Réel
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chaleur d'été — Chapitre 1 · Une dérive lente
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chaleur d'été
Chapitre 1 · Une dérive lente
J'ai 63 ans. Ancienne prof. C'est la première fois que je raconte une histoire ici. Parce que c'est aussi la première fois qu'il m'arrive quelque chose d'aussi éloigné de ce que je suis en général.
J'ai rencontré Evelyne il y a un an, dans un groupe de marche pour retraités. Je pense qu'on doit avoir à peu près le même âge. On a sympathisé, on est allées quelquefois courir un peu ensemble. Enfin, dix minutes maxi avant de marcher et de papoter. Sourire. On s'est invitées mutuellement pour prendre le café chez nous, j'ai rencontré une fois son mari, je pense qu'il doit plutôt bien gagner sa vie, ils ont une maison assez grande, avec jardin paysagé, alors qu'Evelyne m'a dit qu'elle avait travaillé dans une mairie au centre d'aide sociale. Revenu plutôt modeste donc j'imagine.
Bon, jusque là tout allait bien. Jusqu'à cette histoire que j'ai assez tournée et retournée dans ma tête pour me souvenir à peu près de tout je crois.
Cet été, on s'est donné rendez-vous, on est allées marcher un peu autour de chez elle, puis on s'est mises à l'ombre sur sa terrasse avec biscuits et citronnade. C'était fin juillet, il faisait assez chaud. Trop chaud en fait. C'était le milieu d'après-midi. On s'est plaintes chacune notre tour de la chaleur, on s'est lamentées en espérant que ça aille mieux demain, on s'est dit qu'on serait mieux au bord de l'eau, oui mais au bord de l'eau avec de l'ombre, bref on a un peu surenchéri en jouant à laquelle avait le plus chaud. Et puis à un moment, elle a dit : «Ça te dirait qu'on se fasse un jacuzzi toutes les deux ?
Je n'ai pas bien compris au début, pour moi un jacuzzi évoquait seulement un souvenir de grand bassin dans un hôtel avec d'autres clients.
— Comment ça ?
— J'ai un jacuzzi. Ici. On règle la température, ça fait des bulles ou des remous, ou rien du tout, c'est comme on veut. Tu vois le concept ?
— Euh… Oui pourquoi pas, ça ferait du bien, je savais pas, etc … Tu … tu aurais un maillot à me prêter ?
— Oui bien sûr. Mais … (je crois qu'elle a un peu hésité) Tu sais en général, moi, j'y vais plutôt à poil.
Petit rire. Et là C'est sorti sans réfléchir, je ne sais pas si j'ai eu peur de paraître ridicule ou un peu coincée, j'ai dit oui.
— D'accord, c'est pas un problème tu as raison, de toute façon on sera mieux qu'ici.»
Je n'ai pas bien compris au début, pour moi un jacuzzi évoquait seulement un souvenir de grand bassin dans un hôtel avec d'autres clients.
— Comment ça ?
— J'ai un jacuzzi. Ici. On règle la température, ça fait des bulles ou des remous, ou rien du tout, c'est comme on veut. Tu vois le concept ?
— Euh… Oui pourquoi pas, ça ferait du bien, je savais pas, etc … Tu … tu aurais un maillot à me prêter ?
— Oui bien sûr. Mais … (je crois qu'elle a un peu hésité) Tu sais en général, moi, j'y vais plutôt à poil.
Petit rire. Et là C'est sorti sans réfléchir, je ne sais pas si j'ai eu peur de paraître ridicule ou un peu coincée, j'ai dit oui.
— D'accord, c'est pas un problème tu as raison, de toute façon on sera mieux qu'ici.»
Je l'ai suivie dans la maison, toute en longueur. Je n'en connaissais que le salon et la cuisine. On est passées devant deux portes ouvertes sur des chambres plutôt lumineuses, assez classiques, et puis elle a ouvert celle de la salle d'eau. Et là, surprise. Une pièce aussi grande qu'une chambre, avec carrelage hyper moderne, large fenêtre à verre opaque ouvrant sur le jardin, très grande douche à l'italienne, meuble avec double vasque, et au fond le fameux jacuzzi, dans lequel on aurait pu tenir facilement à trois, quatre peut-être, encastré dans un sol surélevé de deux marches. Je me suis arrêtée à l'entrée avec un petit sifflement admiratif. Elle m'a souri et m'a juste dit «Ma petite folie» en ayant presque l'air de s'excuser.
Je n'ai même pas pensé à refermer la porte, je l'ai regardée mettre en route l'appareil qui s'est rempli assez vite d'une eau agitée de petits mouvements, puis j'ai vu qu'elle allait commencer à se dévêtir. Je me suis tournée de dos pour faire pareil. Une fois la culotte tombée au sol, je me suis retournée. On était nues toutes les deux, et je ne me sentais pas trop gênée comme je l'avais craint. Il m'était arrivé étant jeune de faire un peu de naturisme sur une plage, autant que je me souvienne je n'étais pas complètement à l'aise, mais enfin c'était quand même resté un souvenir plutôt sympa.
Je n'ai même pas pensé à refermer la porte, je l'ai regardée mettre en route l'appareil qui s'est rempli assez vite d'une eau agitée de petits mouvements, puis j'ai vu qu'elle allait commencer à se dévêtir. Je me suis tournée de dos pour faire pareil. Une fois la culotte tombée au sol, je me suis retournée. On était nues toutes les deux, et je ne me sentais pas trop gênée comme je l'avais craint. Il m'était arrivé étant jeune de faire un peu de naturisme sur une plage, autant que je me souvienne je n'étais pas complètement à l'aise, mais enfin c'était quand même resté un souvenir plutôt sympa.
J'ai dû la détailler du regard rapidement, ou alors c'est juste cette première image d'elle nue qui s'est imposée dans mes souvenirs malgré moi. Une poitrine un peu plus forte que la mienne, un peu tombante, aréoles larges. Ventre plat, cuisses un peu grosses. Je compare forcément avec moi, les jambes ça a toujours été ma fierté, fermes et assez minces, ça compense mon ventre et mes fesses un peu trop rebondis… Mais surtout ce que j'ai tout de suite vu, c'était sa toison plutôt bien fournie encore, brune, elle devait enlever juste ce qui risquait de dépasser, quel contraste avec moi qui ai pratiqué depuis longtemps l'épilation totale de manière quasi obsessionnelle (au grand dam de mon mari d'ailleurs). J'ai eu beau y repenser depuis, je ne sais pas quand j'avais vu une femme nue pour la dernière fois autrement qu'au cinéma.
On est entrées dans l'eau toutes les deux en se tenant la main, elle m'a faite asseoir à côté d'elle et j'ai compris pourquoi en sentant un jet d'eau un peu plus chaud qui venait nous masser les reins par à coups. Elle m'a demandé si ce n'était pas trop fort, c'était en fait super agréable. On est restées là un petit moment sans rien dire, l'eau était tiède, pas trop, juste bien, un vrai bonheur après la chaleur extérieure sur la terrasse. Je me souviens d'avoir fermé les yeux pour savourer l'instant. J'aimais le sentiment de relaxation, et j'étais soulagée, un peu amusée même, de voir que la nudité n'était pas un problème pour moi. Ce n'est pourtant pas dans mes habitudes, en dehors du lit à deux ou du médecin. Passons.
On n'a pas dit grand-chose durant un moment. Ça va, ça fait du bien, ce genre de banalités. On n'avait pas fermé la porte de la pièce, j'ai demandé si personne ne risquait d'arriver, elle m'a rassurée en me disant que non, que personne ne nous verrait à poil. Je crois que c'est à ce moment qu'elle a enchaîné en me demandant si elle pouvait me poser une question.
« Oui bien sûr.
J'ai senti qu'elle hésitait un peu, puis qu'elle se lançait.
— Ça fait longtemps que tu t'épiles comme ça ?
J'ai été un peu prise de cours, puis j'ai ri un peu et j'ai choisi de répondre de mon mieux.
— Pas mal d'années oui.
— C'est pour… ton mari ?
— Pas du tout non. Au contraire, il préférerait que je sois plus… enfin comme toi quoi. Non, c'est moi, je trouvais ça moche. Il y a longtemps. Maintenant je crois que ça me serait égal, mais j'ai pris l'habitude.
— Le monde est mal fait. Mon mari, lui, il a toujours voulu que j'essaye. Mais moi j'aime bien ma petite fourrure. Faut dire que je suis bien fournie pour ça.
« Oui bien sûr.
J'ai senti qu'elle hésitait un peu, puis qu'elle se lançait.
— Ça fait longtemps que tu t'épiles comme ça ?
J'ai été un peu prise de cours, puis j'ai ri un peu et j'ai choisi de répondre de mon mieux.
— Pas mal d'années oui.
— C'est pour… ton mari ?
— Pas du tout non. Au contraire, il préférerait que je sois plus… enfin comme toi quoi. Non, c'est moi, je trouvais ça moche. Il y a longtemps. Maintenant je crois que ça me serait égal, mais j'ai pris l'habitude.
— Le monde est mal fait. Mon mari, lui, il a toujours voulu que j'essaye. Mais moi j'aime bien ma petite fourrure. Faut dire que je suis bien fournie pour ça.
On a ri. Elle a baissé le regard sans se cacher pour se regarder le sexe, en ouvrant un peu les jambes, et après pour me regarder. Là je me suis sentie obligée de faire pareil, mais j'ai été un peu gênée de le faire. On a ri encore. Puis un silence. Puis elle a demandé doucement :
— Je peux te toucher ?
— Tu veux dire…
Là j'ai dû rougir, elle s'est reprise.
— Non rien, excuse-moi, c'est moi, je dis n'importe quoi, excuse-moi.
— Non, non, je… Il n'y a pas de mal, c'est moi, je dois être un peu pudique, mais… non, t'inquiète pas, tu … tu peux oui…
En même temps que je disais ça, je me sentais crispée, je ne savais pas à quoi m'attendre. J'ai fermé un peu les yeux pour ne pas être tentée de la repousser. Je ne savais plus si il fallait considérer ça comme un geste de simple curiosité, sans importance, naturel, ou si ce n'était pas normal, si ça allait trop loin. Et puis j'ai senti le dos de son index qui se posait doucement sur mon pubis, qui l'effleurait comme très respectueusement en se promenant dessus.
Elle s'est remise à parler doucement.
— Ça fait drôle. C'est doux, mais c'est comme si il manquait… Tu sais, comme ça…
— Je peux te toucher ?
— Tu veux dire…
Là j'ai dû rougir, elle s'est reprise.
— Non rien, excuse-moi, c'est moi, je dis n'importe quoi, excuse-moi.
— Non, non, je… Il n'y a pas de mal, c'est moi, je dois être un peu pudique, mais… non, t'inquiète pas, tu … tu peux oui…
En même temps que je disais ça, je me sentais crispée, je ne savais pas à quoi m'attendre. J'ai fermé un peu les yeux pour ne pas être tentée de la repousser. Je ne savais plus si il fallait considérer ça comme un geste de simple curiosité, sans importance, naturel, ou si ce n'était pas normal, si ça allait trop loin. Et puis j'ai senti le dos de son index qui se posait doucement sur mon pubis, qui l'effleurait comme très respectueusement en se promenant dessus.
Elle s'est remise à parler doucement.
— Ça fait drôle. C'est doux, mais c'est comme si il manquait… Tu sais, comme ça…
De son autre main elle a pris la mienne et m'a guidée vers son ventre. J'ai senti d'un coup sa toison, comme une fourrure douce, j'ai glissé deux doigts dans ses poils, ne sachant plus que faire.
— Je… j'ai jamais fait ça tu sais… toi aussi tu es douce… c'est pas pareil c'est tout.
Elle a souri.
— Mais… moi non plus j'ai jamais … c'était juste pour toucher, pour voir comment…. Je te gêne ?
Je n'ai rien dit, rien répondu. J'ai gardé le silence. Qui ne dit mot consent ? Je ne savais plus quoi faire, ni ce que je voulais, ni ce qui se faisait ou pas, ni si je risquais de me ridiculiser, de me montrer trop prude ou trop tolérante. Je savais juste que sa caresse, si légère, juste sur mon mont de Vénus, n'était pas désagréable.
— Je peux… ?
Elle a retourné sa main, et du bout du doigt cette fois, elle est descendue vers mon aine, venant finir sur ma lèvre, tout du long.
J'ai eu un frisson incontrôlé, et j'ai su qu'il était trop tard, que les choses venaient de déraper, tout en me demandant si elle disait vrai et si c'était vraiment la première fois qu'elle faisait ce genre de geste.
— Je… j'ai jamais fait ça tu sais… toi aussi tu es douce… c'est pas pareil c'est tout.
Elle a souri.
— Mais… moi non plus j'ai jamais … c'était juste pour toucher, pour voir comment…. Je te gêne ?
Je n'ai rien dit, rien répondu. J'ai gardé le silence. Qui ne dit mot consent ? Je ne savais plus quoi faire, ni ce que je voulais, ni ce qui se faisait ou pas, ni si je risquais de me ridiculiser, de me montrer trop prude ou trop tolérante. Je savais juste que sa caresse, si légère, juste sur mon mont de Vénus, n'était pas désagréable.
— Je peux… ?
Elle a retourné sa main, et du bout du doigt cette fois, elle est descendue vers mon aine, venant finir sur ma lèvre, tout du long.
J'ai eu un frisson incontrôlé, et j'ai su qu'il était trop tard, que les choses venaient de déraper, tout en me demandant si elle disait vrai et si c'était vraiment la première fois qu'elle faisait ce genre de geste.
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Commentaires ()
Moi qui ne suis qu’un homme, j’ai commis un texte du même genre : « Maman vire de bord ».
Il n’a pas la qualité du votre mais il me plairait que vous le lisiez pour me donner votre avis éclairé.
vivement la suite...