Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Aux pieds du Maître — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Aux pieds du Maître
Chapitre 1
Septième étage sans ascenseur. Il faut savoir mériter sa soumission et reprendre son souffle avant de rejoindre son Maître, car une fois à ses pieds, il faut pouvoir être rapidement opérationnel avec la langue. Heureusement qu'un peu d'activité physique me permet de rester en forme malgré mon âge. Car dans quelques instants, je vais remettre ma liberté entre les mains d'un Maître qui a trente ans de moins que moi et qui ne souffre pas que son esclave soit limité dans sa servitude. Il exige le meilleur de celui qu'il a à ses pieds. C'est notre deuxième rencontre, pour la première, le Maître était descendu me chercher. Avoir le code est une première marque de confiance et d'autonomie pour venir me soumettre. Etre libre de venir se soumettre, un paradoxe déjà décrit comme la servitude volontaire.
Comment étions-nous entrés en contact ? J'avais découvert le profil du Maître sur un site de rencontre. A vrai dire, si le profil et les photos m'avaient attiré, en revanche, le nom du pseudo, que je garderai secret, ne m'inspirait pas. Mais je l'avais sauvegardé, car les pratiques décrites étaient en parfaite concordance avec mes fantasmes. Tout tournait autour du fétichisme et de la soumission aux pieds. Bien sûr, il y avait du classique : vénérer, masser, lécher... Mais c'était surtout la transformation en objet, comme repose-pied, et les humiliations décrites qui avaient retenu mon attention : manger par terre les restes de repas du Maître qu'il vous jette comme à un chien ou servir de larbin domestique. Bref, j'étais partagé sur le fait de contacter ce Maître.
Je multipliais les expériences avec un autre Maître rencontré sur le même site, avec qui les choses se passaient bien, même si j'avais l'impression d'aller vers des pratiques plus dures, m'éloignant de la soumission cérébrale que je recherchais à travers toutes mes rencontres.
Comme souvent, dans une forme d'impulsion, j'envoyais un message. Pourquoi ce jour-là, il est difficile de le dire. La relecture du profil et la photo d'une plante de pieds m'avaient sans doute excité, bien que le profil n'ait aucun commentaire. La réponse fût rapide et les échanges nombreux laissant à penser que, au fil des idées qui fusaient sur telle ou telle pratique, que nous pourrions nous accorder, même si j'ai toujours la crainte, qu'en passant au réel, la différence d'âge puisse rebuter. Nous avions pris un rendez-vous, pour une première rencontre, assez tard suite à un dîner de travail, au cours duquel j'avais été peu attentif, entre excitation et crainte. En effet, je fais des rencontres qu'à l'occasion de mes déplacements professionnels, même si je souhaite avoir des rencontres régulières permettant un dressage progressif et une soumission de plus en plus profonde.
J'avais donc découvert l'appartement très cosy du Maître, et surtout ses pieds, superbes, fins et avec de très beaux orteils. Mais ce qui m'a marqué, alors même que le Maître est jeune, c'est son autorité naturelle, avec une voix bien posée, qui donne des ordres précis et qui ne souffrent pas d'attente. Sans avoir besoin de matériel, le Maître m'avait rapidement rendu soumis comme j'avais rarement été, et surtout sans stress. Dans les autres plans, il y a toujours un moment où on aimerait que ça s'arrête et où on est moins excité, voire pire que les choses peuvent aller trop loin. Là rien de tel, j'ai léché les pieds dans toutes les positions et sur toutes les faces. Une des exigences du maître se focalise sur le passage de la langue entre les orteils, pied posé à terre. On y revient jusqu'à tant que ce soit le plus parfait possible. J'avais complètement perdu la notion du temps.
Le Maître m'a marqué de son urine, que j'ai pu boire un peu... J'ai compris que j'avais des progrès à faire en termes de fellation, mais le Maître avait l'air satisfait du léchage de ses couilles. Il a joui, au moins deux fois pendant la séance et m'a gentiment laissé jouir après m'avoir stimulé en me disant de me retenir.
***
Je n'arrivais pas les mains vide pour ce nouveau plan. J'étais passé dans une boutique BDSM pour faire quelques emplettes : un collier, des menottes de poignet et de cheville, un masque occultant pour les yeux, un paddle. Le Maître m'avait prévenu qu'il avait une laisse pour moi. J'étais passé dans un supermarché pour me procurer une gamelle de chien. Après avoir posé les accessoires sur la table basse à côté du Maître, je me suis mis aux pieds du Maître, qui était occupé sur son téléphone et ne faisait, délibérément, pas attention à moi. Au bout de quelques instants, l'ordre est tombé, sèchement. ‘Lèche'. Je me suis mis à lécher ses baskets, dessus puis sur les côtés et le rebord des semelles. Ce n'est pas ce que je préfère, car c'est vite écœurant, mais je n'ai pas à discuter les ordres. Si le Maître veut que ses baskets soient propres, c'est mon rôle de larbin de m'y employer. ‘L'autre'. Les ordres sont toujours aussi fermes et je passe à la deuxième basket.
Je n'arrivais pas les mains vide pour ce nouveau plan. J'étais passé dans une boutique BDSM pour faire quelques emplettes : un collier, des menottes de poignet et de cheville, un masque occultant pour les yeux, un paddle. Le Maître m'avait prévenu qu'il avait une laisse pour moi. J'étais passé dans un supermarché pour me procurer une gamelle de chien. Après avoir posé les accessoires sur la table basse à côté du Maître, je me suis mis aux pieds du Maître, qui était occupé sur son téléphone et ne faisait, délibérément, pas attention à moi. Au bout de quelques instants, l'ordre est tombé, sèchement. ‘Lèche'. Je me suis mis à lécher ses baskets, dessus puis sur les côtés et le rebord des semelles. Ce n'est pas ce que je préfère, car c'est vite écœurant, mais je n'ai pas à discuter les ordres. Si le Maître veut que ses baskets soient propres, c'est mon rôle de larbin de m'y employer. ‘L'autre'. Les ordres sont toujours aussi fermes et je passe à la deuxième basket.
Quand le Maître estime que le nettoyage et suffisant, il me dit de lui retirer ses baskets. ‘Sniffe l'intérieur'. Je respire à plein poumon, le nez à l'intérieur des baskets. Mon cerveau doit pouvoir s'imprégner de son odeur, pour pouvoir le reconnaître au milieu d'autres personnes, même les yeux bandés. C'est une marque d'appartenance absolue.
Nous avions donc pris un nouveau rendez-vous, après de nombreux échanges par messagerie, dans lesquels nous avions déjà échafaudé plusieurs scénarii pour des séances prochaines, preuve que l'un comme l'autre, nous avions envie d'inscrire cette relation dans un temps long. Cette séance de soumission m'avait transformé. Même si je continuais à avoir des échanges avec d'autres Maîtres, j'avais compris que c'était pour entretenir l'excitation plus que pour passer à l'acte, car j'avais surtout envie de revenir aux pieds de ce nouveau Maître.
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Commentaires ()
La suite, qui est en cours de validation, devrait répondre à votre attente avec une soumission qui va crescendo