son enveloppe spectatrice de son propre abandon, de cette nudité offerte. Elle n'a pas honte. Non. Elle se regarde avec une émotion silencieuse.
Elle se voit belle. Vivante. Vibrante. Elle se sent offerte, pleinement, et cela ne l'effraie pas. Elle l'accueille comme une révélation, comme si tout, enfin, tombait à sa place. Comme si cette ouverture de la robe, de sa chair, de son regard était l'acte le plus vrai de sa vie.
Éric pose ses lèvres sur son ventre. Il remonte vers sa poitrine, la caresse du bout des doigts, si lentement qu'elle en gémit à en perdre haleine. Un gémissement long, profond, qu'elle n'avait jamais laissé sortir jusque-là. D'ordinaire, elle reste silencieuse, retenue, presque absente à elle-même. Mais là, dans son rêve, c'est comme si chaque fibre de son être se mettait à chanter, à réclamer, à s'ouvrir.
Elle attend ses mains comme on attend la pluie après la sécheresse.
Elle les devine, les appelle sans un mot. Ses hanches ondulent à peine, mais l'offrande est claire. Elle écarte les jambes. Large. Comme une femme qui sait. Comme une femme qui n'a plus peur. Parce qu'elle a trop longtemps attendu. Parce qu'elle n'en peut plus de ne pas être prise.
Elle les devine, les appelle sans un mot. Ses hanches ondulent à peine, mais l'offrande est claire. Elle écarte les jambes. Large. Comme une femme qui sait. Comme une femme qui n'a plus peur. Parce qu'elle a trop longtemps attendu. Parce qu'elle n'en peut plus de ne pas être prise.
Elle veut être pénétrée. Pleinement. Par ce sexe dur qu'elle imagine en lui, tendu de promesse. Elle veut le sentir s'enfoncer en elle, avec force, avec élan, avec cette vigueur des hommes qui ne demandent plus, mais répondent. Elle veut être prise, sans chichi, sans détour, sans hésitation, comme une amante qui met le feu à son amant. Comme une femme qui s'abandonne avec fierté, avec rage, avec intensité. Même si ce mot, "prise", la bouscule encore un peu. Mais elle le pense. Elle le veut. Vraiment.
Il la pénètre. D'abord avec ses doigts, puis avec son corps, en elle. Et dans cet instant, elle a l'impression d'être soulevée, emportée, comme si la force de cette pénétration la décollait de la réalité. C'est puissant. Il la fait avancer. Physiquement, charnellement, elle sent qu'il la pousse quelque part en elle où elle n'est jamais allée. Et tout devient liquide, vibrant, habité. Elle sent la poussée régulière de ses reins, le poids de son corps, le souffle contre son cou.
Le plaisir monte. Plus fort que dans ses souvenirs. Il la prend, la possède, mais c'est elle qui s'ouvre physiquement, viscéralement. Son sexe s'ouvre en grand, avide, comme une gorge qui réclame, et elle sent ce sexe dur qui la pilonne avec la puissance d'un étalon fougueux. Ce mot, "pilonne", heurte un instant sa pudeur elle détourne les yeux dans le rêve, rougit peut-être, mais le mot revient, insiste, s'impose.
Elle le sent. Elle le vit. Elle écarte ses cuisses au maximum, sans la moindre retenue, sans défense, pour ne rien freiner, pour le laisser entrer pleinement, jusqu'au fond. Elle veut cette force, cette vigueur, cette prise sans ménagement qui lui fait sentir qu'elle est vivante.
Elle est une amante offerte, brûlante, et ce corps en elle la défonce avec une animalité irrésistible. Une chaleur déferle entre ses cuisses, immense, liquide, incontrôlable. Elle mouille abondamment, elle sent le flot couler, inonder, ouvrir encore, comme une source trop longtemps tarie.
Elle est une amante offerte, brûlante, et ce corps en elle la défonce avec une animalité irrésistible. Une chaleur déferle entre ses cuisses, immense, liquide, incontrôlable. Elle mouille abondamment, elle sent le flot couler, inonder, ouvrir encore, comme une source trop longtemps tarie.
Elle jouit. Violente. Entière. Chavirée. Sans retenue, sans pudeur, sans honte.
Comme une femme affamée, une amante incandescente, qui réclame, qui consume, qui se libère.
Une jouissance puissante, ravageuse, comme une vérité éclatée dans sa chair.
Elle crie dans le rêve. Mais ce n'est pas un cri ordinaire. Elle se voit soudain flotter au-dessus de son propre corps, suspendue dans la lumière dorée, témoin de son visage déformé par l'extase, de sa bouche grande ouverte, et de ce cri qui déchire l'air. Un cri venu du plus profond de son ventre, de cette chambre secrète où le silence avait trop longtemps régné.
Comme une femme affamée, une amante incandescente, qui réclame, qui consume, qui se libère.
Une jouissance puissante, ravageuse, comme une vérité éclatée dans sa chair.
Elle crie dans le rêve. Mais ce n'est pas un cri ordinaire. Elle se voit soudain flotter au-dessus de son propre corps, suspendue dans la lumière dorée, témoin de son visage déformé par l'extase, de sa bouche grande ouverte, et de ce cri qui déchire l'air. Un cri venu du plus profond de son ventre, de cette chambre secrète où le silence avait trop longtemps régné.
Ce cri la libère. Il traverse son corps comme une onde, fait vibrer ses reins, sa gorge, sa poitrine. Il est sauvage, nu, nécessaire. Elle comprend : elle n'est plus en train de subir sa vie. Elle la réclame. Elle la respire. Elle la hurle.
Elle se réveille en sursaut, encore affalée sur le canapé. Le souffle court, la bouche entrouverte, elle cherche à comprendre ce qui vient de se passer. Elle sent sa chair encore ouverte, sensible, engorgée. Comme si son sexe ne s'était pas encore refermé sur ce rêve. Son cœur cogne dans sa poitrine. Elle est essoufflée, le corps en sueur. La lumière pâle filtrant par les rideaux ne suffit pas à l'arracher complètement au rêve. Son corps reste tendu, vibrant.
Elle sent d'abord la fraîcheur humide sous elle, l'étrange moiteur entre ses cuisses, la trace physique de son abandon. Sa robe s'est entrouverte dans son sommeil, dévoilant un décolleté accentué par le glissement du tissu. Ses seins, gonflés, basculent à moitié hors du soutien-gorge. Et sous ses fesses, le coussin du canapé est trempé d'une auréole sombre, trahison silencieuse de son plaisir nocturne.
Instinctivement, elle porte la main entre ses cuisses pour vérifier ce qu'elle pressent déjà. Sa culotte est imbibée, moite, presque collante contre sa peau encore chaude. Une moiteur dense, tiède, indéniable. Elle reste figée, le souffle suspendu.
Une pensée la traverse, brutale : si son mari venait à voir cette tâche. Elle rougit, saisie par une honte soudaine. Il ne comprendrait pas. Il ne pourrait pas. Il faut faire disparaître les traces, vite. Elle se lève d'un bond, attrape un linge, se penche pour tamponner le tissu du coussin, essuyant fébrilement la preuve éclatante de ce rêve trop vrai.
Mais même ce geste ne suffit pas à effacer ce qu'elle sent encore en elle : un débordement. Un appel. Une vie qu'elle avait oubliée.
Elle se redresse. Une main sur le ventre. Une chaleur diffuse la traverse. Quelque chose en elle palpite. Elle ne comprend pas ce qui vient de se produire.
Elle se lève, quitte le salon à pas lents, encore étourdie. Dans la salle de bain, elle baisse sa culotte avec précaution, comme si le geste lui semblait irréel. Le tissu colle à sa peau, presque tiède, et, lorsqu'elle le retire, un fil translucide s'étire entre ses cuisses. Elle reste figée. Elle n'a jamais vu son corps ainsi.
La culotte est imprégnée, lourde, presque honteuse de vérité. Elle la tient au bout des doigts, hésite à la regarder, puis la fixe. Comme un témoin de ce qu'elle vient de vivre. Un témoin qu'elle ne veut pas, mais qu'elle ne peut nier. Alors, elle la froisse dans sa paume, la jette au fond du panier à linge comme une preuve gênante, intime, impossible à avouer.
En face du miroir, elle s'arrête. Elle est nue. Elle hésite, puis lève les yeux. Elle regarde son corps. Comme s'il était nouveau. Ses seins, pleins, sa taille encore dessinée, ses hanches. Elle ouvre le robinet, penche la tête au-dessus du lavabo et s'asperge plusieurs fois le visage d'eau fraîche. L'eau coule le long de ses joues, descend dans son cou, glisse entre ses seins.
Elle ferme les yeux, inspire lentement. Le contact de l'eau la réveille un peu plus. Puis, lentement, elle redresse la tête et affronte à nouveau son reflet. Elle pose ses doigts sur son bas-ventre. C'est bien elle. C'est encore elle. Mais différente.
Elle frissonne. Pas de honte. Pas encore. Juste une présence. Quelque chose s'est réveillé.
La matinée avance. Depuis son réveil, depuis ce rêve incandescent, elle a l'impression que le temps file à toute allure, comme si quelque chose s'était déclenché et ne voulait plus s'arrêter. Elle erre un instant dans la chambre, déroutée par la lumière du jour, encore lestée d'images moites. Il est déjà l'heure de s'habiller pour son rendez-vous chez Julien.
La matinée avance. Depuis son réveil, depuis ce rêve incandescent, elle a l'impression que le temps file à toute allure, comme si quelque chose s'était déclenché et ne voulait plus s'arrêter. Elle erre un instant dans la chambre, déroutée par la lumière du jour, encore lestée d'images moites. Il est déjà l'heure de s'habiller pour son rendez-vous chez Julien.
Elle ouvre l'armoire, les gestes ralentis, les doigts hésitants. Elle effleure les étoffes du bout des ongles. Chaque chemisier semble trop strict, trop opaque, ou trop sage. Elle en sort un, puis un autre, les repose. Elle sent la nervosité dans ses mains, l'accélération dans sa poitrine. Ce dont elle a rêvé ce matin ne peut pas ne rien changer.
Finalement, elle opte pour un chemisier blanc, fin, presque transparent à contre-jour. Elle le garde dans ses mains un long moment, le froisse légèrement entre les doigts, comme pour en éprouver la matière. En dessous, elle choisit un soutien-gorge ivoire, sobre, mais délicat. Elle hésite encore pour la jupe, en sort une grise, la repose, puis choisit une jupe droite bleu marine, stricte, mais bien coupée. Elle enfile des collants fins, puis des chaussures plates.
Elle se regarde une dernière fois dans le miroir. Quelque chose dans sa tenue lui semble audacieux, inhabituel. Comme si une part d'elle avait osé, timidement, sortir de l'ombre. Elle n'en change pas.
Elle se regarde une dernière fois dans le miroir. Quelque chose dans sa tenue lui semble audacieux, inhabituel. Comme si une part d'elle avait osé, timidement, sortir de l'ombre. Elle n'en change pas.
Dans le cabinet feutré, elle entre comme à chaque fois. Julien est déjà installé. Il se lève, lui tend la main. Elle la serre plus longuement que d'habitude. Mais cette fois, sa paume reste quelque seconde de plus dans la sienne. Ses doigts ne se contentent pas d'effleurer : ils se referment doucement, avec une tension perceptible, presque une supplique muette. Il y a dans cette poignée de main une chaleur qu'elle capte, qu'elle cherche, comme si elle avait besoin de s'ancrer à quelque chose de réel, de vivant. Un contact humain qui ne demande rien, mais qui offre tout.
— Bonjour, Hélène.
— Bonjour.
— Bonjour.
Elle s'assied. Croise les jambes. Garde les yeux baissés.
Le silence s'installe. Julien attend. Elle le sent. Et elle sent aussi cette agitation intérieure. Ce trouble qui monte.
Elle veut parler. Mais ne sait pas comment.
Le silence s'installe. Julien attend. Elle le sent. Et elle sent aussi cette agitation intérieure. Ce trouble qui monte.
Elle veut parler. Mais ne sait pas comment.
Puis, d'un souffle :
— J'ai rêvé de lui…
Julien ne commente pas. Il attend.
— Éric, dit-elle.
Ses doigts jouent avec l'ourlet de sa jupe.
— Il… il me touchait, murmure-t-elle, les yeux toujours baissés. C'était lent, doux… mais aussi intense. Il posait sa main sur mon visage, puis sur ma gorge, sans rien dire. Il descendait… doucement. Sa bouche, ses doigts… tout était précis. Je sentais chaque millimètre de peau comme éveillé d'un seul coup.
Elle inspire, hésite, puis poursuit :
— Ce n'est pas lui qui a écarté ma robe, murmure-t-elle, c'est moi. C'est moi qui l'ai ouverte. Parce que je voulais qu'il me voie, qu'il me désire. Dans ce rêve… je ne pouvais plus attendre. J'avais une furieuse envie d'être prise, possédée.
Elle marque une pause, le souffle court, puis poursuit :
— Il m'a regardée comme si j'étais… belle. Il a caressé mes seins, longs mouvements… je gémissais. Moi, qui ne gémis jamais. Il m'a pénétrée. D'abord avec ses doigts… puis… avec son sexe. Et là… j'ai senti mon corps s'ouvrir en grand. J'avais l'impression d'être soulevée, emportée, comme si son sexe me traversait. J'avais envie qu'il me prenne. Entièrement. Sans détour.
Elle s'interrompt, rougit, puis termine dans un souffle :
— Et j'ai joui. Mais vraiment. J'ai crié. Un cri qui venait du plus profond. Sans honte. J'ai joui comme une femme… comme une amante. Je ne m'étais jamais sentie aussi vivante. Même dans un rêve.
— Et je me suis réveillée… mouillée, dit-elle d'une voix plus basse. Pas seulement un peu…
— Et je me suis réveillée… mouillée, dit-elle d'une voix plus basse. Pas seulement un peu…
Elle hésite, rougit, puis reprend :
— Ma culotte était trempée. Et même, ajoute-t-elle plus bas, cette immense auréole sur le canapé... Une marque large, sombre, impossible à ignorer. Une preuve muette de ce que j'avais vécu dans ce rêve. C'était réel. Ce n'était pas juste un fantasme... Mon corps a… répondu. J'avais l'impression d'avoir été traversée, d'avoir lâché quelque chose que je retenais depuis des années. Et cette tache… c'était presque une signature de mon plaisir.
Elle baisse les yeux, honteuse de cette vérité crue. Ce qui la ronge, ce n'est pas tant le plaisir lui-même que la peur qu'il soit vu, découvert, jugé. Cette tache sur le canapé, large et sombre, elle l'a nettoyée à genoux, fébrilement, comme une bonne mère de famille sans histoire qui tente d'effacer une faute, une faille. Elle frottait, tamponnait, paniquée, comme si elle pouvait faire disparaître le plaisir lui-même avec un chiffon humide. Mais rien n'efface ce qui a vibré.
Rien ne peut gommer cette vérité-là.
Elle baisse la tête. Elle se sent rougir, mais n'ajoute rien. Elle l'a dit.
Julien l'observe sans expression. Ni surprise ni gêne.
Et puis, dans un murmure presque imperceptible, Hélène prononce :
Elle baisse la tête. Elle se sent rougir, mais n'ajoute rien. Elle l'a dit.
Julien l'observe sans expression. Ni surprise ni gêne.
Et puis, dans un murmure presque imperceptible, Hélène prononce :
— J'ai envie qu'on me touche.
— J'ai envie de sentir des mains sur moi… pas seulement dans un rêve, ajoute-t-elle après un silence. Des caresses, des baisers… là où je n'ose même pas le dire. Là… entre mes cuisses.
— J'ai envie de sentir des mains sur moi… pas seulement dans un rêve, ajoute-t-elle après un silence. Des caresses, des baisers… là où je n'ose même pas le dire. Là… entre mes cuisses.
Elle baisse la tête, sa voix tremble :
— J'ai envie de sentir… en moi… je n'arrive même pas à prononcer le mot. Son… enfin… ce qu'un homme a. Là, profondément.
— J'ai envie qu'on m'écarte… qu'on me prenne. Ce mot, "prendre", me heurte un peu. Il me brûle la gorge, m'arrête un instant. Mon souffle se suspend, mes joues rougissent. Je détourne les yeux, comme si je venais de me surprendre moi-même. Mais je le pense. Je le veux. Vraiment. Même si ce mot-là me fait honte, même s'il semble trop brut pour mes lèvres, il vibre en moi avec une vérité que je ne peux plus taire. Qu'on me… je n'ose même pas dire. Mais c'est là. Ce mot, elle ne voulait pas le dire. Il lui brûle la gorge, accroche sa respiration.
— J'ai envie qu'on m'écarte… qu'on me prenne. Ce mot, "prendre", me heurte un peu. Il me brûle la gorge, m'arrête un instant. Mon souffle se suspend, mes joues rougissent. Je détourne les yeux, comme si je venais de me surprendre moi-même. Mais je le pense. Je le veux. Vraiment. Même si ce mot-là me fait honte, même s'il semble trop brut pour mes lèvres, il vibre en moi avec une vérité que je ne peux plus taire. Qu'on me… je n'ose même pas dire. Mais c'est là. Ce mot, elle ne voulait pas le dire. Il lui brûle la gorge, accroche sa respiration.
Elle détourne les yeux, comme si quelqu'un l'avait entendue penser. Et pourtant, il s'impose, irrépressible, nu :
— J'ai envie qu'on me baise, souffle-t-elle enfin, dans un élan qui la fait frémir.
Et ce mot, si cru, résonne comme une délivrance. Il l'ébranle, mais la libère aussi. C'est là. Vrai. Brutal. Vivant. Et ce mot-là… il me brûle la gorge. Je n'ai jamais osé le prononcer. Pas pour être salie. Non. Pour être vraie. Pour être vivante. Pour qu'on me sente… toute.
Avec force. J'ai envie d'être prise comme une femme qui ne supplie plus, mais qui ose. Une femme qui brûle, même si elle a encore honte de l'avouer.
Elle se fige. Elle vient de le dire. Ces mots, elle ne les avait jamais entendus sortir de sa propre bouche. Elle les ressentait peut-être. Mais les dire ? Jamais.
Avec force. J'ai envie d'être prise comme une femme qui ne supplie plus, mais qui ose. Une femme qui brûle, même si elle a encore honte de l'avouer.
Elle se fige. Elle vient de le dire. Ces mots, elle ne les avait jamais entendus sortir de sa propre bouche. Elle les ressentait peut-être. Mais les dire ? Jamais.
Elle relève les yeux. Julien la regarde. Sa posture n'a pas changé.
— C'est une phrase importante, dit-il doucement. Vous êtes en train de poser votre main sur quelque chose de vrai, de profond. Ce n'est pas qu'un aveu, c'est une porte qui s'ouvre. Et vous venez de faire le premier pas pour l'habiter, réellement, avec votre corps et votre voix.
Elle sent ses larmes monter. Elle ne sait pas si c'est de honte, de soulagement, ou de vertige. Peut-être tout cela à la fois.
Elle hoche la tête. Les mots flottent encore dans l'air. « J'ai envie qu'on me touche. » Ils sont là, accrochés aux murs, suspendus.
Julien ne dit plus rien. Il la laisse respirer.
Elle hoche la tête. Les mots flottent encore dans l'air. « J'ai envie qu'on me touche. » Ils sont là, accrochés aux murs, suspendus.
Julien ne dit plus rien. Il la laisse respirer.
La séance touche à sa fin. Elle se lève lentement. Julien lui tend la main. Cette fois, elle la serre plus fort. Elle ne veut pas partir. Ou peut-être que si. Elle ne sait plus.
Elle s'arrête sur le seuil. Se retourne. Son regard le cherche.
— C'est la première fois… que je me sens femme, dit-elle. Pas juste épouse. Ou mère.
Julien incline à peine la tête. Son regard reste calme.
Elle sort. Et dans le couloir, elle sent encore la chaleur de ses propres mots.
Elle sort. Et dans le couloir, elle sent encore la chaleur de ses propres mots.
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Commentaires ()
J’adhère à 100 %
Avec quelles questions avant ou après ?
Et avant quels choix faire ?
Décidément il y a beaucoup de questions j'espère que les prochains épisodes répondront à vos questions.