Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Vacances au domaine — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Vacances au domaine
Chapitre 2
Je me jette sur mon téléphone, ouvre l’application, mais là aussi, il n’est plus là. Son profil n’est plus affiché. Et je n’ai aucun message en attente. Je ne veux pas y croire, mais je reste logique, et la logique dit que quand quelqu’un s’en va sans dire un mot, ce quelqu’un ne veut plus entendre parler de vous. Déçu je pose le téléphone sur mon lit.
La pièce est vide, silencieuse. Visiblement il est parti. Sans même me dire au revoir. J’attache ma serviette autour de moi et m’assois sur le lit, je fixe le mur blanc, perdu. Je ne sais pas quoi faire ni même quoi penser. Étant toujours dans mon monde, et ma famille étant loin, j’ai très peu d’interactions sociales, je n’ai pas d’amis à proprement parler et les seuls avec qui j’ai fait connaissance sont mes deux derniers plans.
Lorsqu’ils ont rompu leur relation avec moi, je n’ai rien ressenti, mais là c’est différent. Je me sens vide, je ressens un pincement au cœur. Pourquoi ? Je ne connais rien de Mathieu, rien de son monde à lui. Pourquoi suis-je triste de l’avoir perdu ?
Un bruit dans les couloirs me fait sortir de mes pensées, c’est une porte qui vient de claquer contre le mur. Il est bientôt 20 heures, les autres étudiants de la résidence sortent en ville, j’entends deux personnes parler entre elles. Je comprends assez distinctement qu’elles vont au bar, sur la place, assister à une finale de football.
Puis une vibration de mon téléphone, une notification, j’espère un court instant qu’il s’agit de Mathieu, un espoir très bref, il s’agit d’un message provenant de mon groupe de classe, ils invitent ceux qui veulent au bar pour voir la finale. Je déverrouille mon téléphone et réponds que je viendrai. Après tout, à quoi bon se morfondre. Il ne reviendra pas et cette sortie me changera les idées. Même si je resterai encore dans mon coin.
Je sors du lit et file m’habiller, j’enfile mes chaussures, éteins toutes les lumières, prends mes clés en main et je me dirige vers le frigo afin de me servir un verre de soda frais avant de partir. Arrivé devant, j’aperçois un post-it. Je me fige, mes clés tombent.
Sur le post-it, un numéro de téléphone avec un simple smiley « ;) ».
Sans attendre une seconde, j’envoie un message.
< Mathieu ???
Quelques secondes passent, une éternité pour moi.
> Salut Louis ;)
< C’est vraiment toi ?
> Oui, qui veux-tu que ça soit ?
Un sourire incontrôlé apparaît sur mon visage à la vue de ces messages.
< Tu aurais pu me dire au revoir.
> Haha, oui pardon tu as été long sous la douche, j’ai éjaculé tant que ça ?
< Il y en avait pas mal en effet, mais j’étais surtout perdu dans mes pensées, par rapport à ce qu’il venait de se passer et de l’histoire du Domaine
> Je comprends, je t’avoue que d’habitude je suis moins pressé par le temps. J’ai dû te tester et t’expliquer les choses vite, tu y as réfléchi ?
Je n’ose pas répondre à sa question, j’hésite encore. Tout va trop vite pour moi, alors j’esquive le sujet.
< Et du coup le test ? J’ai réussi ? Je t’ai bien sucé ?
> Oui ça va, il y a des progrès à faire de ce côté là, et pour les autres critères de sélections, ils sont validés. Bravo, il me faut juste ta réponse sur ta venue ou non au Domaine.
Mon ego prend un coup après ce message.
< Ah je suce pas très bien ? ... Des autres critères ?
S’ensuit une longue discussion entre lui et moi, il m’explique qu’au-delà de la performance sexuelle, il observe avant tout la personne, son comportement, ses manières, son environnement, sa façon de parler et surtout son hygiène corporelle. Afin de ne pas faire entrer n’importe qui au Domaine. Nous serons tous jeunes alors la plupart des gens auront peu d’expériences sexuelles, elle est donc reléguée au second plan lors du test.
Au fil de la discussion, je demande plus d’informations concernant le Domaine, il m’explique alors que le lieu sert aussi de chambres d’hôtes et de restaurant. La clientèle qui y séjournera est de haut standing, pas des millionnaires bien sûr, mais le prix pour participer aux soirées détentes est assez élevé, afin de financer la sécurité, le corps médical, la tranquillité ainsi que les paysages du Domaine. Il accueille des réguliers comme des vacanciers et organise des soirées avec différentes thématiques. D’où l’importance de la sélection des saisonniers. Le travail quant à lui est assez facile, mais suivant la température extérieure, il peut devenir physique. J’ai de fortes chances d’être cueilleur, mais je peux être assigné au tri des fruits ou à l’entretien des jardins et vergers.
Pendant les soirées détentes, si je ne reçois aucune carte Yourself de visiteurs ou si je ne veux pas faire de rencontre, je peux participer aux repas en tant que serveur ou barman pour éviter de passer la soirée seul.
Je prends donc mon courage à deux mains et accepte d’y aller. Après tout, autant tenter. Et il s’agira d’un bon entraînement pour vaincre ma timidité avant mon départ à Paris.
Mathieu m’envoie le contrat de travail à signer, me demande des informations administratives et m’envoie une liste de choses à prendre. N’ayant pas le permis, il me donne la gare dans laquelle je devrai me rendre. Rendez-vous le 1er juillet, un taxi m’attendra à la sortie de la gare pour m’amener au Domaine.
Ces coordonnées sont le dernier message reçu de sa part. Malgré plusieurs tentatives pour relancer une discussion avec des « Coucou », « Salut », « T’es mort ? », tous restent sans réponse. Très déçu et surpris, pensant que le courant est bien passé entre nous, lui resté de marbre, commencer une relation amicale avec moi ne l’intéresse pas.
Un peu plus de deux semaines passent et mon envie d’y aller commence à s’estomper, un doute pointe le bout de son nez, grandissant à chaque jour qui passe.
Me voici à la veille du départ, assis dans mon lit, je fixe mon billet de train et pèse dans mon esprit le pour et le contre de ce voyage. L’excitation n’étant plus au rendez-vous, le contre l’emporte avec assez d’avance.
Décidé à aller en gare me faire rembourser mon billet de train et tout abandonner avant qu’il ne soit trop tard, je me dirige vers mon téléphone, par terre en train de charger. Je le récupère, débranche le chargeur, le téléphone s’allume.
Mathieu : Hâte de te revoir demain !
Un déferlement de joie m’envahit, serrant mon téléphone et sautillant comme un enfant. La simple idée de revoir Mathieu recharger mes batteries à bloc et ma motivation fait son grand retour. Sans perdre de temps, je sors ma valise et commence à préparer mes affaires.
La liste des impératifs donnée par Mathieu en main, je commence à remplir la valise. Des vêtements pour une semaine, une trousse de toilette, notre parfum favori, notre chargeur de téléphone et nos papiers. Le reste sera disponible au Domaine.
Transporté de joie, mais aussi très énervé, je décide de ne pas répondre à Mathieu. Je le laisse dans le doute et ne confirme pas ma venue. Afin de voir s'il m’enverra à nouveau un message.
Le jour J arrive, je suis dans le train à mi-chemin, il reste 1 heure 30 de trajet et toujours le silence radio de Mathieu. Mes pensées s’orientent sans arrêt vers lui, je n’arrive pas à comprendre pourquoi est-ce qu’il m’ignore. Le temps passe, les musiques s’enchaînent dans mes oreilles et mon terminus se montre enfin.
Je me dirige en dehors de la gare et cherche la gare routière. J’aperçois au loin un homme. Il est vêtu d’un pantalon beige et d’un polo bleu clair assez classe. Il est très grand, mais aussi assez vieux, chauve. Il tient une pancarte écrit « LOUIS ».
Je suppose que c’est moi qu’il attend, c’est un homme intimidant, il regarde droit devant lui sans bouger d’un centimètre, droit comme un i. Je soupçonne qu’il s’agit d’un ancien militaire.
Timidement je m’approche de lui et marmonne :
— Oui bonjour, je suis Louis.
Il baisse les yeux et me regarde, d’abord mon visage, puis ma valise. Toujours sans avoir bougé, il me répond :
— C’est pour aller au Domaine ?
Ne supportant pas son regard, je fais mine de me retourner vers ma valise :
— Euuh oui c’est ça. S’il vous plaît.
Sans réponse de sa part, je l’entends se rapprocher de moi, un bras arrive dans mon champ de vision et s’empare de ma valise. Il s’en va en direction d’un parking, marche assez vite en faisant de longs pas sans me parler. Je peine à le suivre.
Je le vois sortir des clés de sa poche et entends un bip bip au loin d’une berline blanche possédant le taximètre sur son toit. Il se dirige vers le coffre et y met la valise, claque le coffre et me regarde :
— Tu peux t’installer à l’avant si tu veux.
Avec un ton si dur, est-ce réellement une invitation ? Ou un ordre ? L’idée de me mettre à côté de lui me met mal à l’aise. Pour un chauffeur de taxi, il n’a pas l’air très aimable. Il n’a pas souri une seule fois ni dit bonjour. Et le ton de sa voix, grave, est intimidant. L’idée ne m’enchante pas, mais mieux vaut ne pas le contrarier, m’installer à l’arrière rendrai l’atmosphère encore plus tendue.
J’ouvre donc la portière et m’installe à l’avant, lui s’installe en même temps que moi. Met le contact et entame une marche arrière. Nous sortons du parking, et entamons la route. Sans surprise, l’ambiance est glaciale. Mais heureusement la radio est là pour combler le vide. Ce n’est pas de la musique, mais les faits divers. Au bout de quelques minutes, nous nous insérons dans une route nationale. Quittant la ville, je commence à paniquer. Je n’ai pas grand-chose sur moi, 15€ en liquide, ma carte de débit ne passera pas. Les bourses d’étudiants étant suspendues pendant les vacances d’été, je suis dans le rouge depuis une semaine, ma carte ne passera jamais.
Hésitant, je lui adresse la parole :
— Euuh excusez-moi, combien de temps dure le trajet ?
— Un peu moins de 3/4 d’heure.
— D’accord merci, dis-je en le regardant, souriant.
— Un peu moins de 3/4 d’heure.
— D’accord merci, dis-je en le regardant, souriant.
Je ne laisse pas paraître mon angoisse sur mon visage, mais un coup de chaud m’envahit. 40 minutes de route, ça fait plus que 15€, c’est évident. J’avale ma salive, fixe la route et réponds :
— Désolé, mais je crois que je n’aurai pas assez sur moi pour vous payer, et ma carte ne passera pas non plus.
Un silence suit cette phrase. J’attends patiemment sa réponse, sans lâcher la route des yeux, cinq secondes passent, puis dix. Qu’attend-il pour me répondre ?
— Monsieur, vous m’avez entend...
Il me coupe la parole :
— Tu as été négligent, ce n’est pas une organisation digne d’une personne de ton âge. C’est pitoyable.
Je fixe toujours la route, le corps figé, le visage décomposé, je ne sais pas comment réagir. Je viens de me faire gronder comme un enfant par un homme que je ne connais pas. Je n’ose pas répondre tant cet homme me met une pression difficile à supporter.
Il parle à nouveau :
— Il y a d’autres façons de payer les gens. Ou du moins de les remercier.
Du coin de l’œil, je regarde mon conducteur qui montre du bout des doigts son entrejambe.
Je comprends évidemment ce qu’il insinue par ce geste, mais mon cerveau refuse de réagir. Je baisse la tête et regarde mes pieds, je croise mes mains et j’essaie de me faire le plus petit possible dans cette voiture.
Malgré tout je suis dans une impasse, n’ayant pas de quoi le payer, il me propose un arrangement. Et cet arrangement est simple : Être sa pute.
Je romps le silence qui s’est installé depuis quelques minutes :
— Vous voulez vous arrêter quelque part pour faire ça ?
— Non, en conduisant. Je n’ai pas que ça à faire.
— Non, en conduisant. Je n’ai pas que ça à faire.
Cette phrase me rassure, je suppose donc qu’il ne s’attend pas à du sexe anal.
— Vous êtes sûr ? Ce n’est pas dangereux ?
Il ne répond pas, mais il retire les boutons de son pantalon. S’installe le plus possible au fond de son siège afin de me laisser de l’espace.
J’ai beau m’être imaginé les pires scénarios possibles de ces vacances au Domaine toute la nuit, celui-ci, je n’y avais pas pensé. Il est encore temps de tout à annuler et de lui demander de faire demi-tour. Après tout je ne suis pas une pute, j’hésite un instant à envoyer un message de désespoir à Mathieu afin qu’il vole à mon secours. Mais je ne vois pas ce qu’il pourrait faire dans cette situation.
Mon envie de le revoir prend le dessus, dégoûté et résigné, je me penche vers lui et amène ma main droite vers son paquet afin de le caresser.
Son sexe est toujours dans son boxer, je malaxe son entrejambe tout en regardant la route. Je n’ose pas croiser son regard. J’espère le faire éjaculer rapidement. Très vite je sens une tige se gonfler, j’arrête donc de caresser et je plonge ma main dans son boxer, attrape sa queue et commence de légers va-et-vient. L’amplitude restreinte laissée par son boxer et son pantalon limite mes mouvements.
Je sens une touffe de poils, conséquente. Il ne s’est pas rasé depuis un moment. L’une de mes hantises, je déteste les poils. Je ne pensais pas que la situation pouvait s’aggraver, je me trompais. Son sexe n’est pas droit, il penche de mon côté. Il est plus large à la base qu’à son extrémité. Assez long, difficile à évaluer au vu de nos positions, mais plus grand que ma main.
Je détache ma ceinture et me baisse jusqu’à atteindre son sexe. Je le prends immédiatement en bouche et je descends à la moitié. J’entends mon inconnu expirer bruyamment. Je sens une odeur de sueur et de renfermé émanant de ses poils, mais il y a quelque chose en plus. Une odeur que je ne peux pas décrire et qui m’enivre. Elle est nouvelle pour moi, étonnamment pas désagréable, je dirai même que je l’apprécie ou plutôt qu’elle m’excite.
J’entame donc une gorge profonde, ma bouche se fraye un chemin au travers de tous ces poils jusqu’à atteindre la garde. J’attends quelques secondes puis remonte ma tête et la pose sur son ventre. Je continue de le branler, ma salive recouvrant son sexe, les mouvements sont maintenant plus simples.
Je reste un moment sur son ventre, son sexe étant à quelques centimètres de mon nez, je profite et savoure cette odeur tout juste découverte. Je regarde son gland apparaître et disparaître sous son prépuce. Je le masturbe pendant un moment puis j’entame une fellation, tout en caressant ces bourses.
Mon inconnu jusque-là impassible vient poser sa main sur mes cheveux et les caresse tout en conduisant. Une réaction qui ne correspond pas du tout à sa personnalité virile et qui me surprend, mais j’en suis ravi. C’est toujours agréable et cela rend la scène moins pesante.
Je n’avais jusque-là pas de motivation particulière, mais son geste change la donne. Je lâche ses bourses et serre sa tige. Frénétiquement je le branle en gardant en bouche son gland. Les mouvements circulaires de ses doigts accélérèrent traversant tout le contour de mon crâne. Je suis très sensible aux caresses, des frissons m’envahissent dans ma chevelure et descendent même parfois jusque dans mon dos.
De plus en plus excité et à l’aise, je me lève, et viens me positionner à genoux sur le siège passager, je croise mes tibias afin que mon poids repose sur mes genoux uniquement afin de ne pas salir le siège avec mes chaussures.
L’équilibre n’est pas facile à maintenir dans les virages, alors j’arrête de le branler et agrippe mes deux mains là où je peux, une sur sa portière, l’autre sur son genou pour éviter de tomber. C’est uniquement avec ma bouche que je dois le faire craquer. Je continue les va-et-vient en m’arrêtant parfois pour avaler ma salive. Bloquant son gland entre mes deux molaires, pousser jusqu’à ce que ma joue ne puisse plus s’étendre en donnant quelques coups de langue. Beaucoup de salive s’est accumulée dans sa forêt, alors avec mon t-shirt je l’essuie.
C’est à ce moment-là que l’hôte de cette queue quitte mes cheveux pour poursuivre les caresses le long de mon dos. Certainement la zone la plus réceptive de mon corps. Un petit gémissement sort de ma bouche, accompagné d’une lourde expiration. Avec le bout des doigts, il parcourt le long de mon dos avec une sensualité exemplaire, quant à moi, je commence à ne plus sentir mes lèvres et à avoir mal au cou, ma position n’est pas très confortable.
J’éjecte sa queue et la lèche, de bout en bout, exactement comme une glace. Je commence à avoir mal aux cervicales, alors je tourne ma tête qui jusque-là était posée sur son ventre dans l’autre sens et la fais reposer sur son siège, entre ses cuisses sous son volant. Cette vue m’offre un angle inédit sur ses testicules poilus et une autre face de sa queue.
D’un rapide coup d’œil pour ne pas me faire remarquer, je regarde la tête de mon conducteur. Toujours stoïque, il regarde droit devant lui, le visage toujours aussi fermé, ne véhiculant aucune émotion. J’arrête de le regarder et commence à gober, je dirais même manger ses testicules. Le contact de sa touffe de poils avec ma bouche est très désagréable, plusieurs poils se sont détachés et se baladent dans ma bouche.
Ne pouvant pas utiliser les mains, je n’ai d’autre choix que de subir. Mais les testicules pouvant maintenant toucher mon nez, décuple mon plaisir olfactif. L’odeur est plus forte ici et j’en profite. Je prends de grandes inspirations, qui s’entendent de plus en plus et entre dans un état de transe.
Il le remarque et parle :
— Je vois que tu aimes l’odeur d’un mâle alpha.
Je n’ai jamais vraiment attaché d’importance à ce terme désignant des hommes supérieurs aux autres, pensant que c’était des bêtises. Mais si cette odeur est réservée à ces hommes, j’espère en rencontrer à nouveau.
Ignorant ces dires, je continue à mettre le plus possible ses couilles dans ma bouche, cela me permet de coller mon nez contre sa peau. Les poils ainsi que la personne devraient me dégoûter, mais c’est l’inverse qui se produit. Je suis comme un affamé, je dirai même un drogué en manque de sa dose. M’engouffrant dans son entrejambe à la recherche de ma drogue. J’enchaîne avec d’énormes léchouilles partant de derrière les testicules, remontant jusqu’au bout de sa queue.
Sa main se baladant sur mon dos part pendant quelques secondes et apparaît à nouveau au niveau de l’élastique de mon boxer. Un doigt s’engouffre entre l’élastique et ma peau et fait plusieurs mouvements de bas en haut. Je sens le regard de l’inconnu se poser sur moi. Je lève les yeux. Ses bourses toujours en bouche. Nous nous regardons yeux dans les yeux, un bref instant. Attend-il quelque chose ? Mon autorisation peut-être pour aller plus loin ?
Sans vraiment réfléchir, je me cambre, tout en le fixant, afin de lui montrer que sa main peut pénétrer mon intimité. Sans rien laisser paraître, il relève les yeux et regarde à nouveau la route. Sa main s’engouffre dans mon boxer, puis caresse mes fesses. Étant assez grosse, une main et aussi large qu’une de mes fesses, il se balade donc, s’attardant sur l’une puis sur l’autre. Au bout d’un moment un de Ses doigts descend ma raie jusqu’à atteindre mon trou. Ce qui me provoque un autre gémissement.
Sans réellement le vouloir, je lui dis :
— Ce n’est pas prêt là bas.
Son doigt se fige sur mon trou. Puis sa main quitte mes fesses pour atterrir sur le volant :
— Je vois, toujours aussi négligent. Nous arrivons dans peu de temps de toute manière, rassis-toi sur le siège.
J’hésite à obéir, je veux continuer à bouffer ses couilles. Il me fixe à nouveau. Sans dire un mot, je quitte son sexe pour me rasseoir, lui se rhabille. J’attache ma ceinture et regarde le paysage défiler, pensant à ce qu’il vient de se passer. Je me demande si c’est réellement moi, car je prends du recul et je me rends compte que je viens de faire la pute, pour un homme qui ne m’attire pas du tout. Qui plus est, je suis devenu l’espace de quelques instants un drogué. Et je ne sais pas quoi en penser. Ce comportement ne me ressemble pas du tout.
Je me rends compte aussi que nous sommes dans un petit village, et que n’importe qui aurait pu voir ce que nous faisions.
— Nous arrivons bientôt, il y a quelques minutes encore.
J’espérais cette phrase le plus rapidement possible, mais les choses ont pris une tournure intéressante, le moment était devenu agréable, malgré sa froideur. Mais surtout, j’aurai aimé que cette odeur m’enivre encore un peu.
— Mais vous n’avez pas joui ? Dis-je en me tournant vers lui.
A peine ces mots prononcés, je me rends compte de la stupidité dont j’ai fait preuve. Pourquoi cette phrase sort-elle de ma bouche ? Ai-je réellement envie que tout ça continue ? Son attention est maintenant tournée vers mes fesses, mais personne n’a encore pénétré mon intimité, je n’ai pas envie que le premier soit ce monsieur.
— Je suis très endurant et ce qui m’intéresse n’est pas prêt. Alors on peut s’arrêter là.
Après ces paroles, nous tournons dans une petite allée bordée d’arbres fleuris, au bout une maison, du moins, un manoir sur plusieurs étages apparaît. La voiture fait le tour d’une fontaine et s’arrête devant des escaliers en pierre blanche.
Le conducteur sort de la voiture. Mon regard se tourne vers lui.
— J’espère qu’au retour tu seras moins négligent, auquel cas il faudra être préparé pour faire la course gratuitement.
Il claque la portière.
De l’autre côté, j’entends une autre porte s’ouvrir celle du manoir. Elle s’ouvre lentement. Un homme en costume noir en sort. Il se dirige vers moi et ouvre ma portière :
— Bienvenue au Domaine jeune homme.
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